Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine Centrale
En 2005, au lieu-dit Kis-Toumba dans le quartier de Phoinikas, on a mis au jour vingt-et-une nouvelles tombes appartenant à la nécropole classique et hellénistique déjà connue dans la région. Les tombes, de types divers, renfermaient souvent des lits funéraires en bois ; les défunts de sexe masculin avaient en général la tête tournée vers l’Ouest, contrairement aux défuntes. On souligne l’intérêt particulier d’une grande tombe à ciste (2,50 x 1,70 m) dont les parois intérieures portaient un décor polychrome sur plusieurs registres ; le registre principal portait un décor floral (fig. 1). Des plaquettes en ivoire et des groupes d’aigles-griffons déchiquetant un cerf en terre cuite dorée, proviennent du décor du lit en bois (fig. 2) ; dans la même tombe on a aussi recueilli un strigile en fer doré, un canthare en argent, de nombreux bijoux en or et en bronze, dont une couronne de myrte en or, des boutons dorés à protomé d’Athéna en relief, un poignard et un statère en or de Philippe II. Parmi le mobilier des autres tombes on retiendra : deux figurines jumelles représentant un groupe d’Héraklès avec un serviteur (fig. 3) trouvées dans une tombe d’enfant ; un caducée miniature en argent et une petite clé, en argent aussi, du type dit « homérique » (fig. 4).

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En 2004 et 2005, on a poursuivi l'exploration de la toumba qui fut habitée du début de l’Âge du Fer à l’époque classique, mais plus densément à l’époque archaïque (VIIe-VIe s.). Les travaux ont mis au jour de nouveaux vestiges de constructions semi-enterrées en forme de ruche ; associée à l’une de celles-ci, une grande cavité (diam. 1,20 m, prof. 0,75 m) contenait une épaisse couche de cendres, des ossements, des coquillages et de la céramique domestique brûlée datant de la fin du VIIIe/début du VIIe s. (fig. 1) ; cette cavité, qui servait sans doute de four, a été appelée conventionnellement « cavité à cuire » ; un peu plus profondément on a repéré une deuxième construction, contenant entre autres deux plats en terre cuite, qui a été baptisée « cavité pour la préparation de la nourriture ». La présence de ces constructions confirmerait la fonction des structures semi-enterrées comme habitations. Le matériel céramique recueilli appartient à des types déjà connus par les campagnes précédentes. La céramique de l’Âge du Fer forme un lot particulièrement intéressant où prédominent les vases de tradition macédonienne remontant à l’Âge du Bronze ; de très bonne qualité sont les amphores décorées de cercles concentriques et la céramique dite « argentée », deux classes originaires sans doute de Sindos ; parmi la poterie importée d’époque géométrique prédominent les vases eubéens ; on a aussi identifié de la céramique protogéométrique importée de Thessalie, dont une amphore à décor rouge-orange (triangles hachurés). Contrairement aux autres années, la céramique archaïque importée était moins abondante que la céramique locale ; parmi cette dernière on note un fragment de pithamphore appartenant à la classe dite chalcidienne, connue surtout dans les nécropoles de Chalcidique. Parmi la céramique importée figurent deux fragments de vases chypro-phéniciens (Black-on-Red ware), ce qui pourrait suggérer la présence de commerçants Phéniciens sur le site.

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En 2004 et 2005 les fouilles ont été poursuivies dans divers secteurs de la ville romaine. Sanctuaire d’Asclépios. — Le dégagement des murs repérés à l’Est du sanctuaire n’a pas été achevé ; les bâtiments auxquels ils appartiennent datent des époques hellénistique et romaine. Complexe de l’Antiquité tardive. — Dans cet édifice à trois pièces situé au Nord de la rue A, au Nord de la basilique épiscopale, la poursuite des travaux a permis de préciser les dimensions des pièces A (10,75 x 7,23 m) et G (7,26 x 7,03 m). Secteur de l’hydraulos. — Dans la partie Ouest de cet îlot on a mis au jour de nouvelles pièces liées au portique qui longe tout le côté occidental de l’insula. Sanctuaire de Zeus Hypsistos. — Dans ce sanctuaire, mis au jour en 2003, on a poursuivi l’exploration des pièces jouxtant les côtés Ouest et Nord du portique qui entourait l’esplanade. Deux des pièces du côté Ouest peuvent être identifiées comme cultuelles d’après leur mobilier (colonnettes votives inscrites, obélisque à base inscrite). À 25 m environ au Nord du temple un segment de mur puissant (Est-Ouest) appartient sans doute au péribole du sanctuaire. Forum. — Dans la partie Nord du forum on a poursuivi la fouille de l’installation thermale. On y a notamment achevé l’exploration du caldarium, qui était muni de deux piscines et d’un deuxième praefurnium dans la partie Sud du complexe. Dans l’aile Nord du forum, la fouille d’une pièce (4,5 x 5,5 m) et de son sous-sol, détruits par un incendie, a révélé un ensemble clos d’objets qui enrichissent nos connaissances sur le mobilier de tous les jours dans la première moitié du IIIe s. apr. J.-C. Il s’agit d’un petit trésor d’une centaine de monnaies de bronze, d’une série d’objets en bronze (vases à anses ouvragées, clés, petite balance), d’un sécateur en fer, d’ustensiles en verre, de plaquettes en os décorées, etc. À Dion, comme dans d’autres centres macédoniens, on remarque une grande activité économique à l’époque des Sévères et jusqu’au milieu du IIIe s. apr. J.-C. Le plus grand changement dans la ville concerne l’agora qui se transforme complètement par la construction d’une série de nouveaux édifices (temple du culte impérial, basilique, esplanade à portiques, thermes). Cette prospérité peut sans doute s’expliquer par le regain d’intérêt et d’admiration manifesté par les empereurs romains envers Alexandre et les Macédoniens. Rempart. — Des travaux de nettoyage et de mise en valeur d’une grande partie du rempart antique ont amené la découverte d’une série d’éléments d’architecture et de sculpture remployés : la partie inférieure d’une statue de Zeus, offrande du prêtre Postumius, un relief représentant Zeus, un buste d’Héphaistos, une tête en marbre de divinité à la coiffure élaborée (Dionysos ?), très belle œuvre d’époque hellénistique (fig.1), une autre tête de jeune femme à la coiffure élaborée d’époque impériale (fig.2). On signale enfin la découverte d’une série de plaques ou de reliefs inscrits, qui avaient été réutilisés comme couverture de tombes paléochrétiennes. Les résultats d’une étude sur l’équipement mécanique et scénographique du théâtre de Dion à l’époque hellénistique, ainsi que les reconstitutions graphiques proposées (fig.3) sont publiés dans AEMΘ 19 (2005), p. 381-390 par G. Karadédos.

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En 2005, les fouilles menées sous la direction de S. Drougou ont été centrées sur deux secteurs : la zone à l’Ouest du théâtre et le dromos de la grande tombe macédonienne à façade ionique découverte à côté de la mairie de Vergina. Théâtre. — Le théâtre de Vergina continue de poser des questions quant à son implantation dans l’espace aux abords du palais. Les résultats des recherches géophysiques menées à l’Ouest du monument, sous la direction de G. Tsokas, ont été à l’origine d’une nouvelle fouilledans cette zone. Les résultats n’ont malheureusement guère été fructueux : on n’a repéré que des vestiges de murs épars qui donnent peu d’informations sur l’organisation de l’espace dans cette zone. Ces lambeaux de constructions doivent appartenir à des aménagements (murs de soutènement et rues) menant vers la branche Ouest voisine du rempart. Tombe macédonienne à façade ionique. — La grande tombe macédonienne découverte au centre de la ville avait été fouillée en 1985. La reprise des fouilles a été centrée sur son dromos, qui n’avait été exploré qu’en partie. Sa longueur est de 15 m et sa largeur, devant la façade (à quatre demi-colonnes ioniques) de 10 m. La paroi Sud du dromos est doublée par un long mur de moellons interrompu par une petite niche qui contenait un ensemble de vases à vernis noir (pinakia à omphaloi, petits skyphoi) ; ces derniers sont typiques de la fin du VIe s. av. J.-C. et proviennent sans doute d’une cérémonie funèbre. Devant la façade on a trouvé des fragments de grands récipients et des petits tas de couleurs (pourpre et bleu). Aux abords Sud-Est de la tombe, une fosse-dépotoir (diam. 1 m, prof. 1 m) a livré une grande quantité de fragments de vaisselle hellénistique (milieu du IIe s.) mélangés à des cendres, ce qui indique que l’espace fut utilisé pour des cérémonies funéraires. On note enfin l’achèvement de la restauration de deux vases en bronze d’excellente qualité (fig. 1-2) provenant de la tombe à ciste d’Heuzey fouillée en 1999.

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En 2005 ont été achevés les nouveaux travaux de protection de la tombe du Jugement, entrepris en 2002 ; dans le cadre de ces travaux on a amélioré les dispositifs de protection existants (électricité, chauffage, éclairage, etc.), construit un système de drainage autour du monument, et reconfiguré l’accès à celui-ci par un nouvel escalier, qui permet aussi d’accéder à la tombe macédonienne découverte en 2004.

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Publication du fragment d’inscription découvert en 1998, complétant un texte découvert en 1955.

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Ville basse - Nécropole. — En 2005, une fouille d’urgence dans la nécropole Nord de la ville basse a mis au jour cinq nouvelles tombes hellénistiques dont trois cistes creusées dans le rocher et deux tombes à chambre. Parmi le mobilier des cistes on signale une pélikè à figures rouges représentant Éros entre deux figures féminines (fig.1) et un épistomion en or qui confirme que la tradition archaïque se poursuivit jusqu’au IIe s. av. J.-C. Ces nouvelles tombes, ajoutées à celles qui avaient été découvertes dans les années 1990, montrent bien que cette nécropole était la plus importante des trois de la ville basse ; elle était organisée le long d’une route qui devint plus tard la via Egnatia. Les travaux ont révélé que le site, avant d’être un cimetière, avait connu diverses utilisations : carrière, voie de circulation (traces de chars), espace d’habitation (fosse-dépotoir).

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En 2004 et 2005 les fouilles dans cette riche nécropole ont été poursuivies pour la cinquième et sixième année, mettant au jour 283 nouvelles tombes dont la chronologie s’échelonne entre l'Âge du Fer et l’époque classico-hellénistique. Les tombes de l'Âge du Fer (84 en tout), en fosse ou à ciste, contenaient un mobilier relativement peu abondant : vases non tournés, quelques bijoux dont deux épistomia en or et quelques armes accompagnant les défunts de sexe masculin. Dans les tombes d’époque classique et hellénistique (85) les femmes étaient inhumées comme d’habitude la tête vers l’Est, les hommes la tête vers l’Ouest ; le mobilier, assez riche, comportait des vases en terre cuite et en bronze dont certains d’excellente qualité (fig. 1-2), des monnaies en bronze, de nombreux bijoux en or, en bronze et en fer, dont des bagues-cachets avec des représentations intéressantes ; dans les tombes d’enfants on a observé la présence d’un grand nombre d’astragales en os, de figurines et de protomes en terre cuite ; plusieurs tombes masculines contenaient aussi des armes (lances et couteaux en fer, strigiles en fer et en bronze). Les tombes archaïques (117), pour la plupart des fosses creusées dans la roche tendre, contenaient un mobilier exceptionnellement riche, analogue celui des tombes fouillées les années précédentes et confirmant que les défunts appartenaient à des familles de l’aristocratie locale. Les tombes masculines, appartenant pour la plupart à des guerriers, contenaient surtout des armes (casques, épées, lances, couteaux, boucliers), mais aussi des bijoux en or, en bronze et en fer (épistomion, bagues, fibules, plaquettes, rosettes), des figurines en terre cuite, des vases en terre cuite et en bronze, des maquettes de meubles, d’obéloi avec leurs chenêts et de chars. Les tombes féminines contenaient surtout des bijoux en or, en argent et en bronze, mais aussi des figurines, des vases en terre cuite et en bronze, dont certains d’excellente facture ; une des tombes les plus richement dotées (T 458) renfermait 28 figurines en terre cuite et en faïence dont une représentant le fleuve Achélôos (fig. 3), 3 vases en terre cuite et 17 vases en bronze, des maquettes de meubles et de chars, un très grand nombre de bijoux (perles en ambre, fibules, diadèmes, plaquettes, rosettes) et surtout un masque en or décoré au repoussé de motifs géométriques et floraux, d’animaux terrestres et marins ainsi que de symboles astraux (fig. 4).

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Nécropole Est d’Archontiko. En 2005, une nouvelle nécropole d’époques archaïque, classique et hellénistique a été découverte aux abords Nord du village, près du cimetière moderne, à la suite de fouilles clandestines. Vingt-sept tombes ont été explorées, contenant des vases en terre cuite et en bronze, des bijoux en bronze et en fer, ainsi que des armes en fer dans les tombes masculines (appartenant sans doute à des guerriers). D’après le mobilier recueilli, on conclut que cette nécropole abritait exclusivement des membres de familles de classes moyenne et inférieure. Les nouvelles données confirment que cette ville était le principal centre de la Bottiée septentrionale, avant le choix de Pella comme nouvelle capitale de la Macédoine (fin du Ve s.).

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En 2005, des fouilles d’urgence ont été menées dans plusieurs secteurs de la ville antique : la nécropole Est, les extrémités Ouest et Est de la ville et l’îlot fortifié de Phakos, au Sud. Nécropole Est. — Une grande tombe à huit chambres d’époque hellénistique (fig. 1) a été fouillée dans le champ Siskakis, au Nord-Ouest du tumulus abritant la tombe à chambre connue sous le nom de « tombe Delacoulonche ». Dans ce même terrain et dans ses environs, plusieurs tombes avaient déjà été explorées (en 2003 et 2004 v. AD sous presse). La nouvelle tombe est la plus grande connue jusqu’à présent en Grèce (62,44 m2 environ) et son plan régulier suggère qu’elle connut une seule phase de construction (seconde moitié du IIIe s.). On suppose aussi qu’elle était recouverte par un tumulus, comme sa voisine. — La tombe est munie d’un long dromos dont la première partie était découverte, en pente (8,75 m) et la seconde voûtée, à degrés (7,50 m). Autour d’une grande chambre centrale (5,85-6 x 3,20-3,40 m) sont organisées sept chambres latérales, trois sur chacun des côtés Est et Ouest, et une du côté Nord. La chambre Nord, pourvue d’une banquette construite pour le lit en bois, est la plus grande (2,90-3,20 x 2,70-2,90 m, h. 3,35 m) et la plus soigneusement construite ; elle est décorée d’enduits polychromes. La tombe ayant été pillée dès l’Antiquité, le mobilier funéraire retrouvé n’était pas très riche. Cependant le nombre des vases recueillis est particulièrement élevé, de même que celui des figurines en terre cuite (fig. 2-3). En revanche, les pilleurs avaient laissé très peu de bijoux : des restes de couronnes et trois danakès en or. Dans le remblai du dromos on a trouvé deux stèles à relief inscrites (ΑΝΤΙΓΟΝΑ ΑΙΝΕΙΟΥ et ΚΛΕΟΝΙΚΗ ΝΙΚΟΜΑΧΟΥ) et un petit autel inscrit (ΝΙΚΟΣΤΡΑΤΗ ΠΥΘΟΝΟΣ).  Abords Ouest et Est de la ville. — Les travaux de construction d’une déviation à l’Ouest du site archéologique ont révélé l’emplacement de la branche Ouest du rempart, des vestiges de bâtiments appartenant au dernier îlot d’habitation, ainsi que plusieurs tombes de la nécropole Ouest. Ces découvertes permettent de préciser les limites Ouest de la ville antique. Des travaux analogues aux abords Est du site indiquent qu’on se trouve près du rempart Est ; la poursuite des travaux dans ce secteur, en 2006, donnera plus de précisions sur les limites Est de la ville antique, donc sur sa largeur totale (Est-Ouest) que l’on calculait jusqu’à présent approximativement, d’après l’emplacement des nécropoles (ca 600-700 m).   3) Phakos. — En 2004 et 2005, la poursuite des fouilles sur l’îlot fortifié situé dans le lac, au Sud de Pella, a fait apparaître de nouveaux vestiges du complexe architectural de caractère sans doute public : le plan complet du bâtiment A1 de la phase la plus ancienne (début du IVe s. av. J.-C.), toute la largeur du bâtiment A2, contemporain du précédent, et la partie Nord-Est du bâtiment B qui appartient à la deuxième phase (IIe s. av. J.-C.). Au cours des campagnes précédentes on avait constaté, sans pouvoir les expliquer, des courbures dans les murs du bâtiment A1. En 2005 la découverte d’une enceinte fortifiée en très bon état (larg. 4,50 m) a apporté la réponse à ce problème : les murs du bâtiment A1 sont courbes car ils suivent le tracé de cette enceinte. Cette découverte confirme les témoignages des sources littéraires (Strabon, Tite Live) sur la présence, au bout du lac Loudie, d’une forteresse qui communiquait par un pont avec le rempart Sud de la ville. Le complexe de la première phase serait donc une installation militaire. Le bâtiment B empiète sur l’enceinte, ce qui indique qu’à cette époque celle-ci n’était plus en usage. Les fonctions commerciales et artisanales de ce bâtiment ont perduré dans les bâtiments mal conservés de la 3e phase (bâtiments G).

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En 2005, les travaux menés par l'université de Thessalonique ont été centrés sur plusieurs secteurs de l’agora antique (fig. 1). Secteur Nord-Est. — Entrée Nord-Est (fig. 1 : n° 1). Plusieurs sondages ont été ouverts dans le remblai du grand escalier Nord-Est afin de préciser la datation de ce passage vers l’agora et celle de la conduite qui le longeait. D’après le mobilier recueilli, l’aménagement doit dater du dernier quart du IVe s. av. J.-C. La fouille a aussi pu préciser les différents états de construction de la conduite. Cour centrale. — De vastes travaux de déblaiement dans la partie Est de la cour centrale (fig. 1 : n° 2) avaient pour objectif l’aménagement des accès vers les ailes Nord et Est du monument. L’épaisseur du remblai variait de 1 m au Sud à 2 m dans la partie Nord de la cour. Secteur Sud. 1) Îlot d’habitation n° 7 (fig. 1 : n° 3). — Ce petit îlot, situé au Sud-Est du Portique Sud, est délimité par des rues sur les trois côtés (Est, Nord, Ouest) et au Sud par l’avenue qui passe au Nord des grandes villas aux mosaïques. De nouveaux sondages et des nettoyages à l’intérieur de cet îlot visaient à préciser l’organisation et les limites de ses espaces intérieurs. Ces espaces (16 pièces dans la moitié Ouest de l’îlot et 8 pièces dans sa moitié Est) s’organisaient autour de deux cours intérieures. Une série de petites pièces situées le long de la partie Sud de l’îlot, donnant sur l’avenue, doivent sans doute être identifiées comme des magasins. 2) Égout central Sud (fig. 1 : n° 4). — Des travaux de restauration et de consolidation ont été menés dans l’égout central qui traversait le portique Sud et recueillait les eaux de pluie venant des toits des portiques et de la place centrale de l’agora. Pour remettre le mur Est de l’égout à la verticale, on a enlevé des terres de remblai dans les deux pièces (I-II) situées à l’Est de celui-ci, ce qui a amené la découverte d’une grande tombe. Des nettoyages à l’intérieur de l’égout ont confirmé que sa construction était contemporaine de celle de l’ensemble du portique Sud (seconde moitié du IVe s. av. J.-C.). Plus tard, comme l’écoulement à la sortie du conduit était problématique et que les eaux stagnaient dans la rue longeant le portique Sud, on érigea un mur oblique, entre le conduit et l’angle de l’îlot 4, pour conduire les eaux vers le Sud – dans la rue qui passait entre les îlots 2 et 4 (premier quart du IIIe s. av. J.-C.) (fig. 2). Dans une phase ultérieure (fin du IIe s. av. J.-C.), la construction du conduit fut prolongée vers le Sud et le mur oblique remblayé, tandis que du côté Est de l’égout on mit en place un alignement de blocs pour ménager un passage en escalier vers le côté Est de la rue (fig. 3). 3) Rue Sud. — On a poursuivi le dégagement du remblai de la rue qui délimitait l’agora du côté Sud, de part et d’autre de l’égout central. L’épaisse couche de sable et de tessons roulés prouve qu’en périodes de fortes pluies cette zone subit des inondations. Le remblai contenait, comme on l’avait déjà constaté précédemment, un très riche mobilier : de nombreuses anses timbrées, dont un lot important appartenant au groupe de Parméniskos, et une anse portant le nom ΠΕΙΣΙ/ΔΗΜΟΥ (fig. 4) ; une série de stylets en ivoire, des bijoux en or et en argent, des poids en plomb, des outils et autres objets métalliques, des moules en terre cuite dont un complet (figure de satyre), un grand nombre de figurines masculines et féminines (fig. 5-6), un fragment d’amphore panathénaïque, un petit lot de canthares portant l’inscription DIOS FILIOU (fig. 7) et un grand nombre de monnaies dont trois en argent : un tétradrachme d’Alexandre (fig. 8), un tétradrachme athénien des archontes ΝΙΚΟΓΕΝΗΣ-ΚΑΛΛΙΜΑΧΟΣ-ΑΠ et un denier frappé par L.SEMPR[onius] PITIO. 4) Tombes. — Un groupe de 14 nouvelles tombes d’époque classique, creusées dans le rocher, a été exploré à l’Ouest de l’égout central (fig. 1 : n° 6) ; elles appartiennent à la vaste nécropole qui s’étendait sous le portique Sud de l’agora, et qui est la plus ancienne nécropole connue à Pella. Les tombes, orientées Est-Ouest et de dimensions très variables, étaient organisées en deux groupes de part et d’autre d’un couloir (larg. 3 m ). Parmi leur mobilier prédominent les petits vases à parfum, les figurines féminines assises, mais aussi celles d’enfants et d’animaux, les bijoux (fibules) en bronze, en fer et en argent, les armes et les outils agricoles et enfin les monnaies funéraires, dont une monnaie de Thèbes de la fin du Ve s. av. J.-C.

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En 2004 et 2005, les deux dernières campagnes d’un programme de fouilles de 14 ans (1992-2005) ont été menées dans une des grottes de la région d’Aridaia, la grotte A’, dite Agiasma, située à 3,5 km à l’Ouest du village de Loutraki. L’objectif principal du programme, conduit par l’éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie de Grèce méridionale (E. Kambouroglou) en collaboration avec l’université de Thessalonique (E. Tsoukala) et le centre d’archéométrie Démokritos (I. Bassiakos), est l’étude paléontologique, sédimentaire et archéologique de la grotte ainsi que la détermination de la séquence de son occupation. Les questions auxquelles le programme s’était fixé de répondre concernaient : 1) l’emplacement de l’entrée originelle de la grotte, 2) la connexion entre la terrasse fluviale, qui se trouve à 3 m plus haut que l’entrée actuelle, et les sédiments du sol de la grotte, 4) l’étude des enduits noirs sur les parois de la grotte (organiques ou anorganiques ?) et 5) l’étude de l’utilisation de la grotte par l’homme. La datation absolue des formations calcaires par la méthode ESR (Electron Spin Resonance) a confirmé que la terrasse fluviale est antérieure (35.000 BP) à la couche de la grotte contenant des fossiles (14.000-12.000 BP). La trouvaille paléontologique la plus importante a été le crâne d’un ours du type Ursus spelaeus, assez bien conservé, datant au Pleistocène supérieur ou du début de l’Holocène. Les dimensions du crâne indiquent un animal de grande taille, sans doute de sexe masculin, pesant environ 400-500 kg. Des recherches à l’extrémité Sud de la grotte ont montré que l’entrée originelle de la grotte se trouvait sans doute à cet endroit ; d’autre part on a observé que le trou qui sert aujourd’hui d’entrée à la grotte avait été élargi à une période relativement récente (NR) et que, dans son premier état, il était inadéquat pour l’entrée de l’Ursus spelaeus. Des sondages ont été ouverts en six points différents de la grotte (dans l’entrée actuelle, la salle principale et la salle arrière), mettant au jour de la céramique – surtout commune – du Néolithique Récent et du Bronze Ancien. Dans tous les secteurs fouillés on a repéré des restes de feu sur le sol, tandis que les parois de la grotte étaient couvertes d’une fine couche de suie ; les enduits noirs sur les parois de la grotte ne sont donc pas des oxydes de manganèse, comme on l’avait d’abord supposé. Toutes les analyses 14C d’échantillons de charbons ont donné des datations autour de 5.900 BP, ce qui confirme que la plus ancienne occupation remonte à l’époque néolithique et non au Paléolithique, comme on l’avait envisagé. Les résultats des études récentes ont aussi montré qu’à cette époque l’entrée originelle de la grotte était encore ouverte.

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En 2005, une tombe d’époque hellénistique et une installation artisanale d’époque romaine ont été mises au jour à l’occasion des travaux de la Compagnie de l’Électricité dans la région d'Axioupolis —travaux qui ont par ailleurs détruit en partie la tombe. Celle-ci était à chambre unique (3 x 2 m), voûtée et construite en briques, avec une banquette en L sur ses côtés Sud et Ouest. Elle abritait quatre inhumations, dont deux sur la banquette et les deux autres sur le sol. Le mobilier comprenait plusieurs vases dont une pyxide à décor de type West Slope ornée d’une protomé d’Artémis en relief sur le couvercle ; les trois pieds du vase sont en forme de sirènes posant sur des pattes de lion (fig. 1) ; le vase, qui présente des affinités avec deux exemplaires provenant de la « Tombe B » de Pella, date du troisième quart du IIe s. av. J.-C. La tombe pourrait être considérée comme appartenant à un type intermédiaire entre les tombes construites ou à chambre creusées dans le rocher et les tombes à voûte maçonnées plus tardives. Les fouilles dans le reste du terrain ont mis au jour une installation artisanale du début de l’époque romaine dotée d’un petit four céramique (2 x 1,55 m) en forme de fer à cheval, d’un pithos portant une empreinte de sceau avec un nom peu lisible, et d’un espace pavé. Parmi le mobilier, constitué pour l’essentiel de céramique domestique, on note la présence d’ustensiles en terre cuite de forme rectangulaire allongée (long. 0,22-0,25 m, larg. 7-7,5 m), munis d’un bec cylindrique (fig. 2-3) ; ces objets sans parallèle connu jusqu’à présent, pourraient avoir servi de fumigatoires pour les abeilles.

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Fortifications/Rempart. — En 2005, un segment de rempart appartenant sans doute à la fortification romaine de la ville a été dégagé rue Akropoléos. Des segments de ce même rempart (larg. 8,90 m) avaient été découverts dans deux terrains voisins ; construit en petites plaques de schiste vert et mortier de chaux, il est conservé jusqu’à 6,50 m de haut. Il s’agirait du rempart Sud de la première acropole de Thessalonique, dont on ignore les limites exactes. D’après les données dont on dispose actuellement, ce rempart devait dessiner un triangle, ce qui constitue un élément important pour l’identification de cette fortification avec le dit « Trigonion ». Le mur perdit son caractère de fortification à l’époque paléochrétienne (fin VIe - début VIIe s.) quand fut érigée l’acropole byzantine ; c’est alors que furent construites de part et d’autre du mur des citernes ouvertes, qui demeurèrent en usage pendant toute la période byzantine.

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Basilique de Saint-Démétrios —Un réexamen paléographique de l’inscription qui se trouve sur le ciborium rectangulaire de la basilique indiquerait que l’inscription date de la fin du IXe s. et non pas du XIe ou du XIIe comme on le pensait jusqu’à présent.

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Fortifications byzantines - La Tour Blanche. — En 2005, à l’occasion de travaux d’aménagement autour de la Tour Blanche on a mis au jour presque tout son péribole (sauf la partie Nord qui est enfouie sous la chaussée de l’avenue Nikis). Il s’agit d’une construction octogonale munie de quatre petites tours hexagonales (une tour à tous les deux angles du péribole). Distant de 13,20 à 14,60 m de la Tour, le péribole était construit à l’aide de gros blocs de poros et de remplois (larg. 4,55-5,60 m). Il était fondé sur une série de poteaux de bois, selon une technique recommandée lorsque le sol est meuble. La similitude entre l’appareil du péribole et celui du fortin du Vardar semble confirmer les informations d’E. Çelebi, à savoir qu’il fut construit par Soliman le Magnifique en 1535-1536, peut-être par Sinan. Cette datation était du reste confirmée par l’inscription qui se trouvait jusqu’au début du XXe s. au-dessus de son entrée.

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En 2004 et 2005, au lieu-dit Toumbès, on a poursuivi la fouille du Sébasteion, mettant au jour trois nouvelles salles (B, G, D) et la moitié d’une cinquième (E) (fig. 1). Les cinq pièces, qui sont alignées mais sans communication entre elles, ont en commun le long mur de façade ; à l’arrière, les salles G et D sont plus larges de 1 m, ce qui suggère qu’elles sont postérieures au plan original du complexe, qui date du Ier s. av. J.-C. Contre le mur de façade du complexe on a repéré plusieurs bases de statues. La salle B (6,50 x 9 m), munie d’une banquette sur trois côtés, renfermait une base de statue contre le mur de fond et, devant celle-ci, une deuxième base qui portait une table de marbre ; la découverte de nombreuses pièces de sculpture et d’éléments architecturaux à l’intérieur de la pièce témoigne de son caractère cultuel. La pièce G (7,50 x 7,50 m) était munie d’une banquette ou base de statues contre le mur de fond, d’une deuxième base contre le mur latéral Nord et, au centre de la pièce, d’une troisième base qui supportait sans doute la statue impériale ; on y a en effet recueilli (sur et autour de la base) plusieurs fragments de mains et de jambes d’une statue plus grande que nature ainsi que la tête intacte de la même statue, qui évoque les portraits d’Octave, notamment du type de Primaporta (fig. 2). Dans la même pièce on a aussi découvert une tête féminine appartenant sans doute à Flavia Mysta qui, selon une inscription trouvée à l’extérieur de la même pièce (fig. 3-4), aurait érigé, avec ses enfants, le temple « εκ θεμελίων  », en 86 apr. J.-C. On suppose que cette inscription se réfère à la construction de la partie la plus récente du temple (salles G, D) ; les salles les plus anciennes (A et B) ont été réparées à cette occasion et ont changé d’usage. La salle D, la plus grande du complexe jusqu’à présent (7,30 x 12,60 m), renfermait une banquette en forme de P ouverte vers l’entrée. La présence de cette banquette, associée à la découverte d’un très grand nombre de vases – pour la plupart domestiques – et d’ossements d’animaux, suggère que la salle servit de salle de banquets. Cet usage semble être confirmé par le texte du décret honorifique de la cité de Kalindoia selon lequel se déroulaient au Sébasteion des sacrifices en l’honneur de Zeus et de l’empereur, suivis de banquets pour les citoyens. Notons que la pièce E, partiellement fouillée, renfermait une banquette analogue. À l’extérieur et contre la partie arrière de la salle D on a exploré un four à chaux circulaire (diam. 3 m) datant du ΙΙΙe s. apr. J.-C. À l’intérieur et devant le four on a recueilli de nombreuses pièces de sculpture et d’architecture destinées à être brûlées.

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En 2005, les travaux de construction de la nouvelle voie Egnatia juste au Nord du village, sur la rive Nord du lac de Volvi, ont mis au jour 118 tombes appartenant à une nouvelle nécropole paléochrétienne (fig. 1). Les tombes, qui suivaient la même orientation, étaient pour la plupart des cistes ; 15% des tombes renfermaient des restes d’incinération, ce qui suggère que dans cette région périphérique de l’empire romain la population n’avait pas encore complètement adopté les rites de l’église chrétienne. Quoique pillées dans leur presque totalité, les tombes ont livré quelques pièces de mobilier : vases et lampes en terre cuite, 62 monnaies de bronze (dont 53 provenant de la même tombe), perles en matériaux divers et quelques bijoux de bronze. À proximité des tombes on a partiellement exploré deux bâtiments voisins, implantés parallèlement l’un à l’autre et constitués chacun de deux pièces. Le bâtiment Nord (10 x 7,95 m) fut sans doute détruit vers le milieu du IVe s. apr. J.-C. alors que le bâtiment Sud (11 x 6 m) vers le milieu du VIe s. apr. J.-C. À l’intérieur du second bâtiment on a trouvé de la céramique domestique, des cuvettes d’encastrement de pithoi et des outils en métal. Étant donné que pratiquement tout le site doit être détruit par la route, on a procédé à un relevé des vestiges en 3D afin de conserver le plus d’informations possible.

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En 2004 et 2005, les fouilles d’urgence ont été centrées sur la nécropole Est, située sur la colline Est de l’agglomération moderne. Les fouilles menées dans cinq terrains situés en divers points de la colline ont mis au jour plus de 300 tombes, de types divers, datant de la fin de l’Âge du Fer à l’Antiquité tardive ; la plupart d’entre elles appartenaient cependant à deux périodes : le début du Ve s. av. J.-C. et le IVe s. apr. J.-C. On souligne la présence de huit incinérations tardo-archaïques pratiquées sur des grilles (eschara) rectangulaires aménagées sur le sol et non pas dans des fosses ; autour de chaque incinération se trouvaient des groupes de tombes, pour la plupart en jarre. Les incinérations étaient accompagnées de mobilier funéraire (petits lécythes, vases à boire). Les enfants étaient en général enterrés dans des jarres et toujours dotés de mobilier funéraire. Un groupe de onze tombes du début du IVe s. av. J.-C. était sans doute associé à un tumulus. Trois tombes présentent un intérêt particulier : celle de deux petites filles inhumées dans un sarcophage en bois qui fut ensuite recouvert d’un grand nombre de protomés en terre cuite ; une « tombe d’athlète », à l’intérieur d’un sarcophage en poros qui contenait entre autres un disque en fer et deux haltères en plomb ; et une tombe de femme, elle aussi dans un sarcophage en poros, dotée d’un très riche mobilier : bijoux en or, en argent et en bronze, protomés en terre cuite avec traces de polychromie, nombreuses figurines, vases du début du Ve s. av. J.-C., restes de coquilles d’œufs (d’oie semble-t-il) décorées de bandes en vernis noir ; restes du tissu qui enveloppait la défunte. Parmi le mobilier recueilli dans l’ensemble de la nécropole on note un grand nombre de vases attiques, dont certains proviennent de grands ateliers comme celui du peintre d’Haimon et du peintre de la Gorgone ; les vases à figures rouges proviennent des ateliers du peintre de Bowdoin et du peintre de Sabouroff. Les nombreuses figurines en terre cuite appartiennent aux types connus de la fin de l’époque archaïque : animaux divers, femmes assises, péplophores, sphinges, silènes, etc. ; les bijoux, en bronze pour la plupart, proviennent généralement de tombes d’enfants. La nécropole du Ier au IVe s. apr. J.-C. avait l’aspect de petits tumuli (haut. 1,50 m env.) ; au centre des tumuli les tombes étaient en général des crémations tandis qu’à la périphérie se trouvaient des tombes de types plus simples.

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En 2005, plusieurs fouilles d’urgence menées par la 10e éphorie des antiquités byzantines ont mis au jour de nouveaux vestiges de la ville antique et byzantine. Au Nord du site archéologique on a partiellement exploré un grand bâtiment de l’Antiquité tardive, le plus grand actuellement connu à Verria ; de plan orthogonal (51,5 x 25,5 m, ép. murs 1,5 m), il est muni à l’intérieur de trois séries de 10 piliers. L’édifice, dont la fonction n’est pas encore élucidée, fut abandonné très tôt, puisque dès le IVe s. apr. J.-C. l’espace fut utilisé comme cimetière. Plusieurs éléments suggèrent que l’édifice fut abandonné avant d’être achevé. Au Sud-Ouest de la ville antique on a fouillé un impressionnant bâtiment circulaire (diam. 18,40 m), datant aussi de l’Antiquité tardive (fig. 1-2). Une entrée au Nord mène vers un espace circulaire plus petit, au centre du premier ; le mur extérieur Sud est muni de trois niches ; une deuxième entrée se trouve du côté Nord-Ouest du bâtiment. Il s’agit sans doute d’un édifice public qui, comme tous les bâtiments de Verria, fut abandonné au milieu du IIIe s. après les invasions des Goths pour être réutilisé à l’époque paléochrétienne à des fins artisanales : au Ve s., trois pressoirs à vin furent installés dans sa partie Est. Toutes les installations artisanales furent détruites par un incendie au milieu du VIe s., sans doute à la suite des invasions des Huns. Un autre bâtiment, exploré à l’Est du précédent, conserve de rares vestiges d’époque romaine et même classique et hellénistique sous les vestiges tardo-romains. Il fut lui aussi transformé en installation artisanale à l’époque paléochrétienne. Des vestiges d’habitations mésobyzantines (pièces de construction peu soignée, foyer, abondante vaisselle domestique et de stockage, outils) sont conservés dans les niveaux supérieurs. La ville fut de nouveau détruite au XIIe s., peut-être par les Normands, et la population se réfugia à l’intérieur de la fortification, qui continua d’être habitée jusqu’au XIIIe s.

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Publication des résultats préliminaires des analyses pétrographiques faites sur des vases funéraires décorés (peints ou incisés) provenant de la nécropole de l’Âge du Fer et du début de l’époque archaïque de l’antique Mendè, analyses visant notamment à déterminer les caractères des groupes céramiques réputés locaux.

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En 2005, une étude géophysique pour repérer la suite vers le Nord de cette galerie artificielle a été entreprise par la faculté de géologie de l’université de Thessalonique ; les résultats de cette étude ont montré que la galerie ne continuait pas vers le Nord mais qu’elle tournait vers l’Est sur quelques mètres seulement.

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Sanctuaire de Zeus Ammon. — En 2005, une nouvelle partie du complexe thermal déjà connu (v. BCH 123 [1999] Chron., p. 768) a été explorée au Nord du sanctuaire. On y a notamment fouillé le caldarium, le tepidarium, une partie du frigidarium qui était l’espace le mieux conservé, et plusieurs dépendances au Nord-Ouest (cour, pièces diverses, foyers, couloirs). Les trois salles principales sont alignées, selon un type très populaire dans les provinces orientales de l’empire romain. Le caldarium, muni d’une abside à l’Est et d’un hypocauste, se trouvait du côté Nord du complexe et non pas au Sud, comme c’est généralement le cas. Le mobilier recueilli était rare ; on retiendra un trésor de 23 monnaies de bronze de Constantin le Grand. Le complexe fonctionna du milieu du IIe à la fin du IVe s. Sa présence à l’intérieur d’un sanctuaire suggère qu’il avait un caractère thérapeutique.

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Étude préliminaire de l’architecture des niveaux du Bronze Moyen (phases 18 à 14) de l’établissement préhistorique fouillé sur la toumba de Néa Olynthos - Aghios Mamas.

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En 2004 et 2005, on a poursuivi les travaux dans la basilique de Sophronios, explorant d’une part les annexes autour de l’atrium et étudiant d’autre part les trois principaux états du complexe paléochrétien (grâce à quelques sondages exploratoires et à l’étude des sols et des appareils). Le premier état de ce monument à trois nefs séparées par deux colonnades date de la fin du IVe ou du début du Ve s. (fig. 1). Le 2e état est marqué par la construction du portique monumental devant le narthex et des pièces qui le flanquent ; au cours d’une phase intermédiaire, entre le 2e et le 3e état (deuxième quart du Ve s.), on ajouta le pavement en mosaïque à motifs géométriques et figurés dans la nef centrale (fig. 2). L’atrium et son péristyle appartiennent au 3e état (milieu du Ve s.). Après la destruction du monument par un séisme, l’atrium et les pièces qui l’entourent furent réoccupés (4e état) par des habitants de la région (céramique domestique, cuisine, pressoir et autres installations artisanales). La présence de ce monument de belle qualité indique que, pendant la période paléochrétienne, la Chalcidique entretenait des liens artistiques avec Thessalonique et que ce n’était donc pas une région à l’écart des centres culturels de la Macédoine.

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En 2005, les fouilles menées en collaboration par la XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques (Z. Bonias) et l’université de Montréal (J. Perreault) ont été centrées sur deux secteurs de la ville antique (fig. 1) : le secteur du port, à côté de la route nationale, et le secteur Sud-Est, au pied de la colline. Secteur du port. — La poursuite de l’exploration des niveaux de la seconde moitié du VIIe et de la première moitié du VIe s. av. J.-C. a révélé des vestiges en rapport avec une activité métallurgique : il s’agit d’un sol bourré de scories et d’un petit four en forme de fer à cheval (0,50 x 0,18 m) (fig. 2) ; au centre de la chambre de chauffe se trouve un élément en terre cuite en forme presque cubique (haut. 0,6 m, long. de côté 0,14 m). Près du four on a repéré deux cavités plus ou moins circulaires qui servaient probablement à la fabrication de charbon de bois. Tout indique que dans cette partie de la ville antique, du moins pendant le deuxième quart du VIe s. av. J.-C., se trouvaient des installations artisanales. Secteur Sud-Est. — Dans ce secteur de la ville antique, des sondages ont été ouverts au Nord et au Sud de la rue centrale qui reliait le port à l’acropole. Du côté Nord de la rue, les bâtiments A, B, C, D et E étant déjà complètement dégagés, les efforts ont porté sur le dégagement de nouveaux segments du pavement de la rue et celui de nouveaux vestiges des bâtiments F et G. Des sondages visant à retrouver les limites Sud-Ouest du bâtiment G n’ont pas donné d’éléments déterminants, car il semble que ce bâtiment soit complètement détruit de ce côté. En revanche, l’étude architecturale de l’ensemble des bâtiments de ce secteur a démontré que leurs dimensions répondaient à un module commun : bâtiment A égal à E, bâtiment F égal au double du précédent, bâtiment B égal à la moitié de A/E. Cela pourrait donner des informations sur l’organisation urbaine de la colonie, suggérant une distribution de terrains aux premiers colons basée sur des dimensions précises. - Du côté Sud de la rue pavée, les sondages visaient à donner une image plus claire de l’organisation de ville dans ce secteur. On a ainsi pu constater que toute cette zone était très densément habitée. La fouille a notamment révélé les vestiges de plusieurs bâtiments (sols, murs) de la fin du VIe et du Ve s. av. J.-C., dont une réserve contenant des outils de pêche (hameçons, poids de filet en plomb).

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En 2004 et 2005, au lieu-dit Sykia Lakkou - Néon Kerdyllion, situé à 300 m à l’Est de la colline de l’antique Argilos, des fouilles d’urgence ont mis au jour les vestiges de trois grands bâtiments oblongs séparés par deux rues pavées (larg. 3 m, Nord-Sud). Les trois bâtiments semblent avoir un plan analogue mais c’est le bâtiment central, le plus largement fouillé (fig. 1), qui a donné l’image la plus claire de son organisation intérieure : il comprend une cour intérieure pavée de forme allongée (Est-Ouest), un andron et une cuisine tripartite du côté Sud de la cour, un pastas et deux pièces principales du côté Nord, enfin un espace avec four et traces de feu, sans doute de caractère artisanal, dans l’angle Nord-Est du complexe. La céramique recueillie (vernis noir, figures noires, figures rouges) date le complexe du milieu du Ve s. av. J.-C. Il s’agit d’un modèle typique de maison classique. La proximité de cet îlot de maisons avec le site d’Argilos laisse penser qu’il faisait partie de la ville antique. L’absence de matériel archaïque dans ce nouveau quartier suggère que les colons s’installèrent initialement dans la région de la colline de Paliokastro et que vers le milieu du Ve s. la ville s’étendit sur le littoral à l’Est de la colline, adoptant un plan hippodaméen.

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En 2005, une fouille d’urgence a été conduite sur la colline d’Aghios Athanassios, site de l’antique Gazoros, situé à 2 km au Nord de l’agglomération moderne de Gazoros. La fouille a mis au jour les vestiges d’une maison d’époque hellénistique réutilisée à l’époque romaine (IIe-IVe s. apr. J.-C.). À l’intérieur de la maison on a recueilli de la céramique, notamment culinaire et utilitaire, et des tuiles provenant du toit ; un grand pithos hellénistique a été retrouvé in situ.

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En 2005, une fouille d’urgence sur le site identifié comme étant celui de l’antique Vergé, aux abords Sud-Ouest de l’agglomération moderne, là où se trouvait naguère un atelier de potier (champ Nikitopoulos), a mis au jour les vestiges d’un « thesmophorion » et d’un habitat, datant de l’époque archaïque à l’époque romaine. Du « thesmophorion » on a exploré une série de fosses (dites « mégara »), de dimensions variées. Une grande fosse circulaire (diam. 1,70 m, prof. 1,65 m), sans doute l’espace principal du « thesmophorion », contenait une épaisse couche de cendres et de charbons ainsi que de nombreux ossements d’animaux (surtout des porcelets), une figurine de sanglier, des poids de métier et des fragments de vases de la fin du VIe - début du Ve s. La céramique présente des affinités étroites avec la poterie thasienne, notamment la production de l’atelier de Phari. À côté du thesmophorion on a aussi fouillé des vestiges de bâtiments, mal conservés, qui datent des époques hellénistique et romaine. Dans la zone de la nécropole antique, à l’Est de l’habitat, on a découvert 38 nouvelles tombes hellénistiques et romaines, organisées sur deux niveaux. Les tombes hellénistiques, creusées dans le rocher, étaient très richement dotées : bijoux en or (fig. 1-3), vases, lampes, figurines en terre cuite, alabastres en plomb, pointes de lance en fer, miroirs et monnaies en bronze.

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Sanctuaire rupestre d’époque impériale. — En 2005, au lieu-dit Mavros Vrachos, situé à 2,5 km au Nord de la ville de Sidirokastro, dans un ravin proche de la rivière Kroussovitis, des fouilles ont mis au jour de la céramique du Néolithique Récent, des restes architecturaux d’époques romaine et paléochrétienne, mais surtout les vestiges d’un sanctuaire rupestre d’époque impériale. Une niche cultuelle creusée dans le rocher (haut. 3 m), à laquelle on accédait par un escalier également taillé dans le rocher, abritait une base munie de cinq cavités pour y loger des statuettes ; des fragments de statuettes du IIe s. apr. J.-C., dont une représentant Apollon (fig. 1) et une autre Pan (fig. 2), un trésor de monnaies en bronze de la même époque, ainsi qu’un fragment de base en marbre portant une dédicace à Apollon, ont été trouvés tombés devant la niche. D’après la nature du mobilier, l’implantation du site, et une plaque en marbre inscrite de la même époque (fig. 3) découverte jadis dans la région (AD 19 [1964] Chron., p. 379) et mentionnant la construction de temples dédiés à Apollon et Artémis, on peut supposer que le sanctuaire rupestre de Mavros Vrachos était consacré à Apollon, aux Nymphes et à Pan.

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La fouille de deux terrains de la commune actuelle de Lagyna a livré les vestiges d’une nécropole d’époque impériale (Ier-IIIe s. apr. J.-C.) aux abords Nord de la colline. Le terrain Kaltsa a livré douze tombes et le terrain Zarvaloudi en a livré vingt-deux. Les tombes sont disposées seules ou par deux, et rapprochées en groupes, ce qui indique peut-être une organisation de la nécropole par familles. La céramique issue de ces contextes scellés est publiée dans un article synthétique. Notamment, le matériel de la tombe à tuile T21 du terrain Zarvaloudi comportait une œnochoé, deux gobelets à deux anses, des fragments de gobelets sans anses et un « trésor » de six monnaies de bronze de Thessalonique de Septime Sévère (193-194 apr. J.-C.), de Julia Domna (210-211) et de Caracalla (211-217). Le matériel céramique issu de certaines tombes du terrain Chatzialexandrou, fouillé en 1999 (voir AD 54 [1999], 550-551), y est également présenté.

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De nouvelles tombes ont été fouillées à Ménéis, au Sud des quatre tombes à ciste et du sanctuaire funéraire dédié à Dionysos déjà fouillés en 2000, ce qui en porte le nombre à quarante. Elles appartiennent à une nécropole plus étendue, aménagée par des initiés du culte dionysiaque, et sont de trois types : 9 tombes à tuiles, de section triangulaire ou simples, 18 tombes à fosse avec dalles de couverture en marbre et 13 tombes à ciste, constituées de dalles de pierre et de mortier, de tuiles plates et de mortier ou maçonnées et couvertes de dalles de pierre. Il est intéressant de noter que, sur l’ensemble des tombes, huit renfermaient des incinérations. Les monnaies trouvées dans 18 des tombes – 21 monnaies de bronze et un denier d’argent – permettent de dater un premier ensemble d’après le début du IIIe s. apr. J.-C., un second ensemble lui étant postérieur. Deux monnaies de bronze trouvées l’une dans une tombe pillée (Constantin Ier, 330-337 ou après), l’autre sur le mur Ouest du naïskos (Théodose Ier, 383-388) sont probablement à mettre en relation avec la destruction du sanctuaire et le pillage de tombes. Vingt-et-une tombes comportaient notamment comme mobilier de un à sept vases datant du IIIe s. apr. J.-C. : ni figurines de terre cuite, ni lampes à huile ou unguentaria, mobilier habituellement fréquent dans les tombes de cette époque en Macédoine, mais de la vaisselle de cuisson et de la vaisselle de service (plats, skyphoi, gobelets, amphore, œnochoés). Ce choix est très probablement lié au rituel funéraire particulier propre aux initiés du culte dionysiaque.

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Au lieu-dit Moschochori , sur la commune de Néokaisareia, des travaux de canalisation effectués en 2005 ont mis au jour une tombe à fosse, datée de la fin du Bronze Récent ou du début de l’Âge  du Fer, qui contenait le squelette d’une femme en position allongée. Le mobilier retrouvé dans la tombe (et remis aux archéologues de l’Université de Thessalonique, St. Gimatzidis et R. Jung, par les habitants de la région en 2008) se composait de sphécotères en or et d’un canthare en terre cuite façonné à la main, près du crâne ; de bijoux et ornements en bronze, sur le torse (trois épingles, des boutons discoïdaux, des perles et des sphécotères) ; de trois bracelets en bronze, près du poignet. La datation est établie d’après des parallèles stylistiques.

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Près du rempart Ouest de la ville de Thessalonique, E. Makri (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain du 12, rue Zephyron et mis au jour des vestiges appartenant à plusieurs phases de construction, échelonnées entre l’époque romaine tardive et l’époque tardobyzantine (fig. 1-3). Un bâtiment allongé (7,95 x 4,82 m), orienté Est-Ouest, dégagé au centre du terrain, correspond à la première phase, datée du IVe s. apr. J.-C. Ses murs sont renforcés à l’intérieur par des contreforts, ce qui suggère que le bâtiment avait une couverture en berceau. Le sol était en mortier. Une maison fut construite au VIIe s. dans la partie Nord du terrain. Dans une phase suivante (époque médiobyzantine), elle fut étendue vers le Sud et connut plusieurs réaménagements. Deux petites citernes (dim. 1 x 1,70 et 0,55 x 0,60 m), en moellons et mortier de tuileau, ainsi qu’un mur en moellons et des canalisations maçonnées appartiennent à un atelier, peut-être une tannerie, de l’époque tardobyzantine. La fonction artisanale du site se poursuivit à l’époque postbyzantine.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Makri (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2005 sur le terrain au 5, rue Aristippou, au cours de laquelle on a mis au jour des vestiges qui s’échelonnent du IIIe s. apr. J.-C. à l’époque moderne (fig. 1). À la phase la plus ancienne appartient un groupe de trois tombes maçonnées en moellons et mortier de couleur jaune, d’orientation Nord-Sud. Toutes étaient revêtues de stuc orné d’une ou deux bandes rouges sur les parois internes et comportaient un emplacement spécial pour la tête du défunt à l’extrémité Nord (appelé lozzeta). À un niveau supérieur, la fouille a livré des restes de canalisations maçonnées, orientées Nord-Sud, appartenant à plusieurs états de construction de l’époque protobyzantine, byzantine et moderne.

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À l’Ouest des remparts de la ville de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée à l’angle des rues Sapphous et Santaroza, qui a livré les vestiges d’un édifice à deux pièces dont les murs étaient renforcés au Nord par deux piliers (fig. 1-2). Ces vestiges semblent avoir appartenu à une installation artisanale de l’époque protobyzantine. Après l’abandon de l’édifice, une fosse creusée au milieu du sol dallé de schiste a accueilli une sépulture de nourrisson orientée Est-Ouest. La grande quantité découverte de tessons de céramique à glaçure indique que l’espace fut fréquenté jusqu’à l’époque médiobyzantine et tardobyzantine.

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À Thessalonique, sur le terrain situé au no 34 de la rue Ph. Dragoumi, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage qui a livré des vestiges de constructions appartenant à quatre phases (fig. 1-2) : - deux citernes orthogonales orientées Est-Ouest sont datées des IIIe-IVe s. (dim. 7,62 x 1,78 m et 4,40 x 1,70 m) - dans un deuxième état, les citernes furent recouvertes d’une couche de pierres qui comporte des tessons d’amphores protobyzantines. Au-dessus fut construit un bâtiment dont deux pièces ont été dégagées de part et d’autre d’un mur central en moellons et mortier. Le sol d’origine, en mortier de chaux, fut remplacé dans un deuxième état par des dalles de marbre dont les empreintes sont visibles dans le mortier. - à l’époque byzantine, ces dalles de marbre furent démontées et remplacées par des briques et des fragments de dalles de marbre. Ce sol appartient à un bâtiment dont seul le mur Nord a été dégagé : celui-ci est lié à un fut de colonne monolithe et à des lambeaux de peinture murale trouvés dans le remblai. Le bâtiment est identifié à une église. - enfin, les vestiges d’une maison à laquelle appartiennent deux murs et une fosse datent de l’époque postbyzantine.

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À Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour, lors de la fouille de sauvetage menée en 2005 sur un terrain situé rue Eratous, des vestiges appartenant à plusieurs phases d’occupation du secteur (fig. 1) : dans la partie Sud du terrain, on a mis au jour des enchytrismes et des restes de murs, fondés sur le rocher. L’ensemble est daté de l’époque romaine. les vestiges de plusieurs états de construction d’un atelier appartiennent à la deuxième phase d’occupation. Le premier état est constitué de trois murs de moellons (larg. 0,50 m) qui délimitent deux pièces. Cet ensemble fut agrandi pour former un grand espace artisanal (dim. 4 x 4,50 m), un couloir (dim. 3 x 7,50 m) et une autre pièce au Sud. L’espace principal, probablement une cour, était pourvu d’un sol en mortier et traversé par plusieurs canalisations. au Nord-Est de ce bâtiment et d’une rue (larg. 2 m), on a dégagé un autre complexe artisanal constitué de plusieurs espaces. Leur mauvais état de conservation ne permet d’observer que des murs en pierres, briques et mortier (larg. 0,70-0,80 m), fondés sur le rocher. On leur associe une canalisation maçonnée. L’ensemble est daté du début de l’époque byzantine. on a également mis au jour une série de murs de l’époque ottomane dans le même secteur. Le mobilier recueilli au cours de la fouille compte de nombreux tessons de vases de stockage de l’époque protobyzantine, des tessons de céramique à glaçure, des pernettes, un peu de céramique à vernis noir, des meules, des fragments de lekanis en marbre et des éléments en marbre provenant d’une basilique.

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À Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2005 au no 48 de la rue Giannitson (et rue Monastiriou), où l’on a mis au jour les vestiges de deux fours de potier de l’époque byzantine. le four oriental (dim. 4,35 x 2,20 m), de plan orthogonal, comporte deux niveaux : la chambre de chauffe et la chambre de cuisson, séparées par une sole soutenue par cinq arcs parallèles en briques (fig. 1-2). le four occidental (dim. 3,60 x 2,60 m) présente les mêmes caractéristiques (fig. 3-4).

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À Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2005 sur le péribole de la Tour blanche (fig. 1). La fouille a révélé que le péribole avait une forme d’octogone irrégulier. La longueur de ses côtés allait de 16,40 à 27,60 m, pour une épaisseur de 4,55 à 5,60 m. Il comportait deux embrasures à canons de 3 m de largeur du côté de la mer ; une seule sur le côté Ouest. Ces ouvertures furent complètement fermées au moment de la transformation de la tour en prison. Des sondages ont permis d’observer le mode de fondation du péribole. Celui-ci reposait sur des poteaux en bois (0,10 x 0,13 m) d’une longueur de 1 m. Les poteaux, disposés à un intervalle régulier de 0,55 m, étaient recouverts d’une couche de mortier hydraulique, elle-même surmontée d’une assise de pierres qui formait une grille soutenant des poutres renforcées de clous en fer. C’est au-dessus de cette structure que reposait l’élévation du péribole. À l’extérieur du péribole et sur le côté oriental, on a mis au jour un sol pavé de pierres enrobées de mortier, ainsi qu’une fontaine construite contre le mur. Sous deux des embrasures à canon, on a dégagé un caniveau, dont la construction date de l’époque moderne. D’après le mode de construction et les descriptions du voyageur ottoman Evliya Çelebi, le péribole de la Tour blanche appartiendrait, de même que la Tour du Vardar, au programme de renforcement de la défense du port de Thessalonique entrepris par Soliman le Magnifique au XVIe s.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la découverte, à l’angle des rues Timoléontos et Epameinonda, près de l’église byzantine d’Aghia Aikaterini, d’une citerne de l’époque post-byzantine, accolée au côté oriental d’une citerne plus ancienne. On en a dégagé le mur Nord (long. 10 m ; larg. 0,75 m) et le mur Ouest (long. 3 m), sur une hauteur de 0,80 m.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2005 sur le terrain situé au no 81 de la rue Akropoleos, où le parement Nord du rempart de l’acropole de l’époque romaine a été mis au jour. Il s’agit de deux segments du rempart  formant un angle aigu (long. 7,15 m et 5 m ; larg. 6 m). On a également mis au jour un segment d’une canalisation à couverture de brique (larg. 1,10 m ; haut. 1,50 m). Dans un deuxième état de construction, qui date de l’époque protobyzantine, une partie du parement Nord du rempart a été réaménagée et revêtue de mortier hydraulique pour être utilisée dans la construction d’une citerne ouverte. À la même époque, un puits  a été construit et lié à la canalisation. Dans une troisième phase, à l’époque post-byzantine, des habitations ont été aménagées contre le parement Nord préalablement ravalé et stuqué.

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À Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte des fouilles de sauvetage sur plusieurs terrains qui s’insèrent dans la nécropole occidentale de la ville antique : - sur le terrain situé 14, rue Pronoias, on a dégagé 14 tombes à ciste de l’époque romaine tardive et protobyzantine, groupées en deux ensembles. - sur le terrain 42, rue Michala, on a fouillé 4 tombes à tuile, 2 tombes à fosse, 5 tombes à ciste et 2 tombes à voûte, datées entre le IVe et le VIe s. apr. J.-C. - sur le terrain situé 15, rue Christou Rapti, on a fouillé 4 tombes à tuile, 2 tombes à fosse et 2 tombes à enchytrisme de l’époque protobyzantine. - sur le terrain situé à l’angle des rues Apolloniados et Oraiopoulou, on a dégagé des tombes aménagées sur cinq niveaux successifs datés entre l’époque romaine tardive et l’époque ottomane. Au niveau inférieur, dans la partie Sud-Est du terrain, on a dégagé 4 tombes à fosse datées du IIIe s. apr. J.-C. Au deuxième et au troisième niveau de sépultures, dans la partie Ouest du terrain, sont associées cinq tombes à chambre voûtée organisées en deux groupes. Les deux tombes Sud, orientées Nord-Sud, ont été ceintes par un enclos dans une deuxième phase. Dans chacune d’elle, le tympan du petit côté Sud comporte un christogramme inscrit dans un cercle rouge, accompagné des lettres Α et Ω. Les tombes ont été construites à la fin du IIIe s., tandis que les inscriptions ont été ajoutées ultérieurement, probablement à la fin du IVe ou au début du Ve s. Les trois tombes du deuxième groupe datent de la même période, ou peu après. Deux tombes à chambre voûtée, dans la partie orientale du terrain, appartiennent au quatrième niveau de sépultures. L’une des tombes comportait, à l’intérieur, des fils d’or provenant du vêtement du défunt. Le cinquième niveau intègre les deux tombes précédentes dans un groupe de dix tombes à chambre voûtée, entouré d’un enclos (larg. 0,85 m ; long. 10 m). Certaines tombes portent des croix peintes en rouge à l’intérieur. Elles datent du VIe s. apr. J.-C. - sur le terrain au 20, rue Petmeza, on a dégagé 31 tombes datées entre le IVe et le VIe s. apr. J.-C. (16 inhumations simples, 7 tombes à tuile, 7 tombes à fosse, 2 tombes à ciste maçonnées).

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Dans le quartier d’Aghios Pavlos, à Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2005 sur le terrain du 11, rue Achilleos, qui a livré de nouvelles tombes appartenant à la nécropole protobyzantine de Thessalonique (fig. 1). À la première phase d’utilisation du site correspondent 10 tombes à chambre voûtée du Ve s. apr. J.-C., orientées vers l’Est et organisées en trois groupes. Les trois tombes du premier groupe sont liées par un mur commun, les tombes du deuxième groupe sont construites l’une à côté de l’autre, tandis que celles du troisième sont ceintes d’un enclos. La phase suivante est représentée par 27 tombes à fosse, une inhumation simple et une tombe à enchytrisme. Plusieurs tombes étaient simplement marquées par une pierre au niveau de la tête, tandis qu’une tombe était signalée par une colonnette.

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À Thessalonique, dans le quartier de Xirokrini, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2005 sur le terrain situé du 8, Parodos Aghion Panton, qui a livré les vestiges d’une citerne ouverte de l’époque ottomane (dim. 5,50 x 3,90 m ; haut. 0,50 m). Le sol en était revêtu de dalles de terre cuite prises dans une épaisse couche de mortier hydraulique. Deux ouvertures à la base des murs Est et Ouest permettaient de vider la citerne.

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À Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2005 sur le terrain situé du 40, rue Did. Papathanasiou, qui a livré une partie d’une citerne de l’époque ottomane, un mur et deux tombes à fosse musulmanes (un adulte et un enfant), cinq fosses comportant les restes brûlés d’objets en fer (fer à cheval, masses de fer, balles en fer…), ainsi qu’une maison à cinq pièces de l’époque moderne.

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Près de la commune de Nikomidino, D. Makropoulou (9e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi en 2005 la fouille de sauvetage sur la colline d’Aghios Dimitrios, où l’on a mis au jour des vestiges de bâtiments de l’époque ottomane et postbyzantine, ainsi que des tombes de l’époque protobyzantine . La fouille s’est composée de huit sondages (fig. 1). À l’Ouest de la chapelle, on a découvert deux tombes du XIVe s. À environ 30 m de la chapelle, un ensemble de murs de moellons ont été mis au jour (fig. 2) : ils appartiennent à au moins trois phases de construction d’un bâtiment qui n’a pas été plus précisément identifié. Parmi le mobilier recueilli figurent de nombreux tessons de vases de stockage, datés entre l’époque protobyzantine et l’époque ottomane. Des éléments architecturaux en marbre dispersés sur le site suggèrent la présence d’une basilique, mais dont les vestiges de construction n’ont pas encore été trouvés.

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Dans la commune d’Aghios Vassilios, au Sud du lac de Koroneia, A. Tokmakidou (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain no 383, situé à environ 400 m au Sud-Est de la tour byzantine. On y a mis au jour les vestiges d’un four de potier de l’époque post-byzantine (fig. 1). De plan elliptique, sa chambre de chauffe est bien conservée (dim. 1,20 x 1,60 m). Deux petits arcs parallèles construits en briques soutenaient la sole, conservée en grande partie. La partie inférieure de la voûte qui formait la chambre de chauffe s’élève jusqu’à une hauteur de 0,35 m. À l’intérieur et autour du four, on a recueilli de la céramique –tessons de marmites et vaisselle de service, glaçurée ou non – datée principalement de l’époque postbyzantine. Dans la partie Sud du terrain, on a dégagé une tombe à tuile orientée Est-Ouest, qui s’intègre probablement à la nécropole de l’époque romaine tardive localisée sur des terrains voisins à l’Ouest.

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Dans la commune de Koromilia, D. Makropoulou (9e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi en 2005 la fouille de sauvetage de la basilique protobyzantine au cours de laquelle le narthex a été entièrement dégagé (fig. 1). Dans l’angle Nord-Est du narthex, on a mis au jour la base d’un escalier (1,58 x 1,19 m) qui recouvre partiellement une porte par laquelle le narthex communiquait avec la nef latérale Nord. La première marche de l’escalier est constituée de blocs de remploi en marbre, dont une stèle funéraire inscrite du IIIe s. apr. J.-C. : ΑΠΟΛΛΟΔΩ/ΡΟΣ ΤΕΥΤΑΡ/ΤΥΛΙΟΣ ΕΑΥ/[c. 3-4]Ι ΑΠΟΛΛΩ/[…] et une base de colonne. On a également mis au jour trois nouvelles portes : une entre le narthex et le bas-côté Nord (larg. 1,42 m), une dans le mur Ouest du narthex et une autre entre le narthex et une annexe au Nord. On a recueilli de la céramique de l’époque protobyzantine (vaisselle de service, vases de transport), ainsi que des fragments de verre et des clous en fer. On signale également un chapiteau en marbre, trouvé dans un sondage à l’Ouest de l’église.

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À Thessalonique, M. Tsimbidou-Auloniti (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Phakana, situé rue Chatziandreou, et mis au jour un segment du rempart Est, consolidé par des contreforts internes, ainsi qu’une partie de la nécropole orientale de la ville. On a dégagé 17 tombes – dix tombes à tuiles et sept inhumations simples – ainsi qu’un puits qui servait vraisemblablement aux rites funéraires (fig. 1). Les tombes comportaient très peu de mobilier : on signale un unguentarium dans une tombe de nourrisson, ainsi qu’une épingle en os et un bijou en perles cylindriques de verre dans une tombe d’enfant. Un peu au Sud, un petit puits construit en moellons date de l’époque ottomane.

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À Thessalonique, I. Karliambas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Moschoviti, situé rue Miltiadou, et mis au jour deux nouvelles tombes à fosse et couverture en pierre, orientées Nord-Sud. On a recueilli un fragment de skyphos de l’époque archaïque dans l’une d’elles.

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À Thessalonique, E. Lambrothanasi (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage dans la rue Karyophylli et mis au jour des tombes appartenant à la nécropole Ouest de la ville antique. On a dégagé un enclos funéraire qui regroupait cinq tombes : une tombe à ciste maçonné en briques, deux structures funéraires carrées en forme d’autel, une tombe à tuile, une thékè funéraire à ciste, construite en fines briques, et un petit empierrement. En dehors de l’enclos, on a fouillé trois tombes : une tombe à tuile, deux tombes à ciste maçonnée, dont l’une était partiellement détruite, ainsi qu’un empierrement et un segment de mur effondré. Les tombes comportaient des unguentaria en verre, des épingles en bronze, des vases en terre cuite, une danakè en or et des plaquettes ornementales en os.

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À Thessalonique, E. Lambrothanasi (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage au 135, de la rue Monastiriou et a mis au jour 94 nouvelles tombes appartenant à la nécropole Ouest de la ville antique. Les tombes, regroupées à l’intérieur de trois enclos, sont principalement orientées Nord-Ouest/Sud-Est. On trouve des inhumations, mais aussi 21 crémations. Différents modes de sépulture sont représentés : on trouve des structures en forme d’autel qui recouvrent des tombes à ciste, des tombes à ciste, des tombes à tuile et des tombes à fosse, des thékès, des enchytrismes, des rassemblements d’os provenant de sépultures antérieures et un sarcophage en pierre. Sur l’ensemble, 45 tombes comportaient des bijoux en or, en argent et en bronze, des monnaies en argent et en bronze, des unguentaria en verre, des vases en terre cuite et en verre et des figurines. Dans la partie Nord du terrain, on a fouillé un puits (diam. 2,50 m) jusqu’à une profondeur de 3 m.

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À Thessalonique, E. Lambrothanasi (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage dans la rue Pesonton Pyrosveston et mis au jour les vestiges d’un mur ainsi qu’un segment d’une rue antique à une profondeur de plus de 4 m en dessous de la chaussée moderne. La rue de l’époque romaine, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, a été dégagée sur une longueur de 10 m et une largeur de 6 m. Le mur a la même orientation que la rue ; il est construit en moellons et mortier (long. 2,70 m ; larg. 0,60m ; haut. 0,60 m).

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Au Nord-Ouest de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage effectuée en 2005 au no 6 de la rue Koromila, au cours de laquelle on a dégagé des vestiges de construction appartenant aux deux phases connues de l’habitat néolithique, Stavroupoli I (fin du NM – début du NR) et Stavroupoli II (NF). De l’habitat Stavroupouli I, on a dégagé des sols de maisons, des foyers (fig. 1-2) et une sépulture correspondant à cinq phases de construction.

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Au Nord-Ouest de Thessalonique, E. Iliopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Basta et mis au jour deux tombes, une à ciste et une à fosse. Un canthare à vernis noir trouvé dans la tombe à fosse permet de les dater de l’époque hellénistique.

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Au Nord-Ouest de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain des frères Photiadis et dégagé cinq tombes à fosse, dont quatre comportaient des vases, un umbo de bouclier en bronze doré et un anneau en fer. Ces tombes appartiennent à la nécropole de l’Âge du Fer connue dans ce secteur de la ville.

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À Panorama, au Sud-Est de Thessalonique, M. Tsimbidou-Auloniti, M. Mandaki et G. Karliambas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2005 une fouille de sauvetage sur deux terrains situés à l’angle des rues P. Mela et Gravia, et mis au jour deux tombes à fosse à couverture de pierre, orientées Nord-Sud. Elles ne comportaient pas de mobilier, mais leur technique de construction indique une datation au début de l’Âge du Fer.

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Dans le quartier de Thermi, à l’Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a achevé en 2005 la fouille sur le terrain 376b, qui avait livré, depuis 2001, les vestiges de la nécropole de la ville antique de Sedes (fig. 1). On a fouillé 25 tombes qui avaient été localisées en 2003 et découvert et fouillé 28 nouvelles tombes, portant le nombre total des tombes sur ce terrain à 421. Leur datation s’échelonne entre la fin de l’époque archaïque et le début de l’époque hellénistique. Quelques-unes remontent cependant à la fin de l’Âge du Fer. Les types de tombes sont les mêmes que celles mises au jour sur le reste du terrain et dans la nécropole de Thermi en général. Sur l’ensemble des tombes, on compte 304 tombes à fosse, 70 tombes à ciste, 19 sarcophages en tuf, 11 enchytrismes, 15 vases cinéraires et une thékè en pierre. Les tombes étaient en disposition si serrée, qu’elles se chevauchaient le plus souvent ; l’aménagement des plus récentes avait parfois détruit les tombes plus anciennes. Les sépultures de l’époque archaïque et classique avaient presque toutes été pillées durant l’Antiquité. Parmi les tombes à fosse, on observe une évolution de la forme entre l’époque archaïque et l’époque classique-hellénistique : les fosses les plus anciennes ne portaient pas de couverture (probablement jusqu’à la première moitié du VIe s. av. J.-C.) et comportaient de la céramique locale et des bijoux en bronze de type « macédonien ». La majorité des tombes à fosse sont datées après la moitié du VIe s. Elles sont constituées de fosses simples, parfois délimitées par des pierres ou un enclos formé par une rangée de pierres. Les tombes à fosse de l’époque classique sont similaires, mais certaines portent un revêtement d’argile sur ses rebords et sur leurs parois (fig. 2). Aux IVe-IIIe s. les fosses s’agrandissent et sont souvent constituées d’un grand creusement rectangulaire avec une fosse d’inhumation plus petite et plus profonde au centre. Sur le sol de cette fosse, on observe des cavités dans lesquelles s’inséraient les pieds du lit funéraire en bois. Les tombes à ciste, constituées de dalles de schiste, étaient disposées dans des fosses rectangulaires creusées dans le sol argileux (fig. 3). La plupart des dalles de couvertures étaient brisées. Le mobilier qui a échappé au pillage permet de dater la plupart de ces tombes de la fin de l’époque archaïque. Les sarcophages en tuf datent, eux, de la première moitié du Ve s. av. J.-C. ; ils étaient également disposés dans des fosses creusées dans le sol argileux. Les sépultures archaïques avaient été pillées, mais pas celles de l’époque classique. Les sépultures à enchytrisme et les vases cinéraires comportent du mobilier qui date de la fin de l’époque archaïque. En ce qui concerne le mobilier des tombes, les sépultures archaïques étaient accompagnées de céramique importée et locale, de bijoux en bronze, et de monnaies et d’ornements en or et en argent, notamment des epistomia, des colliers, des boucles d’oreille et des fibules, ainsi que d’armes (pointes de lance en fer) et de figurines en terre cuite. On a trouvé des vases à figures rouges et à vernis noir, ainsi que des figurines, des bijoux en argent, en or et en bronze dans les tombes de l’époque classique.

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Dans le quartier de Thermi, à l’Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 la fouille sur le terrain 29γ, et mis au jour 19 nouvelles tombes qui s’insèrent dans la nécropole antique (fig. 1). Parmi celles-ci, on a fouillé 14 tombes à fosse et 5 enchytrismes en pithos (fig. 2-3). Le mobilier contenu dans les tombes, notamment de la céramique provenant d’ateliers locaux, permet de les dater à la fin de l’Âge du Fer (VIIe-VIe s.). Cet ensemble constitue le groupe d’inhumations le plus ancien de la nécropole de Thermi, ce qui confirme l’hypothèse selon laquelle c’est dans ce secteur qu’ont été aménagées les sépultures d’un certain groupe de la population à l’Âge du Fer, avant que la nécropole ne s’implante autour de ces tombes aux VIe-Ve s.

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Dans le quartier de Thermi, à l’Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 la fouille sur le terrain 373b et a mis au jour 72 nouvelles tombes appartenant à la nécropole de la ville antique (fig. 1). À part un vase cinéraire, toutes les autres tombes contenaient des inhumations : on compte 21 tombes à fosse, 16 tombes à ciste, 19 tombes maçonnées, 9 sarcophages en tuf, 4 enchytrismes et une tombe à tuile. La majorité des tombes comportent du mobilier qui permet de les dater au Ve s. av. J.-C. Entre les tombes, on a dégagé trois fosses, deux circulaires et une de plan elliptique. D’après la présence de la partie inférieure d’un pithos à l’intérieur de l’une d’elles, on en a déduit qu’elles avaient une fonction de stockage. Ces fosses sont antérieures à l’aménagement des tombes, dont les plus anciennes datent du VIe s.

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Dans le quartier de Thermi, à l’Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 la fouille sur le terrain 298a, qui se trouve aux abords Sud-Ouest de la table, et mis au jour trois rangées de pierres (long. 18 m) qui sont liées à l’habitat antique, mais dont la fonction et la date n’ont pu être déterminés.

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Dans la commune de Mésiméri, au Sud de Thessalonique, V. Misaïlidou-Despotidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Sidiropoulou et mis au jour des vestiges de construction. Un petit fragment de sol (dim. 2,20 x 4,30 m) a été dégagé ; il était constitué de dalles de pierre, dont l’une portait une inscription sur deux lignes. Les terres dégagées autour du sol comportaient des fragments de vases en verre et trois monnaies de bronze de l’époque romaine.

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Dans la commune de Trilophos, au Sud de Thessalonique, V. Allamani (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain de construction d’une école et mis au jour 17 tombes qui avaient été pillées dans les années 1940-1950. On a fouillé neuf tombes à fosse (fig. 1), dont les couvertures en tuf sont parfois conservées. Les autres tombes étaient des sarcophages, tous en mauvais état de conservation (fig. 2). Dans quelques tombes, on a recueilli du mobilier : deux lécythes aryballisques à figures rouges et plus de 65 jetons, des figurines de terre cuite, des bagues en fer et en bronze. On estime que l’ensemble de ces tombes datent du début du Ve s. à la fin du IVe s. et s’insèrent dans la nécropole classique implantée aux abords de la table Saralika.

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Dans la commune de Liti, K. Philis (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 plusieurs fouilles de sauvetage qui ont livré des vestiges de l’habitat néolithique de Liti I : - sur le terrain Papadopoulos, on a dégagé trois fosses circulaires (diam. 1,35 m ; prof. 0,60-0,65m). Le remplissage des fosses comportait de la céramique lustrée du Néolithique Moyen. - sur le terrain Koukourikou, on a fouillé une couche de sédiments gris-marron comportant de la céramique façonnée à la main et datée du Néolithique Moyen. À une profondeur de 1,40 m, on a dégagé deux fosses circulaires (diam. 1,60 m ; prof. 0,50 m et diam. 1,80 m ; prof. 0,50 m), qui  comportaient un remblai gris-marron et, dans l’une, un grand fragment de vase fermé et de la céramique lustrée du Néolithique Moyen.

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À Liti, K. Philis et K. Tzanavari (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rendent compte de la fouille de sauvetage sur le terrain Maranou, en 2005, au cours de laquelle on a mis au jour deux constructions appartenant à une ferme de l’époque romaine (fig. 1-2). Sur le côté oriental du terrain, on a dégagé une niche semi-circulaire (diam. 4,80 m) et deux pièces rectangulaires (dim. 3 x 2,20 m et 2 x 0,30 m). Les murs (larg. 0,70 m ; haut. 0,50 m) sont construits en blocs de schiste et fragments de briques. Ces vestiges, identifiés au triclinium d’une villa romaine, sont datés du IIe s. apr. J.-C. Sous les fondations de la pièce Nord, on a dégagé un sol de galets qui constituait une partie de la cour d’un bâtiment plus ancien (fig. 3) – d’après la céramique, cet édifice date de l’époque hellénistique (IIe-Ier s. av. J.-C.). Dans la partie Ouest du terrain, on a dégagé trois pièces orthogonales appartenant à un deuxième bâtiment. La pièce centrale (dim. 3,90 x 2,50 m) était recouverte d’une épaisse couche de destruction. La pièce Nord-Ouest comportait un sol de mortier de chaux et la pièce Sud-Ouest est partiellement conservée, mais une ouverture dans son mur Ouest indique l’existence d’une autre pièce. Le mode de construction est identique au premier bâtiment – ils doivent donc être contemporains. Une canalisation passe sous la pièce centrale. Le mobilier recueilli à ce niveau suggère que l’espace est occupé en continu de l’époque hellénistique  au IIe s. apr. J.-C.

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Au Sud-Est de Liti antique et au Nord-Ouest de la commune moderne de Lagyna, K. Tzanavari (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 la fouille de sauvetage de deux terrains (Zarvaloudi et Kaltsa) et mis au jour 34 tombes appartenant à la nécropole romaine de Liti. On a dégagé 20 tombes à tuile, 10 tombes à fosse et 4 tombes à ciste. Principalement d’orientation Nord-Est/Sud-Ouest, elles datent entre le Ier et le IIIe s. apr. J.-C. La plupart des tombes comportaient des crémations accompagnées d’unguentaria en terre cuite et en verre, quelques objets en bronze.

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Dans la commune de Drakontio, près de Lagkada, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain des frères Amiridis et a mis au jour 10 tombes de l’époque archaïque. On a fouillé deux tombes à tuile, deux tombes à ciste, trois tombes à fosse et trois tombes en mauvais état de conservation. Les deux tombes à ciste renfermaient des sépultures d’enfants. Parmi le mobilier recueilli, on mentionne la présence de deux exaleiptra corinthiens à décor peint, d’un skyphos-kotylè à figures noires, avec une scène de cavaliers et d’hommes à pied, qui permettent de conclure qu’il s’agit d’une nécropole de la deuxième moitié du VIe s. av. J.-C.

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Dans la région de Stavros, à l’Est de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2005, une fouille de sauvetage sur le terrain 108, qui se trouve aux abords du village de Stavros et près d’Ano Stavros, dans un secteur qui avait déjà livré auparavant des sépultures de l’époque romaine. On a fouillé 27 tombes, orientées principalement Nord-Est/Sud-Ouest. Il s’agit de tombes à ciste et de tombes à tuile, parmi lesquelles on distingue deux sépultures de femmes (accompagnées d’un miroir et de boucles d’oreille) et une sépulture d’enfant. Le mobilier des tombes est principalement constitué de vases – oenochoés, gobelets, plats et unguentaria – mais aussi de lampes et de pesons. On a également recueilli des unguentaria en verre, mais très mal conservés, ainsi que 44 monnaies de bronze et quelques bijoux en bronze.

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Dans la commune de Néa Kallikrateia, les fouilles de sauvetage menées en 2005 par A. Bilouka (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont révélé de nouveaux éléments de la ville antique : - sur le terrain Giannitsopoulou, on a dégagé un puits et une partie d’une structure enterrée de forme arrondie (diam. 1,80 m ; prof. 1,60 m) datée de l’époque classique. - sur le terrain Panou, on a fouillé un segment de chaussée antique orientée Est-Ouest (fig. 1), constituée de fragments de tuiles, de moellons et de tessons de céramique (long. 21 m ; larg. 3,70 m). Son utilisation est datée de la première moitié du IVe s. av. J.-C. Au Nord-Ouest du terrain, on a dégagé une structure enterrée de forme arrondie (prof. 0,96 m ; diam. 2,10 m) qui a été remblayée dans la première moitié du Ve s., d’après une monnaie de Mendè trouvée dans le niveau supérieur. Le niveau inférieur comportait de la céramique archaïque et classique, ainsi que des briques crues, suggérant que l’élévation de la structure était en brique. Par ailleurs, trois puits ont été fouillés : le premier est daté du Ve s. av. J.-C., les deux autres ont été remblayés au IVe s. av. J.-C. - la fouille du terrain Kalogirou a livré un segment de fossé orienté Est-Ouest et daté de l’époque classique (larg. 9,20 m ; prof. 2,40 m). Celui-ci a été remblayé à l’époque protobyzantine. Les fondations d’un mur protobyzantin (long. 2,20 m ; larg. 0,50 m) et deux sépultures orientées Est-Ouest (un enchytrisme et une tombe à tuile) ont également été dégagés. - sur le terrain Chatzakou, on a découvert des restes épars de murs, 18 fosses, un puits et une structure enterrée (prof. 1,30 m ; diam. 2,30 m), dont les parois étaient revêtues de briques crues. Cette structure semble avoir été remblayée dans la première moitié du Ve s. av. J.-C.

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À Néa Silata, A. Bilouka (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage sur la propriété agricole Graki et mis au jour neuf tombes à fosse, orientées Est-Ouest. Les crânes masculins étaient tournés vers l’Est et les crânes féminins vers l’Ouest. Les sépultures masculines comportaient des armes en fer et de la céramique importée et locale, tandis que les sépultures féminines comportaient des bijoux en bronze et de la céramique.

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Dans la commune de Potidée, K. Kousoulakou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Karastergiou et mis au jour les vestiges d’une construction en murs de moellons, dont trois pièces ont été dégagées. Une ouverture de porte est conservée dans la pièce centrale, tandis que les restes de deux sols de galets ont été identifiés, ainsi que des restes de placages de marbre. Le premier état de construction du bâtiment remonte à l’époque hellénistique, mais on constate une occupation continue jusqu’au VIe s. apr. J.-C.

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À Athytos, aux abords Sud de l’habitat préhistorique de la colline de Koutsomylo, B. Misaïlidou-Despotidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Syrou-Konstantinidi et mis au jour une partie de la ville antique.   On a dégagé une partie d’un grand bâtiment (dim. 1,75 x 1,50 m ; haut. 1 m), construit en grand appareil (fig. 1). Ce bâtiment s’appuie contre un mur de soutènement (long. 8,80 m), orienté Est-Ouest, qui semble se poursuivre sur le terrain voisin. Au Sud du mur de soutènement, un mur parallèle forme la limite d’une construction rectangulaire, qui se perd sous une construction moderne. Entre le mur de soutènement et le bâtiment au Sud, se trouve une rue (larg. 2,20 m) dont la surface est revêtue de dalles de pierre, de galets et de terre. À l’Ouest de ces constructions, on a mis au jour une autre rue (long. 5,50 m ; larg. 1,50 m), orientée Nord-Sud, sous laquelle court une canalisation maçonnée (larg. 0,40 m ; prof. 0,70 m). La céramique recueillie au cours de la fouille témoigne d’une occupation entre l’époque géométrique et l’époque romaine, tandis que des tessons glaçurés de l’époque post-byzantine ont été recueillis dans les niveaux supérieurs.

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À Athytos, au Sud de la colline de Koutsomylo, B. Misaïlidou-Despotidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Papavasileiou et mis au jour une rue dallée d’orientation Nord-Sud (long. 9,40 m ; larg. 2,40 m), ainsi que les vestiges de deux maisons de part et d’autre de celle-ci. D’après le mobilier recueilli lors de la fouille, ces constructions datent de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C.

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Entre Chanioti et Peukochori en Chalcidique, E.-B. Tsigarida (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur la propriété Konstantinidi et mis au jour un bâtiment à vocation agricole (fig. 1). Vaste de 150 m2 environ, l’édifice est constitué de murs de moellons, parfois conservés jusqu’à une hauteur de 1,50 m. Les dimensions des pièces varient de 3 à 15 m2 ;  elles ont des sols en terre et la plupart d’entre elles n’étaient pas couvertes. La stratigraphie indique quatre phases de construction assez rapprochées. Le bâtiment d’origine était constitué de cinq pièces, dont une seule n’était pas couverte. De nouvelles pièces, équipées de banquettes ou d’autres structures à caractère agricole, s’y sont ajoutées au cours des phases suivantes. Après une période d’abandon du bâtiment, une nouvelle phase d’occupation a vu l’installation d’une cheminée dans l’un des espaces ouverts au Sud du bâtiment. On a recueilli des tessons de pithoi, des outils en pierre et en métal, des monnaies de bronze du IIIe et du IVe s. apr. J.-C., ainsi que deux monnaies de bronze de Justinien dans les niveaux liés à la cheminée. Le mobilier trouvé suggère que l’activité principale sur le site a été la production d’huile.

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À Mendè, E. Naoum et I. Anagnostopoulou-Chatzipolychroni (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi en 2005 la fouille de la propriété agricole Basia, sur laquelle on avait mis au jour les vestiges d’un atelier de production d’amphores de la fin de l’époque classique et de l’époque hellénistique (IVe-IIe s. av. J.-C.). En 2005, on a exploré les niveaux les plus anciens de l’atelier, qui avaient été repérés en deux endroits : dans la partie Nord de l’atelier hellénistique et à 1 m de profondeur par rapport au niveau du sol, on a dégagé une épaisse couche de briques, de tuiles et de céramique du Ve s. av. J.-C. : cette couche, qui comportait vraisemblablement les restes d’un four qui avait fonctionné à la fin de l’époque archaïque, avait une épaisseur de 0,35 m et se situait sous une couche de sable de 0,10-0,15 m d’épaisseur. On a trouvé quelques fragments de briques, des tuiles a vernis rouge et noir, des déchets de l’atelier, des charbons, ainsi que de nombreuses pernettes (fig. 1). En-dessous de ce niveau, le sol était sableux et comportait des tessons de céramique locale peinte du Ve s. av. J.-C. le deuxième sondage exploré en 2005 se trouve au Nord et en dehors de l’espace artisanal de la fin de l’époque classique et de l’époque hellénistique, à l’endroit où une fosse (dim. 15 x 18,30 m) avait été repérée. Elle a été fouillée sur un carré de 5 x 5 m et a livré, sous deux couches de remblai (une sableuse et une argileuse) et une couche comportant des tuiles, des briques, des cendres et de la céramique des VIe et Ve s., les vestiges d’un four orienté Nord-Ouest/Sud-Est et précédé d’un couloir en argile (larg. 0,58 m ; épaisseur parois 0,08 m), vitrifié par les températures élevées (fig. 2). La chambre de cuisson, circulaire (diam. 1 m), comporte un appui central circulaire en argile (diam. 0,28-0,30 m). À l’intérieur, on a trouvé des fragments de la sole, des briques et des cendres. Cette couche de cendres comportait également des fragments de briques, des tessons d’amphores et des tessons de céramique peinte de Chalcidique du VIe et du Ve s. av. J.-C.

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Dans la nécropole de l’antique Akanthos, à Iérissos, E. Trakosopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a achevé en 2005 la fouille du terrain 138 et a dégagé 513 nouvelles tombes, datées entre le début de l’époque archaïque et l’époque romaine. L’inhumation est la pratique la plus courante, tandis qu’on observe des crémations dans seulement 8,9% des tombes. Les tombes à fosse sont les plus nombreuses, suivies des enchytrismes en amphores. On compte également quelques tombes à ciste, des larnakes et des enclos funéraires. Parmi le mobilier funéraire, on mentionne tout particulièrement une amphore à épaule ansée, datée de la seconde moitié du VIIe s., et provenant des Cyclades. On a également trouvé un petit ensemble de stèles funéraires inscrites, dont la plus ancienne remonte à l’époque classique. Par ailleurs, la fouille du terrain 90 a livré 37 nouvelles tombes de l’époque classique et du début de l’époque hellénistique. Les inhumations en tombes à fosse, en tombes à tuile et en enchytrismes (amphores) sont plus nombreuses, tandis que les crémations sont minoritaires.

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À Iérissos, dans l’espace artisanal côtier de l’antique Akanthos, E. Trakosopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2005 la fouille de sauvetage sur le terrain 6 (OT 26) qui avait révélé des séries d’amphores placées debout, dans un espace identifié à une stoa ouverte. La fouille a porté le nombre d’amphores entreposées de cette manière à 300.

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Près de la commune de Vaphiochori, au lieu-dit Latomeio ou Orneopholiès, M. Valla (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le site d’une carrière. Les recherches sur le sommet d’une colline ont révélé un habitat non fortifié de l’époque archaïque (VIe s. av. J.-C.). Deux sondages ont été ouverts. Le premier sondage, au centre du plateau, a révélé une rue Nord-Sud, à l’Est de laquelle ont été dégagés des murs correspondant à trois phases successives d’occupation (fig. 1). On a identifié les vestiges d’une grande construction de forme elliptique appartenant au dernier état de construction. Le deuxième sondage, implanté sur le côté oriental du plateau, a livré les vestiges d’une maison à deux pièces, dont deux états de construction ont été identifiés (fig. 2). Le mobilier recueilli comporte de nombreux vases de stockage façonnés à la main, ainsi que de la vaisselle de table et de la céramique fine, peinte. Parmi les vases peints, on compte notamment des skyphoi  de type submycénien et des canthares à une anse.

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À Serres, St. Dadaki (12e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Ephetzi et a mis au jour un segment du rempart oriental de la ville byzantine (fig. 1). Il s’agit de la courtine interne du rempart qui est constitué de deux murs parallèles d’une largeur de 1,90-2m. Il traverse le terrain selon une orientation Nord-Est/Sud-Ouest et sur une longueur de 8 m. Il est recoupé par un mur ultérieur qui lui est perpendiculaire. Deux canalisations traversent le rempart. Un sondage contre le parement interne du rempart a révélé des vestiges de constructions en appareil réguliers de blocs de poros, fondé sur le rocher. La dernière assise est surmontée de neuf à dix assises de briques. Trois murs formant une pièce ont été mis au jour à l’intérieur du rempart. Seul le mode de construction, moellons et briques,  suggère une datation à l’époque tardobyzantine.

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L’église dédiée à Aghioi Theodoroi, l’ancienne Métropole de Serrres, était précédée d’une petite église en croix inscrite à coupole, qui se trouve à l’angle Nord-Ouest du narthex de l’église plus récente. Le monument plus ancien avait été mis au jour au cours de travaux d’anastylose de la Cathédrale dans les années 1950. Au cours d’une fouille sur le sol de l’église plus ancienne, St. Dadaki (12e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour deux tombes à ciste (dim. 1,50 x 0,40 et 1,30 x 0,40 m) construites avec du matériel de remploi de l’époque romaine et protobyzantine. La première tombe contient une sépulture, surmontée d’un amas d’ossements ; la seconde ne comportait pas de squelette entier, mais son remplissage a livré de la céramique de l’époque paléologue, des monnaies de l’époque comnène, des os, des éclats de blocs. La datation précise de ces tombes n’a pas été possible : on constate néanmoins que la première a été aménagée après la construction de l’église, puisqu’elle a perturbé le dallage du sol.

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Au Nord-Est de la commune de Promachon, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué des sondages à l’intérieur du Monastère d’Aghiou Ilarion, en vue de la construction de nouvelles cellules et d’une petite église, et a mis au jour une sépulture de deux enfants recouverte d’une tuile, ainsi que de deux murs associés à la présence de pithoi dont l’un a été trouvé entier (haut. 1 m). Ces vestiges appartiendraient à un bâtiment de stockage de l’époque protobyzantine.

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À l’Ouest de la commune de Prodromos, sur la colline de Goritsa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille dans la nécropole tumulaire en cours d’exploration (cf. Chronique, n. 4255), et notamment sur le tumulus no 26 et sur la structure no 27. Le tumulus (diam. 9,50 m ; haut. 1,10 m) recouvrait une tombe orientée Est-Ouest qui était presque entièrement détruite par une utilisation du site à une époque plus récente. Deux grandes dalles qui formaient le côté Nord de la chambre funéraire étaient en place et un grand bloc (dim. 1,20 x 0,53 m) devait constituer le côté Sud. On peut restituer une chambre de forme circulaire (diam. 2,50 m). La chambre était précédée à l’Est d’un couloir (dim. 1,60 x 1,10 m) et d’une porte, dont le jambage Nord est en place et le jambage Sud a été réutilisé comme seuil pour la construction hellénistique. Aucun ossement n’a été trouvé. Le mobilier funéraire compte des tessons de cruche, un couteau en fer,  une perle en pierre et une en argile et une bague en bronze. À une époque ultérieure, l’espace est réutilisé : dans la partie Sud-Est de la chambre funéraire, on a dégagé un mur et un sol de construction peu soignée. Le mobilier qui y correspond, de la céramique et une monnaie de bronze, permettent de dater cette phase d’occupation à la fin de l’époque hellénistique. La fouille de la structure no 27, qui est constituée d’un empierrement (diam. 6 m), a montré que celui-ci ne recouvrait pas de tumulus, mais une structure à voûte formée par trois assises de pierres et atteignant une hauteur de 1 m.

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Dans la ville de Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Christidou qui se situe rue Bizaniou et a mis au jour les vestiges d’un four de l’époque romaine (fig. 1-2). Il s’agit d’une grande structure circulaire (diam. 3,20 m) creusée dans la roche et dont le diamètre diminue pour atteindre 1,80 m au fond, à une profondeur de 3 m. Au fond de la structure, les sédiments sont mêlés à des cendres et des charbons. Au-dessus du rocher, la structure était complétée en élévation par de l’argile, dont quelques centimètres ont été conservés sur le périmètre. Au Nord-Est et au Nord-Ouest de la structure, on a dégagé des segments de canalisations (diam. 0,15 m) qui traversaient les parois de la structure. À l’Ouest de la structure, s’ouvre une porte arquée vers la chambre de chauffe, dont la paroi extérieure est revêtue de fragments de tuiles, et à l’intérieur d’une couche de terre argileuse. Les éléments provenant de la fouille de terrains voisins et la forme inhabituelle de ce four permettent d’émettre l’hypothèse selon laquelle il aurait servi à alimenter plusieurs installations thermales proches. Le comblement du four comportait de la céramique de l’époque romaine, des fragments de canalisation en terre cuite, des plaques de terre cuite, des tuiles et des briques, ainsi que des éclats de poros et de marbre. Dans la partie orientale du terrain, on a mis au jour un mur isodome en blocs de poros, dont seule une assise est conservée, et sous lequel on a dégagé un sol pavé de dalles de terre cuite. Plusieurs segments de canalisations ont été dégagés, à des niveaux divers ; leur présence était vraisemblablement liée au fonctionnement du four.

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À Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain situé à l’angle des rues Kleonos et Kemitze et  a exploré une tombe à chambre rupestre, qui avait déjà été localisée en 1997 (fig. 1). La tombe (dim. 2,30 x 2,90 m ; haut. 1,70 m) est orientée vers le Nord et son comblement comportait de la céramique commune et de la céramique à glaçure de l’époque ottomane. À l’intérieur de la chambre, on a dégagé une fosse au Nord-Est qui comportait une sépulture et du mobilier du IIe s. av. J.-C. et une thékè funéraire sur le côté Sud, qui contenait de la céramique et des os dispersés.

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À Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Pharagkitaki-Politikou, qui se trouve à proximité du musée byzantin et à proximité du rempart Sud de la ville antique, et a mis au jour une tombe rupestre à deux chambres (fig. 1). La tombe était précédée d’un long couloir d’accès qui aboutissait à une entrée qui était fermée par des blocs de poros. Le vestibule (dim. 3 x3 m ; haut. 2,12 m) était équipé d’un lit le long de son côté oriental. Les parois de la chambre funéraire principale (mêmes dimensions ; haut. 2 m) sont revêtues de stuc. Les petites cavités sur le sol, les traces de bois et les nombreux clous suggèrent que les défunts étaient déposés sur des lits en bois. Dans le vestibule, on a trouvé des feuilles d’or dispersées, provenant de couronnes, ainsi que deux feuilles d’or circulaires, témoignant du pillage de la tombe. On a recueilli, néanmoins, plusieurs vases : des unguentaria, des petits skyphoi qui comportaient une monnaie, des arytères avec des lampes à l’intérieur, trois amphores macédoniennes, un lagynos, ainsi que des strigiles en fer et un bracelet en bronze. Le mobilier appartient à trois sépultures et à deux inhumations secondaires, datant du courant du IIe s. av. J.-C.

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À Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Bali, rue Pierion, et a mis au jour une tombe à chambre rupestre qui s’intègre à la nécropole Sud-Est de la ville antique (fig. 1). Orientée Nord-Est/Sud-Ouest, la tombe était accessible par un couloir à plusieurs marches qui aboutissait à une façade simple sans décor dont la porte était obturée par quatre blocs de poros, trouvés en place. Sur le sol du vestibule, on a découvert une sépulture et une inhumation secondaire. À l’intérieur de la chambre funéraire, se trouvaient trois larnakes sculptées, de forme orthogonale, placées contre les trois côtés de la chambre. De nouvelles sépultures ont nécessité le creusement ultérieur de deux thékès allongées, sur les côtés Ouest et Sud, ainsi qu’une petite niche sur le côté Sud qui a accueilli les restes d’une crémation. Les larnakes comportaient les restes d’un enfant et ceux de deux femmes accompagnés d’un riche mobilier : des figurines d’Aphrodite en terre cuite, de la céramique, des unguentaria en terre cuite et en verre. Sur le petit côté Ouest, en face de l’entrée de la chambre, on a découvert en place deux pyxides-kernoi sur trépieds qui devaient avoir une fonction rituelle, puisque le couvercle était orné de trois pyxides miniatures (fig. 2). On note également le traitement avec du plomb sur les pieds des vases et sur les figures représentées en relief sur les couvercles. L’une des thékès comportait la sépulture d’une femme, la deuxième celle d’un homme accompagné de mobilier. Les parois de cette thékè étaient stuquées et portait une inscription, partiellement conservée, qui mentionne le nom du défunt (et une malédiction destinée à ses assassins!!). La tombe a été utilisée pendant le IIe et le Ier s. av. J.-C. pour accueillir 10 sépultures des membres d’une famille importante de la ville antique.

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À l’Ouest de Verria, dans le quartier de Promitheas, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage au 4, rue Aïvaliou (terrain Mougtsidi) et a mis au jour les vestiges de quatre pièces appartenant à des bains de l’époque romaine qui s’insérait probablement dans le complexe d’une villa rurale (fig. 1-2). Dans la partie orientale du terrain, on a dégagé le praefurnium et l’hypocauste de la salle chaude. Immédiatement à l’Ouest de celui-ci, on a mis au jour une pièce de construction soignée, avec un sol de mosaïque constituée de petites plaques : il s’agit peut-être du vestiaire. Le mauvais état de conservation du sol dans sa partie orientale est dû au passage d’un égout sous celui-ci et qui était relié à la pièce qui se trouvait au Sud. Le décor du pavement comporte trois registres allongés, ornés de cercles entrelacés, de motifs à quatre feuilles et de losanges inscrits dans des cercles. La bordure de l’ensemble comporte trois cadres ornés de motifs géométriques. Au Sud, on a dégagé une pièce plus grande qui comporte une pièce pavée de plaques plus grandes. On a constaté une deuxième phase de construction au cours de laquelle certaines pièces sont réaménagées et leur fonction a changé. La céramique recueillie sur le terrain, qui date de l’époque romaine, atteste une longue période d’utilisation aux IIe-IIIe s. apr. J.-C. Enfin, à un niveau inférieur, dans la partie Nord du terrain, on a dégagé une fosse orthogonale orientée Nord-Sud qui renfermait une sépulture d’enfant accompagnée de vases en terre cuite et en verre, une figurine féminine, un alabastre et deux strigiles en bronze, ainsi qu’une monnaie en argent (trihémiobole d’Alexandre Ier). La tombe date du troisième quart du Ve s. av. J.-C.

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À Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage au 7, rue Argyroupoleos et a mis au jour les vestiges d’un puissant mur d’orientation Nord-Sud (larg. 1,20 m ; long. 2,40 m)  daté de l’époque hellénistique.

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À Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain des frères Chochliourou et a mis au jour les vestiges d’une maison de l’époque hellénistique et romaine (fig. 1-2). On a dégagé deux puits comblés avec de la céramique de l’époque byzantine. Au centre du terrain, on a mis au jour des parties de sols pavés de mosaïque, sous lesquels se trouvent des niveaux de sols plus anciens. Dans l’angle Nord-Est du terrain, un pithos a été trouvé en place. Le seul vase trouvé entier était une tirelire en terre cuite probablement datée de l’époque romaine.

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À Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2005 la fouille de la tombe macédonienne découverte l’année précédente au lieu-dit Xirokambos, sur le champ Kandylas (fig. 1-2). Les travaux dans le couloir d’accès se sont terminés : les remblais comportaient des blocs qui appartiennent probablement à une thékè en marbre qui avait été dégagée à l’intérieur de la tombe. Un sondage en avant de la façade a révélé que celle-ci était ornée de quatre demi-colonnes (non pas de deux comme on le pensait jusque-là). On a recueilli des fragments de feuilles d’acanthes provenant de chapiteaux de la façade, ainsi que de nombreux lambeaux de stucs peints provenant du décor de la façade. Au Sud du tumulus, on a poursuivi la fouille de la route antique et mis au jour la chaussée, recouverte de graviers, sur une plus grande étendue (fig. 3).

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À l’entrée de Verria, dans le secteur de Xirokambos, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage qui a livré les vestiges d’un espace caractérisé par une forte activité artisanale. On a trouvé des traces de travail du métal, des objets en métal, des fours de potier, et des vestiges d’ateliers datés de la fin de l’époque classique et de l’époque hellénistique et constitués de citernes, de fosses et de puits qui ont pu servir au fonctionnement de teintureries.

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À Verria, E. Stephani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage à l’angle des rues Monastiriou et Perdikari et a mis au jour un groupe de dix tombes à fosse (neuf inhumations et une crémation) de l’époque archaïque. Les tombes sont organisées en deux groupes séparées par un couloir. Les tombes masculines contiennent des armes et des outils en fer, des vases et des figurines, tandis que les tombes féminines comportent des bijoux et des vases et des figurines.

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Dans le secteur d’Aghia Varvara, au Sud-Est de Verria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain de l’ancien camp militaire, sur lequel on connaissait l’existence d’une nécropole, et a mis au jour des tombes à tuile et des tombes à ciste. Sur le sondage effectué, on a découvert douze tombes qui comportaient peu ou pas d’offrandes du tout. On note le grand nombre d’inhumations secondaires qui témoigne de la réutilisation des structures plus anciennes. Le peu de mobilier permet de dater la période d’utilisation de ces tombes à l’époque hellénistique et à l’époque romaine. Parmi ces tombes, on a dégagé une tombe rupestre à une chambre voûtée, dont l’entrée était obturée par un bloc de poros. Son comblement qui atteignait le plafond comportait de la céramique hellénistique et des objets métalliques.

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Dans la région agricole près de Rachi, E. Psara (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage à la limite de la propriété Akrivopoulou et a mis au jour une tombe à ciste creusée et recouverte de deux blocs circulaires de pressoirs et une dalle en marbre également en remploi. La tombe, orientée Est-Ouest, ne comportait pas de mobilier. Dans la partie orientale du champ, on a dégagé un mur de moellons et une couche de destruction qui comportait de la céramique byzantine.

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Dans la région de Keramario, près de Diavatos, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué des sondages en 2005, dans le cadre de travaux de canalisations dans la région, et a partiellement mis au jour quatre fours de potier de grandes dimensions (dans deux cas, long. 3,50 m), conservés jusqu’au niveau de la grille qui portait des orifices circulaires. La quantité de tuiles brisées déposées à côté des fours indique le type de production des ateliers, mais on n’a pas recueilli de céramique ou d’éléments permettant de dater leur période de fonctionnement.

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Dans la région d’Isvoria, E. Psarra (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le champ Giokala et a mis au jour un empierrement, deux fosses-dépotoirs comportant de la céramique hellénistique, une tombe à fosse creusée qui comportait la sépulture d’un individu en position fléchie, un anneau en bronze à chaton serti d’un sceau en cristal de roche représentant un bucrane portant des rubans au niveau des oreilles. Sur le site on a recueilli une grande quantité de céramique de l’époque hellénistique, ainsi que de nombreuses monnaies en bronze de la fin de l’époque hellénistique.

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