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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Sud
Le ministère de la culture et du tourisme signale la découverte, en novembre 2009, d’une épave comportant une cargaison d’amphores de la fin du Ve s. ou du début du IVe s. av. J.-C., au large de Polyaigos, entre 25 et 49 m de fond (fig. 1).

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Ont été découverts un four antique au rez-de-chaussée d’une maison du quartier du Lac, ainsi que les vestiges d’un atelier d’orfèvrerie qui devait se trouver à l’étage du même édifice.

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Découverte récente sur l’île de Théra de l’habitat de Raos, datant du Bronze Moyen – Bronze Récent, par M. Marthari, Éphore des antiquités préhistoriques et classiques des Cyclades.

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Dans le cadre du programme de prospection de l’île, M. Melas, professeur d’archéologie de l’université de Thrace, signale la découverte de fermes d’époque romaine sur l’île de Moira, à l’Est de Karpathos, ainsi que d’une installation de salines.

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Street of the Lions.  P. Hatzidakis (ΚΑ' ΕΠΚΑ) reports discoveries made in the course of a cleaning operation to remove old excavation spoil along the Street of the Lions.  A Hel manufacturing and commercial quarter was discovered on the E side of the street.  This included a workshop for the manufacture of metal figurines; a painter’s workshop, with remains of paints, palettes and fragments of figures, including a well-preserved copy of the Aphrodite Ourania of Pheidias on which traces of colour are preserved; and shops selling bread and wine, including a bakery in which the oven and the base of a mill of Santorini lava were preserved.  Slightly further on were found gold earrings, a medallion and necklaces dating from the E1st Ct BC, products of a local goldsmith.  A rare find for this period is an engraved gold bead bearing the word ‘eirene’.  Opposite, close to the palaistra, was a shop selling perfumed oil.  The entire area bore evidence of the 2 catastrophic fires attested in 69 and 88 BC.  On the Terrace of the Lions were found a large quantity of Hel pottery, 2 deposits of cooking vessels, as well as sherds of older Cor and Cyc vessels, and a purple-dyer’s shop.

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Kalymnos. The discovery by fishermen of a bronze statue is reported, probably of the LHel period (end 2nd−E1st Ct BC), in the sea between the island of Nera and Kephala, Kos.  Of this equestrian statue, the preserved part is a male torso wearing a short chiton with short sleeves, a corselet and chlamys, and with his right arm raised and the other across his body; a sword hangs from a shoulder strap, which is decorated with an engraved plaque bearing a depiction of an Archaising Nike.  The statue was removed to the laboratory of the EMA for desalination and conservation.

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Kasos. A. Giannikouri (Director, Archaeological Institute for Aegean Studies) and F. Zervaki (ΚΒ' ΕΠΚΑ) present an account of the archaeological collection of Kasos, housed in the former Demarchion and now open to the public, thanks to support from the Museums on Small Islands programme of the Ministry of the Aegean.  The display includes one room devoted to the PH period, a 2nd on the cults, sanctuaries and settlements of historic times, and a 3rd on the LCl and Hel cemeteries of the city.  In addition, the exhibition covers aspects of the mod. history and folklore of the island.

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La fouille du rempart néolithique de Strophilas à Andros s'est poursuivie sous la direction de Chr. Televantou (fig. 1). Elle s'est concentrée en 2009 sur le secteur en dehors de l'habitat, entre le rempart et le proteichisma (fig. 2-3), où la surface rocheuse du terrain a révélé de nombreux graffitis représentant des bateaux, des animaux et d'autre motifs (fig.4-6) : ils témoignent probablement du caractère sacré de ce secteur. Le mobilier recueilli (céramique, coquillages, lames d'obsidienne et de silex, collier en pierre) a permis de confirmer la datation des graffitis au Néolithique Final.

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Les recherches sous-marines, en collaboration avec l'éphorie des antiquités sous-marines, se sont poursuivies, pour la troisième année, dans la baie de Mandraki, où se trouve le port antique de Kythnos. Trois piliers de marbre ont été mis au jour là où avaient trouvés en 2008 un buste cuirassé et une tête d’homme barbu d'époque romaine (cf. notice 840) : ils proviennent de piliers hermaïques et l’un d’eux revient précisément à la tête barbue (fig. 1-3). Ces piliers étaient utilisés en remploi dans le prolongement occidental d’un mur du port (T2), parallèle au rivage et aujourd’hui immergé sur 2 m à 2,50 m de profondeur (fig. 4). Il s’agit peut-être du mur d’enceinte maritime, large de près de 3 m et conservé sur une hauteur de 1 m. On pense que des neosoikoi avaient été aménagés dans une première phase  à cet endroit ; plus tard, à l’époque romaine tardive, lorsque les hangars n’étaient plus en usage, l’espace a été fermé pour des raisons de protection, avant l’abandon du port au VIe ou au VIIe s. apr. J.-C. – Un fragment du vêtement d’une sculpture en marbre, une ancre en pierre préhistorique (?), de nombreux fragments de vases, des poids de pêche en plomb et d’autres objets ont également été trouvés. Un relevé systématique des vestiges submergés du port a été entrepris, afin de l’inclure au plan topographique de la ville de Kythnos.

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Les fouilles de la ville haute de Kythnos se sont poursuivies dans le sanctuaire. Terrasse 4. – Les recherches se sont portées sur la terrasse monumentale à l’Ouest du temple, d’une longueur de 60 m pour une largeur d’environ 20 m, dans le but d’en préciser la chronologie et la fonction. Plusieurs sondages ont été effectués et ont livré les résultats suivants (fig. 1-2) : la terrasse a été aménagée à l’époque archaïque et a été étendue pour prendre un caractère monumental au cours de l’époque hellénistique. à l’intérieur de la terrasse, des murs de soutènements provenant de phases plus anciennes ont été mis au jour. le remplissage dans l’angle Nord-Ouest contenait un grand nombre de  vases et d’offrandes en métal, dont certains tessons avaient été trouvés antérieurement autour du temple (bâtiment 3) : fragments de vases peints des VIIe-VIe s. av. J.-C., épingles en bronze, rosaces. Le remblai à l’extérieur du mur de soutènement (au Nord) a livré du mobilier d’époque hellénistique, notamment des figurines féminines de terre cuite. Bâtiment 5. – Un bâtiment rectangulaire (17 x 10 m), qui était partiellement visible, a été fouillé (fig. 3-4). La partie orientale en est assez bien conservée, de même que l’angle Nord-Ouest, tandis que la partie Sud-Est est effondrée. D’orientation Nord-Sud, l’édifice comporte au moins deux pièces. Le sol de la pièce Sud-Est est dallé de plaques de schiste. Au centre de la pièce Nord-Est, une structure rectangulaire délimitée par des dalles de schiste posées de chant a été dégagée : il s’agit vraisemblablement d’un foyer. Son remblai comportait des pierres et des tuiles et, à un niveau inférieur, une grande quantité de cendres, de charbons de bois et beaucoup de mobilier, dont des figurines féminines de terre cuite, des petits vases à boire, une lampe miniature, un poignard en fer et un poids en plomb. L’ensemble de ce mobilier date de l’époque classique. Au Sud de cette structure rectangulaire et près du mur Est de l’édifice, la fouille a livré un mobilier important et principalement du IVe s. av. J.-C., qui témoigne du caractère public de l’édifice, peut-être de son caractère commercial, tandis que la structure rectangulaire au centre de la pièce semble avoir une fonction cultuelle. Le caractère public du bâtiment 5 et le mobilier de la terrasse monumentale pourraient être des indices pour la localisation de l’agora de la cité de Kythnos.

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Les recherches de M. Marthari se sont poursuivies sur la colline de Castri, à Chalandriani. La fouille a porté sur l’intérieur du rempart semi-circulaire au sommet de la colline et à son extrémité Sud-Est. L’abondance de la céramique trouvée a permis d’apporter des précisions chronologiques. C’est le cas, en particulier, de petits cratères à vernis noir à décor incisé et imprimé, que l’on trouve en contexte funéraire, notamment dans des tombes de Chalandriani habituellement datées du début du Bronze Ancien II : les tombes ne comportant qu’un cratère de ce type doivent être datées de la fin du Bronze Ancien II. La fouille a permis de déterminer que l’habitat est organisé en îlots d’habitations séparés par des ruelles. Les maisons, de forme allongée, mais aux angles arrondis, sont mitoyennes ou isolées et aménagées très près du rempart Nord.

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Dans le sanctuaire d’Apollon trois objectifs ont été poursuivis en 2009 (Roland Etienne, Paris 1/EfA) : l’enregistrement des blocs errants, qui a concerné quelque 600 blocs au cours de cette seule campagne. Ainsi s’achèvent les travaux entrepris par en 1990 et repris par une nouvelle équipe depuis 2006. l’étude des monuments votifs : tous les chapiteaux, bases et tambours de colonnes votives appartenant au sanctuaire d’Apollon et qui n’avaient pas fait l’objet d’un examen en 2008 ont été étudiés. Il en ressort une vision renouvelée du paysage du sanctuaire d’Apollon, où les colonnes votives formaient une véritable forêt. Ont ainsi été dénombrés : 13 colonnes lisses, 7 colonnes ioniques ou corinthiennes et 3 doriques, un fût à facette. Encore ne s’agit-il que de chiffres approximatifs, car il n’a pas été possible d’examiner tous les lits. En revanche, on a pu reconstituer graphiquement un monument ionique à deux colonnes qui portait sans doute les statues d’Alexandre le Grand et de Philippe II. l’étude de la céramique romaine du puits du prytanée a été entreprise et sera achevée en 2010. En première analyse, cette céramique ne serait pas postérieure au IIe s. apr. J.-C., date à laquelle le puits aurait été comblé.

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L’étude architecturale de la Maison de Fourni a été reprise (Chr. Le Roy et H. Wurmser, Université de Strasbourg/EfA). Les différentes missions ont été consacrées à l’analyse de la documentation, à la poursuite de l’étude de la maison sur le terrain, aux relevés architecturaux (fig. 1) et à l’étude du matériel conservé au musée. L’étude architecturale a principalement porté sur le péristyle, mais aussi sur les pavements : au musée, elle a concerné des fragments de mosaïques provenant d’au moins trois pavements d’étage, dont un présentait un embléma en opus vermiculatum représentant très probablement une scène nilotique. Cette représentation serait pour le moment unique à Délos, de même que les autres motifs reconnus dans les différents fragments du musée (pointes de diamant, cubes en relief notamment). grâce à une donation de la banque postale de Grèce, on a pu entreprendre un programme de restauration annoncé en 2008 et qui doit s’étaler sur trois ans. La première mission, réalisée en collaboration avec l’atelier de restauration de mosaïques du Musée de l’Arles Antique, a été consacrée au nettoyage, à la restauration et à la conservation de la grande mosaïque de la pièce 2 (fig. 2-4). D’un point de vue chronologique, la nature et les thèmes décoratifs des pavements, ainsi que l’homogénéité céramique permettent d’identifier la dernière phase d’occupation de la maison au courant du Ier siècle av. J.-C.

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Dans le cadre du programme Entrepôts et systèmes de stockage en Méditerranée antique (resp. pour l'EFA : V. Chankowski), qui bénéficie d’un financement Agence nationale de la recherche, une campagne d’un mois a été consacrée à la poursuite de l’étude de l’équipement de stockage. En 2007 et en 2008, les possibilités de stockage qu’offraient les pièces polyvalentes des maisons du Quartier du théâtre avaient été étudiées. En 2009, a été entreprise l’étude des édifices commerciaux proprement dits, principalement ceux du quartier Sud, situé en bord de mer. Après une première approche de ces édifices, qui a permis de mieux cerner leurs similitudes et leurs différences, ont été étudiées les mezzanines installées dans les pièces polyvalentes qui occupent la façade du Magasin des colonnes et des Magasins α et β. Plus solidement construites que celles des pièces polyvalentes du Quartier du théâtre, elles étaient probablement destinées à un stockage plus lourd et avaient besoin d’un support supplémentaire en raison de la grande portée des poutres (fig. 1). – Une partie de la campagne a également été consacrée à la constitution d’un dossier concernant la dégradation des édifices commerciaux du Quartier Sud, notamment en raison de la montée des eaux.

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En 2008, ont été identifiés les vestiges d'un édifice circulaire dans la partie occidentale de l'Agora de Théophrastos, en bordure de la ligne de rivage actuelle (J.-Ch. Moretti et M. Fincker, CNRS/EfA, avec la collaboration de V. Chankowski/EfA). Il se compose de deux murs concentriques. L'un a un diamètre externe de 10,75 m ; l'autre de 19,29 m. Il est possible de restituer à ce mur extérieur deux têtes de chaperon en marbre, placées de part et d'autre d'une ouverture ménagée dans un muret (fig. 1-3). Elle porte la dédicace ID 1835, faite au début du Ier s. BC. par un ancien agoranome à Apollon et Hermès. L'étude du monument a conduit à y reconnaître une installation bien attestée par les textes sur l'agora d'Athènes : des kykloi qui servaient à la vente aux enchères. Les résultats de l'étude ont été présentés lors du colloque Tout vendre, tout acheter, qui s'est tenu en juin 2009 à la Société archéologique d’Athènes et à l'École française d'Athènes.

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Keros, Kavos-Dhaskalio. C. Renfrew (BSA/Cambridge) reports on the 2009 study season. The stratigraphic sequence at Dhaskalio is divided into three main phases, the first two coinciding with the use of the Special Deposit. Most levels are assigned to a late phase in the Early Cycladic, succeeding that of the Kastri Group and approximately equivalent to ECycIII, partially contemporary with the First City at Phylakopi. The Dhaskalio settlement thus flourished after the heyday of the Special Deposit South. Finds characteristic of the Special Deposit South (e.g., broken marble figurines or the multiple-headed lamps found in fragmentary form at Kavos) are not found on Dhaskalio, although Dhaskalio has produced a high proportion of imported materials. Study of several categories of object (pottery, stone spools and marble bowls, vessels and figurines) confirms that, with few exceptions, breakage did not occur locally, but fragmentary material was brought here for dedication. Study of the typology of the marble figurines continues. No examples of the types common in Early Cycladic cemeteries have been found at the Dhaskalio settlement, despite their abundance in the Special Deposit South. However, the 11 schematic figurines found on Dhaskalio include examples of a type now designated the Dhaskalio sub-variety (Fig. 1). Most belong to settlement phase C, when the Early Cycladic cemeteries had gone out of use, although the Special Deposit South continued. Among a range of specialist studies in progress, analysis of plant materials reveals evidence of the domesticated olive, not hitherto well documented in Early Bronze Age contexts.

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Les fouilles de l’université d’Athènes se sont poursuivies sous la direction de G. Kokkorou-Alevra, S. Kalopissi-Verti et M. Panagiotidi-Kessissoglou de 2004 à 2009. Comme le terrain M. Ieromnemonos n’a pas été exproprié, la fouille s’est concentrée sur la partie Nord et Ouest du terrain Pateras-Tsaguaroulis : quelques vestiges datant d’avant la période hellénistique ont été mis au jour dans la partie Nord du terrain en 2008. Dans la partie Ouest du terrain, on a continué à dégager les vestiges de l’habitat de la période protobyzantine avec des installations artisanales dans les couches supérieures. Dans les couches inférieures, on a continué à mettre au jour la phase romaine et hellénistique du site.

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La fouille de l’agora de Palaiopolis s’est poursuivie en 2009 sous la direction de L. Palaiokrassa-Kopitsa. La recherche s’est portée sur la terrasse inférieure, dans le secteur du portique hellénistique sur les ruines duquel une basilique à trois nefs a été construite au milieu du Ve s. apr. J.-C., puis, dans la seconde moitié du VIe s., une église à nef unique à l’emplacement de la nef centrale (fig.1). Des sondages ont été effectués sur l’étendue comprise entre le mur Nord de la basilique et le mur Nord de l’église à une nef. La couche de destruction confirme que l’effondrement de la basilique a été provoqué par un séisme au milieu du VIe s. Elle comportait une grande quantité de blocs provenant de l’élévation de la basilique, mais dont la majorité étaient des remplois provenant du portique hellénistique. Elle comportait aussi des plaques de chancel, des fragments de placages de marbre et de pavements de marbre de la basilique, des fragments d’enduits, des fragments de bases, les fragments de cinq sculptures, deux fragments d’inscriptions, des tesselles, des scories, des os, des coquillages et des tessons de céramique La berme qui parcourait l’espace de la basilique a été fouillée, afin de mettre au jour le stylobate Sud de la nef centrale et la crépis du portique sur laquelle il est fondé, ainsi que la jonction de l’abside avec l’extrémité orientale de la nef Sud. On y a localisé le remploi d’une base en marbre qui porte un décret honorifique du début de l’époque impériale. Le mobilier compte divers éléments architecturaux de la basilique et d’édifices plus anciens, des fragments de chapiteaux doriques, des scories et une monnaie en bronze d’Héraclius. Un autre sondage a été effectué au Sud du mur Sud de l’église à nef unique, qui est fondé sur le stylobate de la basilique, lui-même fondé sur la crépis du portique hellénistique (fig.2). Ce mur de l’église, dont le parement interne remploie un fragment de bloc inscrit (liste de noms), comporte une ouverture d’une largeur de 1,10 m avec un seuil encore en place. Sous ce seuil, on a retrouvé le stylobate du portique hellénistique, dont les éléments conservés sur le lit d’attente permettent de conclure que les fûts de colonne non cannelés de la basilique et les fragments de chapiteaux doriques trouvés dans les remblais proviennent du portique hellénistique. À quelques centimètres sous le stylobate de la colonnade, on a dégagé l’extrémité du pavement de mosaïque de la nef Sud (afin de préserver le pavement, la fouille à cet endroit ne s’est pas poursuivie). La couche qui le recouvrait comportait de la céramique commune, des éléments architecturaux de la colonnade et de la basilique, des placages de marbre, des tesselles et deux fragments d’inscriptions. À l’intérieur de la petite église (correspondant à la nef centrale de la basilique et à l’intérieur du portique hellénistique), un sondage avait pour objectif de mettre au jour son sol, mais il n’était pas conservé. En revanche, on a trouvé des petits fragments du pavement de mosaïque de la nef centrale de la basilique : ce pavement se trouve environ 0,35 m plus haut que le sol de la nef Sud et environ 0,25 m plus bas que l’extrémité du radier supportant le sol du sanctuaire. Du pavement de mosaïque, on a découvert une partie d’un registre figurant une tige ondulée avec des feuilles de lierre et, au centre, une tabula ansata portant l’inscription du nom du donateur Euphrosynos et de sa femme (fig.3). La mosaïque a été recouverte.

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Dans le cadre du programme de valorisation du rempart antique de Nisyros, M. Filimonos-Tsopotou et K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené entre 2002 et 2009 une fouille qui a révélé une inscription gravée sur la porte orientale et datée du IVe s. av. J.-C. : ΔΑΜΟΣΙΟΝ ΤΟ ΧΩΡΙΟΝ ΠΕΝΤΕ ΠΟΔΕΣ ΑΠΟ ΤΟ ΤΕΙΧΕ[ΟΣ]. On a également mis au jour le seuil original de la porte, ainsi qu’une cavité pratiquée dans le jambage pour la fermeture de la porte. On a reconnu le premier état de construction de l’escalier de courtine, qui menait de l’intérieur au côté Ouest de la tour d’angle ΠΝΑ, ainsi qu’un puissant mur en contact avec le côté Sud-Est de la tour ΠΝ4, qui constituait probablement un proteichisma de l’époque hellénistique. Lors des nettoyages de la basilique protobyzantine située à l’intérieur de la forteresse, on a découvert trois colonnes effondrées. Près de l’entrée du site, la fouille a dégagé des restes de crémation déposés dans des fosses et des enchytrismes dans des pithoi (fig. 1-2), ainsi que des amphores des époques archaïque et classique (VIe-IVe s. av. J.-C.).

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À Mesa Nimborio, sur l’île de Symi, sur un site d’époque protobyzantine déjà répertorié, E. Pharmakidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, de 2007 à 2009, une fouille de sauvetage sur le terrain Christian et Marina Devillers, première fouille de sauvetage d’une telle ampleur sur l’île, et mis au jour les vestiges d’un bâtiment laïc (bâtiment A), daté de l’époque protobyzantine (fin du VIe s. apr. J.-C.) grâce à un follis en bronze du règne de l’Empereur Maurice (582-602). La voie qui menait du port aux quartiers de l’habitat a été dégagée à l’Est du bâtiment A.

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Dans la ville de Mélos, M. Vogkli (2e éphorie des antiquités byzantines) a mené de 2007 à 2009 une fouille de sauvetage dans les Catacombes, le cimetière souterrain des premiers Chrétiens de Mélos. Ces travaux ont révélé la partie Sud des chambres de la Catacombe A et B, sur une longueur de 15 m (fig. 1-2). Si la couverture était presque entièrement effondrée, les parois étaient retenues par neuf arcosolia et quatre loculi. Dans la partie Sud de la Catacombe B, la fouille a dégagé un nouveau Cubiculum. À part les arcosolia, on a mis au jour deux tombes à ciste, un sarcophage en marbre et 33 sépultures à même le sol, dont la majorité était pillée ou perturbée. Parmi le mobilier recueilli, on compte quelques pierres précieuses, des bijoux, des flacons à parfum et des perles en verre. On compte également des lampes et des tessons de marmites, de cruches, d’assiettes ainsi que des os et des arêtes de poisson, attestant des pratiques funéraires telles que le banquet. À l’Ouest de la salle de la Catacombe A, une nouvelle salle a été mise au jour, la salle « BAYET », qui comportait neuf arcosolia et deux cubicula (fig. 3). Au Sud, au point de convergence de la salle A et de la salle BAYET, un mur semi-circulaire a été dégagé, ainsi qu’une colonne à fut lisse : il s’agirait peut-être de l’entrée originelle des Catacombes. Le mobilier recueilli atteste une utilisation du site entre le Ier et le VIe s. apr. J.-C.

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Dans la partie Est de la ville de Rhodes, rue de Canada, N. Christodoulidis et P. Triantaphyllidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené, en 2007 et 2009, une fouille de sauvetage sur le terrain Ch. Klonari et I. Charalambous (OT 187) et ont mis au jour des vestiges architecturaux appartenant à au moins trois phases de construction, entre les périodes classique et protobyzantine (fig. 1). La phase la plus ancienne, datée au IVe s. av. J.-C., est matérialisée par des sols de réservoirs, liés vraisemblablement à une activité artisanale. Durant la phase suivante, après la construction de la fortification hellénistique, entre le IIIe et le Ier s. av. J.-C., on a construit un grand réservoir (plus de 17 m de long) revêtu de mortier hydraulique, ainsi qu’une citerne souterraine, probablement voûtée. Un réseau de conduits, menant à un égout voisin, semble appartenir à la même phase. La dernière phase comporte des parties de maisons romaines (entre le Ier et IIe s. apr. J.-C.) – dont un sol en opus sectile et d’autres pavés de briques, des tronçons de murs avec des seuils, ainsi que des couches de tuiles timbrées d’époque impériale – mais également des vestiges de structures protobyzantines à caractère vraisemblablement funéraire. La fouille a livré, en particulier, une grande quantité de céramique à vernis noir et à vernis rouge, ainsi que des grandes amphores, du IIIe et du IIe s. av. J.-C. Sur le terrain voisin, une fouille plus ancienne avait mis au jour un tronçon de la fortification hellénistique, un grand égout, ainsi que des espaces d’ateliers plus anciens.

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Dans la partie Nord de la ville antique de Rhodes, sur la rue Riga Phéraiou, N. Christodoulidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage, entre 2006 et 2009, sur le terrain Konstantinidi-Kaka et a mis au jour diverses structures, dont des espaces taillés sous la terre et faisant partie du tissu urbain hellénistique. Ces espaces auraient été issus de l’extraction systématique de pierre et ont pu servir de lieux de stockage ; certains avaient été aménagés à l’aide de murs en maçonnerie. Par ailleurs, au croisement de deux rues antiques on a découvert des conduits d’approvisionnement d’eau en terre cuite, ainsi que des conduits d’évacuation maçonnés. Enfin, on a dégagé un grand réservoir souterrain à couverture en voûte, ainsi qu’un grand puits situé dans la partie Nord-Est du terrain.

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À Milos, au lieu-dit Kouphi, P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2009, une fouille de sauvetage qui a commencé à mettre au jour des structures souterraines. À ce jour, dans le secteur nommé « aire E » on a découvert deux espaces souterrains, taillés dans le tuf volcanique local : accessibles grâce à un escalier – également taillé dans le sol naturel et bordé de deux murs maçonnées – l’un, de forme allongée, comportait une série de marches à l’entrée et l’autre, voûté, était doté d’une deuxième chambre, plus petite, sur le côté Ouest. La fouille a livré de la céramique fine, surtout de l’époque archaïque, et commune ; on remarque également des tessons de pithoi à bandes décoratives en relief qui datent du VIe s. av. J.-C. Plus loin (aire Δ), on a recueilli de la céramique de diverses périodes historiques (commune, parfois présentant un étamage délébile rouge ou noir, fine à vernis noir, glaçurée ou peignée byzantine).

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Dans le quartier d’Aghios Antonios de la Chora de Sériphos, I. Galanos et P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené, en 2009, une fouille de sauvetage dans la cour de l’École Primaire de Chora et ont mis au jour des vestiges de constructions hellénistiques ou romaines, mais aussi plus tardives. On a dégagé, sur 7,70 m, un mur à parement en moellons et remplissage en cailloux plus petits, ainsi qu’un escalier conservant quatre marches ; les deux pourraient dater de l’époque hellénistique tardive ou romaine. Un autre mur, parallèle au premier mais construit moins soigneusement et beaucoup plus tardivement, a également été découvert. La fouille a livré de la céramique, surtout hellénistique et romaine et rarement plus ancienne ou byzantine (commune, à décor incisé, cannelé ou en relief, ainsi qu’à vernis noir ou rouge – surtout des assiettes et des skyphoi), des fragments de lampes à huile, de vases en verre, de tuiles et de broyeurs en pierre, des pesons, une monnaie en bronze, des clous en fer. On remarque une partie de torse d’une statue en marbre d’Aphrodite, d’époque romaine.

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Dans la Chora de Sérifos, P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a repris, en 2009, une fouille menée sur le terrain Bofiliou et a mis au jour de nouvelles sépultures appartenant vraisemblablement à la nécropole de la ville antique, qui n’avait pas encore été localisée. On a découvert six tombes à fosse, ainsi que cinq autres cavités taillées dans le sol qui ont pu également être des sépultures. On y a recueilli quatre monnaies en bronze et un canthare à vernis noir du IVe ou IIIe s. av. J.-C. ; la fouille a aussi livré de la céramique datant entre les périodes préhistoriques et récente, mais surtout hellénistique et romaine, des fragments de vases en verre et deux pesons.

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Dans la Chora de Naxos, I. Légaki (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2009 une fouille de sauvetage menée sur le terrain Kouphopoulou, mettant au jour des vestiges de constructions d’époque romaine, ainsi qu’une partie de la nécropole géométrique Nord, comportant des inhumations, des bûchers et des enchytrismes.

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Dans la région de la Chora de Naxos, sur la plage de Grotta, I. Légaki (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2009 une fouille de sauvetage dans le terrain Siagianni, mettant au jour des vestiges architecturaux dont la datation précise, entre les périodes géométrique et protobyzantine, n’a pas pu être établie, ainsi que cinq sépultures, probablement d’époque géométrique. On a dégagé une partie d’édifice, constituée de trois murs en moellons taillées de granite et moellons bruts, à côté d’un sol en argile foulée, ainsi que deux puits maçonnés, respectivement, en moellons bruts et mortier d’argile ou en moellons taillés, avec un revêtement de mortier hydraulique. La fouille de ces structures a livré de la céramique géométrique à protobyzantine (dont des bords de pithoi à plis en relief et lettres gravées), diverses sculptures en marbre (torses masculins, féminin et d’un éros, tête d’Héraclès, relief représentant des garçons, stèles ou trapézophores ornés d’une tête féminine en relief), des fragments de peintures murales et des os de bovins. Au Sud-Ouest on a découvert cinq inhumations simples, accompagnées de deux fusaïoles en terre cuite, un pendentif en bronze et une amphore fragmentaire ; l’une des sépultures était recouverte, et vraisemblablement également marquée, par un tas de pierres.

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Dans la partie Nord de la ville antique de Rhodes, sur la rue Tarpon Springs, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2009 une fouille de sauvetage sur le terrain de la société Pyrakis-Scarabee (OT 61), mettant au jour un segment de rue antique et une partie de l’édifice situé au Nord de celle-ci. La limite Nord de la rue antique, dont les chaussées successives avaient été largement détruites par l’activité ultérieure, a été suivie sur une longueur de 9 m ; cette limite, en blocs de poros ou moellons semi-travaillés, constituait également la façade du bâtiment, dont trois espaces rectangulaires successifs ont été dégagés. Dans sa partie Ouest, l’observation de traces de mortier hydraulique indique la présence d’un réservoir dans la phase de construction la plus ancienne. Si des sols n’ont pas été repérés à l’intérieur de l’édifice, on y a recueilli de la céramique hellénistique, datant surtout du IIe s. av. J.-C. De surcroît, la découverte d’un muret plus tardif indique la présence d’une phase de construction ultérieure, datée au plus tôt au Ier s. av. J.-C. Cette partie du tissus urbain devrait se situer sur la limite Est de la ville antique, juste avant le port militaire.

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Dans la partie Est de la ville antique de Rhodes, au 61-63, rue Kapodistriou, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2009 une fouille de sauvetage sur le terrain Théophilou et Phrona (OT 207) et a mis au jour des vestiges appartenant aux confins Sud du tissu urbain antique. On a découvert un tronçon de conduit maçonné en dalles de poros et, plus loin, un angle de sol en mortier hydraulique ; vers le Sud-Est, la roche naturelle présentait divers aménagements (égalisation de sa surface, une entaille rectiligne, des traces d’enduit, un muret perpendiculaire rudimentaire divisant l’espace en deux), tandis qu’on a repéré d’éventuelles traces d’un sol en tuileaux, ainsi qu’une concentration de tuiles.

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À Rhodes, deux opérations de sauvetage ont été effectuées, en 2009, par la XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques sur la rue Kamirou, dans le secteur de la nécropole occidentale de la ville antique : à l’intersection avec la rue Dioskouridou, sur le terrain Minétou, Ph. Zervaki a mis au jour sept sépultures taillées dans la roche et datées du dernier quart du IVe s. av. J.-C. Il s’agit de cinq tombes à fosse (dont l’un avait vraisemblablement accueilli un bûcher primaire, tandis qu’un autre était doté de niches latérales), d’une théké et d’un espace souterrain où neuf loculi étaient disposés dans les trois parois, surmontés de faux piliers taillés et enduits de revêtement de marbre. Ce dernier aménagement, dont l’un des loculi contenait notamment les restes d’au moins une quinzaine d’individus, était en utilisation jusqu’à l’époque protobyzantine. vers le Nord-Ouest, on a découvert des structures maçonnées et recouvertes de mortier hydraulique, des restes de sols pavés de galets et un puits taillé dans le sol ; à l’intersection avec la rue Parthénopis, N. Christodoulidis a mené une nouvelle fouille sur le terrain Stavrouli-Lakka, mettant au jour quatre espaces rectangulaires définis par trois murs et contenant huit sépultures datées de la basse époque hellénistique ; il s’agit de trois tombes à fosse et cinq thékés rectangulaires. Parmi les trouvailles, qui s’apparentent à celles de la fouille menée auparavant sur le même terrain, on distingue une stèle funéraire inscrite de trois vers.

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À Rhodes, plusieurs fouilles de sauvetage ont été menées, en 2009, par la XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques dans le secteur de la nécropole centrale de la ville antique : à l’angle des rues Salaminas et Lipson, sur le terrain Danovasili, N. Christodoulidis, outre les vestiges de constructions funéraires, on a mis au jour onze sépultures, dont cinq étaient des tombes rectangulaires taillées dans la roche. Parmi celles-ci, l’une contenait un sarcophage en poros, tandis que sur deux côtés d’une autre on avait taillé trois thékés, dont deux contenaient des hydries cinéraires. De par leur mobilier (une phiale et un alabastre en argent, un miroir en bronze, une paire de boucles d’oreille en or, des unguentaria fusiformes), certaines des sépultures et constructions funéraires ont été datées au IIe s. av. J.-C, alors que la tombe à sarcophage, qui a livré une oenochoé cannelée et une petite amphore, toutes deux à vernis noir, a été datée du IVe s. av. J.-C. Par ailleurs, au Nord on a dégagé un escalier qui desservait vraisemblablement une galerie d’aqueduc. Selon les indices identifiés à cet endroit, cet espace aurait fonctionné comme carrière après le IIe s. av. J.-C. ; sur la rue Kon. Ydraiou, dans le terrain Psara (OT 324), Ch. Phantaoutsaki a mis au jour 46 tombes à fosse rectangulaires, taillées dans la roche dans une orientation Est-Ouest et datées entre la fin du IVe et le début du IIIe s. av. J.-C. Toutes pillées, elles ont cependant livré des amphores à fond pointu (une ou deux dans presque chaque sépulture), des petits bols et assiettes, des skyphoi de type bolsal, des askoi globulaires de type guttus, quelques canthares et cruches, des unguentaria, des lampes à huile, des miroirs ronds en bronze et des strigiles en fer ; sur la rue qui relie la ville de Rhodes à Lindos, É. Kaninia a mis au jour, dans le terrain IKA-ETAM, un tronçon d’une rue antique qui longe le rempart, deux sépultures monumentales complètement détruites, des vestiges d’ateliers vraisemblablement relatifs au traitement de la pourpre et établis sur des structures funéraires plus anciennes. Dans des niveaux plus profonds on a relevé une activité d’extraction de pierre qui a pu détruire une éventuelle installation ou nécropole d’époque géométrique.

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À Rhodes, dans le secteur de la nécropole orientale de la ville antique, É. Kaninia et P. Kantzia-Vratsali (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2009 deux opérations de sauvetage sur la nouvelle voie périphérique de la ville de Rhodes : sur le côté Ouest de cette rue on a repéré un alignement de thékés maçonnées à hydries cinéraires conservées en place, ainsi qu’un autel-séma maçonné en poros et revêtu d’enduit ; sur l’intersection Paliouri on a découvert des vestiges d’ateliers d’époque romaine, ainsi que des groupements de grandes tombes à fosse à mobilier riche (des alabastres et des monnaies en argent, une couronne en or), datées entre la fin du IVe et le milieu du IIIe s. av. J.-C. Un autre groupement de tombes a été repéré vers l’Est.

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À l'Est de la commune d'Ialyssos, au lieu-dit Kokkiata (Ixia), É. Pharmakidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué en 2009 une fouille de sauvetage qui a permis d'identifier trois tombes à chambre mycéniennes (dont l'une détruite), qui appartenaient à une nécropole inconnue jusqu'à présent.

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Dans la commune d’Ialysos, à l’angle des rues Vélouchioti et Trianton, M. Chalkiti et S. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené entre 2007 et 2009 une fouille de sauvetage sur le terrain Atsiknouda et ont mis au jour des vestiges d’un complexe du Bronze Moyen. Apparemment luxueux, l’édifice était construit en briques crues avec, du moins pour les murs externes, un soubassement en moellons bruts et comportait des sols revêtus de mortier à la chaux. À ce jour, parmi les pièces dégagés, on note un espace à deux niveaux de sol, qui était doté d’un polythyron décoré d’enduit rouge et blanc et dans lequel on a trouvé un vase à bec en place, ainsi que deux espaces de stockage ; ces derniers ont livré un pithos en place et une grande amphore couchée, d’autres vases en céramique (cruches, lékané, encensoir) avec quelques tessons du style de Kamarès, un vase minoen en pierre et, à proximité, une couche de murex.

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Dans la commune d’Ialysos (Trianta), S. Marketou et M. Chalkiti (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi, entre 2007 et 2009, la fouille de sauvetage menée sur la place Apostolidi et ont mis au jour des vestiges d’habitat du Bronze Moyen. Une tombe à tuiles protobyzantine a également été repérée. On a dégagé, sur plus une longueur de 9 m, une rue pavée de galets, ainsi que, au Nord-Ouest de celle-ci, deux espaces rectangulaires dont les murs étaient construits en un soubassement des moellons bruts surmonté de torchis au gravier et à la paille. L’un de ces espaces était doté de deux sols successifs, l’un en mortier à la chaux et l’autre, par-dessus, en pavement de gros galets. L’autre espace, plus petit et vraisemblablement un entrepôt, a livré plusieurs vases de stockage et cruches du Bronze Moyen. Vers le Nord-Est, la rue était bordée d’encore trois espaces, dans l’un desquels on a repéré une ouverture de porte. D’autres murs ont été découverts, sans qu’on puisse pour le moment établir le plan d’autres pièces. On y a découvert un dépôt de vases entiers (surtout des cruches à bec) accompagnés d’un dépôt épais d’au moins une centaine de défenses de sanglier revêtues de lamelles de bronze et d’or, avec des rivets, des rosettes et des disques en or ou en os, mélangées à des charbons des os d’animaux, du pigment rouge. Plus au Sud, un autre dépôt de gobelets avec une cruche, un éclat d’obsidienne et un poids de métier a été repéré. La fouille a également livré une dalle de tuf avec des dépressions disposées en spirale (kernos), ainsi que, dans les couches supérieures, de la céramique commune du Bronze Récent I et de la céramique mycénienne.

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À Rhodes, près de la commune de Sianna, M. Stéphanakis et V. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques et Université d’Égée) ont poursuivi en 2009 la fouille systématique au lieu-dit Kymisala, mettant au jour huit tombes à chambre datées entre les périodes archaïque et romaine. Dans le Secteur I on a découvert une grande tombe à chambre de forme irrégulière ; son entrée se trouvait sur le côté Ouest, mais elle était également accessible par le haut, à travers une sorte de puits. À l’intérieur, on a trouvé une sépulture d’époque hellénistique, définie par les parois de la chambre ainsi que par des murets sommaires : le défunt était accompagné d’un petit bol à vernis noir et d’une monnaie en bronze coupée à Syracuse entre 295 et 290 av. J.-C. Dans la chambre on a également découvert de nombreuses (53 ?) inhumations secondaires – dont certaines concernent des nourrissons ou des enfants – vraisemblablement effectuées à travers l’orifice du toit pendant la période romaine : il s’agirait, du moins pour une partie, d’enchytrismes dans des amphores ou des urnes, tandis qu’on a recueilli des skyphoi coniques en terra sigillata, de petits objets en os, une clochette en bronze, des os d’animaux. Dans le Secteur III on a fouillé sept tombes à chambre. Pillées, ou déjà fouillées au XIXe s., la plupart ont été retrouvées vides ou contenant un ou deux tessons à vernis noir ; une parmi celles-ci, dotée de deux thékés, a pourtant livré une oenochoé à bec trilobé et à décor peint en bandes, datée du VIe s. av. J.C., une perle en faïence et un fragment de lécythe. Seules deux de ces sépultures seraient trouvées intactes : chacune conservait encore les restes du défunt, accompagnés d’une amphore à fond pointu.

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À Rhodes, M. Chalkiti (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, entre 2008 et 2009, une fouille de sauvetage au lieu-dit Stassousa-Sténi, mettant au jour une structure rectangulaire datée de la période hellénistique. On a dégagé des segments de ses murs, surtout Sud et Est, maçonnés en moellons de calcaire ou de poros, avec de la terre et d’abondants tuileaux dans les joints. L’aspect rudimentaire de leur face extérieure suggère que celle-ci n’était pas apparente et que la construction – qui, dans un dernier temps, a pu servir de dépotoir – était peut-être enfouie. L’intérieur de la construction a livré une grande concentration de tuiles et de tessons de céramique commune, d’amphores (dont des anses timbrées), de ruches, de céramique à vernis rouge ou noir, d’assiettes, de phiales, de cruches, d’unguentaria, de lampes à huile, datant surtout de la période hellénistique. On note un fragment d’amphore à inscription peinte en quatre vers (dipinti), ainsi qu’une tête masculine fragmentaire en terre cuite. À proximité, on a également découvert, d’autres tronçons de murs, dont un angle de bâtiment, de la céramique hellénistique, une partie de presse à huile, deux squelettes d’animaux (chiens ?). Ces trouvailles confirmeraient l’existence, dans ce secteur, d’un habitat hellénistique étendu.

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À Rhodes, M. Chalkiti (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2009 une fouille de sauvetage sur la colline au Nord-Ouest de Stegna, mettant au jour un four de potier qui aurait fonctionné entre les périodes protobyzantine et post-byzantine. De forme circulaire, le four conservait une fondation maçonnée en petits moellons bruts et briques, tandis que son élévation et sa voûte avaient été constituées de tuiles ; sa sole consisterait également de couches successives de tuiles. Des tessons de céramique commune datés des périodes mentionnées ont été recueillis à proximité.

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À Rhodes, près de la commune de Malona, M. Agiakatsika et É. Pharmakidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, entre 2008 et 2009, une fouille de sauvetage dans la grotte située à l’Ouest de la chapelle d’Aghia Agathi et a mis au jour des indices quant à sa fonction funéraire entre, au plus tard, le début du Ier s. av. J.-C. et la période protobyzantine. Dans les parois, le sol et le toit de la grotte, longue d’environ 37 m, on a repéré de nombreuses cavités taillées de forme rectangulaire ou ronde, correspondant vraisemblablement, selon les cas, à des tombes pillées ou à des orifices destinées à accueillir des torches. On note, par exemple, une théké rectangulaire qui contenait une monnaie rhodienne de la première moitié du Ier s. av. J.-C., ainsi qu’une série de cinq grandes cavités s’apparentant à des arcosolia. Une partie de l’entrée de la grotte conservait un dallage de pierres avec des tuiles dans les joints. La fouille a livré de la céramique datée entre l’époque hellénistique et l’antiquité tardive (à engobe brun, à vernis noir, cannelée ou commune), deux lampes à huile fabriquées autour du Ier s. av. J.-C., des fragments de vases en verre, une partie d’autel en marbre datant probablement de la fin de la période hellénistique et des os d’animaux. De par son utilisation, la grotte s’insérerait à la nécropole identifiée dans la partie Nord du golfe d’Aghia Agathi.

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À Rhodes, à proximité de la commune de Kalathos, M. Agiakatsika et É. Pharmakidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené, en 2009, une fouille de sauvetage sur le terrain Chatzipauli et ont mis au jour les vestiges d'une installation agricole datée entre le IIe et le début du Ier s. av. J.-C. On a découvert les restes de trois murs construits en moellons et galets et définissant deux espaces ; vers l’Ouest on a repéré l’angle d’une construction, vraisemblablement un réservoir, à parois revêtues de mortier à la chaux et deux sols successifs en mortier hydraulique avec, respectivement, des tuiles ou des galets fragmentés. La fouille a livré de la céramique commune et à vernis noir ou rouge, des anses timbrées, des fragments de vase en verre, tandis qu’on a recueilli un petit contrepoids de presse à huile.

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À Rhodes, près de la commune de Kiotari, M. Agiakatsika et S. Paléologou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené, entre 2008 et 2009, une fouille de sauvetage sur le terrain Diakomanoli et ont mis au jour les vestiges d’un édifice à absides, vraisemblablement une église, édifiée entre le XIIe et le XIIIe s. sur une construction plus ancienne, probablement d’époque hellénistique. On a découvert des segments de murs orientés, pour la plupart, Est-Ouest et construits en moellons bruts ou travaillés locaux. En partie édifiés sur des structures plus anciennes constituées de blocs de poros, ces murs définiraient un édifice qui comporte une abside sur le côté Est avec une autre, plus petite, directement au Sud de la précédente. Au Sud-Ouest des absides on a identifié un sol en tuiles posées verticalement et formant des triangles et des rectangles, tandis qu’un autre, fabriqué en pierres tuiles et mortier à la chaux, a été dégagé vers l’Ouest. Dans tous les espaces fouillés on a repéré des couches de destruction comportant des moellons et des tuiles. La fouille a également livré de la céramique commune grossière ou peinte et glaçurée d’époque byzantine, des fragments de vases en verre, un unguentarium fusiforme, un follis byzantin, ainsi que des fragments provenant d’autels et d’une colonnette fine en marbre.

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À Rhodes, près de la commune de Kiotari, au lieu-dit Vigla, M. Agiakatsika et S. Paléologou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2009 une fouille de sauvetage sur le terrain Phlévari et ont mis au jour les vestiges de structures d’habitat et funéraires, qui s’échelonnent entre les périodes hellénistique et byzantine. On a dégagé plusieurs segments de murs appartenant à diverses phases de construction, des sols en terre foulée, chaux et galets, ainsi que trois pièces renfermant des couches de destruction et faisant probablement partie d’un même édifice, qu’il n’a pas été possible d’étudier dans sa totalité. Vers l’Est on a découvert en place la partie inférieure d’un pithos contenant une incinération. Plus au Nord, signalée par une structure carrée maçonnée en blocs de poros  (autel ou base), on a repéré une double tombe à chambre protobyzantine, construite en moellons plats de poros avec des tuileaux dans les joints et revêtue de mortier à la chaux. Elle était dotée, sur le côté Est, de deux ouvertures scellées, chacune menant, à travers un vestibule, aux deux chambres funéraires, également scellées. Chaque chambre contenait les restes de quatre à six individus, déposés apparemment avec la tête à l’Ouest ; on y a recueilli une bague en argent, des bols profonds, des encensoirs et des lampes à huile décorées de croix du type d’Éphèse, permettant de dater les sépultures entre 550 et 650 apr. J.-C. En dehors des tombes, la fouille a également livré de la céramique commune, cannelée ou peignée (surtout des pithoi et des amphores romaines), des anses timbrées d’amphores, des tessons à décor en relief, des fragments d’assiettes etc. à vernis noir d’époque hellénistique et des unguentaria de la seconde moitié du IIe ou du début du Ier s. av. J.-C. Dans les niveaux plus profonds on a recueilli du matériel mélangé, daté entre les périodes préhistorique et protobyzantine.

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Dans la partie Est de la ville de Kos, plusieurs fouilles de sauvetage ont été menées en 2009 par V. Christopoulou et D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques), mettant au jour des vestiges de diverses périodes, notamment romaine et protobyzantine : à l’angle des rues Koraï et Chalkonos (terrain Platanista, OT 43) on a dégagé, sur une longueur de 7,65 m, un segment de mur d’époque romaine, construit en moellons bruts et tuileaux éparses, avec du mortier de chaux ; rue Grigoriou E’ on a découvert plusieurs tronçons de murs et de sols de période romaine et protobyzantine, ainsi que des restes de couches de destruction. Vers l’angle avec la rue Aristonos on a identifié une pièce de maison privée ; on y a découvert une vasque en marbre, ainsi qu’une structure de stockage, fabriquée en tuiles et mortier à la chaux et contenant deux amphores et un autre vase. Dans la partie Ouest, la fouille a livré deux éléments architecturaux, dont l’un comportait une inscription en deux vers, datée de l’époque romaine.

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Dans la partie Est de la ville de Kos, rue Astypaléas, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi, entre 2007 et 2009, la fouille de sauvetage menée sur les terrains Phoundotou et Leschis Philias (OT 71, cf. Chronique, n. 4822) ; ces recherches ont mis au jour les fondations, en moellons de pierre rouge, d’une tour en demi-cercle, adjacente au rempart Est antique mais plus tardive que celui-ci. Du côté Sud et Est, la tour était entourée d’une construction puissante : cette dernière était dotée d’une entrée au Sud, tandis que, dans sa partie Est, on a dégagé trois espaces en Π ouverts vers la tour.

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Dans la partie Ouest de la ville de Kos, sur la rue Iérou Lochou, V. Christopoulou, E. Skerlou et D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2009 une fouille de sauvetage sur le terrain Koutsouradi (OT. 154-155) et ont mis au jour les vestiges d'un sanctuaire déjà connu par des fouilles sur les terrains voisins, ainsi qu’une sépulture d’époque romaine. On a découvert, à côté d’une rue antique de direction Nord-Sud, une partie d’eschara de sanctuaire ou un dépotoir contenant un grand nombre de figurines hellénistiques (hydriaphores, divinités barbues ou femmes à polos et phiale, représentations d’animaux ou d’enfants), des fragments de couronne de laurier en or, des hydries fabriquées à la main etc. À proximité on a dégagé une tombe à tuiles romaine, probablement d’enfant, orientée Est-Ouest et en partie détruite à l’époque ottomane.

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À Kos, dans le secteur de Langada, V. Christopoulou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2009, une fouille de sauvetage à l’angle des rues Afstralias et Mitropolitou Agathangélou (terrain Koutsouradi, OT. Γ223-01) et a mis au jour un tronçon de conduite d’eau d’époque romaine, ainsi que les vestiges d’un édifice de période récente. Dégagée sur plus de 22 m de longueur, la canalisation était constituée de conduits en terre cuite assemblés à l’aide de chaux et calés par des cailloux ou des tuiles ; un autre segment de cette même conduite avait été découvert auparavant dans l’un des terrains voisins. Dans un niveau proche de la surface, on a identifié l’angle Nord-Est de l’édifice récent – qu’il n’a pas été possible de dater avec plus de précision – construit en moellons bruts avec un liant de chaux et tuileaux pilés.

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À Kos, dans le secteur des nécropoles de Marmaroto, É. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2009, une fouille de sauvetage dans la rue perpendiculaire à la rue Australias, sur le terrain Tyrikou, et a mis au jour de nombreuses sépultures d’époque hellénistique et romaine. On a découvert en particulier : 23 enchytrismes de période romaine généralement sans mobilier (à deux exceptions près : l’un ayant livré une perle en verre, une monnaie et un autre objet en bronze et l’autre des fragments de petites marmites) ; cinq autres amphores fragmentaires proviennent probablement d’autres enchytrismes détruits ; cinq tombes à tuiles, dont l’une a livré un unguentarium en terre cuite du IIe s. av. J.-C, tandis que trois autres ont livré des unguentaria en verre datés entre le Ier et le IIe s. de notre ère ; 18 inhumations simples, dont seules quatre ont livré du matériel (deux monnaies, une lampe à huile datée entre le Ier s. av et le Ier s. apr. J.-C., ainsi qu’un unguentarium en verre du Ier -IIe s. de notre ère ; un sarcophage, fabriqué en calcaire local au Ve s. av. J.-C. et contenant une inhumation secondaire accompagnée d’unguentaria datés entre le Ier s. av et le Ier s. apr. J.-C. ; autour de lui on a recueilli des fragments d’un kylix et un skyphos attiques provenant vraisemblablement de l’inhumation initiale. En dehors de ces sépultures on a également mis au jour un tronçon de fondation de mur construite à la période romaine en moellons bruts et matériaux de remploi. La fouille a livré des restes humains et des tuiles provenant de sépultures détruites, un fragment de sarcophage du type de Clazomènes à décor peint, un groupe de figurines de la fin de l'époque hellénistique, ainsi que de la céramique d’époque archaïque et classique (cratères attiques à figures rouges, assiettes, kylikes etc.).

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Dans la partie Ouest de la ville de Kos, V. Christopoulou, E. Skerlou et D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2009 une fouille de sauvetage le long de deux rues parallèles et ont mis au jour divers vestiges de caractère funéraire, mais aussi urbain : sur la rue Asklipiou, on a découvert une théké rectangulaire contenant un ossuaire scellé en marbre, tandis qu’on a repéré cinq tombes à ciste, trois à tuiles et un sarcophage en terre cuite qui n’ont pas pu être étudiés davantage. On a également dégagé deux canalisations, probablement d’irrigation : l’une, d’époque romaine, était construite en moellons et mortier d’argile et était revêtue à l’intérieur de mortier hydraulique et l’autre, maçonnée en intégrant des spolia, a été datée de la période ottomane. Divers segments similaires appartenant vraisemblablement à un même mur ont aussi été découverts : il s’agirait d’une limite de rue ou d’un enclos d’époque récente ; sur la rue Dodékanisou, on a mis au jour une double tombe à ciste constituée de dalles de poros ; les inhumations qu’elle contenait étaient accompagnées d’unguentaria en terre cuite ou en verre datés du début de la période romaine. Sur la longueur fouillée de la rue on a également recueilli, provenant vraisemblablement de sépultures détruites, cinq stèles funéraires inscrites, une plaque représentant en relief une scène de symposium, une base de stèle en marbre et des fragments d’unguentaria, de petites phiales, d’olpès et d’alabastres.

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À Aghios Antonios, au Nord de l'île de Tilos, É. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2008 et 2009, une fouille de sauvetage sur deux terrains et a mis au jour divers vestiges datant de l’antiquité tardive : sur le terrain Jeansson on a découvert des traces d’opus sectile, une couche de destruction comportant des tuiles, ainsi que des murs appartenant à un habitat ; sur le terrain Dikaias, on a identifié des rigoles de drainage, liés probablement à des travaux d’irrigation.

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Sur l’île de Nisyros, à Mandraki, K. Sarantidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2009 une fouille de sauvetage sur le terrain de l’École maternelle et a mis au jour des vestiges architecturaux d’époque romaine. On a découvert un édifice rectangulaire construit au IIe-Ier s. av. J.-C. en moellons bruts ou sommairement travaillés, intercalés de cailloux et de tuileaux, avec du mortier de chaux. Conservés jusqu’à une hauteur de cinq assisses, les murs étaient plaqués de marbre pour la partie basse et de carreaux de terre cuite recouverts d’enduit à la chaux pour la partie haute. À l’intérieur, deux murs divisaient l’espace en trois pièces rectangulaires, dont le sol était pavé et recouvert de mortier. À l’Ouest, du même côté que l’entrée d’au moins deux des pièces de l’édifice, on a dégagé un mur de soutènement datant de la même période, laissant entre les deux structures un couloir dallé menant, au Sud, à un escalier. Un autre mur a été repéré sur le côté Nord de l’édifice, tandis qu’au Nord-Est on a découvert un réservoir souterrain voûté, construit en pierres brutes et mortier à la chaux – dont il est également revêtu – et équipé d’une ouverture circulaire bordée de dalles. Il serait alimenté, à l’aide de deux conduits couverts repérés sur le côté Ouest, par les eaux de pluie recueillies, par exemple, du toit de l’édifice. S’adossant au côté Est de l’édifice, on a dégagé une structure rectangulaire bâtie – vraisemblablement plus tardivement – de manière moins soignée, en moellons bruts et mortier d’argile, et dotée d’un sol en terre foulée ; le matériel qui y a été recueilli (une grande quantité de céramique commune, des os et des coquillages dans une fine couche de terre brûlée et de cendres) indique qu’il pourrait s’agir d’une cuisine. La fouille a livré divers types de vases : amphores rhodiennes, kylikes du type de Kos-Cnide, unguentaria de type bulbus, ainsi que de la céramique de l'époque romaine tardive (amphores et assiettes en terre sigillée). La céramique permet de dater l’abandon de l’ensemble entre l’Antiquité tardive et l’époque protobyzantine (plus particulièrement dans la dernière moitié du VIe ou la première du VIIe s. apr. J.-C., selon trois lampes à huile samiennes identiques).

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À Karpathos, dans la commune de Pigadia, I. Gérapetriti et Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2009 une fouille de sauvetage sur le terrain Mari et ont mis au jour une partie de l’habitat du Bronze Récent, déjà connu par les fouilles menées auparavant dans les terrains voisins (cf. Chronique, n. 622 ; n. 1333 et n. 3732). On a découvert, conservée au niveau de ses fondations, la partie Sud-Ouest d’un édifice de l’HR IIIC, dans laquelle on distingue deux espaces. La fouille a livré de la céramique fine et commune du Minoen/Helladique Récent IIIC, des poids de tissage discoïdes en terre cuite et des éclats d’obsidienne ; dans une partie du terrain on a recueilli de la céramique plus ancienne, indiquant l’existence d’une phase d’occupation antérieure.

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À Karpathos, dans la commune de Vrondis, A. Loukidou et F. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi, en 2009, une fouille de sauvetage menée sur le terrain de la Société d’électricité (DEH) de Karpathos et a mis au jour des vestiges d’occupation durant le Minoen Récent I et les périodes hellénistique et romaine tardive. La phase minoenne est matérialisée, dans la partie Ouest du terrain, par des rares restes architecturaux, ainsi que par deux dépotoirs créés vraisemblablement plus tardivement, mais contenant de la céramique du MR I dont des vases d’ateliers palatiaux ; la fouille a également livré des poids de tissage discoïdes de cette période. L’un des dépotoirs contenait également des tessons d’époques hellénistique et tardo-romaine. Dans la partie Est on a poursuivi de dégager des restes d’installation tardo-romaine, dont des murs orientés Nord-Sud et définissant deux grands édifices de forme allongée, ainsi que, entre eux, un espace commun, probablement une rue. L’édifice Est, mieux conservé, était divisé en pièces par des murs transversaux et comportait trois sols superposés datés entre la période romaine tardive et protobyzantine. Il s’agirait d’une installation portuaire importante comportant des entrepôts et des espaces d’ateliers (réservoirs). La fouille a livré encore quatre monnaies, dont une posthume de Constantin  I (milieu du IVe s.) et une autre issue sous Constant II (641-668).

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