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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine de l'Ouest
Pindos.  N. Efstratiou summarizes (with full bibliography) trends in data collected in a survey conducted since 2002, focused around the mod. villages of Samarina, Smixi, Avdella, Perichori, Polyneri, Philippaii and Panorama in the SW mountain zone of the Nomos of Grevena (see AR 51 [2004−2005], 68; AR 54 [2007−2008], 62).  A high (but unspecified) number of MPal sites has been identified; these always lie above 1,600masl and often above 2,000masl (the highest site found in 2008 is close to 2,012masl), often on mountain ridges (well above the tree line) and always in open-air locations close to sources of water and sometimes also flint.  Many sites with MPal lithics are above the moraine deposits of the last glacial.  Excavation was conducted at 5 sites identified in the survey.  Attention is drawn to the association of MPal lithic technology with Neo and BA (MBA) pottery at certain sites.

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Une fouille de sauvetage a été menée au lieu-dit Magazia, près de la route qui fait le tour de la presqu’île de Kastoria, à l’endroit où des recherches plus anciennes (en 1970, puis en 1995) avait livré les vestiges d’une petite église dédié à Aghios Zacharias et d’une construction en moellons et briques de dimensions 10,70 x 5,10 m, couvertes par trois voûtes, dont la fonction n’avait pu être déterminée. La fouille a permis de déterminer les limites de cet ensemble monastique de l’époque byzantine, dont on connaît le katholikon, une citerne et une partie du mur de clôture qui l’entourait, et dont l’accès se faisait uniquement par le lac. À l’époque postbyzantine, l’ensemble est transformé en magasins, comme l’indique le toponyme moderne. Les sols ont été réaménagés et les voûtes réparées (fig. 1) ; les nombreuses inscriptions visibles sur les briques datent de cette époque.

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Dans la commune d'Achlada (région de Florina), une fouille de sauvetage, dans le cadre de travaux de restauration de l’église de Prophitis Ilias a livré deux tombes à ciste comportant des os et une bague. Elles seraient contemporaines de la construction de l’église, au XVIIIe s.

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Dans le cadre de travaux de canalisation à Mavropigi, une fouille de sauvetage sur un plateau au pied de la colline d’Aï-Markos a mis au jour 25 sépultures des IVe-IIIe s. av. J.-C. qui s’insèrent dans une nécropole plus vaste dont les tombes datent de l’époque archaïque à l’époque hellénistique. Le mobilier compte des vases en terre cuite, cinq vases en bronze, dont une coupe du groupe de Panaitios, une paire de boucles d’oreilles en or et des monnaies de Cassandre, Démétrios Poliorcète et Antigonos Gonatas. La découverte de cette partie de la nécropole a permis d’attribuer une provenance à une série de découvertes fortuites faites avant 1970 (vases en terre cuite et en bronze, pointe de lance, fibule en argent et monnaie d’Amyntas III), pour lesquelles on avait supposé un contexte funéraire. Au Nord-Ouest de la nécropole, quinze fosses et deux pithoi ont été découverts. La céramique contenue dans les fosses indique une occupation préhistorique de ce secteur. À peu de distance, les vestiges épars de la fondation d’un mur et un puits d’une profondeur de 3,05 m ont été mis au jour.   La suite de la nécropole a été localisée à un niveau inférieur, à une distance de 60 m vers le Nord-Ouest. Au total, 43 tombes à fosse orientées Est-Ouest ont été fouillées. Plus de la moitié des tombes avaient été pillées ou perturbées mais ont toutefois livré des objets. Le mobilier de huit des tombes indique qu’il s’agit de sépultures féminines : pyxides, unguentaria, figurines de terre cuite, boucles d’oreilles (une tête de lion en or dans la tombe 11 et un anneau de bronze dans la tombe 22). Certaines tombes comportent plusieurs sépultures. Un percement de 0,01 m a été constaté sur le crâne de quelques squelettes. À l’exception de la tombe 19, de l’Âge du Fer, le reste de la nécropole est daté entre la seconde moitié du IVe s. et le milieu du IIe s. av. J.-C. ; elle est associée à l’habitat de Kastro où des vestiges de construction hellénistique ont été localisés.

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Dans le secteur Sud du site antique situé au lieu-dit Nisaki, près de la commune moderne de Dispilio, G. Stavridopoulos (Université de Thessalonique) a poursuivi, en 2008, la fouille d’une zone d’habitat en bordure d’un lac. Les opérations ont révélé pour la première fois plusieurs couches d’occupation de l’époque du Bronze Ancien matérialisées par quelques fosses et vestiges de construction en argile. En revanche, sur l’ensemble du secteur fouillé, on a noté l’absence de trous de poteaux observés dans ce secteur à un niveau plus profond (1,05 m environ), correspondant aux couches de l’habitat lacustre néolithique. Ces indices indiquent qu’au Bronze Ancien, l’habitat s’est développé sur un terrain qui était encore immergé à l’époque néolithique. Le mobilier recueilli dans les couches du BA comportait des tessons de céramique commune monochrome noire lustrée, mêlés à des tessons du Néolithique Final. On compte également six objets métalliques dont cinq en bronze, des figurines en terre cuite provenant probablement de niveaux néolithiques, un timbre en terre cuite, 39 fusaïoles en terre cuite et 39 poids pyramidaux en terre cuite, ainsi qu’un ensemble de 29 dents de canidés percées et appartenant peut-être à un collier et des objets en corne (17 cornes travaillées).

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Au Sud de la commune moderne de Velvendo, sur le terrain Kamkouti, M. Tsiapali (17ème éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi la fouille d’un ensemble thermal de l’époque protobyzantine (fig. 1). À l’Ouest et au Sud de l’espace dallé de marbre déjà dégagé dans la partie Nord-Est du terrain, la fouille a livré de nouvelles pièces, notamment une cour de plan allongé et dont le sol est pavé de dalles de terre cuite. À l’Ouest de cette cour, un seuil en marbre (2,40 m de longueur) donne accès à une pièce centrale dont le sol est pavé d’une mosaïque polychrome à thèmes géométriques d’une qualité exceptionnelle. Cette pièce est identifiée à une salle de réception (triclinium). Au Nord et au Sud de cette pièce, deux pièces comportant des pithoi fixés dans le sol ont été dégagées (un dans la pièce Nord et deux dans la pièce Sud). Les murs de la pièce adjacente à la pièce Sud, vers l’Ouest, étaient enduits de mortier avec des traces de truelle figurant le motif du poisson, alors que des tuyaux en terre cuite sont préservés dans leur élévation. Le sol est pavé d’une mosaïque à motifs géométriques et végétaux. De nombreux fragments de marbres polychromes de forme triangulaire et rectangulaire appartenant au placage des murs ont été recueillis sur le sol. Les motifs des pavements de mosaïque, les fragments de marbre sculpté recueillis lors de la fouille, ainsi que les tessons de céramique suggèrent une date à la fin du Ve s. ou au début du VIe s. apr. J.-C.

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Près du village de Panaghia (municipalité de Deskati), au Sud-Ouest du barrage de l’Haliakmon, M. Tsiapali (17ème éphorie des antiquités byzantines) a entamé la fouille de la cour du monastère de la vierge situé au lieu-dit Torniki dont les différents états observés sont datés entre le XVe et le XVIIIe s. (fig. 1). Sous le dallage actuel de la cour, ont été mis au jour sept pièces appartenant à un état antérieur du monastère, accolées au mur d’enceinte antérieur du monastère, ainsi que le dallage de la cour de cette même phase de construction. Quatre cellules ont été identifiées, ainsi que la cuisine et le réfectoire du monastère, qui communiquent entre eux. Le réfectoire de plan allongé (8,70 x 3,90 m) est orienté vers l’Ouest, avec une ouverture sur son petit côté Est. Trois absides sont inscrites dans l’épaisseur du mur Ouest ; seuls des lambeaux de leur décor peint étaient préservés sur le sol. Cette aile, les cellules et le réfectoire appartiennent à la deuxième phase de construction du monastère, à la fin du XVe s. ou au début du XVIe s., ce qui s’accorde avec la date de la restauration et de la décoration peinte du katholikon en 1481 (d’après une inscription). Parmi le mobilier recueilli, on compte de la céramique commune et de la céramique à glaçure, trois pipes en terre cuite de la fin du XVIIe s. et quelques petits objets métalliques, notamment des clous.

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Au lieu-dit Ekklisaki, au Nord de la commune de Spilia Eordaias, G. Karamitrou-Mentesidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) s’est chargée de la mise en valeur et de la protection de la tombe macédonienne mise au jour en 1987. Les travaux ont permis la découverte de quatre nouvelles tombes, toutes d’époque hellénistique. Parmi cet ensemble, on distingue une tombe à chambre rupestre, qui a livré quelques restes de crémation et un squelette intact, mais déposé à une date ultérieure. Les trois autres sont des tombes à fosse. L’une d’elle, de forme carrée, comportait les restes d’une crémation féminine avec les os brûlés de la défunte et des offrandes. Dans les deux autres étaient inhumées des jeunes filles, dont les squelettes ont été aussi retrouvés accompagnés d’offrandes. La tombe à chambre, qui avait été pillée durant l’Antiquité, a néanmoins livré une table à offrande construite en argile, ainsi qu’une perle en or en forme de gland et un petit cylindre en or ayant probablement appartenu à une couronne, une lampe en terre cuite et une monnaie en bronze d’Oponte (338-300 av. J.-C.). La première tombe à fosse contenait deux pyxides en terre cuite et deux unguentaria, un miroir en bronze, un sceau représentant un chameau, une chaîne et une bague en or, une pierre semi-précieuse, une couronne composée de douze perles en terre cuite dorées, des fils de bronze, des tiges en os, une perle en bronze, et enfin une monnaie de bronze d’Antigone Gonatas (277-239 av. J.-C.). La deuxième comportait un collier de 32 petites perles en verre, des petites boucles d’oreilles en or figurant Nikè. Une monnaie d’Antigone Gonatas reposait sur le torse de la défunte. La troisième contenait un canthare à vernis noir, deux oenochoés, un unguentarium, un collier de trois perles en verre, un anneau en bronze, deux monnaies d’Antigone Gonatas.

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Sur la commune de Spilia Eordaias, dans un champ situé 330 m au Nord-Est du lieu-dit Ekklisaki, où ont été découvertes des tombes macédoniennes (voir Chronique, notice 352 et BCH 111 [1987], 547), G. Karamitrou-Mentesidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2008, au cours d’une prospection de surface, un fragment de sékoma en marbre, probablement de la fin de l’époque hellénistique. Le fragment (l. 0,44m ; ép. 0,29m ; h. 0,75 m) comportait trois rangées de cavités de diamètres divers percées à leurs bases. Cette découverte a été mise en relation avec un bloc inscrit du Ier s. av. J.-C., qui mentionne un agoranome, et avec un chapiteau dorique retrouvés à proximité et, plus généralement, avec des vestiges de construction visibles sur le champ.

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À la forteresse médiévale de Servia, A. Petkos et V. Kaltapanidou-Pyrovetsi (11e éphorie des antiquités byzantines) a effectué des travaux de restauration et de mise en valeur du monument qui ont occasionné plusieurs sondages sur les fortifications, ainsi que sur l’église épiscopale médiobyzantine. Dans le secteur du rempart, les sondages préliminaires aux travaux de restauration ont révélé des segments qui remontent à la fondation de la ville de Servia au VIe s. apr. J.-C. Par ailleurs, des segments de muraille, avec un escalier d’accès au chemin de ronde ont été mis au jour, ainsi que trois poternes. Sur les murs séparant la ville basse de la ville haute, la porte centrale médiobyzantine qui menait à la ville haute et à l’acropole a été dégagée. Des réparations aux niveaux des tours peuvent être datées du XIVe s. Six églises sont conservées dans la ville basse, dont trois à l’état de ruine. Quant à l’église épiscopale (fig. 1), elle fut construite au XIe s. et réparée deux fois, au XIIe, puis au XVIe s. Ce monument conserve des peintures murales importantes, de même que l’église d’Aghioi Theodoroi (XIe s.) et l’église d’Aghios Ioannis (XIVe s.). Les monuments présents dans la forteresse témoignent d’une occupation qui s’échelonne entre le VIe siècle et le XVIe s.

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Près de la commune de Limnochori, sur la rive Nord-Ouest du lac Chimaditis (région de Florina), P. Chrysostomou (XXIXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2008 la fouille d’un habitat néolithique. Les nouveaux sondages, implantés dans le voisinage immédiat du lac, ont révélé que l'habitat s'était déplacé entre le Néolithique récent (Limnochori II) et le Néolithique final (Limnochori I). On a dégagé des niveaux de destruction de maisons sur pilotis, riches en structures (fours, espaces de conservation, foyers), mobilier (vases entiers ou fragmentaires, outils en pierre et en os, poids en terre cuite pour la pêche) et graines carbonisées, datant du Néolithique Récent I.

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Près de la commune d’Aghios Pantéléimonas d’Amyntaio, au lieu-dit Patéli, K. Souéref (XXIXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille dans la partie Nord de la nécropole tumulaire connue de l’Âge du Fer, et a partiellement mis au jour deux nouveaux tumuli. Les deux tumuli ont les mêmes caractéristiques que ceux déjà connus sur le site. On en a dégagé, pour le moment, 32 tombes à ciste sur un des tumuli et 110 sur l’autre (fig. 1), disposées en rayons autour d’un espace laissé vide.

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Près de la commune d’Anargyroi, dans la région de Florina, K. Souéref (XXIXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a repris en 2008 la fouille de l’habitat d’Anargyroi III (Néolithique Récent et Final) et a complété, en particulier, la mise au jour de la couche de destruction d’une maison du Néolithique Récent I.

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À l’Ouest de la commune d’Anargyroi, dans la région de Florina, K. Souéref (XXIXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a repris, en 2008, la fouille menée sur un îlot du lac Chimaditida et a mis au jour des vestiges d’habitat et du matériel datant du Bronze Récent, de l’Âge du Fer et des époques romaine, tardo- et post-byzantine.

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Près de la commune de Servia, dans le domaine du lac artificiel de Polyphytos, G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a repris en 2008 la fouille menée au lieu-dit Baïria ou Kolitsaki et a mis au jour deux sépultures de l’Âge du Fer. Il s’agit d’une tombe à fosse et d’une tombe à ciste, constituée de dalles de pierres et retrouvée encore scellée avec le défunt déposé la tête à l’Ouest. Les sépultures, qui ont livré des vases fabriquées à la main (cruches, bol) et des objets corrodés en fer, se trouvent à proximité d’un groupe de tombes protogéométriques découvertes auparavant.

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Près de la commune de Servia, à proximité du lac artificiel de Polyphytos, G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2008, sur une très courte période, la fouille menée au lieu-dit Nisaki qui avait révélé la présence de pithoi. Afin de déterminer si nous étions en présence d'enchytrismes ou d'un entrepôt - pitheonas, six nouveaux pithoi ont été mis au jour (fig. 1-2). Seuls deux ont pu être explorés à cause du niveau de l'eau du lac de Polyphytos : la fouille à l'intérieur du premier n'a livré aucune trace d'ossements, tandis que le second, à deux anses, a pu être déplacé au Musée d'Aiani.

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Dans la commune de Krokos, G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage dans la rue Aghiou Christophorou et a mis au jour trois sépultures de l’époque romaine tardive. Il s’agit de tombes à fosse recouvertes de dalles de pierre ; les parois de l’une d’elles étaient enduites d’argile et son fond était recouvert d’une dalle en terre cuite comportant un motif en huit et une empreinte de chat. Ces sépultures, qui ont livré des oenochoés, des amphores et des gobelets en terre cuite, un vase en argent et une perle en électron, font vraisemblablement partie d’une nécropole plus vaste, reliée à l’habitat de l’époque hellénistique et romaine d’Aghia Triada (ou Bantsia-Vassi).

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Dans la région de Platania, près de la rivière Haliakmon, K. Moschakis et G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2008 une fouille de sauvetage sur les champs Kotaïdis et Avramidis, mettant au jour des vestiges architecturaux avec de la céramique datés de la fin de l’époque hellénistique et de l'époque romaine. On a dégagé des restes de murs qui forment vraisemblablement un bâtiment rectangulaire ; outre la céramique, un peson en terre cuite y a été recueilli. À proximité, on a découvert une concentration de blocs et moellons en pierre, une base à dépression rectangulaire et des fragments de tuiles.

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Dans la région de Platania, K. Moschakis et G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2008 une fouille de sauvetage sur les sites de Paliokklisi 1 et 2, mettant au jour divers vestiges architecturaux de l’Âge du Bronze ou du Fer ainsi que d’époques hellénistique et romaine. On a dégagé les restes d’un bâtiment rectangulaire et de deux murs d’enclos ; leur mode de construction en moellons assemblés en arête de poisson, situe ces structures à l’Âge du Bronze ou du Fer. À proximité, on a découvert un autre mur en moellons bruts, avec de la céramique hellénistique et romaine, des vases en verre, une embouchure en pierre et des clous en fer.

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Près de la commune de Mavropigi, G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2008, une fouille de sauvetage au lieu-dit Mikro Livadi et a mis au jour onze sépultures datées du IVe s. av. J.-C. et de l’époque hellénistique (à une exception près), ainsi que des fosses et des pithoi appartenant à un habitat de l’Âge du Bronze. La plus ancienne sépulture découverte est une tombe à ciste du VIIe-VIe s. av. J.-C., qui a livré un canthare, une petite oenochoé et une perle en verre. Pour le reste, mis à part un bûcher primaire, il s’agit de tombes à fosse d’époque classique et hellénistique, dont trois appartenaient à des enfants et au moins deux à des femmes. Leur matériel comporte des vases en céramique (pyxis, hydrie, skyphoi, canthare et autres) et en bronze, des bijoux (boucles d’oreille en or), des armes (pointes de lance et poignard en fer) et des monnaies en argent ou en bronze.

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Au lieu-dit Géphyra, près de la commune de Komanos, G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2008 une fouille de sauvetage dans les champs 683, 684 et 686 mettant au jour des vestiges d’occupation du Néolithique Récent et de l’époque hellénistique, ainsi qu’une sépulture plus récente. Dans les niveaux les plus profonds on a découvert trois pavements de cailloux, galets et tessons, des amas d’argile, ainsi que, plus profond, une structure en argile enduite de matière calcaire. Ces couches ont livré de la céramique fine et moyenne bien polie, quatre sceaux, une figurine animale, des objets en os et en coquillage, des outils en silex taillé et en pierre polie (dont deux haches et une pioche). Plus haut on a dégagé deux tronçons de murs en moellons bruts formant un angle, ainsi qu’une couche de destruction de bâtiments (moellons, tuiles de toiture, briques). On y a recueilli de la céramique (grandes jarres, amphores, assiettes, skyphoi à vernis noir), une quarantaine de pesons, un fragment de figurine, deux meules, des objets en fer (deux poignards, sept pointes de flèches, des anneaux, des clous et des rivets) et en bronze (un bord de vase, une fibule arquée, une monnaie). Une tombe à fosse orientée Est-Ouest et d’époque plus récente a également été découverte.

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Près de la commune de Panaghia, G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2008 et 2009 la fouille menée au lieu-dit Vromoneria et a mis au jour les vestiges d’un complexe de quatre bâtiments occupés durant les époques hellénistique, romaine et protobyzantine. À l’époque hellénistique est construit le complexe architectural A, d’orientation Nord-Est/Sud-Ouest et de dimensions 25 x 16,50 m, composé de douze pièces organisées autour d’une cour centrale au sol pavé de galets et dans laquelle on a trouvé un foyer et une meule. Les réparations de murs qui incorporent des briques rondes d’hypostyles indiquent que le bâtiment est en utilisation à l’époque romaine aussi. À l’Ouest de ce bâtiment, se trouve un autre bâtiment allongé (B), composé de 21 pièces, orienté Nord-Ouest/Sud-Est et de dimensions 35 x 14,50 m, qui est flanqué à l’Est d’une grande cour carrée. La partie Sud de cet édifice abrite des bains dont on a identifié le frigidarium, le caldarium  à hypocauste à pilettes et dont le praefurnium est peu soigné – ainsi que le tepidarium qui partage le même système de chauffe. Dans les parties centrale et Nord du bâtiment B, on a repéré le conduit central d’eau, fait de tuyaux en terre cuite ; près de son aboutissement, vers l’Est, on a découvert un pavement de galets, ainsi qu’un espace semi-circulaire, inscrit dans un autre espace, rectangulaire, dont les parois et le sol sont enduits de mortier à la chaux. Daté de la même période ou légèrement postérieur, le bâtiment Γ, au Nord-Ouest, est un complexe thermal monumental. Il est composé d’un frigidarium rectangulaire à trois gradins, d’un caldarium à hypocauste et d’un tepidarium rectangulaire, doté d’un aménagement à gradins et d’un hypocauste à pilettes. Ces deux espaces sont reliés entre eux par un praefurnium voûté. Au Nord du frigidarium, se une grande pièce orthogonale, le triclinium, et, à l'Ouest de celui-ci un vestiaire. Le sol du triclinium est pavé d'une mosaïque à motifs géométriques. Dans ces pièces, on a trouvé une base en marbre, trois fragments de colonnettes, ainsi qu'un chapiteau. Au Nord-Ouest du caldarium, on a dégagé un conduit d’eau en terre cuite, des égouts maçonnés et enduits de mortier hydraulique, ainsi que les vestiges d’un four plus ancien. Vers le Nord-Est, au Nord d’un grand espace fermé, on a dégagé des tronçons de murs de soutènement renforcés par des contreforts, des gradins taillés dans la roche. Dans l'angle intérieur Sud et Ouest, on a dégagé les vestiges d’un portique conservant les bases en pierre des colonnes. À l'Ouest, ont été dégagés deux fours. Immédiatement au Nord, sur une terrasse soutenue par les contreforts, on a dégagé le bâtiment Δ, orienté Nord-Ouest/Sud-Est et de dimensions 30 x 21 m. À l’intérieur d’une cour carrée centrale, on a mis au jour un espace carré fermé traversé à l’Est par une canalisation. Au Sud-Ouest de la cour, on a mis au jour une tombe à fosse, sans mobilier. Les éléments architecturaux dispersés et le mode de construction permettent de dater ce bâtiment à l’époque protobyzantine (jusqu’au VIIe s. apr. J.-C.)

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Près de la commune de Karpéro, G. Karamitrou-Mentésidi (XXXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a conclu, en 2008, une fouille au lieu-dit Mikro, mettant au jour 21 tombes à ciste, constituées de dalles de pierre et datant de l’époque byzantine. Les sépultures étaient sans mobilier, mais quelques bijoux en bronze (trois bagues et deux paires de boucles d’oreille) ont été recueillis.

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Dans la commune de Sisani, G. Skiadarésis (11e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2008 une fouille de sauvetage au centre de l’église épiscopale médiobyzantine et a mis au jour, au-dessous du sol actuel, un sol plus ancien en dalles de terre cuite, surmonté d’une couche d’incinération. La fouille a livré des tessons de céramique commune et glaçurée.

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Dans les gorges de Livadopotamos, K. Trantalidou (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie en Grèce du Sud) a mené en 2008 une prospection sur la rive droite du cours d’eau et principalement sur les cavités horizontales, notamment la grotte de Koromilia, située plus haut d’où jaillissent les sources,  ainsi que sur les abris sous roche I-IV, qui se trouvent environ à la même altitude. La grotte des sources de Koromilia. – La fouille s’est étendue sur la majeure partie de l’espace unique qui forme la grotte (25x10 m), par l’ouverture de sondages de petites dimensions. L’épaisseur des remblais varie de 0,1 m à l’entrée de la grotte jusqu’à 1,05 m dans la partie Nord-Ouest de la chambre. En dépit de la perturbation des remblais en quelques points, la séquence stratigraphique consiste en une alternance de couches d’argile compacte avec des taches de combustion partielle ou complètes. Afin d'assurer l'étanchéité de l'espace, les sols les plus profonds reposent sur des concentrations de pierres de disposition circulaire ou trapézoïdale. Tous les sols comportent des trous de poteaux et des morceaux d’argile cuite avec empreintes de branches et de paille. Les traces les plus nombreuses (au moins 30 trous de 0,08 et 0,10-0,15 m de diamètre) ont été découvertes sur le sol identifié au-dessous de la couche de surface. La chronologie relative et absolue converge vers une utilisation de la grotte dans la seconde moitié du VIe millénaire av. J.-C. (5606-5379, 5363-5081), dans la seconde moitié du IIe millénaire av. J.-C. (1662-1499), au XVe-XVIIe siècle apr. J.-C. et à une époque plus récente. Les restes de coprolithes d’herbivores indiquent que la grotte a servi à abriter de petits animaux. Les traces de feux successifs indiquent un effort de nettoyage de l’espace habité après son usage saisonnier. En même temps, les structures et le matériel (tessons, outils, déchets alimentaires) conduisent à classer la grotte dans la catégorie « Habitat - Bergerie » bien représentée en Méditerranée. Skites. – Plusieurs cavités ont été explorées dans les parois rocheuses de la gorge, sans toujours donner de résultats. Sur le même côté que la « Grande Grotte », sur la terrasse située près de la sortie de la gorge qui donne sur la plaine de Kastoria, quatre petites cavités successives suscitent un intérêt historique. D’un côté à l’autre des abris sous roche ont été identifiés les limites d’un chemin pavé de pierres et d’autres structures effondrées. La rive droite semble reliée à l’ermitage (abri rocheux sous roche peu profond avec petit plateau et mur extérieur conservé à hauteur importante) qui est situé sur une terrasse plus élevée. Même si, aujourd'hui, l'accès à l'ermitage est impossible sans un équipement d'escalade, une petite partie de la piste est visible, creusée dans la paroi verticale de la roche, plus haut que les cavités. Des terrasses de pierres sont encore visibles en face de l’entrée de la grotte, là où ont été menées les fouilles. L’abri sous roche IV, qui se trouve à l’extrémité Ouest de la terrasse, a été sculpté dans le plafond rocheux (2,10x0,6 m) et comprend deux paires d’encastrement pour des poteaux (diam. 0,3 et 0,2 m par paire). Après l’enlèvement de la couche de surface, la fouille a mis au jour un sol. Les trous de poteaux près de l’entrée correspondent à l’emplacement des encastrements dans le plafond rocheux. De plus, deux surfaces d’argile compacte ont été découvertes sur la largeur de l’abri. À l’exception de morceaux d’argiles et d’une pierre semi travaillée près de l’entrée, la fouille n’a pas livré d’autre matériel. Entre les abris, on distingue trois gravures dans la roche, à thème religieux – il s’agit de figures dont les traits sont renforcés au charbon. Le plus grand abri est associé à l’habitat abandonné de Ano Sliveni et le monastère masculin en ruines de Taxiarchon, qui, selon le témoignage écrit de la fin du XIXe siècle, a existé avant la fondation en 1716 du monastère de Aghios Nikolaos, au Nord-Est du village de Koromilia.

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