Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Grèce centrale
En 2005 et 2006, les deux premières campagnes d’une prospection archéologique et paléobotanique ont été menées dans le cadre d’une collaboration entre A. Dunn (École britannique – université de Birmingham), Ch. Koilakou (1re éphorie des antiquités byzantines) et V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques). La prospection, conduite dans la région de l’antique et moderne Thisbè (côte Ouest de Béotie, commune de Domvraina), visait à retracer l’histoire de cette cité dans la longue durée, cité qu’il faut probablement identifier avec la ville médiévale de Kastorion où naquit Hosios Loukas. Au cours de la prospection archéologique, on a commencé à enregistrer tous les vestiges visibles et à intégrer les données nouvelles à celles qui avaient déjà été enregistrées par le Service archéologique et lors de la prospection menée par l’université de l’Ohio en 1979-1984. La haute acropole préclassique et la ville gréco-romaine située entre les deux acropoles – haute et basse – contrôlaient un barrage monumental le long de la route qui relie Kinéta (dans la partie Est de la plaine) à Liméri (Ouest de la plaine). La plaine de Thisbè, bassin entièrement fermé, était partiellement inondée au moins pendant une partie de l’année, et cela jusque dans les années 1960. D’après les études récentes, on peut conclure qu’au début de l’époque byzantine, Thisbè faisait partie d’un réseau dense de nouvelles forteresses érigées sur les villes ou les fortifications antiques ; il semble aussi qu’au début du IXe s. Thisbè était un village (komè) d’agriculteurs qui devint un évêché au XIIe s. et de nouveau un village au début de la période ottomane. L’équipe archéologique a cartographié 75 sites et structures monumentales dans les environs de Thisbè, dont des églises, des tombes à chambre creusées dans le rocher, des citernes et des dépôts de murex purpurea ; il est intéressant de noter que la Béotie et le golfe de Corinthe étaient renommés pour l’exploitation de ces coquillages à l’époque médiévale. La prospection paléoenvironnementale (M. Atherden et C. Anagnostou) vise à étudier la séquence sédimentaire de la plaine, à pratiquer des carottages pour tester cette séquence à l’aide d’analyses polliniques et à collecter des données nouvelles pour compléter l’étude paléo-écologique conduite dans cette région par O. Rackham (British Academy) dans les années 1980.

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En 2005 et 2006, le programme « Leiden-Ljubljana Tanagra Project » codirigé par J. L. Bintliff (Université de Leyde) et B. Slapsack (Université de Ljubljana) a été poursuivi dans la ville antique et sur son territoire (chora).   La ville. — À l’intérieur de la ville (fig. 1), l’analyse topographique a été centrée sur l’une des deux basiliques paléochrétiennes déjà repérées, la basilique Est (plan, îlot 2/4), dont le plan (bâtiment central à trois nefs, annexe du côté Nord-Ouest) a été précisé. La prospection géophysique, qui en 2004 avait révélé le plan hippodaméen de la cité, a été poursuivie dans les secteurs Nord et Nord-Ouest de la ville antique. Un résultat inattendu de la campagne 2005 a été la découverte de nouveaux îlots d’habitations du IVe s. av. J.-C. à l’extérieur du rempart Nord d’époque romaine (fig.2) ; l’année suivante un segment du rempart classique a été repéré à quelque 150 m au Nord du rempart romain. On pensait jusqu’à présent que le rempart romain avait été construit sur les fondations de celui de l’époque classique : les nouvelles données semblent indiquer que la ville classique était plus étendue et qu’au moins une partie de celle-ci fut abandonnée au cours de l’Antiquité tardive, lors de la reconstruction du rempart. Un rétrécissement des villes à l’époque romaine est, par ailleurs, bien attesté en Grèce (ex. Athènes, Corinthe, Thespies, etc). Il n’est toutefois pas exclu que la partie de la ville située hors les murs ait été encore plus ou moins habitée à l’époque romaine ou qu’elle ait servi à d’autres fonctions (industrielles ?). La datation et l’étude de la céramique recueillie dans ce secteur devrait fournir des réponses à ces questions. On a par ailleurs observé que la zone située juste à l’intérieur du rempart Nord-Est était dépourvue d’îlots d’habitation ; on peut donc supposer que cet endroit ouvert, partiellement recoupé par le rempart plus récent, est l’emplacement de l’agora basse – l’agora haute ayant déjà été identifiée dans la partie Sud-Ouest de la ville haute.   La chora. — Comme aucune collecte de céramique n’avait pu être faite en 2004 (à cause de l’urgence liée à la préparation des Jeux Olympiques), l’objet principal de la campagne 2005 était de revisiter les endroits de la chora déjà prospectés en 2004 afin d’y collecter de la céramique représentative. La première zone revisitée était située au pied du plateau sur lequel se trouvent les villages modernes de Saint-Thomas et de Kleidi, à faible distance au Sud de Tanagra (2-3 km). Dans cette zone des fortes concentrations de poterie indiquent un usage intensif du territoire ; la fonction et la datation exactes de cet usage seront précisées par l’étude de la céramique. On a aussi revisité le site d’une villa romaine à 1 km à l’Ouest de la zone précédente, ce qui a permis de repérer un petit cimetière classique en rapport peut-être avec une phase plus ancienne de la villa. On a aussi revisité une zone du territoire éloigné, au Sud des villages susmentionnés (à 6-8 km au Sud-Est de Tanagra), où l’on avait déjà repéré plusieurs sites ruraux (fermes d’époques classique et romaine, villas romaines, hameaux byzantins). On a pu constater que dans cette zone la céramique « hors site » est concentrée immédiatement autour des sites ruraux. Cela implique un modèle de répartition de la céramique différent de celui qui a été observé dans les zones du territoire proche (de la cité), où les concentrations de céramique « hors site » étaient très denses à une distance de 3 km (ou une demi-heure de marche) de la ville.

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En 2006, le programme « Leiden-Ljubljana Tanagra Project » codirigé par J. L. Bintliff (université de Leyde) et B. Slapsack (université de Ljubljana) a revisité la cité antique de Thespies afin d’essayer de résoudre une série de questions qui n’avaient pas trouvé de réponses satisfaisantes au cours de la prospection menée dans les années 1980 par le « Cambridge-Durham Boeotia Project ». Cette reprise se fait aussi en collaboration avec M. Aravantinos-Bonnano (université de Rome) et A. Snodgrass (université de Cambridge). Les principales questions portent sur : le tracé du rempart classique, l’emplacement du théâtre antique, le statut de la région située au Nord du fleuve Kanavaris, considérée jusqu’à une date récente comme une zone funéraire et l’étendue des villages médiévaux et post-médiévaux implantés dans la zone de la ville antique. Bien que les nouvelles données sont encore en cours d’étude, certains résultats préliminaires de l’analyse architecturale et géophysique sont particulièrement intéressants : les tronçons d’un nouveau mur de fortification (long. 30 m) ont été repérés au Nord du fleuve Kanavaris, ainsi que des traces d’un mur en pierre et en brique crue sur le versant Nord de la colline et à l’intérieur de la ville moderne. Il semble désormais certain que, pendant une période de l’époque classique ou hellénistique, une vaste zone au Nord du fleuve était entourée par le rempart, dont une branche montait vers l’acropole ; une grande dépression du sol, repérée sur le versant Sud de la colline, a été identifiée comme l’emplacement du théâtre antique. La datation des nouveaux tronçons du rempart et leur connexion avec les tronçons déjà connus, l’étude des vestiges architecturaux nouvellement repérés ainsi que l’achèvement de l’étude de la céramique provenant de la prospection des années 1980 vont permettre de reconstituer l’évolution urbaine de l’époque préhistorique au XIXe s.

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En 2006, le programme « Leiden-Ljubljana Tanagra Project » codirigé par J. L. Bintliff (Université de Leyde) et B. Slapsack (Université de Ljubljana) a entrepris un nouveau programme de prospection dans la cité antique de Coronée, située au sommet d’une colline aux abords Sud-Ouest du lac Copaïs (à 4 km au Nord de la commune moderne de Koroneia). Les travaux de cette campagne préliminaire se sont limités à une étude générale de la cité et de ses abords pour essayer de mieux comprendre l’étendue et les limites de son territoire. Au cours des prochaines campagnes on essaiera aussi d’avoir une idée plus claire du plan et de l’étendue de la ville elle-même, qui n’a jamais été vraiment étudiée. Sur l’acropole de Coronée subsistent les restes de bâtiments romains et quelques segments du rempart archaïque ; au pied de la colline les vestiges d’une grande tour médiévale. Des recherches antérieures avaient détecté des traces de vestiges néolithiques et de l’Âge du Bronze. Il est donc pratiquement certain que le site fut occupé sans interruption de l’époque préhistorique à l’époque byzantine. À la fin de la période franque la ville fut sans doute abandonnée et l’on suppose que ses habitants s’installèrent à l’emplacement du village moderne d’Aghios Géorgios (1,5 km à l’Ouest), seul village de la région qui soit grec et non pas d’origine albanaise. Au cours de la campagne de 2006, n’ayant pas de permis pour la collecte de céramique, on s’est limité à prendre des notes sur la qualité et la densité des vestiges de surface (poterie, vestiges architecturaux). La céramique était abondante dans tous les secteurs prospectés. On a notamment repéré une forte concentration à mi-pente de la colline, provenant sans doute des déchets d’un atelier de potier. Selon une première estimation, la ville atteint son étendue maximum aux époques classique et hellénistique et se contracte à l’époque romaine ; la ville médiévale était aussi assez importante. Les prochains travaux tenteront aussi de répondre à une série de questions d’ordre historique, comme : Quelle était la nature de l’habitat préhistorique de Coronée ? A-t-il existé un habitat du début de Âge du Fer sur l'acropole ? Y avait-il un village franc associé à la tour au pied de l’acropole ? Peut-on tester l’hypothèse du déplacement de Coronée au village voisin d’Aghios Georgios à la fin de l’époque byzantine ?

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En 2006, les fouilles dans le sanctuaire de Kalapodi ont été poursuivies sous la direction de W.- D. Niemeier en collaboration avec R. Felsch. Dans la partie Ouest du temple archaïque Sud on a repéré une nouvelle rampe plus étroite que celle de la partie Est. Dans la moitié Nord du pronaos Ouest, sous une couche de destruction (tuiles et poutres carbonisées provenant du toit, briques crues) on a exhumé les restes de quatre nouvelles roues de char en fer (fig.1). D’après les données de la fouille, ces roues, comme celles qui avaient été découvertes en 2004, devaient être des offrandes accrochées à des colonnes. Le chapiteau dorique découvert en 2005, portant des traces de feu et réutilisé comme autel dans le sanctuaire provisoire en plein air, a été extrait pour être étudié par l’architecte N. Hellner ; il s’agirait d’un des plus anciens chapiteaux doriques connus en Grèce et le seul qui ait été trouvé dans un contexte stratigraphique bien daté (antérieur à la destruction de 595/590-570 av. J.-C.). Parmi les découvertes notables dans cette partie Ouest du temple archaïque Sud figure une grande eschara contenant un épais dépôt de cendres. Lors de la destruction du second état du temple, due probablement à un séisme, le mur en briques crues Sud s’effondra dans l’eschara. On savait que le parement intérieur de ce mur était recouvert d’enduit ; cette année on a retrouvé des lambeaux de cet enduit portant des peintures murales, notamment une scène de bataille : sur un des fragments on distingue une partie de casque de guerrier et deux bras tenant des lances, dont l’un appartient au guerrier casqué et l’autre à un guerrier se trouvant derrière celui-ci (fig. 2). Kalapodi est donc le deuxième site, après le temple de Poséidon à Isthmia, à offrir des restes de peintures murales du VIIe s. av. J.-C. Autre découverte exceptionnelle, celle de plusieurs fragments de cratères HR IIIC ornés de scènes de combat (fig. 3) ou de danse rituelle. D’autres témoignages d’activité cultuelle pendant cette période sont fournis par des fragments de figurines de taureau en terre cuite. D’autre part, le fait que l’activité cultuelle dans ce sanctuaire est antérieure à l’HR IIIC, donc à la destruction du système palatial mycénien, a été confirmée par la découverte d’une couche de nivellement datable par la céramique de l’époque palatiale (HR IIIA2-B). Cette couche a en effet livré un fragment de figurine zoomorphe en terre cuite et des perles en faïence. Enfin, la découverte, dans les couches profondes, de céramique minyenne et d’un sceau minoen de la période protopalatiale (MM IB-II) (fig. 4) pourrait suggérer que le sanctuaire remonte au Bronze Moyen.

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Dans le cadre du projet d’étude de l’acropole néolithique de Halai et de la Locride orientale conduit par l’Université Cornell sous la direction de J.E. Coleman, une équipe multidisciplinaire a continué en 2005 et 2006 l’étude de l’architecture, de la céramique et des objets en pierre et en os et a entrepris des travaux de protection du site. Un atelier a également été organisé sur le thème « Grèce Centrale, 6000-5000 av. J.-C. ».

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La petite île de Mitrou, située au Nord de Tragana, constitue un des rares sites préhistoriques de la Grèce continentale où la stratigraphie semble être ininterrompue entre Helladique moyen et l’époque Protogéometrique. Après une prospection en 1988-1989, la première fouille jamais entreprise sur le site a eu lieu en 2004 ; elle constitue le fruit de collaboration entre la XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques de Lamia et l’université de Tennessee/ASCSA. La direction de la fouille est assurée du côté grecque par E. Zahou et du côté américain par A. Van de Moortel et la durée prévue est de 5 campagnes de fouilles (2004-2008).   En 2005 la fouille a continué l’exploration de la partie nord-est de l’îlot (fig. 1) où la prospection électromagnétique de 2003 par l’université de Thessalonique avait révélé l’existence d’une ville avec une large structure du type de mégaron. La continuité dans les structures urbaines et l’utilisation de l’espace est attestée pour une période de 700 ans, avec une exception significative, celle de l’Helladique Récent IIIB où les restes architecturaux sont très pauvres. Les bâtiments et le complexe funéraire datant de l’Helladique Récent I, découverts lors de la campagne de 2005 montrent que Mitrou est un site important pour l’étude de l’apparition de la société mycénienne palatiale. L’Helladique Récent IIIA est bien représenté par des restes céramiques et un four de potiers partiellement fouillé. Les restes de la période de transition entre l’Age du Bronze et l’Age du Fer sont très étendus représentant toutes les phases et sous-phases de la période.   La troisième campagne de fouille de 2006 a mis au jour d’autres structures monumentales de l’Helladique Moyen / Helladique Récent I et III, mais peu d’activité humaine est détectée pour les phases de l’HR IIIA :2 et HR IIIB. Plusieurs tombes à ciste ont été découvertes entre 2004-2006 datant toutes de la période Protogéométrique et contenant pour la plupart, des inhumations d’enfants. Les offrandes aux morts se limitent à des vases, des outils en os, une fibule en bronze et quelques coquillages. Une petite feuille en or provient probablement d’une tombe ; des vases en miniature, un sceau en stéatite et des marmites font également parti du matériel découvert lors des trois campagnes de fouilles.

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En 2006, d’importants vestiges ont été mis au jour dans les zones I et II, qui précisent sensiblement notre connaissance du site à la fin de l’HR et au début de l’Âge du Fer. Dans la zone I, la fouille s’est concentrée près du passage Nord-Sud dégagé en 2004, dont la profondeur avait été surévaluée au moment de sa découverte en raison de la présence d’une fosse GR à cet endroit. Le mur à l’Est du passage constitue en réalité le mur Ouest d’un « mégaron » PG/SPG (Xe-IXe s. av. J.-C.) dont le mode de construction ressemble à celui de l’édifice monumental de Toumba. Le bâtiment, désormais appelé le « mégaron » protogéométrique (fig. 1-2), est l’édifice de l’Âge du Fer le mieux construit à Xéropolis ; mesurant à l’intérieur au moins 13 x 7,50 m, il est toutefois plus petit que le bâtiment de Toumba. Le « mégaron » a été construit presque directement sur une structure HR IIIC ; l’emploi du même emplacement et la réutilisation de murs antérieurs ne peuvent être une coïncidence. Le mur Ouest est partiellement conservé, la limite Sud du « mégaron » est attestée par un tronçon de mur et des trous de poteau, alors que toute trace du mur Nord a été oblitérée par l’érosion du tell à cet endroit ; on ignore par conséquent s’il s’agissait d’une construction absidale ou rectangulaire. Les murs Est et Ouest étaient fondés sur des dalles, le mur Est reposant sur le sommet d’un mur de l’HR IIIC. On a dégagé, à l’intérieur, des trous de poteau (diam. 0,20 m) pas exactement alignés sur les deux murs Nord-Sud. Des trous de poteau disposés sur un axe Est-Ouest suggèrent que la partie Nord du bâtiment était peut-être divisée en deux pièces, dotées de deux sols différents : un pavement de galets dans la pièce Nord, de briques crues dans la pièce Sud ; à proximité, des fosses circulaires (diam. 0,70-0,80 m ; prof. 0,60 m) auraient servi à maintenir des vases de stockage (comme dans l’édifice monumental de Toumba). Relevons la présence de blocs à l’intérieur du bâtiment, probablement des bases de poteau HR IIIC remployées. L’absence de mobilier autre que de la céramique suggère que le bâtiment fut nettoyé lors de son abandon. Il semble que le mur Ouest a continué à servir de limite tant que le passage Nord-Sud était en usage. Des vestiges dont la chronologie s’échelonne de l’HR IIIC à l’Âge du Fer ont été mis au jour au Sud-Ouest de la maison GR fouillée par Popham et Sackett dans les années 1960 (secteur P). Sur une surface de 6 m2 se succédaient des structures appartenant à plus de 9 états architecturaux. Relevons, assignables à l’HR IIIC, une maison détruite par un incendie, des récipients en briques crues le long d’un mur et une tombe sous un sol (pratique courante à Xéropolis à cette période) ; au PG Ancien, des trous de poteaux d’une maison sans doute absidale. Dans la zone II, à env. 150 m à l’Ouest de la zone II, deux secteurs principaux ont été explorés (secteur Q au Sud-Est, secteur R au Nord-Est), révélant : –   dans le secteur Q, une rue Nord-Sud bordée par un secteur domestique et délimitée par des périboles bas. La surface explorée à l’Est de la rue (200 m2) conservait des vestiges assignables au premier horizon des toutes dernières phases de l’HR IIIC et de la période submycénienne mis au jour à Xéropolis : une maison, des appentis et des espaces non couverts, sans doute des cours ; –   dans le secteur R, un espace libre de construction (env. 6-7 m Nord-Sud), aménagé de petites pierres et galets, de céramique HR IIIC et d’ossements ; quelques rares vestiges témoignent de l’existence de constructions à cet endroit, qui ont été déplacées volontairement afin de ménager cet espace libre. Un imposant mur NO-SE, sans doute de terrasse ou d’enceinte, séparait, au Nord, des couches d’argile qui descendaient en une dépression ; les horizons PG contenaient, au milieu de pierres, des figurines en terre cuite brisées, parmi lesquelles deux bovidés, un modèle de bateau (fig. 3) et peut-être une tête de centaure (fig. 4).  

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Acropole. — Deux opérations ont été conduites en parallèle au sommet de l’acropole en 2006, l’une consacrée au dégagement du sanctuaire d’Athéna, l’autre à la datation de la courtine située à l’Ouest de la tour Nord de l’enceinte de l’acropole (fig. 1). La reprise, sous la direction de S. Huber, du dégagement du sanctuaire partiellement mis au jour entre 1993 et 1995 sur le plateau sommital de l’acropole s’est avérée fructueuse puisqu’elle a permis de confirmer le nom de la divinité qui était honorée au sommet de l’acropole : Athéna. Deux secteurs ont été explorés en 2006, l’un au Nord et l’autre à l’Ouest d’une esplanade ravalée dans la roche naturelle à la fin du IIIe s. av. J.-C. Les structures mises au jour au Nord de l’esplanade, frustes et assignables à la période hellénistique, n’ont pu être mises en relation avec certitude avec le sanctuaire. Contre toute attente en revanche, les sondages ouverts à l’Ouest du plateau ont livré, malgré l’importante érosion à cet endroit, de riches informations sur l’occupation de l’espace religieux, conservant des sédiments et des structures datables depuis l’époque archaïque jusqu’à la fin de la période hellénistique. On a ainsi pu démontrer que l’esplanade ravalée dans la roche naturelle avait été prolongée à l’Ouest par d’épais remblais contenus au Nord et au Sud par deux murs et qui recelaient un abondant mobilier en relation avec l’utilisation du sanctuaire aux époques antérieures. La terrasse, prolongée à l’Ouest par ces remblais, était fermée par un autre mur dans lequel est imbriquée une structure dont la fonction reste à déterminer. Au Sud-Ouest, sur une terrasse légèrement plus basse ont été dégagés des tronçons de murs dont l’un pourrait remonter à la période archaïque et un autre, d’époque hellénistique, aurait servi de stylobate. Des centaines de fragments d’hydries miniatures et des tessons de cruches à haut col ont été recueillis – ce qui confirme que ces deux formes de récipients constituaient la vaisselle rituelle par excellence des Érétriens à la période archaïque –, de même que des centaines de fragments de statuettes en terre cuite (dont des figurines plates assises d’époque archaïque, dites pappadès, de production attico-béotienne) ; outre les fragments d’une grande statuette plate en terre cuite qui représenterait Athéna vêtue de son égide, on signale des fragments de petite plastique « chypro-ionienne » en calcaire, dont un lion fragmentaire (fig. 2-3) ; haut. cons. 10 cm), qui conserve sur son flanc gauche une dédicace archaïque rétrograde en alphabet eubéen : ΑΘΕΝΑΙΕΣ, sous forme génitive d’appartenance fréquente sur les ex-voto. Des fragments de reliefs en terre cuite d’époque archaïque ont été recueillis, qui représentent une frise de cavaliers et de fantassins armés de javelines et de lances (fig. 4). Nous ignorons encore tout des premières structures qui ont précédé le ravalement de l’esplanade à la fin du ΙΙΙe s. av. J.-C., mais il est d’ores et déjà clair qu’Athéna, dont le culte au sommet de l’acropole était inconnu jusqu’à ce jour, devait assurer sa fonction classique de gardienne de la citadelle, de sa position dominante, au point le visible de la cité au loin. Environ 20 m au Nord-Est du sanctuaire, un sondage perpendiculaire au tracé de l’enceinte fut ouvert sous la conduite de S. Fachard au point culminant de l’acropole, dans l’alignement du parement Ouest de la tour Nord. On a mis au jour un puissant mur (larg. 2,20 m) qui pourrait dater de l’HM et une sépulture multiple d’enfants qui contenait au moins deux sujets. La datation de la fortification d’époque classique, constituée d’un double parement avec remplissage interne, n’a pu être précisée ; l’étude de la céramique fait remonter sa construction au Ve s. av. J.-C. À l’intérieur de l’enceinte, on a dégagé des murs appartenant à une structure servant sans doute à contrôler l’accès à la tour Nord : un premier mur élevé dans l’axe de la tour Nord et deux autres perpendiculaires en briques crues, remployant un chapiteau dorique et un fût de colonne cannelé qui supportaient des poteaux en bois.

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En 2006, la première campagne d’un nouveau projet consacré à la plaine alluviale de Kampos, située à l’Ouest de Karystos, entreprise sous la conduite de Z. Tankosic et D. Keller, avait pour objectifs, notamment, d’étudier une région archéologiquement peu connue et de vérifier l’hypothèse que des routes et sentiers modernes étaient déjà en usage autrefois. On a recensé un total de vingt sites, dont quinze ont livré uniquement du mobilier en surface, cinq conservaient en outre des vestiges visibles en surface, quatre uniquement des vestiges sans matériel. La plupart des sites recelaient du mobilier assignable à la période tardo-romaine, trois conservaient également du matériel d’époque byzantine, alors qu’un ou deux sites remontent à l’époque classique ; quatre sites comprenaient du mobilier préhistorique (céramique, obsidienne, quelques outils lithiques). Les deux sites les plus importants sont un sanctuaire rural classique et une concentration d’obsidienne d’époque préhistorique (Néolithique Final ou Bronze Ancien). La position de nombreux sites le long du tracé de la route qui relie Karystos à Marmari (qui suit plus ou moins le tracé d’une route plus ancienne remontant au moins au début du XIXe s.) suggère qu’elle a pu être en usage dans l’Antiquité.

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À Delphes, deux types d’entreprises méritent mention : - l'étude architecturale et topographique de la première partie de la « voie sacrée », depuis l'entrée du sanctuaire jusqu'au "carrefour des trésors" a été poursuivie (J.-Fr. Bommelaer). - plusieurs travaux d'aménagement, sur le site ou au Musée, ont par ailleurs été entrepris en collaboration avec l'éphorie: - on a ainsi entrepris l'aménagement de terrasses à proximité du Musée pour la présentation de grandes séries architecturales : Pilier de Paul-Emile, piliers des Messéniens, etc. - on a également procédé à un début d'aménagement de la réserve des sculptures. Sont également venus travailler sur le site ou dans sa région : H. Aurigny (les bronzes), R. Bouchon (inscriptions), M. Douthe (épigraphie), A. Jacquemin (offrandes monumentales), J.-M. Luce (céramique géométrique de Médéon de Phocide), Pl. Pétridis (céramique paléochrétienne, dont le manuscrit a été déposé). Le manuscrit sur la fouille de l'aire du char des Rhodiens en est aux secondes épreuves (J.-M. Luce), celui qui est consacré à la céramique protobyzantine a été déposé (Pl. Pétridis) et l'étude architecturale de la villa Sud-Est est en voie d'achèvement. — De manière générale, l'arrivée de deux membres dont les dossiers scientifiques portent sur Delphes, la collaboration de l'architecte Didier Laroche et les excellentes relations entretenues avec la nouvelle direction de l'éphorie, qui a souhaité associer l'EfA à l’aménagement d’une stoa épigraphique, à un programme sur le site de Kirrha et aux travaux de restauration du théâtre pour lesquels un financement européen a été acquis, laissent augurer d'une belle reprise d'activité sur le site de Delphes.

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Étude pétrographique effectuée à partir d’échantillons de céramique provenant de l’habitat HA IIA fouillé de 1996 à 1999, ainsi que d’argiles prélevées lors de prospections dans la région du site. Huit pâtes, dont les caractéristiques et les éléments constitutifs proviennent de la région, ont pu être identifiées.

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Le site de Kynos, qui a fait l’objet d’une fouille systématique entre 1985 et 1995, se trouve sur une colline proche de la côte, au lieu-dit Pyrgos ou Plati, au Nord-Est de Livanates. Il a connu une occupation continue de l’HM III à l’époque protobyzantine. Étude préliminaire des vestiges de l’époque protogéométrique, constitués d’un édifice à trois pièces, conservés en fondations sur une faible hauteur, sous les vestiges de constructions des époques romaine et protobyzantine. Les fondations de l’édifice sont en pierres plates, tandis que les éléments d’argile trouvés dans le remblai indiquent que l’élévation était en brique crue. Il n’y a aucun indice sur le mode de couverture, ni de traces de sols. La céramique façonnée à la main ou au tour, selon les types, indique une occupation de l’édifice, qui appartiendrait peut-être à un habitat organisé, au début de l’époque protogéométrique.

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À Dilesi, achèvement en 2006 de la fouille du terrain avoisinant des installations commerciales antiques (AΔ 1995, 305), qui a livré les vestiges d’un édifice à magasins ou à espaces de stockage d’époque romaine tardive.

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Sur le site archéologique de Diasergiani, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 et 2006 une fouille de sauvetage sur la propriété agricole Arvaniti et a mis au jour deux pièces appartenant à une ferme de l’époque hellénistique (IIIe – IIe s. av. J.-C.). L’une des pièces a révélé une couche de destruction composée de tuiles, de pierres et de tessons. Les murs sont conservés à une hauteur de quatre assises et, en dehors de la céramique, très peu de mobilier a été trouvé.

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Dans la région centrale de l’Eubée, au lieu-dit Veroutas, dans la région de Nerotrivia, G. Kakavas (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage exécutée en 2006 sur la propriété « Daphnontas A.E. », qui a permis la mise au jour des vestiges d’un édifice religieux d’époque byzantine et de deux tombes d’époque protobyzantine. Les vestiges construits comptent une abside (cordée de 2 mètres) et plusieurs murs (T1-4) appartenant au même bâtiment. À l’intérieur de l’abside, on a trouvé un grand nombre de tuiles intactes, provenant de l’effondrement du toit. Lors du dégagement des murs, on a recueilli des monnaies : un denier tournois de Guy II de la Roche (1294-1308), un aspron trachy de Manuel Comnène Doukas, despote de Thessalonique (1230-1237) ou de Jean III Vatatzis (1249-1250/54). Au Sud-Est de l’abside, on a dégagé deux tombes à fosse parallèles, contenant des inhumations d’adultes, déposées en position allongée, la tête vers l’Ouest. À l’intérieur de la bouche, on avait placé une monnaie de Justinien Ier (538 apr. J.-C.). Autour des tombes, on a trouvé une chaîne en bronze et des fragments de vases en verre.

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Dans le village de Magoula Eretrias, G. Kakavas (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’une fouille de sauvetage en 2006 sur les terrains Lykou-Sarlot et Patilokostopoulou, qui se trouvent au lieu-dit Aghia Paraskevi, au cours de laquelle on a mis au jour les vestiges d’un pavement de pierres et quatre tombes maçonnées orientées Est-Ouest. La recherche s’est poursuivie au Sud et en contact avec ces terrains, livrant les vestiges d’une église cémétériale, de nombreuses tombes, de segments de murs, de sols, ainsi qu’une base de pithos. L’église est de type basilical à trois nefs, avec abside semi-circulaire et pseudo-narthex. Elle est entourée de murs qui définissent des espaces qui n’ont pas pu être identifiés. Sur toute la zone de fouille, on a dégagé cinq tombes à ciste maçonnée et 61 tombes à tuile. La céramique date de l’époque hellénistique à l’époque tardobyzantine, les monnaies du VIIe au XIIIe s. On a également recueilli des objets en os, des bijoux en argent et en bronze et d’autres objets dont la datation s’échelonne entre le IIe s. av. J.-C. et le XIIe s. apr. J.-C.

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Près de Kalapodi, A. Gialouri (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005-2006 une fouille de sauvetage dans le cadre de travaux d’élargissement de la route entre Atalanti et Kalapodi et mis au jour les vestiges de plusieurs complexes s’échelonnant de l’époque hellénistique au début de l’époque protobyzantine. Au premier état de construction, qui date de l’époque hellénistique, est associé un grand bâtiment public, construit en appareil de grands blocs de poros, ainsi que d’autres constructions en blocs de poros de plus petite taille. Des structures en galets, en blocs de remploi provenant des bâtiments hellénistiques et en fragments de tuiles appartiennent à une deuxième phase. Il s’agit de pièces organisées probablement autour d’une cour. Un four de potier de plan circulaire (diam. 2,90 m), avec un pilier central et une sole en argile, appartient à la même phase. La troisième phase de construction est représentée par des bâtiments dans la construction desquels on a utilisé du mortier de chaux. Trois ensembles se distinguent : - un bâtiment orthogonal, orienté Est-Ouest (long. plus de 22,50 m ; larg. 20,50. Son extrémité orientale n’a pas été dégagée. Il est constitué de deux ailes, une au Nord et une au Sud, disposées de part et d’autre d’une cour ouverte large de 4,50 m. Chaque aile comporte des pièces carrées (dim. 3,15-3,30 x 3,30-3,50 m), aménagées le long de portiques larges de 2,60 m. Le portique Nord est interrompu par une citerne (long. 2 m ; larg. environ 2,60 m). Des pièces carrées, trois sont conservées dans l’aile Nord et deux dans l’aile Sud. La quasi-totalité du bâtiment est conservée en fondations et aucun sol ni porte n’a été trouvé. Néanmoins, son plan, notamment l’aménagement des pièces en deux ailes autour d’une cour, suggère de l’identifier à une auberge. - des bains, au Sud du bâtiment ; ils étaient accolés au bâtiment de la deuxième phase de construction, mais semblent avoir fonctionné avec l’auberge (troisième état). Il s’agit d’une petite installation (long. 14 m ; larg. 5 m ; haut. conservée des murs 0,30-0,40 m), composée de trois salles principales –  le frigidarium, le tepidarium et le caldarium –  disposées l’une à côté de l’autre selon un axe Nord-Sud. Le frigidarium, qui est la salle la plus grande (4,90 x4,10 m), avait un sol pavé de dalles de terre cuite et parcouru par une canalisation ; les murs étaient revêtus de mortier hydraulique. Aux deux autres espaces sont associés des hypocaustes (dim. tepidarium 2,90 x 2,40 m ; dim. caldarium 1,80 x 2,20 m). Le caldarium comportait une petite baignoire d’eau chaude (alveus) pour deux personnes. - enfin, un atelier de potier a été installé au Sud des bains dans un édifice rectangulaire, orienté Est-Ouest (long. 12 m ; larg. 4 m), divisé en deux pièces, une à l’Ouest à un niveau plus élevé, l’autre à l’Est à niveau inférieur. Dans l’espace supérieur se trouvent trois bassins : une citerne ou un bassin à eau et deux bassins bas ou des aires de séchage. Dans la partie inférieure du bâtiment est installé le four, avec une chambre de chauffe de plan rectangulaire (dim. intérieures 3,30 x 2,50 m). Le mobilier recueilli sur la fouille compte de la céramique usuelle, de la céramique de transport, de stockage et de service, ainsi que des lampes, des pesons, des objets en os, des meules en pierre, des clous et une clé en fer. D’après le mobilier, les vestiges dégagés peuvent être interprétés comme ceux d’une ferme romaine (milieu du IIe s. d’après une monnaie) installés sur les restes de bâtiments hellénistiques, puis réaménagés à l’époque romaine tardive pour former une auberge (première moitié du IVe s. apr. J.-C., d’après les monnaies).

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Dans le secteur de Phrantzi, au lieu-dit Kotronaki, à Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 et 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Doka, adjacent au terrain Pagoni qui avait livré un pithos mycénien fixé dans une fosse (cf. Chronique, n. 3536). La fouille a livré la partie Sud d’un bâtiment rectangulaire de l’époque mycénienne, dont on distingue deux pièces. Le bâtiment est orienté Nord-Ouest/Sud-Est (dim. des vestiges mis au jour 5 x 4,04 m). Dans sa partie Est, un couloir (3,50 m x 1 m) menait probablement à un autre bâtiment. La partie Sud du bâtiment était fondée sur le rocher qui avait été taillé pour cette raison. À l’intérieur, et principalement de part et d’autre du mur Sud, on a dégagé une importante couche de destruction, sous laquelle le sol n’était pas conservé. L’étude préliminaire du mobilier permet de conclure que le bâtiment a été occupé au cours de l’HR IIIA et jusqu’au HR IIIB. Deux états de constructions ont pu être identifiés. Sous la partie Nord-Est et Ouest du bâtiment de l’HR III, on distingue les vestiges d’un édifice rectangulaire orienté Est-Ouest du début de l’époque mycénienne (HR IIB-HR IIIA1), construit en maçonnerie de pierres plates. La préparation du terrain pour l’installation du bâtiment de la phase suivante n’a laissé que peu de céramique ; on constate néanmoins qu’elle appartient à un atelier de production locale des XIVe-XIIIe s.  (on n’a recueilli que très peu de céramique importée). La partie centrale du bâtiment a été fondée au-dessus des vestiges d’une construction de l’HM, probablement de plan allongé, qui avait été détruite par un incendie ou par un séisme. À l’extrémité occidentale du bâtiment, on a mis au jour une structure de stockage constituée de deux espaces allongés (dim. 1,20 x 0,40/0,50 m chacun) délimités par des moellons. La présence de charbon et de restes de briques suggère l’emploi de bois et de brique crue dans l’élévation du bâtiment, qui semble avoir servi à conserver des céréales.

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À Thèbes, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2006 une fouille de sauvetage sur un terrain situé au 19, rue Amphionos (terrain Loukeri), après la mise au jour par la 1ère éphorie des antiquités byzantines, de puits creusés dans la roche (fig. 1). En 2006, la fouille, qui s’est concentrée sur la partie Nord et Sud-Est du terrain, a livré une stratigraphie attestant plusieurs niveaux successifs d’occupation entre l’époque préhistorique et l’époque byzantine. Les vestiges de constructions mis au jour comprennent 18 segments de murs épars délimitant des pièces dont l’aménagement précis est difficile à reconnaître (9 murs dateraient de l’époque protobyzantine et six murs sont datés de l’époque mycénienne). En plus des grandes quantités de céramiques datant de diverses périodes, on a également recueilli des figurines en terre cuite de type Φ et des figurines zoomorphes. De nombreuses lamelles de plomb peuvent être attribuées au revêtement du toit d’un bâtiment mycénien.

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À Thèbes, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Aghias Triados et Kithaironos, au Sud-Ouest de la ville moderne, et a mis au jour une partie de la nécropole de la ville classique. Dans ce secteur, A. Keramopoullos avait fouillé, entre 1905 et 1913, environ 30 tombes à chambre voûtée de l’époque mycénienne. Sur ce terrain, la fouille de 2006 a livré 42 nouvelles tombes : six tombes à tuile, une sépulture en fosse, une inhumation secondaire (réduction) et 34  fosses orthogonales, dont deux étaient des tombes-bûcher. Deux bothroi circulaires ont aussi été dégagés. Les tombes ont été pillées probablement à l’époque byzantine tardive. Presque toutes les tombes datent de l’époque classique, à l’exception d’un groupe de trois tombes qui datent de l’époque post-byzantine et d’une inhumation secondaire de l’époque hellénistique. Le mobilier qui restait dans les tombes compte principalement des figurines en terre cuite, des strigiles en fer. On trouve aussi quelques tessons et quelques fragments de figurines de l’époque mycénienne.

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À Thèbes, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Matala, dans la rue Etéokléous, qui se trouve aux abords Sud de l’acropole (fig. 1). Des vestiges de constructions de l’époque byzantine et post-byzantine ont été mis au jour sur toute l’étendue du terrain, tandis qu’au centre du terrain, on a recueilli des tessons de l’époque classique. De même, au centre du terrain, on a découvert, à une profondeur de 2,24 m, un grand mur  d’orientation Est-Ouest, construit en blocs taillés de poros (dim. 7,50 x 0,70 m. Deuxième mur construit en briques crues, au centre du terrain, à une profondeur de 1,38 m, également orienté Est-Ouest. Les blocs utilisés dans les vestiges ultérieurs – byzantins - proviennent des ruines des phases antérieures. On signale notamment le remploi d’un bloc inscrit dans un mur byzantin. Le texte indique une date dans la première moitié du IVe s. av. J.-C. Il y est question d’un traité entre Thèbes et la cité d’Istiée. On signale encore l’identification de fondations éparses d’un édifice allongé de l’époque archaïque ou classique, ainsi qu’une tranchée qui comporte du mobilier dont l’étude devrait permettre de déterminer si cet ouvrage défensif est en rapport avec le système de tranchées installée par Thèbes contre les Macédoniens en 335 av. J.-C.

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À Lébadée, V. Aravantinos (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Daidalou et Kadmou (terrain Benetou) et a mis au jour les vestiges de thermes de l’époque romaine tardive/protobyzantine qui comprenaient un pavement de mosaïque, un four à chaux, des constructions dont la fonction n’a pas été identifiée et un segment de rempart de la même époque (fig. 1). Le bâtiment thermal comprend une structure circulaire, conservée en fondations, dont une partie est entourée par un pavement de mosaïque. L’intérieur de la structure est recouvert d’un opus sectile qui forme des rayons. Elle est reliée à une canalisation sur sa partie Ouest. On a identifié une pièce chaude qui surmontait un dispositif d’hypocaustes et qui communiquait avec une pièce dallée, peut-être un vestiaire. Le pavement de mosaïque n’a été que partiellement mis au jour, puisqu’une partie de celui-ci se poursuit sous le trottoir de la rue Kadmou (fig. 2-3). La mosaïque couvre une surface de 18,50 m autour de la structure circulaire. Elle est composée de panneaux (dim. 0,70 x 1,05 m) qui comprennent diverses représentations, notamment les occupations quotidiennes, dont certaines sont liées à l’eau (dauphins, végétaux marins, cygne, âne transportant des hydries), d’autres comportent des bœufs, un canthare, des oiseaux, un paon, un ornement végétal. Une inscription est conservée et mentionne l’artiste Χάραξ. Les couleurs utilisées sont le noir, le blanc, le bleu et un bleu plus foncé, le vert, l’ocre et le rouge brique. Les critères stylistiques et la céramique recueillie permettent de dater le pavement du Ve s. apr. J.-C. La fouille du pavement a été étendue vers le trottoir, afin d’en poursuivre le dégagement : il est constitué de marches recouvertes de marbre qui aboutissent à des absides semi-circulaires au Sud et à l’Ouest.

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À Dilesi, A. Charami (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Kavva situé à l’angle des rues Odysseos et Artemidos et a mis au jour un atelier céramique, composé de trois fours, un puits, une fosse à argile, une pièce rectangulaire. Le four I, daté de l’époque romaine tardive conserve une chambre de cuisson rectangulaire (dim. 5,35 x 5,40 m) orientée Est-Ouest, avec une entrée voûtée à l’Ouest (larg. 1,22 m), mais la sole est mal conservée (fig. 1). Les deux autres fours, plus à l’Ouest, présentent une entrée au Nord-Ouest et conservent un pilier en argile soutenant la sole (fig. 2). Ceux-ci datent de l’époque hellénistique. Le mobilier recueilli sur le terrain compte une grande quantité de céramique de l’époque romaine tardive : des tessons de panse, de col, de bases et d’anses de grands vases de stockage (amphores à fond pointu) qui auraient été produits sur place, ainsi que des outils de production céramique. L’occupation de ce secteur par l’artisanat est attestée de l’époque hellénistique au VIe  s. apr. J.-C. et la proximité de ces vestiges avec un four orthogonal de l’époque romaine tardive sur un terrain voisin (cf. AD 50 [1996], p. 279-281) souligne l’importance de l’artisanat à Dilesi à l’époque romaine tardive.

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À Dilesi, A. Charami (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Papaevangeliou, à l’angle des rues Chalkoutsiou-Dilesiou et Odysseos et a mis au  jour un complexe architectural composé d’au moins sept pièces, conservé à faible hauteur. La céramique recueillie comporte principalement des fragments d’amphores et de vases de stockage, des lampes en terre cuite à décor végétal, datés du IVe s. apr. J.-C. On a également trouvé des poids en terre cuite et en plomb, des anses de lekanis zoomorphes, datées du IVe s. apr. J.-C., ainsi que 43 monnaies dont la datation s’échelonne entre le IIe et le IVe s. apr. J.-C. – période de fréquentation du complexe, qui a été identifié à un bâtiment commercial et de stockage.

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Entre Orchoménos et Chéronée, K. Kalliga et A. Belegrati (IXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2006 une fouille systématique au lieu-dit Gyphtissa (propriété d’A. Zourni-Dova),  et a mis au jour une fosse dépotoir de l’époque archaïque et classique, ainsi que deux tombes à ciste. Les sondages anciens (1997) ont été nettoyés et deux nouveaux ont été implantés. Le mobilier qui avait été recueilli anciennement provenait d’un grand dépotoir aux limites indéfinies, situé dans l’angle Nord-Est du champ. On a prélevé plus de 1500 vases, majoritairement miniatures, des dizaines de figurines féminines debout ou assises ou appartenant à d’autres types, datant d’une période allant du VIe s. av. J.-C. au début de l’époque hellénistique. À l’Ouest de ce dépotoir, la fouille a mis au jour deux tombes à ciste (T1 : 1,12 x 0,65 m ; T2 : 1,80 x 0,62 m). La première, sans couverture et dont un côté avait été enlevé, renfermait une sépulture dont la tête était à l’Ouest, des os, des tessons de céramique, cinq kotylè, une pointe de lance en fer et un fragment de figurine. En dehors du mobilier à l’intérieur de la tombe on a également recueilli 20 vases miniatures, 13 petites kotylè et des tessons d’un vase à vernis noir qui proviennent du dépotoir voisin. La deuxième tombe renfermait des tessons de céramique des fragments de figurines et trois petites kotylè ; elle n’était plus couverte non plus. Le mobilier du dépotoir témoigne de la présence d’un important espace cultuel de divinités féminines. Une fois le sanctuaire abandonné, l’espace fut occupé par une nécropole.

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À Thèbes, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille en 2006 de sauvetage du terrain Kophinis-Skourtaniotis-Germakopoulos, situé rue Drakou, sur lequel on a mis au jour les vestiges de constructions de l’époque byzantine et post-byzantine. Aux niveaux inférieurs, on a dégagé 20 fosses creusées dans le poros. Elles sont de formes cylindriques et légèrement en cloche, d’une profondeur allant de 1,40 à 3,50 m et présentent un diamètre d’ouverture de 0,75 à 1,50 m (fig. 1-3). On trouve également des cavités moins profondes qui aurait servi à fixer des structures en bois. Une des fosses était reliée à une canalisation couverte de tuiles, ce qui permet d’identifier cet ensemble à une installation artisanale de l’époque byzantine liée aux vestiges du terrain voisin au Nord (voir Chronique, n. 3000 et 2999). Au-dessus de ce niveau, dans la partie Ouest du terrain, a été construite une maison de l’époque post-byzantine, composée d’une pièce principale à étage et d’une cour dallée. Les fondations de la maison comportent des arcs de décharge qui s’appuient sur les fosses byzantines. La fouille de la maison a livré une  couche de destruction avec des traces d’incendie qui atteint une épaisseur d’un mètre dans la cour. Une monnaie vénitienne de 1686 a été trouvée sous le niveau de fondation de la maison, fournissant ainsi peut-être un terminus ante quem pour la construction de la maison. La cour a incorporé et réutilisé une fosse byzantine : son embouchure a été surélevée par des rangées de pierres et elle atteint ainsi une hauteur de 3,60 m. Elle contenait une grande quantité de mobilier, parmi lequel on compte de la céramique d’Iznik, de Çanakkale et de Kütahya notamment, datant de 1500 à 1800 environ, de la céramique commune, des fragments de pipes ottomanes, des objets métalliques, une épée en fer avec des traces d’un étui en cuir, des ciseaux en fer, des clous, des couteaux. Le niveau supérieur de la fosse était composé de pierres et de tuiles, comme le reste de la cour. Au-dessus de ce niveau de destruction, on a trouvé une double colonnette en marbre (haut. 0,58 ; larg. 0,29 ; ép. 0,09 m). Parmi les trouvailles dans les autres fosses, on mentionne les 64 morceaux d’écume de mer dans une même fosse, provenant d’un atelier de production de pipes (que l’on avait trouvé jusqu’à présent que dans la rue Epaminonda, cf. Chronique, n. 2998). Dans la même fosse, on a recueilli une monnaie d’époque franque et un plat à glaçure et décor incisé. Près de la limite orientale du terrain, on a dégagé les fondations d’un autre bâtiment qui en forment l’angle Nord-Ouest et le mur Ouest (long. 10 m).

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À Thèbes, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille en 2006 de sauvetage sur le terrain Keri, situé rue Zithou, au cours de laquelle ont été dégagés les vestiges de fondations de deux bâtiments parallèles, dont l’un comporte deux fosses de stockages (silos) aux parois internes stuquées (fig. 1). La céramique recueillie s’échelonne entre le Xe et le XVIIIe siècle (fig. 2) et seules cinq monnaies (IVe-XIe s.) ont été trouvées. On note la découverte un fragment d’une croix-reliquaire en bronze, dont la face avant porte un décor incisé représentant le Christ en buste, et six et deux saints en prière en-dessous (fig. 3). Cet objet date du XIe-XIIe s. On signale, encore, un imposte sculpté de colonnette double, daté probablement du XIe s., portant une croix de Malte inscrite dans un cercle.

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À Thèbes, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille en 2006 de sauvetage sur le terrain Repouskou, au Sud-Ouest de la colline de l’Ismenion et au Sud-Est du terrain sur lequel on avait fouillé une église cémétériale de l’époque post-byzantine. On a dégagé un ensemble complexe de 41 murs appartenant à des phases successives de constructions et de réparations d’un quartier d’habitation de l’époque byzantine et post-byzantine, comme semblent l’indiquer la céramique (amphores, oenochoés, marmites, lampes, céramique à glaçure et vaisselle de table ; fig. 1-2), le petit mobilier et les 35 monnaies recueillies (IVe-XIVe s.). En revanche, un total de 205 clous en fer, des masses de fer et de bronze indiquent probablement une activité artisanale.

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À Thèbes, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’un sondage complémtaire mené en 2006 sur le terrain Bouranda-Sampani, à l’angle des rues Epaminonda et Oidipodos. La fouille s’est poursuivie dans la partie orientale du terrain, mettant au jour un mur appartenant à un édifice protobyzantin (long. 7 m ; larg. 0,65 m ; haut. 1-2,50 m) et un mur perpendiculaire délimitant un sol pavé d’une mosaïque qui avait été mise au jour sur le terrain voisin (terrain Louka, fouillé en 1982) et datée de la première moitié du VIe s. apr. J.-C. Deux cerfs et des oiseaux marins y sont représentés.

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Dans le secteur de Steiri antique, Ch. Koilakou (1ère éphorie des antiquités byzantines) rend compte des recherches menées en 2006 sur le site déjà connu des ruines de l’église d’Aghios Nikolaos. Les nettoyages effectués sur le site ont permis d'en dégager le pourtour et d’en faire un relevé : il s’agit d’une église en croix libre et à coupole (dim. 10 x 8,50 m), précédée d’un narthex à l’Ouest. On a constaté à nouveau l’utilisation de remplois de blocs antiques, notamment deux fragments jointifs d’une base inscrite déjà connue (IG IX, 1, 34 ; fig. 1).

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À Chalcis, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2006 sur le terrain Sali, situé rue Lilantion et sur lequel on a mis au jour les vestiges d’un bâtiment public de l’époque hellénistique et une tombe à ciste maçonnée (fig. 1). Au centre du terrain, on a dégagé les vestiges d’un bâtiment dont 4 murs appartiennent à son premier état de construction, daté de l’époque hellénistique. De construction soignée, il s’agit d’un bâtiment public, en bord de rue. Deux pièces et un sol de mosaïque appartiennent à un deuxième état de construction à l’époque romaine. Dans ces deux pièces on a recueilli de la céramique grossière. Au Nord/Nord-Ouest de la pièce B, on a mis au jour une tombe à ciste maçonnée, orientée Est-Ouest (long. 2,50 m ; larg. 1,25-1,60 m). On constate que certains des blocs utilisés dans la construction de la tombe, notamment les dalles de couverture, sont des remplois : une colonne taillée pour être utilisée comme seuil, puis utilisé dans la tombe. Sous les dalles de couverture, la tombe était remplie de terre qui recouvrait des os de plusieurs squelettes, avec lesquels on a trouvé une petite oenochoé à bec trilobé qui a été daté du IIe s. apr. J.-C.

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À Chalcis, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage en 2006 sur le terrain Leonti, situé rue Monis Erion, dans un secteur connu pour la présence de la nécropole de Vrontou. La fouille a révélé une partie de cette nécropole, avec de nombreuses tombes, ainsi que les vestiges d’un édifice de l’époque hellénistique, antérieur à la nécropole. Le bâtiment présente une orientation différente par rapport au tracé des rues. Deux des murs délimitent probablement un andron, au sol pavé de galets. L’ensemble a été perturbé par l’installation des tombes I-V de la nécropole. De celle-ci, 19 tombes ont été mises au jour sur ce terrain : il s’agit de 15 tombes à fosse, 2 tombes à tuile et deux tombes à tuile à l’intérieur de fosses creusées dans la roche. On note une inhumation triple (tombes II-IV-V). La plupart des tombes avaient été perturbées ou ne comportaient pas de mobilier. Les couches autour des tombes ont livré de la céramique variée (canthares, skyphoi, unguentaria, amphores de transport, marmites, réchaud,  coquillages marins et autres). Par ailleurs on a fouillé deux puits, l’un de plan rectangulaire (dim. 0,95 x 0,43 m), l’autre de plan circulaire (diam. 1,10 m). Le site est occupé entre le IIIe s. et le IIe-Ier s. av. J.-C.

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À Chalcis, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage en 2006 sur le terrain de la société Spanos-Papageorgiou-Karori, sur lequel on a mis au jour les vestiges d’un bâtiment daté de l’époque hellénistique et composé de trois pièces et d’un bain au sol de mortier (dim. bain : 2,60 x 1,55 m). Le mur extérieur du bâtiment (long. 7,30 m ; larg. 0,45 m ; haut. 0,25 m) s’ouvre par un seuil monolithique (long. 1,10 m ; larg. 0,45 m ; haut. 0,25 m).

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À Chalcis, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage en 2006 sur le terrain Pachy, situé sur la rue Zoïs. La fouille n’a pas livré de vestiges construits, mais une importante couche d’une épaisseur d’environ 1 m qui comportait une grande quantité de céramique de l’époque hellénistique et romaine, du verre, des fragments de marbre, des stucs peints. On note également une quantité inhabituelle de fragments de murex de tailles diverses. On a également recueilli des masses de fer, de nombreux os, deux dents de bovidés et un os animal travaillé sur un côté – il s’agirait peut-être d’un atelier de production d’auloi, tandis que le reste du matériel indique l’existence d’autres types d’ateliers aussi.

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Dans la région d’Amarynthos, au lieu-dit Gerani, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de sondages effectués en collaboration avec P. Ducrey, D. Knoepfler, Th. Theurillat et S. Fachard (ESAG) sur la propriété Patavali en 2006. Les sondages avaient pour objectif de localiser des vestiges appartenant au sanctuaire d’Artémis Amarysia, mais ce sont des vestiges d’un habitat préhistorique qui ont été mis au jour. On a trouvé néanmoins un bloc de marbre de grandes dimensions qui présente une anathyrose.

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À Anthédon, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage en 2006 du terrain Petaloti – Kouphopoulou, situé dans la rue Aghiou Georgiou et sur lequel on a mis au jour une partie d’une nécropole. On a dégagé, au Sud-Ouest du terrain, un enclos funéraire composé de deux murs en blocs de poros, des sépultures d’enfants et des dépotoirs.

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Dans la commune de Loutra Aidipsou, A. Karapaschalidou (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage en 2006 du terrain Triantaphyllou, situé rue Philellinon, sur lequel on a mis au jour quatre segments de murs appartenant à un bâtiment à deux pièces. Les murs sont maçonnés avec des dalles de terre cuite, des briques, des pierres grossièrement taillées et du mortier. Le mobilier compte des fragments d’amphores à fond pointu, de lampes et de vases usuels.

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Dans la commune d’Ano Oreoi, A. Ritsonis (XIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage en 2006 sur le terrain Papagiannakopoulou sur lequel on a découvert les vestiges d’un grand bâtiment du IIe s. av. J.-C. surmontés de quelques vestiges de constructions de l’époque byzantine. Il s’agit d’un bâtiment dont deux pièces ont été identifiées et avec une entrée sur le mur Est. Sous le sol de l’une des pièces, on a mis au jour un « trésor » de 155 monnaies d’argent thésaurisées en 171 av. J.-C. dans une olpè à vernis noir, d’un type connu à Cos et daté du début du deuxième quart du IIe s. av. J.-C.

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Dans la ville de Lamia, dans le secteur de la nécropole Sud-Est, M.-Ph. Papakonstantinou et E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Miga et ont mis au jour 12 nouvelles tombes, datées de la seconde moitié du IVe s. et du IIIe s. av. J.-C. Parmi le mobilier contenu dans ces tombes à ciste, dont certaines ont été trouvées intactes, on compte entre autres de la céramique (unguentaria, skyphoi, lampes, lécythes, pyxides), des figurines de terre cuite, des objets en bronze (têtes de clous provenant de lits funéraires, un miroir en bronze), des bijoux en or (une bague en or et pierre précieuse, des éléments d’une couronne, des perles), des objets en albâtre et un strigile en fer.

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Dans la ville de Lamia, des travaux de canalisation ont mené E. Karantzali et A. Papastathopoulou (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) à effectuer, en 2006, plusieurs opérations de sauvetage dans le secteur de la nécropole Sud-Est de la ville antique. Plus particulièrement, on a mis au jour onze tombes à ciste dans la rue Skoupha, dans la rue Miaouli, dans la rue Korinthou et dans la rue Panourias.

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Dans la ville de Lamia, A. Papastathopoulou (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage au no 45 de la rue Patroklou et a mis au jour des vestiges de constructions antiques. On a mis au jour deux séries de blocs de poros fondés sur la roche, un segment de canalisation en terre cuite et deux segments de la fortification hellénistique, d’orientation Nord-Ouest/Sud-Est, sur une hauteur de deux et de trois assises (long. 1,90 et 3,50 m ; larg. 1,40 m et 1,65 m ; haut. 0,97 m et 1,05 m).

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Dans le secteur de Phranzti, au Sud-Ouest de Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Stergianni et a mis au jour deux fosses creusées dans la roche calcaire. Les deux fosses sont de forme elliptique (fosse 1 : 5,62 x 5,55 m ; fosse 2, partiellement fouillée : 7,30 x 3,30 m) et sont des dépotoirs provenant de la destruction des ruines de l’habitat de l’HM en préparation à de nouvelles constructions à l’HM III-HR I et HR IIB-HR IIIA. La stratigraphie du remplissage des fosses montre que les vases brisés y avaient été jetés en premiers, puis des matériaux de construction. Le mobilier date du début de l’HM I et de l’HM II, ce qui correspond aux phases III et IV des habitats de Pefkakia en Magnésie. La majorité de la céramique provient de l’atelier local dont l’activité est attestée à l’HR III.

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Dans le secteur de Phranzti, au Sud-Ouest de Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Akrivou, qui se situe dans une zone archéologique. On a mis au jour un mur imposant (long. 15 m ; larg. 0,50-1,50 m), d’orientation Nord-Sud (fig. 1). Il est construit en maçonnerie de grands blocs non taillés avec des petites pierres intercalées. Il constituait un mur de fortification qui longeait la colline de Samalona au Nord et à l’Est et date du début de la période classique. Dans la partie occidentale du terrain, on a dégagé un mur perpendiculaire, orienté Est-Ouest (long. 6,70 m ; larg. 1 m ; haut. 1 m) construit en appareil polygonal. Il était détruit dans sa partie Sud-Ouest, par l’aménagement d’une sépulture à l’époque hellénistique, à l’endroit où il rejoignait un troisième mur également construit en appareil polygonal (long. 5 m ; larg. 0,80-0,90 m). Dans la moitié Nord de l’espace compris entre ces trois murs (probablement une tour ou un bastion, également de l’époque classique), on a identifié un remplissage de pierres disposé en plusieurs couches. A un niveau inférieur, on a recueilli de la céramique préhistorique.

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Dans le cadre de travaux de canalisations dans toute la commune de Phrantzi, au Sud de Lamia, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour des vestiges de construction appartenant à diverses périodes d’occupation : Dans la rue à l’Est de l’église d’Aghios Georgios, à Kotronakia, non loin du terrain Doka et dans une tranchée d’environ 0,80 x 8,25m, on a dégagé des vestiges de bâtiments et des tas de pierres. Parmi la céramique, on note une majorité de tessons préhistoriques. Sur la route vers Kostalexi, à l’Est/Nord-Est de la place centrale, on a mis au jour de la céramique hellénistique et romaine, ainsi que des niveaux de destruction de murs en pierre et en tuile. Sur une voie rurale à l’Ouest de la place centrale, on a mis au jour des niveaux comportant de la céramique de l’époque hellénistique et romaine. Sur une route communale qui rejoint la route entre Phrantzi et Kostalexi, on a dégagé un empierrement et une couche de destruction comportant des petites pierres, des tuiles et de la céramique de l’époque hellénistique tardive et de l’époque romaine. Sur la route entre Phrantzi et Lamia, au Sud-Est de la place centrale de Phrantzi, on a dégagé les vestiges d’un mur sur une longueur de 3 m. Il est constitué de trois blocs alignés qui ressemblent aux blocs utilisés dans la construction du rempart mis au jour sur le terrain Akrivou, à une distance de 600 m. Une tranchée dans le même secteur a livré de la céramique de l’époque mycénienne (HR IIIA2) ; un peu plus loin, près de la propriété Rapti, on a dégagé un empierrement et de la céramique hellénistique. On signale, aussi, sur la route communale le dégagement d’une tombe à tuile de petites dimensions (long. 1,16 m ; larg. 0,44 m).

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Dans la commune de Stylida, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Maré-Eleutheriou (rue Kostis Palamas), qui se situe à l’intérieur du péribole fortifié de la ville antique et proche du port. La fouille a livré les vestiges d’un bâtiment (dim. 11,60 x 4,50 m ; fig. 1) qui s’étendait vers l’Est, au-delà du terrain fouillé. Il est composé de trois pièces alignées, dont l’une est divisée en deux espaces par une cloison. Sous la couche de destruction, composée de tuiles et de pierres, on a recueilli des fragments de grands  vases et de vaisselle de service dans la pièce A, ainsi que des lampes, des fragments de figurines, des objets en bronze et en fer et une monnaie, et les vestiges d’un foyer comportant des fragments de céramique à relief, des graines, des coquillages et des os animaux dans la pièce Γ.

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Dans la commune de Stylida, E. Karantzali (XIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Lianou, qui se trouve à l’intérieur du péribole fortifié de la ville antique. On y a dégagé les vestiges d’un bâtiment orthogonal allongé (dim. 9,70 x 3,20 m). Sous la couche de destruction du bâtiment, on a dégagé une partie du sol en argile et mortier de chaux. À l’extérieur du mur Sud, on a mis au jour une banquette associée à un sol de mortier, ce qui suggère que cet espace était probablement fermé aussi. On constate ainsi au moins deux états de construction sur un bâtiment qui atteste une occupation continue entre le IIe s. av. J.-C. et le Ier s. apr. J.-C.

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Dans la commune d’Amphissa, A. Tsaroucha (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage en avant du bâtiment de la mairie et a mis au jour les vestiges d’une construction circulaire (dim. haut. 1,40 m ; larg. 1 m) constituée de deux assises de grands blocs travaillés grossièrement à la pointe, fondés directement sur le rocher, sans assise de réglage. Ces vestiges ont été identifiés à une tour circulaire du système défensif de la ville daté de la fin du IVe s. av. J.-C., détruit en 388 av. J.-C. (fig. 1).

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Dans la commune d’Amphissa, A. Tsaroucha (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Maneta-Driva, situé rue Aghion Theodoron et a mis au jour les vestiges d’une pièce appartenant à une maison de l’époque romaine, d’un sol pavé et une tombe à ciste maçonnée (dim. ext. Long. 2,30 m ; larg. 0,80 m), qui contenait trois sépultures avec pour seul mobilier une boucle d’oreille en bronze.

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Dans la commune de Kirrha, D. Skorda (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain G. et I. Maniou, au Nord-Ouest de l’église de la Dormition de la Vierge. Cinq sondages dans la partie orientale du terrain ont livré, sous une couche superficielle, des niveaux préhistoriques appartenant à trois phases d’occupation. La première phase, identifiée dans une couche d’une épaisseur de 0,40 m, a conservé des vestiges épars de murs, dont l’état de conservation ne permet pas de restituer des plans de bâtiments, ainsi qu’une tombe à ciste d’enfant. Les structures sont généralement orientées Nord-Ouest / Sud-Est. La phase suivante est identifiée dans une couche d’une épaisseur de 0,30 m : on a pu reconnaître le plan de deux maisons orthogonales et un sol de galets. La troisième phase n’a été localisée que dans la partie Sud de la fouille et elle comporte une fondation en abside recouverte d’une couche de cendres et les vestiges d’une rue dallée. Le mobilier compte de la céramique, des os animaux en grande quantité, de nombreux outils en silex et en obsidienne, des outils en os. Le long de la limite Nord du terrain, on a dégagé la partie Nord du rempart de Kirrha, daté de la première moitié du IVe s. (339-338 av. J.-C.).

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Dans la commune de Kirrha, D. Skorda (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain I. Maniou, au lieu-dit Nekrotapheiou Kirrhas : au Nord-Est de l’ancien cimetière et aux abords Nord-Est de la magoula et près du four de potier fouillé sur le terrain Koureli en 1989. La fouille sur huit sondages a permis d’identifier deux phases d’occupation successives, qui correspondent à des couches d’environ 0,30 m chacune. Dans la partie occidentale du terrain, on a dégagé des murs puissants qui appartiennent à un bâtiment allongé, en forme de megaron et orienté Nord-Sud.  Au Sud et au Nord du terrain, on a dégagé des vestiges de murs, mais qui ne permettent pas d’identifier de nouveaux bâtiments. Le niveau inférieur (phase B) a livré des vestiges épars de fondations. On a également constaté que le « megaron » présentait deux états de construction. Le mobilier recueilli lors de la fouille permet de dater le bâtiment « megaron » de l’HR I.

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Dans la commune de Kastriotissa de la région d’Oitè, S. Raptopoulos (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur la propriété dans l’ancien café Kadda et a mis au jour une grande fosse-dépotoir qui renfermait des tuiles ayant appartenu à la toiture du rempart de l’époque hellénistique. La céramique qui s’y trouvait également datait d’une période de l’époque hellénistique à l’époque byzantine.

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À Glypha, S. Raptopoulos (Xe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur la propriété Kapentzoni et a mis au jour les vestiges d’une maison hellénistique et d’une maison préhistorique.

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Au Nord de la commune d’Hypati, au lieu-dit Motsio, G. Pallis et A. Yphanti (24e éphorie des antiquités byzantines) ont mené une fouille de sauvetage sur le terrain Makasopoulou, sur lequel des travaux plus anciens avaient mis au jour une tombe rupestre, ainsi que des vestiges de murs et de pavement de mosaïque. En 2006, la fouille des niveaux supérieurs du terrain ont livré un grand nombre de sépultures orientées Est-Ouest et recouvertes de fragments de mosaïques utilisées comme dalles de couverture. Le décor de l’un de ces fragments est lié, a priori, au baptistère d’Hypati, daté de la fin du Ve-VIe s. apr. J.-C.

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Sur la plage près de Livanates, près de l’église d’Aghia Marina, G. Pallis (24e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Papageorgiou et a mis au jour des vestiges d’un grand bâtiment protobyzantin, dont deux états ont été constatés. Des murs soigneusement construits en briques et en pierres liés avec du mortier semblent appartenir à la première phase de construction. Dans un deuxième état, deux pièces ont été ajoutées au bâtiment. Elles sont constituées de murs construits avec des moellons et des fragments de briques liés par de la terre. Dans la pièce Sud, on a dégagé une couche de destruction issue de l’effondrement du toit en tuiles qui recouvrait des fragments d’amphores de type LR2 et des tessons de céramique usuelle, de lampes à décor en relief, des fragments de vases en verre, des clous en fer, quelques monnaies de bronze. Ces éléments permettent une datation au Ve s. apr. J.-C.

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Dans la commune d’Atalanti, G. Pallis et A. Yphanti (24e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Sarakioti, situé rue Varonou Velliou, et a mis au jour un silo maçonné et des vestiges d’un bâtiment de l’époque protobyzantine, constitué de quatre murs.

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Dans la commune de Mariolata, Th. Maïlis (24e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 une fouille sur la basilique protobyzantine de Mariolata, qui avait été découverte par Lazaridis dans les années 60 (fig. 1). Cinq tombes à fosse ont été dégagées sous le narthex et les bas-côtés de l’église. Dans trois des tombes on a trouvé des vases-pithoi façonnés à la main, un poignard en fer, trois bagues en fer dont l’une est ornée d’un aigle et un collier. L’annexe Nord du narthex a été exploré (dim. 4,30 x 4,65 m). Sa façade Nord présentait une entrée à deux arcs : cette pièce fonctionnait comme prostoon et entrée principale de l’église, ajoutée peu après la construction de l’église.

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Dans le cadre de travaux routiers près de Kalapodi (Phthiotide), A. Gialouri (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 une fouille de sauvetage qui a livré les vestiges de constructions dont la datation s’échelonne entre l’époque hellénistique et l’époque protobyzantine. La phase d’occupation la plus ancienne remonte à l’époque hellénistique et correspond à un bâtiment monumental dont les murs ont été incorporés dans des constructions ultérieures. Dans une deuxième phase, on identifie les vestiges d’un bâtiment qui forment des pièces organisées autour d’une cour et dont certaines ont servi au stockage. La troisième phase est celle qui est mieux conservée : il s’agit d’un complexe architectural de l’époque protobyzantine dont on reconnaît un bâtiment rectangulaire orienté Est-Ouest (dim. 20,50 x 22,50 m). Il est constitué de deux ailes, une au Nord et une au Sud, comportant respectivement trois et deux pièces alignées et précédées de portiques, qui bordent une cour centrale. Le portique Nord est interrompu par la présence d’une citerne. Ce bâtiment a été identifié à une auberge, à laquelle est liée une installation balnéaire, située immédiatement au Sud de celle-ci (dim. 14 x 5 m). Le bain, installé dans des espaces réaménagés, comportait trois pièces principales alignées selon un axe Nord-Sud, frigidarium, tepidarium, caldarium. Au Sud des bains, on a dégagé un atelier de production céramique. Il s’agit d’un bâtiment allongé (dim. 12 x 4 m), orienté Est-Ouest, constitué de deux espaces situés à des niveaux légèrement différents : dans l’espace supérieur se trouvent trois aménagements, une citerne à eau et deux bassins de séchage ; dans l’espace inférieur, ont été dégagés les fours. On a fouillé une chambre de chauffe et les vestiges d’une installation plus récente. Au cours de la fouille, on a recueilli de la céramique, des fragments de lampes et de pesons, des outils en os, des coquillages, des meules, des clous en fer et, enfin, une clé en fer. On a également recueilli des monnaies de l’époque romaine (IIe-IVe s. apr. J.-C.) Ce mobilier, associé aux vestiges de construction, permettent d’identifier une installation agricole de l’époque romaine, aménagée sur des restes de l’époque hellénistique, qui est réorganisée et étendue vers le Nord, à l’époque romaine tardive – protobyzantine, pour construire une auberge, des bains et un atelier de potier.

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