Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Sud
Sur la colline de Castri à Chalandriani, M. Marthari a repris la fouille de 1898, dirigée par Chr. Tsountas, qui avait découvert un vaste cimetière datant de l’époque Protocycladique II (Kéros-Syros), entre 2700 et 2300 av. J.-C. et une agglomération fortifiée (fig. 1-2). L’archéologue allemande E. Bossert y avait fouillé dans les années ’60. Les nouvelles fouilles ont conduit à la découverte d’un grand mur au sommet de la colline, datant de l’époque Protocycladique II récente (phase Kastri). Les trois murs qui protègent l’agglomération sont contemporains. La fouille entre le mur du sommet de la colline et les habitations les plus au sud a livré de nombreux vases de stockage, des lames d’obsidienne, de la céramique, d’os de moutons et de chèvres et des mortiers en pierre. On a effectué un plan topographique complet du site et on a pris des photos aériennes.

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Lors de l’étude systématique de la maison à tour d’Aghia Triada, les travaux de restauration et d’anastylose ont permis de repérer, dans l’élévation, un bloc inscrit qui portait le nom de Ktésiphôn : ΚΤΗΣΙΦΩΝΤΟΣ.

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La prospection systématique dans la région d’Afiartis a comme objectif de compléter nos connaissances sur la civilisation antique et traditionnelle de l’île à travers une approche pluridisciplinaire. La région est divisée en trois zones, dont la première, près de la côte, est majoritairement réservée à l’agriculture. La seconde zone est une plaine, presque exclusivement réservée à l’agriculture. La troisième zone est rocheuse et elle est utilisée pour l’installation de l’habitat de l’époque romaine jusqu’à nos jours. Pendant toutes les périodes, l’habitat était installé à des endroits impropres à l’agriculture, à savoir sur un terrain rocheux. Cinq sites importants, datant de l’époque minoenne et romaine, ont été repérés dans la zone 1. Une ville romaine se trouvait à l’emplacement du village actuel de Katelymata. On signale de nombreuses trouvailles en dehors des sites. Dans la zone 3 les sites minoens sont plus nombreux que les sites romains. Aghios Georgios et Spinomelissa ont livré des trouvailles minoennes et mycéniennes. A l’époque romaine, Aghios Georgios était une sorte de satellite de la ville de Katelymata. La zone 2 était la zone cultivable et les seuls vestiges architecturaux sont les enclos de package. La céramique est abondante et en grande majorité d’époque romaine, mais il y a aussi de la céramique minoenne. Des nouveaux sites ont été repérés : Un site côtier à Katagros-Kavos, qui a livré de la céramique romaine et minoenne, mais dont les seuls vestiges architecturaux sont romains. Une installation romaine sur une colline dominant la mer et les terres cultivables à Katagros-Kefali. On a recueilli de la céramique minoenne et romaine. Les vestiges architecturaux minoens ne sont pas assurés, mais il y a de nombreux vestiges romains. L’habitat minoen a été abandonné en 1500 av. J.-C. et le site a été réoccupé à l’époque romaine, jusqu’en 700 apr. J.-C. Une grande concentration de céramique minoenne et la présence de quelques vestiges architecturaux pourraient indiquer l’emplacement d’un habitat sur deux collines à Vatha/Kokkini Stefana. C’est le seul port minoen connu à Karpathos. Le site de Valias I, installé sur un terrain rocheux, près d’un cours d’eau, était occupé à l’époque minoenne et romaine. Le site de Valias II, situé de l’autre côté du même ruisseau, a livré surtout de la céramique romaine et un peu de céramique minoenne. Le site de Aghios Georgios – Kefali, situé sur une colline, était occupé à l’époque minoenne, à l’époque romaine tardive et à l’époque moderne. On a retrouvé une petite quantité de céramique minoenne et mycénienne. À l’époque romaine il y avait plusieurs fermes à cet endroit, ce qui s’explique par la sécurité que garantissait la présence d’une petite forteresse ou du fait que le site était le troisième pôle de la ville romaine de Katelymata. Les étables modernes avec leurs constructions auxiliaires ont utilisé les fondations des bâtiments romains.

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Keros. C. Renfrew (BSA/Cambridge) reports on the first season of excavation at  Kavos and on the islet of Dhaskalio. Kavos. Archaeological work began at Kavos (on Keros island, facing the islet of Dhaskalio) in 1963, following extensive looting in the Special Deposit.  (Fig. 1) Rescue excavations by C. Doumas revealed EBA structures on Dhaskalio and Kavos, and recovered material from the Special Deposit: subsequently more extensive rescue work was conducted by Ph. Zapheiropoulou. In 1987, an inter-university project (Athens, Ioannina Cambridge) conducted limited excavations in the disturbed areas on Kavos, and initiated a surface survey of the Kavos area. These confirmed the richness of the Special Deposit, and indicated the need for larger scale and more systematic work. The finds clearly established this as one of the most important sites of the Cyc EBA, dating principally to the period of the Keros-Syros culture (ECyc II). The 2006 project aims to establish the nature and functions of the different areas of Dhaskalio and Kavos, and to investigate the nature of the centrality of the site in the Cyclades and beyond.  Following indications from the 1987 survey, work began at the S part of Kavos; here an undisturbed Special Deposit  was located,  which resembled in many ways that further N in the Central Area. (Fig. 2)  The main focus of the 2006 season was therefore the systematic investigation and recording of the Kavos S area (the S 60m of the flattish area which slopes up down to sea before the slope becomes so steep as to form cliffs).  (Fig. 3). More than half of the Special Deposit there was excavated to bedrock (which was reached at a d. of no more than 0.4m). Finds included broken pottery, sherds of marble bowls and figurine fragments, clearly systematically discarded after deliberate breakage. (Figs 4, 5) The absence of joins between fragments indicated that  breakage did not occur at this location, which must be regarded as a place of ritual deposition. The figurines are generally of the ‘folded-arm’ variety, characteristic of the Keros-Syros culture. There are also fragments of the schematic Apeiranthos type. No figurines attributable to the earlier Grotta-Pelos culture were found. Fragments, including heads of the Spedos and Dokathismata varieties were frequent (Fig. 6). Rare forms, such as a fragment of a double figurine, were also represented (Fig. 7).  The possibility that the materials recovered had washed down from above was investigated and excluded: it is concluded that they were deliberately deposited in the locations where they were found.  In some cases figurine fragments and other materials were found in small discrete assemblages (Fig. 8). It is hypothesised that these materials were brought here in containers, such as baskets, whose contents were then systematically emptied. Wet sieving the Special Deposit produced few beads, no metal objects were recovered, and no human bones or teeth were recovered by any method. No debris was recovered that could be linked to the working of marble. No clear indications of walls or of other structures were found in this area. The Kavos S area (Fig. 9) ends at the S with a scarp or cliff, where a drop of ca. 3m  goes down to a narrow natural platform (ca.3m wide)  before falling steeply to the sea. Excavation of small caves or natural recesses in the cliff at the N produced EBA artifacts, and disarticulated or partially articulated human bones and teeth.  Some 30m NE of the Special Deposit area, and considerably up slope, traces of rough walling were observed and excavated. The lines of stones observed were not dressed or squared in the manner observed on Dhaskalio, but were irregular. Further investigation is required to establish their date. Structures in the Central Area (S of the original Special Deposit and N of Kavos S) include the house excavated in 1963 by C. Doumas close to the shore. Built of small, reasonably regular stones with flat faces, generally laid horizontally, this resembles the walls already noted on Dhaskalio, and differs from the indications noted above  Further surface indications and walls revealed in looting trenches remain to be investigated: the date of one structure explored by excavation remains to be established.  The study of metallurgical remains (slags) was initiated by M Georgakoulou following surface collections from the Central Area in 1987. In 2006, the area was explored more systematically, and concentrations of slag noted at the N end. Excavation here is planned for 2007-2008.  Dhaskalio. Following the extension of the Kavos GPS grid to Dhaskaio, collection of surface material was undertaken. The materials recovered were exclusively of early bronze age date. They did not comprise the elite materials so frequent in the Special Deposit. The domestic nature of the finds makes clear that this was the principal settlement of the area. Systematic excavation will follow in 2007.  Indications of major walls (noted by Doumas) were observed.

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Trois objectifs étaient assignés aux travaux entrepris dans le sanctuaire d’Apollon : – mettre en évidence l’organisation de l’espace situé devant le Grand Temple (fig. 1). Les travaux entrepris – notamment un sondage réalisé en avant du temple – permettent de préciser :  l’organisation même de l’espace : il y avait au centre un passage, marches et plan incliné, permettant d’accéder au Grand Temple ; de part et d’autre de ce passage, se développaient des terrasses de présentation de monuments importants ; la chronologie de ces aménagements, contemporains de la construction du Grand Temple. – cataloguer les blocs du sanctuaire d’Apollon, à la suite des opérations réalisées sous la direction de Ph. Fraisse de 1990 à 1993. Il s’agit tout à la fois d’avoir une vue d’ensemble des vestiges qui se sont accumulés dans le sanctuaire au fil des siècles, de proposer de nouvelles attributions de blocs, de constituer enfin un outil de recherche et de gestion pour les recherches archéologiques à venir dans le sanctuaire. – étudier la zone des autels GD 23 à l’Ouest du Prytanée et le Bouleutérion GD 21 (fig.2) : l’étude des cinq autels (autels à antes [A et E], autel à triglyphes bas [C], autel hellénistique à table quadrangulaire à frontons [D]) et du sékos hypèthre F à l’Ouest du Prytanée a été menée à son terme. Ces monuments appartiennent à la zone publique de Délos qui s’organise dans la deuxième moitié du VIe s. Par ailleurs, l’étude architecturale du bouleuterion GD 21, désormais daté de la fin du VIe s., a été entreprise : elle a porté sur la charpente en marbre et sur les portes, pour lesquelles on dispose des contre-seuils et de pièces de couronnement dorique. On attribue également au bâtiment un appui de fenêtre grillagé.

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La seconde campagne dans l’Aphrodision de Stèsiléos a porté sur les oikoi 2, 3 et 4 (fig. 1) : les résultats de la fouille de l’oikos 2 sont les plus spectaculaires. La stratigraphie montre deux phases d’occupation, toutes deux liées à des activités artisanales : dans une première phase, (fig. 2) on retrouve les déchets d’un atelier de verrerie (perles, vaisselle, baguettes et déchets de fabrication) et ceux d’un artisanat de bronze (fragments de moules oxydés et débris de bronze) (fig. 3). Dans une deuxième phase, le sol est considérablement rehaussé par des remblais et le nouveau niveau d’occupation est étroitement lié avec un atelier de verrier, puisqu’y ont été découverts plusieurs centaines de fragments de verre, ainsi que plusieurs moules à bols en verre (fig. 4). On ne peut toutefois considérer que l’oikos lui-même a servi d’atelier, puisqu’on n'y a trouvé aucune trace ni de four ni de foyer. la fouille de l’oikos 3 a été moins riche en matériel. Sous les vestiges très dégradés de l’aqueduc romain, on a mis au jour un sol correspondant au niveau du seuil de l’oikos ; la très faible quantité de matériel qui y a été découverte ne permet pas d’identifier la fonction du bâtiment. Comme dans les autres oikoi, ce sol est séparé par un remblai épais d’un niveau d’occupation plus ancien (sol et murs), dont le matériel remonte peut-être au début de l’époque hellénistique. enfin, la fouille de l’oikos 4 sous la zone occupée par l’aqueduc a permis les mêmes constatations : un sol de niveau cohérent avec le seuil de l’oikos, qui a livré très peu de matériel ; puis, sous un remblai épais, une phase d’occupation antérieure (sol et murs) au matériel très peu abondant. – L’attention a surtout porté dans ce secteur sur l’aqueduc tardif, dont une coupe a permis de préciser sinon la chronologie, du moins le mode de construction, mal connu jusque-là.

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Le programme visant à la constitution d’un plan général des vestiges au 1/200 dans le cadre d’une convention signée en 2004 entre l’EFA et l’IRAA du CNRS a été poursuivi durant deux campagnes de terrain en 2006. De larges zones du site ont fait l’objet de relevés nouveaux (fig. 1), en particulier aux abords du Sanctuaire d’Apollon et dans toute la région au Nord de celui-ci : les magasins alpha et bêta et la zone qui les sépare du Magasin à la baignoire, le Portique de Philippe, les abords Sud et Est du sanctuaire d’Apollon, l’Agora de Théophrastos, la Salle hypostyle, les maisons situées à proximité des maisons de l’EfA, le Dodékathéôn, le Létoon, la Terrasse des lions, l’Agora des Italiens, le Sanctuaire du bastion, les palestres, la Maison du lac, les boutiques récemment fouillées par le Service archéologique grec au Nord du lac, la Maison du Diadumène, les Îlots des bronzes, des bijoux, des Comédiens, la Maison des sceaux, la Maison de la colline, la Maison de Skardhana, les Temples Replat, le Gymnase, le Stade et la Synagogue. Le dessin informatique de l’ensemble des mosaïques a été achevé et l’emplacement des planches de la publication a été fixé.   En relation étroite avec ce programme de relevés, deux autres opérations ont été menées: dans le cadre d’un stage, un étudiant de l’École nationale des sciences géographiques a étudié la faisabilité d’un SIG à partir des relevés de l’atlas. Il a étudié avec succès les méthodes de géo-référencement et d’exportation de données d’Adobe Illustrator vers MapInfo et les outils d’organisation et d’interrogation des données dans un SIG. dans le cadre d’une convention qui laisse à l’EfA la libre disposition de ces clichés, Christophe Gaston est venu à Délos pour prendre des photographies aériennes avec un cerf-volant. De nombreux clichés des différents secteurs du site ont été pris (fig. 2).  

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Le terrain immédiatement au Nord du terrain Barbarigou/Sarola, au lieu dit Phloga à Paroikia, avait livré des vestiges du rempart de Paros, ainsi que sa porte orientale. Dans le terrain à l’Ouest du rempart on avait mis au jour un atelier ou une école de sculpture classique et hellénistique. Un atelier de céramique avait également été découvert à peu de distance. Dans le terrain en question, la découverte d’un mur (T1), orienté Nord-Sud associé à une importante quantité de céramique a donné lieu à une fouille plus extensive du terrain (fig. 1). Ce mur est assez large (0,58 – 1 m) et construit en blocs de marbre remployés dont certains appartenaient à une base construite pour une stèle funéraire. Plusieurs tombes ont été dégagées autour de ce mur. La première est une tombe à ciste d’époque romaine constituée de plaques de schiste et de remplois de blocs de marbre. Elle contenait 6 squelettes, deux vases en terre cuite, trois en verre, un strigyle, des épingles en os, ainsi que des monnaies et des objets en bronze. Au sud de cette tombe, une autre tombe à ciste, également constituée de blocs de marbre remployés (fig. 2), et contenant les ossements d’un enfant, mais sans objets. À l’Est du mur T1, une autre tombe à ciste est constituée de plaques de schiste et de remplois d’une base inscrite d’une stèle funéraire, portant le texte « ΠΑΡΜΕΝΙΩΝ ΑΡΚΕΣΙΝΕΥΣ », d’une autre base inscrite de stèle funéraire « ΣΩΤΗΡXΟΣ ». Elle contenait trois sépultures dont une intacte et les deux autres avaient été mises de côté. Les offrandes, qui comportaient trois unguentaria, une pointe de lance en bronze, des objets en fer et en bronze, permettent de dater la tombe à l’époque romaine. À côté de cette tombe, on a dégagé une construction rectangulaire constituée de grands blocs de schiste : il s’agit peut-être d’un autel ou d’une table d’offrandes (fig.3). À proximité de cette construction, trois autres tombes : deux tombes à ciste, la première est parallèle au mur et comportait un unguentarium –elle date de l’époque romaine – la seconde est construite le long du parement oriental du mur et comportait un squelette accompagné de trois unguentaria et d’un miroir en bronze –elle date de l’époque hellénistique tardive (fig. 4). La troisième tombe est une tombe à tuiles, aménagée en contact avec la tombe précédente. Elle contenait deux squelettes placés l’un sur l’autre, accompagnés de sept vases, une lamelle de bronze avec des rivets, un couteau de fer, des objets en os, et des boucles d’oreille en or (fig. 5). Elle date de l’époque hellénistique tardive. Au Nord de cette tombe, ont été repérées des traces de feu, associées à des os brûlés, des tessons ainsi qu’un objet en fer.

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En 2006, la fouille de l’université d’Athènes à Xombourgo de Ténos sous la direction de N. Kourou s’est poursuivie dans les secteurs suivants : sur la terrasse E, la fouille s’est poursuivie dans la partie Ouest de l’édifice E (carré H10), qui était perturbée par la culture du champ. La fouille a montré que l’espace de la pièce E3 devait être ouvert sur l’Ouest, formant un portique en avant. Une découverte intéressante de cette pièce, mais provenant d’une couche supérieure du remblai, était une petite figurine de terre cuite (fig. 1), découverte à l’extrémité de la canalisation qui longe le mur (T XXIV). sur la terrasse AA, la fouille s’est poursuivie dans la partie Est de la terrasse (fig. 2). La recherche commença avec la fin de la fouille du mur T XXXV, qui traversait la terrasse du Nord-Est au Sud-Ouest. Il s’agit d’un mur de soutènement qui retenait la terrasse AA à l’Est, délimitait l’espace des bûchers dans le secteur Est de la terrasse et fonctionnait comme mur de péribole du sanctuaire hors-les-murs des bûchers. - À l’Est du mur XXXV, on a dégagé l’angle de deux murs d’un grand édifice carré de l’époque classique (fig. 3), qui doit être lié au rempart. Sous le sol de l’édifice, on a découvert des parties arasées du rempart archaïque, et plus bas encore, un important dépôt de céramique géométrique, de cendres, d’ossements, et de quelques objets métalliques. Il s’agit du dépotoir à l’extérieur du péribole du sanctuaire aux bûchers, et il a du être créé lors de sa destruction, puisqu’il contenait de la céramique de toutes les périodes. Immédiatement à l’Est de cet édifice, dans les carrés Λ8, la fouille a mis au jour la suite du rempart archaïque AA, qui avait été réaménagé à une époque plus récente (fig. 4), et ses assises avaient été déplacées 1,50 m environ vers l’Ouest afin de constituer le mur de pierres sèches qui retient la terrasse. Enfin, au Thesmophorion, on a restauré plusieurs murs, dans leurs parties supérieures. Lors des travaux de nettoyage et de restauration, de nombreux tessons de pithoi à relief ont été recueillis, ainsi qu’un fragment d’une lekanè d’un perirrhanterion en pierre.

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Agathonisi (Anc. Tragaia). P. Triantaphyllidis (ΚΒ' ΕΠΚΑ) reports his discovery in 2001, and systematic excavation from 2006, of an EHel−ERom fortified settlement at Kastraki, overlooking the bay of Maistros.  The associated anc. port now lies below sea level, adjacent to the E wall of the fortification. The N, E and W sides of the hill were fortified: an area of ca. 0.5ha lies within the walls. The site was fortified in the EHel period (L4th−E3rdCt BC). The walls, which form an orthogonal shape ca.100m x 30m (h. 1−1.5m, d. as reported post excavation 1.8−2m.), are built from limestone extracted from a local anc. quarry. Dating rests on the construction technique (pseudo-isodomic with smaller stones plugging gaps) and on finds including Attic and Pergamene bg pottery, and many silver and bronze coins of Miletos.  The fortified area was arranged in terraces, with traces of excavated steps evident at the W edge of the fortification. Changes in the building scheme occurred during the 2nd and 1st Cts BC, a period of great instability in the Aegean.  A rare find, which may be linked with the putting down of piracy, is part of a stamped inscription or decree on a terracotta roof tile (L2nd−E1st Ct BC).  This refers to a military victory, possibly in the harbour of Tragaia: επί του / τρίτου  / θεού πό / λεως ε / υλιμένου νίκης. The tile likely comes from a public building possibly erected to commemorate the victory.  Excavation here continues.  Finds to date include: terracotta figurines of kourotrophoi, ram-bearers, and animals and birds (for example, eagles), a quantity of metal objects such as a lead cover for a box and bronze fittings for household equipment and furniture, inscribed sherds and many architectural terracottas.  These likely belong to the apothetes of a Hel sanctuary (probably a road-side shrine, since the location is close to the city gate). Further S, outside the fortification, a system of cisterns is probably connected to wells.  A large water cistern, 3.5m d.and 4m di., cut into the bedrock and lined with waterproof cement, was investigated on the upper terrace of the settlement. Important evidence for its date, and for that of the settlement, is provided by a deposit containing a large quantity of LHel and ERom household pottery, such as amphorae, beehives, basins, cookpots, red-slipped plates and lamps (many of which bear dedicatory inscriptions to Zeus Lykios on the base).  Some 3,000 fragmentary vessels have been found, most of which were locally manufactured (the discovery of a terracotta potter’s wheel is noted).  The significance of honey production is evident.  Residue analysis is being conducted on a sample of the beehives at NCSR Democritos. Purple dye was also produced on Agathonisi.  Excavation has revealed part of a workshop for pigments and dyes, located on the fringes of the settlement.  Two tanks were found, connected to each other by an overflow system, and, in them, large quantities of sea shell, much of which had been stored in a stone trough inside one of the tanks.  These shells included a large proportion of murex brandaris from which deep purple-red dye is extracted.  Several deposits of this type of shell, as well as shells of other gastropods, were found inside and around the tanks: many had been broken or crushed in antiquity.  The tanks also contained traces of other pigments, such as yellow from antimonial lead and white.

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Agathonisi. Chochlakies (Palaio Chorio).  P. Triantaphyllidis (ΚΒ' ΕΠΚΑ) reports on surface remains at this hill site, located N of Alonia (NW of Palaio Chorio).  On the top of the hill were the remains of severely damaged walls, traces of dug features, level terraces and a few plainware sherds of the Hel and Rom periods.  Reuse of the site, the fact that the buildings have only superficial foundations and the thinness of the anc. levels which were easily washed away in heavy rain, have combined to destroy most of the anc. remains.

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Agathonisi. Kavi.  P. Triantaphyllidis (ΚΒ' ΕΠΚΑ) reports the discovery of an anc. quarry NE of Mt Kephala (close to the sites of Benetou and Prezibolia, where plainware sherds have been discovered).  Upstanding, quarried masses of rock are visible, between which areas where blocks were quarried can be traced.  There are 4 incised foot impressions which are life-sized (maximum l. 0.28m, d. 0.05−0.1m), one of which contains a dedicatory inscription recording the man’s name ΑΡΧΕΛΑ (w. 0.325m, h. of letters 0.05m).

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Agathonisi. Tholoi.  P. Triantaphyllidis (ΚΒ' ΕΠΚΑ) reports on investigation of a monumental, probably EByz, complex near the bay of Tholoi, ca. 2km SE of Megali Chorio.  The structure is orthogonal, 25m x 23m, oriented N-S, and has 7 ground-floor rooms or spaces with built vaults, entrances from the E and walls of isodomic rubble masonry. The walls, and parts of the stone paved or pebble floors, are coated with thick lime plaster.  Terracotta pipes run down vertically inside the walls, probably as air channels, as well as in the ceiling, a clear feature of the domed ceiling construction. In the 3rd dome, an inscription was incised into the wall plaster, in 2 lines next to a Christogram within a circle, reading ΘΕΑΒΩΝΟΣ / ΥΙΟΥ IC ΝΚ . The building at present appears unique in the Aegean.  The use of quarried stone and the absence of brick is a distinctive architectural trait, which classifies the building with the architectural styles of N Syria and Asia Minor in LAntiquity.  The tholoi were probably stores for grain or other foodstuffs.  Indications that this was a 2-storey granary include the complete sealing of the interior with plaster, the air channels in the domed ceilings and dividing walls, and the fact that the floor is supported on columns (suspensurae).  The form of the building − oriented N-S and with small spaces of equal size laid out in line and protected on the E side by a stoa − indicates that it is to be associated with a horrea militaris.  Use of the building in later phases is confirmed: some of the domed entrances on the S side were blocked and cuttings are preserved in the wall above them to support the joists for a wooden floor above.

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Agathonisi. Mikro Damaki (Damakia).  P. Triantaphyllidis (ΚΒ' ΕΠΚΑ) reports on evidence for a cemetery on this hill site SE of Megalo Chorio in the E of the island.  An inscribed funerary stele of the LHel period reads: ...]ΗCΕΙC ΧΡΗCΤΗ XAI[ΡΕ].  On the E side of the valley, close to the river, is a strong wall of polygonal masonry dating to the pre-Rom period, with sherds (chiefly plainware) on the E slope.   In the wider area, to the S, at the coastal site of Tsangaris, are ECh building remains (walls, cisterns, wells and remains of floors).  The remains of a basilica also of the ECh period are known to the N, at Ag. Ioannis on the lower slopes of Mt Kephala, beneath the mod. church of Ag. Ioannis Prodromos and Ag. Eirene. Visible architectural members include a column, 2 marble column capitals of Corinthian type datable to the 5th and 6thCts AD and 3 joining pieces of a marble inscription reading ΕΡΓΙΑ ΨΙΜΙΟΥ + which is now in the courtyard of the mod. church. S, on the summit of Mt Kephala, are FNeo sherds.

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De nouvelles tombes appartenant à la nécropole protobyzantine de Rhodes, au pied de l’acropole, ont été fouillées dans trois terrains : le terrain de la rue Kamirou (tombe contenant des os et des lampes, publication annoncée dans l’AD 2001-2004, par B. Patsiada) ; le terrain Koliadi (vestiges d’une basilique, publication annoncée dans l’AD 2001-2004, par E. Kaninia) ; enfin, le terrain Diakogeorgiou, à l’angle des rues Parthenopis et Dimitras, au Sud du rempart hellénistique. La fouille du terrain Diakogeorgiou en 2006 a livré des tombes à fosse, des tombes à ciste maçonnée, des tombes à chambre couvertes d’une voûte en berceau, ainsi que des tombes creusées dans la roche, de l’époque hellénistique et romaine. On a également découvert, dans la partie orientale du terrain, une pièce rectangulaire creusée dans la roche et qui a servi d’ossuaire à l’époque protobyzantine. La structure présente un sol dallé de pierres et des parois enduites. Contre la paroi Sud, étaient amassés des os mêlés à des lampes en terre cuite, dont l’étude a permis de préciser la période d’utilisation de l’ossuaire (aucune sépulture « normale » n’y a été trouvée). L’inventaire de 78 lampes (55 lampes micrasiatiques, six attiques, deux corinthiennes, cinq « égéennes », deux tournées et huit imitations de lampes attiques et nord-africaines, de production rhodienne, comme le propose A. Katstioti [voir n. 2041]) permet de mieux situer chronologiquement l’expansion du marché céramique micrasiatique, qui intervient au VIe s. apr. J.-C. au détriment des productions attiques, corinthiennes et locales.

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Présentation des résultats de la prospection sous-marine effectuée en 2006 dans le port de Poiessa, à l’Ouest de Kéa, dans le but de relever avec précision les vestiges immergés d’un hangar à bateau, au pied de l’acropole de Phyra. Le hangar est creusé dans la roche et visible, dans sa partie sèche, sur une longueur de 13 m environ ; 13,90 m supplémentaires ont été relevés lors de la prospection sous-marine, ce qui porte la longueur conservée à plus de 26 m. Aucune trace du dispositif de halage ni du système de couverture du bâtiment n’est visible. En revanche, sa largeur exceptionnelle (environ 10 m) permet d’émettre l’hypothèse d’un abri pour un navire plus large qu’une trière, ou pour deux navires plus étroits disposés côte à côte.

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Dans la région de Photi Vroskopou, dans la partie Ouest de l’île de Kéa, A. Karnava et E. Kollia (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) signalent la découverte, lors d’une fouille de sauvetage menée en 2006, d’une installation rurale avec un pressoir à olive et des espaces de stockage, datant des époques classique et hellénistique. Dans une autre pièce du même bâtiment, on a mis au jour une citerne souterraine reliée à un système de canalisations destinées à collecter l’eau de pluie. À proximité de ce bâtiment, on a mis au jour un four de potier et un grand bâtiment circulaire.

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À Palaiopolis, Th. Theodoulou (Éphorie des antiquités sous-marines) a mené en 2006, en collaboration avec l’Université d’Athènes, une prospection sous-marine afin de relever les vestiges submergés du port antique de Palaiopolis (fig. 1). Les vestiges du port sont constitués de deux môles qui définissent un bassin visiblement ensablé. Le môle Nord-Sud, en forme de L, a une longueur de 150 m avant de faire un retour de 40 m environ vers la plage. Sur son long côté, il est conservé à une hauteur de 2,50 m. À son angle, la disposition des blocs semble indiquer la présence probable d’une base circulaire (tour ?). Le deuxième môle, en face du retour du grand môle, est partiellement recouvert de sédiments. La disposition des môles rappelle le plan des ports « fermés » de l’époque classique, étant donné que le rempart de la ville semble aboutir juste au point de départ des môles. Ce port est d’ailleurs mentionné par Ps.-Scylax (Periplous, 58), au milieu du IVe s. av. J.-C., comme « port fermé ». Cependant, certains éléments de construction peuvent être attribués à des réparations, des renforcements ou des réaménagements jusqu’au VIIe s. apr. J.-C., période d’abandon de la ville.

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À Kamari, M. Eustathiou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 et 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain S. Damigou (fig. 1), qui se trouve aux abords Ouest de l’habitat antique d’Oia, epineion de Théra. Dans la partie Sud du terrain, on a mis au jour les vestiges de quatre pièces en enfilade, orientées Est-Ouest. À l’Ouest, un cinquième espace, délimité par son mur Nord et son mur Ouest a été mis au jour à un niveau plus élevé : il n’a pas été possible de déterminer la relation entre les deux ensembles. Le mobilier recueilli se compose de céramique usuelle de l’Antiquité tardive et d’une plaque en marbre en mauvais état, comportant un relief représentant probablement une scène mythologique (fin de l’époque hellénistique – époque romaine).

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Dans le secteur Sud-Ouest de l’île d’Andros, Chr. Televantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2006 les travaux de restauration et de valorisation du site d’Hypsili, ce qui a été l’occasion de fouiller en plusieurs secteurs : Sur l’acropole (ancienne propriété Kapaki et Pholina), la fouille a dégagé 38 nouvelles pièces (au total, 55 ont été mises au jour) qui datent de la dernière phase d’occupation de la ville (fig. 1). On observe plusieurs états de construction entre l’époque géométrique et le VIe s. av. J.-C. Les pièces sont disposées en séries de trois ou de quatre, selon un axe Nord-Sud et séparées par des ruelles ou des rues sur lesquelles se trouvent les façades des pièces. L’acropole est abandonnée au Ve s. av. J.-C. Les recherches dans le sanctuaire ont montré que celui-ci occupe un espace plus grand que ce qui avait été estimé. On distingue deux phases principales de son occupation : une à l’époque géométrique et une à l’époque archaïque. Fondé dans la seconde moitié du VIIIe s., il a fonctionné jusqu’au deuxième quart du Ve s., soit un peu après l’abandon de l’acropole. Il est aménagé sur deux terrasses orientées Est-Ouest. Sur la terrasse Nord, la terrasse supérieure, se trouvent le temple et ses constructions annexes, sur la terrasse Sud, la terrasse inférieure, se trouvent un bâtiment et des installations cultuelles de plein-air (un grand autel taillé dans la roche et un autel maçonné). Sur la terrasse inférieure, on a fouillé à l’Est de l’espace des gradins et en contact avec le mur de terrasse de la rue du temple, un bâtiment dont on ne connaît qu’une pièce, entourée sur trois côtés par un couloir. À l’intérieur de la pièce on a recueilli une protomé féminine attestant la fréquentation du bâtiment jusqu’à la fin du VIe s., tandis que dans la partie occidentale du couloir, on a trouvé une quantité importante de céramique fine datée de la fin du VIIIe à la fin du VIe s. et de nombreux objets métalliques qui formaient une couche d’une épaisseur de 0,40 m. Le couloir aurait ainsi accueilli un dépotoir d’objets votifs provenant du temple. On a poursuivi le dégagement du rempart de la ville : la partie Sud est à présent visible sur une longueur de 80 m.

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À Siphnos, Chr. Televantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2006 les fouilles et les nettoyages sur plusieurs points du rempart de l’acropole mycénienne d’Aghios Andreas. On note qu’à l’angle extérieur du rempart intérieur, le bastion κ n’avait pas un plan orthogonal, mais courbe (fig. 1); on lui a de plus attribué deux états de construction. La forme courbe du bastion est caractéristique du début de l’époque cycladique. Au Nord-Ouest du bastion, on a dégagé un espace orthogonal, effondré à cause du dénivelé, qui a dû servir au contrôle des passages (fig. 2). Les nettoyages ont permis de dégager et de définir davantage un certain nombre de détails de construction. Lors de la réoccupation de l’acropole au VIIIe s., le rempart extérieur a subi des remaniements et des réparations qui sont attestées par les fouilles sur plusieurs points de la construction : au Sud du bastion α et entre les bastions ι et η (fig. 3).

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À Sériphos, P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2006 la fouille du terrain Bophiliou. La recherche s’est d’abord concentrée sur le secteur de la « grotte », où le démantèlement du mur de pierres sèches et le dégagement de la couche superficielle moderne a permis de mettre au jour la surface taillée du rocher qui constituait le sol de l’espace. Par endroits, on a observé des restes de mortier sur le sol. Contre la paroi de la « grotte »,  court une banquette taillée dans la roche. Cet espace qui se trouve au Nord de l’espace au pavement de dalles de terre cuite, appartient probablement aussi à l’édifice thermal fouillé en 2003. Par ailleurs des sondages ont été implantés sur plusieurs autres terrasses : sur la sixième terrasse, on a mis au jour une partie de nécropole dont huit tombes à fosse, une inhumation simple et deux enchytrismes ont été fouillés. Aucune sépulture ne comportait de mobilier.

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Au Sud-Ouest de Sériphos, P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte en 2006 d’une prospection pédestre sur une hauteur où l’on avait localisé un site d’habitat protocycladique, situé entre les baies de Kountouro et de Mega Leivadi, dans une zone riche en minerais et en exploitations minérales (fig. 1). Au cours de la prospection, on a observé que les vestiges de l’habitat s’étendaient sur une large zone. Le mobilier de surface recueilli compte de nombreux tessons de céramique (vases de tailles diverses), des pesons, des fragments de meules en pierre, de l’obsidienne, ainsi qu’un fragment de figurine en marbre. Ces objets semblent dater du Proto-Cycladique II.

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Sur l’île de Kimolos, D. Chatzilazarou (2e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 des sondages à l’intérieur de l’église d’Aghios Ioannis Chrysostomos, à Chora. Sept sépultures, orientées Est-Ouest, ont été dégagées sous le sol de l’église. Elles sont aménagées dans des tombes à ciste, principalement près des murs Nord et Sud de l’église (fig. 1-2).

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Au centre de l’île de Naxos, à Danakos, les recherches menées en 2006 par Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) au monastère de Photodotis Christos se sont poursuivies dans le bâtiment annexe de l’angle Sud-Ouest du monastère. Il s’agit d’un bâtiment allongé (dim. 13 x 7 m) comportant des pièces annexes équipées, l’une d’un foyer maçonné, l’autre d’un cylindre de compression pour un pressoir à olives. On y a recueilli de la céramique à glaçure post-byzantine et trois monnaies franques. Lors du nettoyage des fondations, on a constaté que le mur Ouest reposait sur un mur semi-circulaire plus ancien. À l’intérieur de l’église, on a exploré le « skeuophylakion », une pièce de stockage (dim. 2,30 x 2 m) sur le sol de laquelle on a trouvé un petit pithos d’époque post-byzantine, ainsi que six monnaies de l’époque franque et des fragments de marbre à relief appartenant à des plaques de chancel.

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Dans le secteur Sud de la ville antique de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 la fouille du terrain Pipinou (fig. 1), situé rue Volanaki, et a mis au jour, dans la partie orientale du terrain, un segment de la rue antique P28α, taillée dans la roche. L’espace avait été utilisé comme carrière de pierre et l’exploitation des matériaux a créé des petites pièces qui ont été remblayées par la suite (IIIe-IIe s. av. J.-C.). La galerie souterraine d’acheminement d’eau (qanat, citerne 1), aménagée le long de la rue antique, date de la même époque. L’accès s’y faisait par 17 marches. Au Nord de cette galerie, une autre citerne (citerne 2) avait été taillée, mais ne communiquait pas directement avec la première. Des murs moins soignés définissent des pièces plus petites, aménagées dans un deuxième état (Ier-IIe s. apr. J.-C.). Dans l’angle Nord-Est du terrain, la fouille a dégagé un atelier de verrier (dim. 4,70 x 4,70 m), dont les parois étaient taillées dans la roche. On a constaté d’importantes traces de feu. Dans la couche qui recouvrait le sol, on a recueilli des déchets de verre, des tiges métalliques, des outils et des tuiles.

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Dans le secteur Sud de la ville antique de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 la fouille du terrain Deligianni, situé rue Theotokopoulou et a mis au jour les vestiges de deux pièces d’une maison de l’époque romaine. Le sol de la pièce Nord était couvert d’un pavement de mosaïque, tandis que le sol de la deuxième pièce n’était pas conservé.

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Dans le secteur Sud de la ville antique de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain de la Compagnie Polydomiki EE et a mis au jour les vestiges de deux états de construction : les vestiges de fondations de murs définissent deux pièces avec des sols en déchets de taille ; deux autres murs sont construits au-dessus de ces murs. Lors du démontage de la deuxième phase de construction, on a pu observer que l’un des murs de la première phase converge avec la limite Nord de la rue P40 (fig. 1). La limite de la rue a été mise au jour à une distance de 4,65 m au Nord et constitue également le mur extérieur de la maison hellénistique (état 1). Les murs qui appartiennent au deuxième état correspondent à un empiètement de la rue à l’époque romaine.

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Dans le secteur Sud de la ville antique de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain K. Zoppa et a mis au jour un segment d’orientation Nord-Sud appartenant à la rue périphérique antique P40 (fig.1-2). Dans la partie Sud du segment de la rue, un sondage a permis de dégager dix niveaux successifs de la chaussée, datés de la fin de l’époque hellénistique et de l’époque romaine (fig. 3). Dans la partie orientale du terrain, où l’on n’a pas retrouvé de restes de chaussée de la rue, on a dégagé quelques vestiges architecturaux, ainsi que deux canalisations parallèles, orientées Nord-Sud, qui se déversaient dans une citerne rectangulaire (0,80 x 2 m, profondeur 2,65 m). À l’Ouest de ces canalisations, on a mis au jour un mur sur une longueur de 8,30 m, fait de moellons de poros, parmi lesquels on a identifié un crâne humain. L’extrémité Sud du mur est recouverte par une couche de dépôts de l’époque des chevaliers ou du début de l’époque ottomane, probablement liée aux vestiges d’un espace rectangulaire (3,60 x 7 m) au Sud-Est du terrain. On a également fouillé quatre puits maçonnés, probablement de l’époque ottomane.

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Dans la ville de Rhodes, plusieurs opérations de sauvetage ont été menées par la  XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques en 2006 sur le tracé du rempart antique : Au Nord-Ouest de la ville de Rhodes, Ch. Phantaousaki a mené une fouille de sauvetage sur le terrain Kartsagkouli, situé au lieu-dit Psaropoula, sur l’Akti Miaouli et a mis au jour un segment du rempart hellénistique et l’angle Sud-Ouest d’une tour orthogonale (long. 5 m ; larg. estimée à 2,10 – 2,20 m). En dehors du rempart, on a dégagé trois inhumations simples, aménagées dans le sable, sans mobilier, mais on estime qu’elles datent, comme celles du terrain Tachliabouri (fouillé en 1997), voisin, de la fin du IVe-début du IIIe s. av. J.-C. (fig. 1). Dans la partie Sud du rempart antique, P. Triantaphyllidis a mené une fouille sur le terrain Atsidi, situé à l’angle des rues K. Tsatsou et S. Kazouli, et a mis au jour, dans la partie Ouest du terrain, à l’extérieur du rempart, un atelier d’exploitation de la pourpre de l’époque romaine (fig. 2). Dans la partie Nord du terrain, on a dégagé un mur de construction monumentale constitué de deux assises de blocs de poros taillés (fig. 3) : celui-ci appartient à la grande canalisation, dont on connaît des segments sur le terrain Georgallidi, qui se déversait dans la canalisation du proteichisma. Le parement Sud de ce mur était partiellement recouvert d’un enduit et constituait la paroi Nord d’une citerne (dim. 3 x 4,24 m). Au Sud du mur (mur 9), on a identifié une pièce (espace A), à l’intérieur de laquelle se trouvait une couche de cendres et des traces de pigment pourpre. Au cours de la fouille, on a mis au jour neuf autres citernes, dont six étaient reliées entre elles, un puits de forme ovale, des canalisations. La partie Sud du terrain était traversée par un mur de terrasse (long. 18,20 m). Dans la partie Nord-Ouest du terrain, deux autels funéraires cylindriques inscrits ont été trouvés, tandis que dans l’angle Sud-Est, on a découvert une tombe à tuile. Sur toute la partie orientale du terrain, on a dégagé le proteichisma du rempart hellénistique (long. 24 m ; larg. 3 m ; haut. 2,40 m), conservé sur sept assises pseudo-isodomes. À l’Ouest du proteichisma, on a fouillé une canalisation maçonnée sur trois assises de hauteur.

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À Rhodes, N. Christodoulidis, K. Baïrami et  T. Chatzinikola (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2006 plusieurs fouilles de sauvetages sur des terrains qui s’insèrent dans la Nécropole Ouest de la ville antique : Le terrain Danovasili-Sarri, situé rue Parthenopis, sur lequel est installée une carrière abandonnée dans la seconde moitié du IIIe s., a livré un ensemble d’espaces souterrains, deux tombes à tuile, une urne cinéraire, une tombe maçonnée et une inhumation simple. Seules les tombes à tuile comportaient du mobilier – des unguentaria en verre, datés du Ier s. av. J.-C. – Ier s. apr. J.-C. Le terrain Stavrouli-Lekka, situé entre la rue Parthenopis et la rue Kamirou et au Sud du précédent, a livré 33 creusements funéraires : 19 tombes à fosse creusées et 14 thékès, également creusées. Deux inhumations simples ont également été mises au jour. Les tombes à fosse comportaient des inhumations ou des crémations déposées dans des urnes cinéraires, ou parfois les deux. De même certains cas comportaient plus d’un squelette : la tombe 18 a accueilli en effet  douze inhumations. Le mobilier compte des monnaies en bronze, trois boucles d’oreille  en or, des unguentaria en terre cuite et en verre qui permettent de dater les tombes entre le Ier s. av. J.-C. et le Ier s. apr. J.-C. Le terrain Diakogeorgiou, situé entre la rue Parthenopis et la rue Dimitros, a livré trois tombes à fosse et deux tombes à chambre. Au Sud-Est du terrain, on a dégagé deux pièces creusées dans le rocher. Le sol de l’une des pièces était recouvert d’une épaisse couche comportant de nombreux os. Contre le mur Sud, des os et des lampes de type samien (IVe-VIe apr. J.-C.) avaient été jetés. On note que les lampes portaient des traces d’usure, indiquant que ces pièces étaient fréquentées. Le terrain Papadaki, situé rue Piraios, a livré trois tombes creusées dans le sol ou dans la roche, probablement datées des IIe-Ier s. av. J.-C. Dans la partie centrale du terrain, on a dégagé un sol revêtu de  stuc, traversé par une canalisation orientée Nord-Sud, probablement datée de l’époque italienne. A l’Ouest de la canalisation, on observe trois petits creusements, au Sud desquels se trouve un trou qui mène vers une galerie qui occupe la partie Sud-Ouest du terrain. Sur le terrain Chatzimichali, au no 22 de la rue Apostolou Pavlou, on a dégagé six fosses funéraires dont deux étaient pillées et les autres comportaient entre une et vingt hydries contenant les restes de crémations. Dans deux fosses, on a également recueilli des miroirs en bronze. Les tombes et le mobilier datent des IIIe-IIe s. av. J.-C. Sur le terrain Kritikou, rue G. Sepheri, la fouille a mis au jour sept tombes à fosse dans la partie occidentale du terrain et 88 thékès circulaires creusées dans la roche, dans la partie centrale. Dans la partie orientale du terrain, on a mis en évidence des creusements allongés et peu profonds. Le mobilier, provenant de seulement trois tombes, fournit une datation dans la première moitié du IIIe s. av. J.-C., néanmoins, les thékès circulaires qui contenaient des hydries, datent du IIe s. av. J.-C.

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À Rhodes, N. Christodoulidis, K. Baïrami et  T. Chatzinikola (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2006 plusieurs fouilles de sauvetages sur des terrains qui s’insèrent dans la Nécropole Centrale de la ville antique : sur le terrain Vagianaki, situé entre les rues Ydraiou et Ptolemaion, on a mis au jour 26 tombes creusées dans la roche dans la partie Nord et Ouest du terrain, datées du IIIe s. av. J.-C., tandis que le reste de la zone est occupée par une carrière dont les traces d’exploitation sont visibles. le terrain O.T. 342, situé rue Ptolemaiou, a livré des traces de carrière. On a observé que certains espaces creusés pour les besoins de la carrière ont été transformés en tombes à fosse. Enfin, le terrain Zoannou, rue Iroïdos Anastasias et Anastasiadi, n’a livré que des traces d’exploitation.

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Au Sud-Est de la ville de Rhodes, E. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur la propriété de la compagnie des frères Ouales (étendue de 3462 m2) et a mis en évidences les restes d’une carrière antique de poros. Deux fronts de taille convergents ont été observés, entre lesquels des blocs avaient été abandonnés sur place.

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Dans la ville antique de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Platanista, situé rue Megalou Alexandrou, au Nord du terrain de l’hôtel Oscar, où les vestiges d’un bâtiment hellénistique identifié à la palestre avaient été mis au jour. Il se trouve également à l’Ouest du stade antique et au Sud d’un sanctuaire antique (fouille 1979). On a dégagé à l’Est du terrain, une pièce orthogonale (dim. 4,90 x 5,60 m), conservée en fondations. Il n’a pas été possible d’identifier ni de dater cet édifice. Au Nord-Ouest de cette pièce, on a mis au jour un portique en Γ, qui délimite probablement une cour péristyle (fig. 1-2). L’aile Est-Ouest a été découverte sur une longueur de 17 m et une largeur de 3,30 m, mais se poursuit de chaque côté sur les terrains voisins. Une canalisation en terre cuite a été mise au jour sous le sol du portique. L’aile Nord-Sud présente une longueur de 4,50 m : le mur Est est conservé en fondations, tandis que le mur Ouest, extérieur, est remplacé par une série de demi-colonnes qui s’appuient sur des fondations en poros. Le portique date de la fin du IIe/début du Ier s. av. J.-C. au Ier s. apr. J.-C.

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À Ialysos, S. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 plusieurs fouilles de sauvetage qui ont apporté de nouvelles données sur l’habitat du Bronze Moyen : sur le terrain Kyprioti, situé rue A. Velouchioti, contigu au terrain Danovassili-Tsagkari fouillé en 2003-2004, sur lequel on avait notamment mis au jour des vestiges de construction du Bronze Moyen, on a dégagé une partie d’un complexe architectural qui s’étend vers l’Est, le Sud (sous la route moderne) et le Nord (zone non fouillée) (fig. 1). Le bâtiment était conservé au niveau de ses fondations en moellons, tandis que l’élévation en brique crue n’était plus en place. On a localisé des restes de sols revêtus de mortier de chaux. Ce bâtiment est séparé de celui mis au jour sur le terrain voisin par un espace allongé non couvert (une ruelle ?), orienté Nord-Sud. Le bâtiment lui-même est constitué d’une grande pièce (6,60 x 4,63 m). Au Sud de cet espace, s’ouvre un autre grand espace, probablement une pièce de stockage, dans laquelle on a trouvé de nombreux vases de production locale, qui avaient probablement été placés en hauteur, puisqu’ils ne reposaient pas immédiatement sur le sol, mais sur une couche argileuse comportant de la terre de l’élévation des murs. sur la place Apostolidi, on a mis au jour les vestiges de fondations en moellons de deux murs et une concentration de céramique du Bronze Moyen. Plus au Nord de la place, les sondages ont permis de constater que les niveaux du Bronze Moyen ne se poursuivent pas.

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Au Sud-Ouest de l’île de Rhodes, V. Patsiada et M. Stephanakis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques et Université d’Égée) ont mené en 2006 une fouille systématique sur le site de Kymisala. La recherche s’est concentrée sur deux secteurs : celui de la colline d’Aghios Phocas (fig. 1), où se trouvent le temple ancien et, un peu plus bas, un segment du rempart et celui de la nécropole de Kymisala, sur les pentes Ouest de la colline d’Aghios Phocas. Sur la colline, on a effectué des nettoyages au niveau du rempart et du temple. Au Nord-Ouest du pronaos, on a observé une concentration de fragments de tambours de colonne dorique et de chapiteau dorique ; leur petite taille, en revanche, indique qu’ils n’appartenaient pas au temple. Au bas de la pente de la colline, au Nord-Ouest du temple et entre l’acropole et les tombes, on a localisé une carrière de calcaire gris dur qui a servi à la construction du temple et de l'enceinte. Dans le secteur de la nécropole, les bases qui avaient été mises au jour lors des fouilles de 1969 étaient visibles, mais déplacées. Un nettoyage de tout le secteur a fait apparaître 47 tombes, dont trois ont été fouillées en 2006. Deux d’entre elles étaient des tombes à chambre rupestres précédées d’un dromos : elles étaient entièrement vides. La troisième tombe était précédée d’un dromos-vestibule avec un escalier qui menait plus bas à deux chambres funéraires. L’une des chambres comportait, à l’intérieur, les os de plusieurs squelettes, déposés sur une banquette le long de la paroi orientale, ainsi que quatre petits vases de la seconde moitié ou du dernier quart du IVe s. av. J.-C.

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Au Sud-Est de l’île de Rhodes, S. Palaiologou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage au lieu-dit Psartos, sur la propriété Kambouroglou et a mis au jour des traces de taille et de creusements qui correspondent à une carrière de pierre antique qui se prolongeait jusqu’à la mer.

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Dans la ville antique de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain de la Compagnie Plano Nison AE et a mis au jour les vestiges d’un mur orienté Nord-Sud, construits en grands blocs de taille, une structure non identifiée et, en contact avec le mur, une tombe à tuile contenant la sépulture d’un adulte avec un chien. À l’Est du terrain, on a dégagé un creusement (une fosse ou un puits, peut-être, fig. 1) qui comportait un ensemble de figurines en terre cuite qui peuvent être liés au culte de Déméter.

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Dans la ville antique de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Demertzi-Makrychalilaki qui se trouve à l’Ouest du stade antique et de la palestre hellénistique, et à l’Est du terrain Kouroudi, sur lequel on avait découvert une fosse-dépotoir d’un sanctuaire dédié à une divinité chthonienne, probablement Déméter. On a mis au jour, sur toute l’étendue du terrain, des pièces orthogonales, de construction simple et d’orientation variable (fig. 1). La céramique qui y a été recueillie permet de les dater de la fin de l’époque hellénistique (IIe-Ier s. av. J.-C.). Sur tout le terrain fouillé, on a recueilli un grand nombre de figurines de terre cuite. Une grande concentration de figurines provient d’une fosse-dépotoir dégagée sous le niveau des bâtiments. Ces objets votifs sont liés au culte de Déméter et datent du IIIe s. av. J.-C.

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Au Sud-Est de la ville antique de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Papatheodorou, sur lequel ont été mis au jour deux segments de murs et, dans la partie Est du terrain, une perturbation comportant une grande quantité de céramique de la fin de l’époque hellénistique et romaine. Ce phénomène a été interprété comme un dépôt de déchets recouvrant la zone du rempart après sa destruction à l’époque romaine.

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Au Sud-Ouest de la ville antique de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Politi, à l’extérieur du rempart de la ville. On y a mis au jour des états successifs de murs de soutènement, d’orientation Sud-Est/Nord-Ouest, sur une longueur de 15,50 m. Leur datation s’échelonne entre la fin de l’époque hellénistique et l’époque protobyzantine. Il est possible que ces murs aient servi de revêtement à un fossé en avant du rempart.

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Au Nord-Ouest de la ville moderne de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Kayka, dans le secteur de Marmaroto, sur lequel ont été dégagées huit structures circulaires en mortier, datées de l’époque romaine tardive et interprétées comme des silos (diam. 1,80 – 2,25 m ; fig. 1). À l’intérieur de ces structures, on a retrouvé des fragments de pithoi qui y étaient incorporés.

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Vers le Sud-Ouest de la ville antique de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur deux terrains qui s’insèrent dans les nécropoles antiques : dans le secteur de Marmaroto, la fouille du terrain Perou-Zoïdi a livré un mur épais (larg. 0,95 m), orienté Nord-Est/Sud-Ouest, dans l’élévation duquel on constate un remploi d’autel circulaire à bucranes (fig. 1). On a également dégagé des sépultures de types variés, datées de l’époque archaïque à l’époque hellénistique ; elles ne comportaient pas de mobilier. dans le secteur de Tsoukalaia, la fouille du terrain Liveri-Nikolakopoulou a livré trois tombes de l’époque hellénistique, contenant des kyathoi, des unguenataria et des olpè (fin IIe s.-début Ier. s. av. J.-C.). Les parois des tombes sont constituées de stèles funéraires en remploi. A proximité de ces tombes, on a trouvé onze autres stèles funéraires, qui proviennent peut-être de couvertures de tombes.

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Dans le village de Pigadia, V. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Vassilaki, dans le secteur de Katsouna, où la présence de tombes était déjà connue, et a mis au jour une tombe à ciste taillée dans la roche. Le remblai de la zone autour de la tombe était constitué d’une couche de terre grise comportant de la céramique de l’époque romaine tardive : la même couche a été observée dans le niveau supérieur de la tombe elle-même. A un niveau inférieur de la tombe, on a dégagé une couche comportant des os, de la céramique hellénistique, deux monnaies romaines, des bijoux métalliques, des uguentaria en verre, des lampes de l’époque romaine tardive. La couche qui se trouvait en contact avec le sol de la tombe comportait deux monnaies en argent du début du IIIe s. av. J.-C., date de la première utilisation de la tombe. Une deuxième tombe à ciste, détruite, a été dégagée : seule la partie inférieure des parois et le sol étaient conservés. À l’intérieur on a trouvé quelques os, des tessons de céramique commune et des fragments de vases en verre. Néanmoins, on estime que l’aménagement de cette tombe est contemporain à la tombe précédente.

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Près du village de Pigadia, sur l’île de Karpathos, Ph. Zervaki et A. Loukidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi en 2006 la fouille de sauvetage du terrain de la Compagnie d’Electricité (DEH) et ont mis au jour des vestiges d’habitat du Minoen Récent I et de l’époque romaine tardive. Dans la partie Ouest du terrain, où la fouille n’a pas vraiment avancé, on a recueilli des vases du MR I et des pithoi  de l’époque romaine tardive. Dans la partie Est du terrain, on a dégagé  des vestiges de construction de l’époque romaine tardive, un empilement de tuiles destinées à la construction ou à la réparation d’un toit, un tas d’amphores de stockage, un sol de galets partiellement conservé, une sépulture de chien. Sept monnaies de l’époque protobyzantine ont été recueillies. Ces vestiges appartiennent à un habitat florissant à l’époque protobyzantine, proche du port naturel de la baie de Pigadia, à un endroit qui était connu sous le nom de Karaostassi.

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Dans la ville de Kos, A. Giannikouri, E. Skerlou, M. Livadiotti et G. Rocco (Institut archéologique d’études égéennes, XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques, École polytechnique de Bari), dans le cadre des travaux de valorisation dans le secteur de l’agora et du port, ont effectué des sondages au Nord de l’agora antique afin de préciser la relation entre celle-ci et le port juste au Nord (fig. 1). Les recherches ont principalement porté sur la question du tracé du rempart antique qui passait entre l’agora et le port : on a constaté que sa construction présente une interruption d’une largeur de 2,88 m, encadrée par deux parastades (fig. 2). À cet endroit il est construit en appareil irrégulier de blocs de pierre volcanique (malakopetra), un mode de construction différent par rapport au reste du monument. Il s’agirait probablement de la fermeture du passage entre l’agora et le port au IIe s., lorsqu’après le séisme de 142 apr. J.-C., on a construit un propylée monumental et un escalier pour accéder à l’agora. Un sondage à cet endroit révèle un sol en pente et dallé, daté de l’époque hellénistique, qui menait vers l’intérieur du portique oriental de l’agora. Au Ier s. apr. J.-C., le dallage est recouvert d’une couche de terre jaunâtre et compacte. À une distance de 1,50 m au Nord du rempart, le dallage est détruit par l’aménagement d’un puits à l’époque médiévale. À l’angle Nord-Est du sondage, le dallage repose sur une couche de terre mêlée à des cendres. On a mis au jour, au Nord-Est de ce sondage, on a dégagé les fondations d’un mur en blocs de calcaire, daté du IIIe s. av. J.-C. (fig. 3). Ces vestiges ont été interprétés comme les parastades qui encadrent la colonnade d’un portique situé au Nord du rempart et qui était traversé par le passage dallé avant d’atteindre l’agora.

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Dans la ville médiévale de Rhodes, A. Kosma (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 plusieurs opérations sur le rempart médiéval : sur le rempart maritime, au niveau de la porte de Tarsana, on a dégagé la face orientale du mur Ouest de la tour, ainsi que la base de la tour de Tarsana, construite en gros blocs de poros. sur le rempart maritime, à la porte de la Liberté, les nettoyages ont permis de constater plusieurs états antérieurs de la fondation du rempart : un état byzantin ou du début de l’époque des chevaliers et un état hellénistique. au bastion du Palais du Grand Maître, on a enlevé un contrefort et mis au jour, sous une couche compacte d’argile blanche, deux puits dont le remblai contient de la céramique hellénistique.

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À Marmari, sur l’île de Kos, S. Didioumi (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Kalogeraki, sur lequel a été dégagé une partie d’un bâtiment de l’époque protobyzantine, dont cinq pièces et un couloir ont été mis au jour. Deux pithoi ont été trouvés en place ; la céramique recueillie date de l’époque protobyzantine.

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À Palaia Pyli, sur l’île de Kos, S. Didioumi (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 des sondages sur le Katholikon du Monastère de la Panagia ton Kastrianon, fondée en 1080 par Hosios Christodoulos de Latrène. Les travaux dans le sanctuaire se sont terminés : on a constaté que le sol était revêtu, au Nord, de dalles carrées et rectangulaires en marbre rouge, et, au Sud, en dalles de terre cuite. À l’extérieur du mur Sud de l’église, les tombes qui avaient été dégagées au cours des campagnes précédentes ont été démolies en vue de l’aménagement d’un canal d’évacuation des eaux, mais sous le niveau de ces tombes, on a dégagé une nouvelle série de tombes d’adultes et d’enfants comportant très peu de mobilier (des monnaies ottomanes et des vases en verre). Dans le sanctuaire comme dans la nef, on constate que l’église est fondée directement sur la roche.

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Dans le village de Chora, sur l’île d’Astypalaia, N. Mastrochristos (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 une fouille de sauvetage à l’extérieur de la forteresse et a dégagé les vestiges de quatre maisons médiévales, dont le mur arrière est constitué par une partie du rempart de la forteresse. Les couches qui recouvraient les vestiges comportaient de la céramique commune, usuelle, des tessons de céramique à glaçure, des porcelaines, des fragments de verre, des os et quelques monnaies, principalement ottomanes. On a également trouvé des blocs de marbre appartenant à l’élévation des murs.

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