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Dans un article de synthèse sur la cité médiévale d’Almyros et son arrière pays, la discussion porte notamment sur la nature des sites du Byzantin Moyen et Récent (30 en tout) repérés au cours de la prospection (1990-2006) dans les plaines d’Almyros et de Sourpi. Ce même article fait état d’une campagne de prospection menée en 2006 dans la plaine côtière située à l’Est de la ville moderne d’Almyros, à l’embouchure du Xérias. Malgré les changements considérables du paysage depuis 1900, notamment à cause de la dérivation du Xérias, on a pu repérer deux grands sites, Tsingéli (20 ha) et Karagats (7 ha). La céramique recueillie indique qu’ils furent habités du Xe au XVe s. apr. J.-C. mais que leur apogée se situe aux XIIe-XIIIe siècles. On suppose aussi que le port d’Almyros déclina après la conquête ottomane de la Thessalie à la fin du XIVe s. et qu’il fut définitivement abandonné quand les Ottomans fondèrent la ville d’Ermiye, vers 1460.

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En 2005 et 2006, l’université de Thessalie a poursuivi, sous la direction d’A. Mazarakis-Ainian et en collaboration avec la XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques, les travaux du chantier de fouille école dans le sanctuaire classique d’Apollon (?) sur la colline de Soros. Les travaux ont été centrés sur trois secteurs : la cella du temple, la pièce D et les abords Est du temple.   À l’intérieur du temple à rangée centrale de piliers (fig. 1) on a poursuivi le nettoyage du sol dans les parties orientale et centrale de la cella, mettant au jour plusieurs cavités creusées dans rocher, qui pourraient être liées à une phase plus ancienne (hypèthre ?) du sanctuaire. Dans l’angle Sud-Est de la cella on a repéré un canal d’écoulement pour les libations (fig. 2) qui se poursuit sous le seuil de la porte d’entrée ; il aboutissait probablement dans la grande cavité – repérée en 2004 dans le vestibule – qui renfermait des coquillages. Ce canal est analogue à celui qui se trouve dans l’« Oikos des Naxiens » à Délos. Dans l’angle Nord-Est de la cella on a trouvé plusieurs fragments de l’amphore panathénaïque qui avait été découverte lors des fouilles allemandes de 1973 dans le vestibule et qui est exposée au musée archéologique de Volo. Dans la pièce D, l’une des deux pièces accolées au mur Sud du monument (fig. 3), on a recoupé la couche de destruction renfermant des pierres et des tuiles laconiennes, dont certaines portent un décor en relief (palmette ou cavalier). Au-dessous de cette couche se trouvait une épaisse couche de remblai provenant du nivellement étendu qui a sans doute précédé la construction de la pièce. Ce remblai a livré de nombreux vases fragmentaires, notamment des vases de stockage, des vases miniatures, des fragments de figurines féminines en terre cuite, ainsi que plusieurs bijoux et autres petits objets en bronze. Bien que l’étude de ce mobilier soit en cours, sa datation doit s’échelonner entre la fin de l’époque archaïque et celle de l’époque classique. Presque au centre de la pièce, autour d’une construction sommaire de gros moellons, on a repéré une concentration d’objets, parmi lesquels des figurines féminines assises d’époque archaïque et une phiale intacte. En biais, le long de la limite Sud de la pièce et contre le rocher naturel, se trouvait une construction allongée, sans doute une banquette. À l’extrémité Est de celle-ci une autre construction semi-circulaire était faite de dalles posées de chant (fig. 4). On suppose que toutes ces constructions appartiennent à une phase antérieure (hypèthre ?) du sanctuaire. Plus tard l’espace fut en partie remblayé avec des terres et du mobilier provenant de l’intérieur du temple et de ses abords ; c’est peut-être à la même époque que l’on rassembla les pièces de sculpture et les bases inscrites dans le vestibule et que l’accès au temple se fit par une porte au centre du mur Nord. Aux abords Est du temple plusieurs sondages ont été ouverts. À l’extérieur et parallèlement à la façade Est du temple ils ont révélé une construction allongée, constituée d’une assise de pierres, dont la fonction reste pour le moment inconnue. Elle était complètement dépourvue de mobilier mais aussi de traces de feu et d’ossements d’animaux, ce qui ne conforte pas son identification comme un autel. À 10 m à l’Est de la façade on a mis au jour un mur Nord-Sud (long. 15 m), conservé par endroits sur cinq assises, que l’on interprète comme le mur de péribole du sanctuaire (fig. 5). Son parement extérieur (Est) est assez soigné, tandis que son parement intérieur (Ouest) est plutôt fruste car il servait aussi d’analemma. Dans la partie Nord de ce mur on a repéré un escalier analogue à celui qui se trouve dans le vestibule (leurs dimensions sont exactement les mêmes). On en conclut qu’au moins au moment de la construction du vestibule l’une des entrées du temple se trouvait du côté Est, légèrement désaxée vers le Nord. Parmi le très rare mobilier lié à ce mur figure une monnaie de Corinthe du IVe s. av. J.-C.

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En 2006 un nouveau programme, le Pelion Cave Project, a été inauguré, codirigé par N. Andreasen (Institut danois) et A. Darlas (éphorie de paléoanthropologie et spéléologie). Il a pour objectif principal, d’une part, d’explorer les divers usages des grottes, d’autre part, d’identifier et d’expliquer les changements et les permanences dans les activités humaines qui s’y sont déroulées, de la fin de l’époque préhistorique à l’époque moderne. Un objectif secondaire est d’établir un rapport testable entre l’usage des grottes dans le passé récent et ses conséquences archéologiques, ce qui permettrait aux archéologues de mieux comprendre les conduites liées au pastoralisme et aux autres activités sur ces sites ainsi que le processus de formation de ces derniers. Les travaux de 2006 ont été centrés sur trois régions différentes du mont Pélion : la région de Mouressi (Nord-Est du Pélion), la région de Volo, Makrynitsa et Artémida (Sud-Ouest) et enfin celle du lac Karla (Nord-Ouest). Au cours de cette campagne préliminaire 56 grottes et abris-sous-roche ont été visités et documentés, avec localisation exacte au GPS. Les entretiens avec les habitants ont permis non seulement de découvrir de nouvelles grottes mais aussi d’obtenir des informations inédites sur les pratiques agricoles et l’utilisation des grottes. On a recueilli des restes fauniques et des artefacts de types divers, couvrant toutes les périodes (préhistorique, romaine, byzantine et surtout moderne) : la céramique constitue 70% des trouvailles, les ossements (humains et d’animaux) 14,1%, les matériaux divers (plastique, fer, verre) 15,7%. Dans l’abri-sous-roche de Goritsa, à l’Est de Volo, on a recueilli toute sorte de mobilier d’époque moderne, laissé sur place par les bergers du pays (vêtements, restes de nourriture et autres objets personnels). Quatre grottes et abris-sous-roche ont livré des gravures d’époque byzantine ou moderne. Au moins treize types d’usage différents des grottes ont été identifiés d’après les types d’artéfacts recueillis, l’observation des vestiges architecturaux et les témoignages des habitants. Dans un seul cas on a constaté un usage multi-fonctionnel à l’époque moderne (habitation, lieu de repos et bergerie). En ce qui concerne la fonction des grottes, un critère déterminant, plutôt que leur taille, leur forme ou leur mobilier, semble être leur emplacement et leur connexion par rapport aux villages environnants, aux champs et aux pâturages, c’est à dire leur position dans le paysage culturel.

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En 2006, la quatrième campagne du programme « The Persian War Shipreck Survey (PWSS) » a été menée sous la direction de S. Wachsmann (institut canadien, institut d'archéologie nautique de l'université du Texas), K. Dellaporta (éphorie des antiquités sous-marines) et G. Chronis (centre hellénique de recherches marines). L’objectif du programme est de localiser, cartographier et enregistrer des restes d’épaves de la flotte perse qui, d’après les sources littéraires, sombra en divers endroits de la mer Égée. Au cours des campagnes précédentes on a déjà prospecté la côte Sud-Est de l’Eubée et la péninsule du mont Athos. Les recherches de 2006 ont été centrées le long de la côte Est de la Magnésie, de l’extrémité Nord du Pélion jusqu’au cap Sépias au Sud et le canal de l’Artémision. Selon Hérodote (VI, 179-92), une grande partie de la flotte de Xerxès (400 navires environ) sombra sur la côte de la Magnésie alors qu’elle était ancrée à l’intérieur et au large d’une baie étroite située entre Kastanaia et le cap Sépias. Le but de cette campagne était d’essayer de repérer l’emplacement de cette baie, que des recherches antérieures avaient proposé de situer plus au Nord, à l’extrémité Nord du Pélion (région de Méliboia). Cette campagne n’a pas permis de repérer de restes d’épaves le long de la côte de Magnésie mais, d’après l’étude de la topographie de la région, tout indique que la baie en question doit être identifiée avec celle d’Aghios Ioannis, non loin du cap Sépias. Les recherches dans la partie Sud du canal de l’Artémision ont révélé un ensemble de 20 amphores à l’extrémité Sud-Est du canal, ce qui suggère la présence d’une épave. Une amphore a été remontée pour être nettoyée et étudiée ; un premier examen indique qu’elle date de l’époque classique ou hellénistique.

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En 2005 et 2006 l’université de Thessalie a poursuivi et achevé, sous la direction de Y. Pikoulas, un programme de recherche et de formation sur cinq ans (2002-2006) consacré à la topographie historique du Pinde [1] (intitulé « À travers le Pinde : réseau routier et défense »). Ce programme vise notamment à établir, dans la diachronie, le rapport entre réseau routier et réseau défensif sur l’ensemble du massif du Pinde, des villages de Konitsa au Nord jusqu’aux villages d’Argithéa à Trikala et Karditsa au Sud. Les campagnes de 2005 et 2006 ont été centrées sur la partie Sud du Pinde, les région de Trikala et Karditsa. [1] Pour les rapports sur les années précédentes, v. AEMΘ 16 (2002), p. 669-678 ; 17 (2003), p. 611-618.

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En 2005 et 2006, les deuxième et troisième campagnes de prospection intensive, codirigées par A. Trifilias, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) et M. J. Haagsma [1], S. Gouglas (Institut canadien - Université d’Alberta), ont été menées dans plusieurs secteurs de la cité classico-hellénistique (fig. 1).   Secteur central – région de l’agora. — Dans la partie Nord-Est de l’agora, située entre les deux sommets de la cité, on a nettoyé un complexe de bâtiments, dont deux (1 et 2), sans doute publics, étaient construits en grand appareil (fig. 2). Le bâtiment 1 (nettoyé en 2004), de plan oblong, était sans doute un portique. Au Sud-Ouest de celui-ci, le bâtiment 2, de plan rectangulaire (17 x 14 m), comporte trois espaces communiquant entre eux ; à l’extérieur, du côté de son entrée (Nord) il y avait un puits. Entre ces deux bâtiments on en a repéré deux autres (3 et 4) de plus petite taille. Le bâtiment 3, de plan ovale (6,66 x 7,98 m), donnant vers l’Est, était construit en petits moellons dont certains se trouvent au-dessus des fondations du bâtiment 1, ce qui indique qu’il est postérieur. Le bâtiment 4 est pratiquement carré (10,10 x 10,32 m) et s’ouvre aussi à l’Est ; il renferme deux pièces et peut-être une cour. La datation et la fonction des bâtiments 3 et 4 demeurent inconnues. Au Sud-Ouest des bâtiments 1 et 2, les travaux de nettoyage ont mis au jour deux autres bâtiments publics (5 et 6). Le bâtiment 5 est pourvu d’une grande cour rectangulaire, dans la partie Ouest de laquelle se trouve un petit édifice rectangulaire (5,8 x 5,6 m), probablement divisé en deux par un mur médian ; du côté de son entrée, à l’Est, on a découvert un petit autel formé de plaques posées de chant et, juste devant l’entrée, un bloc rectangulaire muni de trois protubérances (fig. 3). Ce petit édifice pourrait être un temple. D’autres pièces ont été repérées dans la grande cour du bâtiment 5. Au Sud et en contact avec celui-ci se trouve le bâtiment 6 (19,63 x 24,25 m) qui comporte au moins douze pièces et une cour, dans laquelle on a repéré une citerne souterraine qui conserve des traces d’enduit hydraulique et le départ de sa couverture voûtée. Au Sud-Est du bâtiment précédent se trouve le bâtiment 7 (20,30 x 9,86 m) qui compte au moins cinq pièces. Secteur Est - quartier d’habitation. — Dans la partie Nord-Est du site, où se trouve le plus grand quartier d’habitation, on a nettoyé une maison isolée (bâtiment 8) de quatre pièces (à moins qu’il ne s’agisse de deux petites maisons partageant un mur mitoyen). D’importants travaux de nettoyage ont été menés dans une vaste maison (bâtiment 10, 19,45 x 14,60 m) constituée d’au moins sept pièces dont certaines donnent sur une cour située dans la partie Sud du bâtiment. Certains murs de cette maison étaient recouverts d’enduit peint en blanc et jaune vif. D’après des sondages exploratoires, il semble que les maisons furent abandonnés plus tard que les bâtiments publics de la région de l’agora. Secteur Ouest.— La caractère des trouvailles dans ce secteur semble indiquer que cette partie de la ville fut utilisée comme espace à la fois domestique, religieux et industriel. Ici aussi les îlots d’habitation étaient séparés par un réseau régulier d’avenues et de rues mais les vestiges de constructions étaient moins denses que dans la partie Est de la ville. Les travaux de nettoyage ont été centrés sur le vaste bâtiment 11 (13 x 10,50 m), situé près de la porte Ouest de la cité. Couvert d’un toit en tuiles, il comportait trois pièces. L’absence de céramique commune semble exclure qu’il ait eu un usage domestique. - Des mesures par SIG relevées sur tous les murs visibles, aussi bien dans le secteur Est que dans le secteur Ouest, ont révélé un plan urbain parfaitement régulier ; les îlots de maisons (45 x 39 m environ) sont séparés par des avenues orientées Est-Ouest (larg. 5,80 m) et des rues orientées Nord-Sud (larg. 3,70 m). Rempart. — On a aussi examiné les deux murs de fortification intérieurs (diateichisma I et II), situés de part et d’autre de l’acropole. Des travaux de nettoyage au diateichisma II (Nord) ont mis au jour les vestiges de la 49e tour à la jonction avec le rempart extérieur. D’autres tours près de l’acropole (41 et 45) portent des traces d’une occupation postérieure. Tombes. — Trois tombes à tholos du début de l’Âge du Fer ont été repérées sur les versants Est et Sud du kastro, portant à sept le nombre total des tombes de ce type connues sur le site. On note aussi la présence de deux tombes à ciste. Parmi le matériel recueilli, on mentionne une riche céramique datant pour l’essentiel des époques classique et hellénistiques ; très peu de tessons sont antérieurs ou postérieurs aux IVe et IIIe s. av. J.-C. On note aussi la présence de plusieurs monnaies datant de la seconde moitié du IVe (Larissa, Skiathos), du IIIe (Locris, Peumata) au IIe s. av. J.-C. (Élis).   [1] Nous remercions vivement Dr M. J. Haagsma pour les figures qu’elle nous a fournies.

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La fouille de l’habitat du Néolithique Final s’est poursuivie à Palioskala, plus particulièrement dans la partie centrale du site  (fig. 1). La pièce centrale d’une série de trois pièces mitoyennes a été dégagée. La fouille est encore inachevée, mais on a pu déterminer que cet édifice avait été détruit par un incendie et qu’une autre construction, d’orientation différente, lui avait succédé. Les remblais de la pièce centrale ont livré des terres cuites zoomorphes, ainsi que 22 objets (figurines anthropomorphes dont deux en terre cuite et une en marbre, des outils taillés en silex et en obsidienne, des éclats de silex, un objet en pierre polie, deux fusaïoles en terre cuite, des meules, un ustensile en terre cuite avec quatre saillies percées). Les objets découverts dans les remblais attestent une activité domestique liée à la transformation du grain et à son stockage. Trois objets en terre cuite qui ont été découverts sur le sol de la pièce centrale selon une disposition triangulaire, représentent des animaux à cornes très schématisés (fig. 2-4). Leur usage n’a pas encore pu être déterminé avec certitude.

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Mise au jour à Thèbes de Phthiotide, depuis 2004, de 153 nouvelles tombes datant de la période archaïque à la période romaine, à l’exception de quatre tombes qui datent du Bronze Moyen. Si tous les types de tombes sont représentés, on note cependant une majorité de tombes à fosses à l’époque classique et hellénistique. On compte ainsi 25 tombes à ciste et une tombe constituée de stèles inscrites remployées, 26 tombes à tuiles, 15 larnakes, 26 tombes maçonnées dont une en briques et 59 tombes à fosse. – Dans les tombes du Bronze Moyen, le défunt est inhumé en position fléchie, tandis qu’aux époques historiques le défunt est en position allongée. Très souvent, à l’extérieur de la tombe, sont déposés un poignard ou une pointe de lance ; on note aussi la présence de clous en fer tordus. Les tombes de nourrissons, au nombre de 24, sont aménagées à côté ou sur la tombe d’un adulte. Les tombes à fosse sont accompagnées d’un mobilier très riche. On a recueilli 450 vases en terre cuite, 10 vases en verre, 2 vases en albâtre, 2 pyxides en plomb, 41 monnaies de bronze, 5 pièces en or avec une étoile macédonienne, des bijoux en bronze et en fer, des perles en os, en coquillage, en terre cuite et en verre, des pesons etc. Les rares figurines en terre cuite recueillies proviennent de tombes de nourrissons et d’enfants et représentent des figures debout ou assises et des animaux.

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Étude préliminaire d’un petit trésor monétaire découvert en 2004, dans la couche d’abandon de la pièce D du sanctuaire de Soros, composé de quatre statères d’argent du Koinon des Thessaliens (146-50 av. J.-C.) (fig. 1). Étude d’un relief votif, de trois statues fragmentaires de jeunes garçons, découverts lors des fouilles de Milojcic en 1973, et d’une base inscrite pour des statues similaires, dédiées par le père des jeunes garçons à Apollon : cette indication permet de reconnaître Apollon dans le jeune dieu représenté sur le relief, ce qui conforte l’hypothèse selon laquelle les structures sur l’acropole sont celles d’un temple dédié à Apollon à Soros.

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Près de la commune de Kanalia, V. Adrymi-Sismani et D. Agnousiotis (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené une fouille de sauvetage en vue de la mise en eau du lac de Karla. Dans la région du collecteur 6, la fouille s’est déroulée de 2001 à 2006 au lieu-dit Tsiggenina (secteur 6) et a mis au jour des vestiges d’un habitat du Bronze Moyen. L’ensemble architectural le plus important est le bâtiment Z-Θ, constitué de deux unités : un megaron central (bâtiment Θ ; dim. 20 x 5,20 m), orienté Est-Ouest, avec une entrée principale à l’Ouest et une entrée secondaire au Sud, composé de trois espaces intérieurs, et un bâtiment orthogonal (bâtiment Z ; dim. 14 x 6 m). Les deux bâtiments sont séparés par un couloir, limité à l’Est par un mur. On a constaté des réaménagements des deux bâtiments qui visaient à les réunir dans un deuxième état. Le mobilier permet de dater cet ensemble du Bronze Moyen au début du Bronze Récent (HM III-HR I).

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Près de Kalabaka, Aik. Kyparissi-Apostolika (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie) rend compte en 2006 de la poursuite des travaux en vue de la valorisation du site (fig. 1). Seules des opérations de sauvetage, en vue de l’aménagement d’un parcours visitable ont été effectuées. Ainsi seuls des niveaux néolithiques et mésolithiques ont été dégagés et la fouille ne s’est pas poursuivie sur des niveaux paléolithiques. On a observé que l’entrée de la grotte, plus lumineuse, constituait un espace de travail et non pas d’habitat. Malgré un mobilier moins abondant, cette zone semble être la moins perturbée de la grotte. On constate également que les niveaux mésolithiques se distinguent partout par une terre jaunâtre ; au fond de la grotte, celle-ci est mêlée à des traces de feu. Dans le carré E15, au-dessus de traces de feu, on a trouvé des cylindres en argile séchée (non cuite) : ils semblent constituer des expérimentations qui annoncent la technologie céramique. On signale par ailleurs, près de l’entrée (carré Δ4) la poursuite de la fouille d’une sépulture humaine de l’époque mésolithique qui reposait sur une couche de graviers ; ainsi que la découverte (carrés E4, Z4, H4) d’un empierrement ou d’un barrage de pierres à l’entrée de la grotte (fig. 2). On a recueilli des échantillons de sédiments sous les pierres qui le constituent, dont l’analyse par thermoluminescence fournira une date.

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À Démétrias, A. Batziou-Eustathiou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Tzorbantzi-Chantzikidi, dans le quartier d’Aïvaliotika et a mis au jour des vestiges d’une maison de l’époque hellénistique, dont 5 pièces ont été identifiées. La pièce centrale, la mieux conservée, présente un plan trapézoïdal ; le mur Nord constitue le mur extérieur, tandis que les trois autres ouvrent vers d’autres pièces par des seuils en marbre. Ses murs, conservés jusqu’à une hauteur de 0,40 m, conservent leur revêtement de stuc. Sous la couche de destruction constituée de tuiles, la fouille a mis au jour un sol en opus sectile pris dans du mortier de chaux. Au centre de la pièce, le sol forme un décor en registres formant un carré de 2,10 x 2,10 m autour d’un carré central, vide, de 0,65 x 0,65 m dans lequel on restitue un autel domestique. On a recueilli très peu de céramique dans cette pièce, tandis que dans la pièce à l’Est, on a recueilli un peu de céramique de l’époque hellénistique.

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À Démétrias, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Intzoglou, dans le quartier d’Aïvaliotika, rue Keryneias et a mis au jour des vestiges de constructions identifiées à la ville de Pagasai (de l’époque archaïque et classique) et à la ville de Démétrias (de l’époque hellénistique et romaine). La fouille a identifié trois états de construction : au niveau inférieur, on a dégagé un segment de mur, d’orientation Sud-Ouest/Nord-Est (long. 2,15 m ; larg. 0,50 m), ainsi qu’un tambour de colonnette en calcaire.  On y a recueilli de la céramique usuelle de la fin de l’époque archaïque et de l’époque classique. le deuxième niveau a livré une partie de bâtiment, de même orientation : le mur Sud (long. 2,30 m) et le mur Est (long. 2,70 m). Les murs ont une largeur de 0,50 m et sont conservé jusqu’à une hauteur de 1 m. Le sol est en terre argileuse compacte. Dans la partie Sud-Est du terrain, un autre mur de même orientation a été dégagé. La céramique qui a été recueillie dans les couches correspondantes à ce niveau le date de l’époque hellénistique. Au centre du terrain, on a dégagé un segment de rue de l’époque hellénistique, dont la surface est en terre battue et galets et qui est fréquentée à l’époque romaine également. le niveau le plus récent a livré les vestiges d’un bâtiment et d’un égout maçonné et couvert de dalles de schiste. Les murs de cette période s’appuient sur les murs de l’époque hellénistique.

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À Démétrias, P. Triantaphyllopoulou (XIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Makridi, dans le quartier d’Aïvaliotika, et a mis au jour les vestiges de constructions de l’époque romaine. Deux pièces ont été dégagées. Aucun sol n’a été conservé. D’après la céramique retrouvée, il s’agit des vestiges d’une maison de l’époque romaine (IIIe s. apr. J.-C.). À un niveau inférieur, dans la partie orientale du bâtiment, on a identifié un état du début de l’époque romaine.

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À Larissa, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Zachari – Papadopoulou – Karanika, qui se situe dans le secteur de la nécropole Sud de la ville antique et a mis au jour de nouvelles tombes. Dans les niveaux supérieurs, on a mis au jour deux sépultures libres de l’époque romaine, conservées de manière fragmentaire et auxquelles étaient liés des unguentaria en verre. À un niveau inférieur, on a découvert deux larnax en terre cuite de l’époque hellénistique, dont une seule a été fouillée, la seconde se trouvant dans la paroi occidentale du sondage et à la limite du terrain. Son couvercle a été trouvé en plusieurs fragments. Le sarcophage était orienté Nord-Ouest/Sud-Est (dim. 1,73 x 0,38 m et prof. 0,53 m) : le défunt était déposé en position allongée et on a retrouvé un fragment d’un objet en fer sur son torse et une fibule en bronze près de l’angle Nord-Ouest de la tombe.

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Dans la ville de Pharsale, S. Katakouta (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Papapostolou et a mis au jour les vestiges d’un édifice public orienté Est-Ouest, probablement un portique, daté de l’époque hellénistique. Près de la rue Koumoundourou, on a dégagé le mur Sud et le mur Nord (larg. 0,90 m ; haut. 2,76 m). En avant du parement extérieur du mur Sud, on a dégagé un sol pavé de galets d’une largeur de 1,05 m, tandis que deux murs définissent trois espaces à l’intérieur du bâtiment, dont le sol était en terre battue. Un sondage profond dans deux des pièces a livré des niveaux d’occupation de l’époque classique.

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Dans la ville de Pharsale, S. Katakouta (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Dandi (O.T. 224) et a mis au jour un segment du rempart antique Nord de la ville (seconde moitié du IVe s. av. J.-C.), d’une largeur de 2,70 m et construit en blocs réguliers de calcaire gris-blanc. Il est orienté Est-Ouest et a été dégagé sur une longueur de 10,67 m et une hauteur d’une assise.

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Dans la ville de Pharsale, S. Karapanou (XVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Nestouri et a mis au jour les vestiges d’un four de forme circulaire (diam. 1,54 m) et dont les parois verticales et la sole étaient enduites d’argile orange. Au-dessus de la sole a été trouvée une concentration de cendres et de charbons, recouverte de terre et de matériaux de l’élévation effondrée du four.

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Dans le cadre de travaux de la remise en eau du lac de Karla, A. Dina (7e éphorie des antiquités byzantines) signale la découverte, en 2006, de vestiges appartenant à trois fermes de l’époque protobyzantine, près du lieu-dit Amygdali, et d’autres vestiges de constructions de l’époque protobyzantine près du lieu-dit Plasia.

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Dans la région de Kastri Livadiou, A. Anastasiou (7e éphorie des antiquités byzantines) a repéré, au cours de fouilles de sauvetage menées en 2006, un bloc construit, portant le texte d’un décret d’affranchissement de l’époque romaine qui mentionne la ville de Dolichè. Le bloc était utilisé en remploi dans le mur Est du narthex de la basilique Γ. Le bloc porte trois affranchissements et il mentionne les trésoriers et les généraux, ainsi que les mois d’Aphrios, Hippodromios, qui correspondent aux mois de mars-avril et juin-juillet. Il s’agit de la première inscription portant le nom de la ville antique de Dolichè dans la région de Tripolis de Perrhébie ; elle permet en outre d’identifier la ville romaine de Dolichè avec la commune de Kastri.

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Dans la ville de Larissa, A. Anastassiadou (7e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur un terrain situé rue Venizélou et a mis au jour les vestiges de l’angle Sud-Est d’une pièce (dim. 5,70 x 5,20 m) dont les murs s’étendaient sur le terrain voisin. Elle comportait un sol pavé d’une mosaïque dont deux états ont été identifiés. Sa date de construction se situe au VIe s. apr. J.-C. et sa proximité avec la basilique protobyzantine qui se trouve dans la rue Kyprou suggère que cette pièce ait fait partie de ses bâtiments annexes. À l’Est de la pièce, on a dégagé une fosse à chaux et, à un niveau supérieur, sept sépultures de l’époque médiobyzantine.

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À Thèbes de Phthiotide, A. Dina et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Printzou, à l’angle des rues Kasneti et Christaki, et ont mis au jour les vestiges de deux murs construits en moellons et de deux sols pavés, l’un de dalles de terre cuite, l’autre de dalles de schiste. La céramique recueillie autour de ces vestiges date de l’époque protobyzantine.

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À Thèbes de Phthiotide, A. Dina et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2006 plusieurs fouilles de sauvetage qui ont livré des tombes à tuile : sur le terrain Goumenopoulou, situé rue Maltezou, on a mis au jour quatre tombes à tuile, orientées Est-Ouest. Elles comportaient des squelettes en mauvais état de conservation et l’absence de mobilier n’a pas permis de les dater. sur le terrain Giannaki, rue Simopoulou, on a dégagé six tombes à tuile sans mobilier et dont les squelettes étaient en mauvais état. à l’angle des rues Patriarchou Vasileiou et Emmanouïlidou, on a fouillé trois tombes à tuile ; elles ne comportaient pas de mobilier.

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À Thèbes de Phthiotide, A. Dina et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Kouphalidou et Kountouri, situé à l’angle des rues Eleutherias et Tsitsinia et sur lequel ils ont dégagé un segment du protechisma du rempart protobyzantin de la ville (long. 13,15 m ; larg. 1,25 m). Dans les niveaux de fondation de la construction, on a recueilli des tessons de lampes protobyzantines, ainsi que des fragments de vases en verre et des clous en fer.

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À Thèbes de Phthiotide, à l’occasion de travaux de canalisation, A. Dina et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2006 une fouille de sauvetage sur un terrain de la rue 30is Iouliou (entre les rues Venizélou et Pyrassou) et ont mis au jour les vestiges de trois murs définissant une pièce. À l’Ouest du mur Ouest, on a dégagé les vestiges d’un sol pavé de dalles de terre cuite, tandis qu’à l’Est de la pièce, on a fouillé une tombe à ciste et deux tombes à tuile. Autour de ces vestiges, on a trouvé de la céramique de l’époque protobyzantine.

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À Thèbes de Phthiotide, à l’occasion de travaux de canalisation, A. Dina et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mené en 2006 une fouille de sauvetage dans la rue Pyrasou (entre les rues Venizélou et 30is Iouliou) et ont mis au jour les vestiges d’une construction probablement identifiée à une tour du rempart protobyzantin de Thèbes de Phthiotide (long. visible 2,35 m ; larg. 2,60 m).

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À Thèbes de Phthiotide, à l’occasion de travaux de canalisation, A. Dina et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mis au jour en 2006, près du front de mer, les vestiges de six murs, 18 tombes à tuile, sans mobilier, un sol pavé et les vestiges d’une citerne revêtue de mortier hydraulique. On a recueilli des tessons de céramique protobyzantine et des fragments de vases en verre. Le secteur exploré se trouve à proximité de la basilique de Martyrius et du complexe architectural mis au jour sur le terrain Bina et Ioannou, sur lequel on a mis au jour une luxueuse villa maritime du VIe s. apr.  J.-C. (cf. Chronique, n. 1088).

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À Volos, dans le cadre de travaux de canalisations dans le quartier de Palaia en 2006, A. Dina et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont mis au jour des vestiges de constructions appartenant à plusieurs contextes :   Rempart : un segment et une tour du rempart protobyzantin ont été dégagés dans la rue Lachana, ainsi qu’un autre segment dans la rue Souliou. Dans les deux segments, on a repéré des remplois antiques. Entre le rempart de la forteresse de Volos et la rue Mitropolitou Grigoriou, on a dégagé un segment de fortification d’une longueur de 2 m et d’une largeur de 2 m, des vestiges de maisons, une citerne, un dépotoir, une canalisation et d’autres constructions qui n’ont pas été identifiées.

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Dans la région de Kazanaki, près de Volos, A. Dina, P. Papagiotis et P. Stantzouris (7e éphorie des antiquités byzantines) ont poursuivi en 2006 la fouille de la ferme protobyzantine dont la fouille avait débutée en 2003. Cette nouvelle campagne a permis le dégagement d’une cuve située dans l’angle Sud-Est du complexe (dim. 1,80 x 2,10 m) et son identification à un pressoir à vin. La structure était en maçonnerie de moellons et ses parois intérieures étaient revêtues de mortier hydraulique. Le mur Nord était percé et un pithos était fixé en contrebas de cet orifice et recouvert d’un couvercle en schiste d’un diamètre de 0,52 m. La fouille de la ferme a livré deux monnaies de bronze, un poignard en fer, un clou en fer et d’autres objets en fer, une meule, des tessons de céramique et de pithoi de stockage.  Les recherches de 2003 à 2006 ont permis de mettre au jour une installation agricole qui a connu deux états de construction, au Ve et au VIe s. apr. J.-C., l’espace a par la suite été occupé par une nécropole. À quelque distance de ces vestiges, la fouille mis au jour une construction (dim. 10,50 m x 5,25 m), au Nord de laquelle se trouvait une autre structure rectangulaire (dim. 2,25 x 2,30 m), flanquée d’une citerne (dim. 3,75 x 1,65 m) dont les parois internes étaient revêtues de mortier hydraulique et le sol était pavé de briques posées de chant. À l’Ouest de cette construction, on a dégagé les restes d’un autre pressoir qui était en mauvais état de conservation, mais dont la cuve inférieure était maçonnée. Dans ce secteur, la fouille a recueilli huit monnaies de bronze, deux fibules de bronze, des clous en fer, une lamelle de plomb, des objets en fer non identifiés, des tessons de céramique et des fragments de verre. Il s’agit probablement d’une installation agricole de l’époque protobyzantine, équipée d’une installation pour la production de vin.

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Dans la commune de Kallithiro, C. Karagiannopoulos (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 plusieurs opérations de sauvetage qui ont permis de mettre au jour des vestiges de la voirie antique et une partie de la nécropole hellénistique : sur le terrain Gazouni et a mis au jour les vestiges de deux murs, fondés sur une couche de destruction. Ces murs sont associés à un pithos et à des fragments de tuiles. Ces structures, d’après les données stratigraphiques, remontent à la fin de l’époque hellénistique. sur le terrain Papavassileiou on a dégagé les vestiges probables d’un segment de rue antique bordé par une série de pierres grossièrement taillées et disposées selon une orientation Nord-Est/Sud-Ouest. La rue avait une largeur de 3,65 m à cet endroit. sur le terrain Kapnia, on a également dégagé deux murs, dont l’un a été interprété comme la bordure d’une rue antique, orientée Nord-Est/Sud-Ouest. sur le terrain Lagou, qui se situe dans les limites de la nécropole orientale de la ville antique de Kallithéro et au centre d’un tumulus funéraire, on a fouillé trois tombes (une tombe à ciste, un sarcophage en pierre et une tombe à tuile qui contenait probablement une sépulture d’enfant). Le mobilier contenu dans les tombes permet de les dater du IIIe s. av. J.-C.

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Dans la région de Kedros, au lieu-dit Psiloma – Magoula Karambina, C. Karagiannopoulos (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a ouvert, en 2006, trois sondages le long de la route entre Kedros et Philia et a dégagé des vestiges épars de murs et d’une fosse dépotoir dont la datation s’échelonne entre le début du IVe s. av. J.-C. et l’époque romaine.

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Dans la région de Philia, au lieu-dit Tragana, C. Karagiannopoulos (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage à proximité d’une magoula de forme circulaire sur laquelle des fouilles précédentes avaient localisé les vestiges d’un bâtiment byzantin. Au Nord/Nord-Est de la magoula, les sondages ont livré des vestiges épars de murs construits en galets de rivière et mortier de chaux, des restes de sols qui semblent appartenir à divers états de construction de l’époque romaine tardive. À l’Est de la magoula, la fouille a livré une couche de destruction comportant des tuiles, des tessons et des pierres, des vestiges de murs et d’un sol en mortier de chaux associé à de la céramique de l’époque byzantine.

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Dans la ville de Mitropoli, M. Vaïopoulou (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Karkaletsi, au cours de laquelle on a mis au jour les vestiges de deux bâtiments appartenant à deux périodes d’occupation, l’une à l’époque hellénistique, l’autre à l’époque romaine, ainsi que, dans la partie Sud-Est du terrain, quatre tombes à tuile, orientées Nord-Sud, qui ne comportaient pas de mobilier.

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Dans la ville de Mitropoli, M. Vaïopoulou (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Petsia, qui se situe dans la rue Aghiou Seraphim, au cours de laquelle ont été découverts deux fours et les vestiges d’un bâtiment datés de l’époque hellénistique. Dans la partie Ouest du terrain, on a fouillé un four de forme circulaire dont une partie de la chambre de chauffe (diam. 1,70 m) et la pile soutenant la sole étaient conservés. Dans la partie Est du terrain, on a dégagé un four de plan rectangulaire (dim. 3 x 2,50 m) qui paraît plus récent que le précédent pour des raisons stratigraphiques. Sa chambre de chauffe avec des murets parallèles soutenant la sole était conservée. Ce four a dû servir à la cuisson d’éléments architecturaux. Enfin, quatre murs définissent plusieurs espaces d’un bâtiment contemporain au four rectangulaire.

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Dans la ville de Mitropoli, M. Vaïopoulou (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le terrain Anagnostopoulou et a mis au jour les vestiges de murs appartenant à un bâtiment allongé (dim. 8 x 4 m), daté de l’époque hellénistique. Dans la partie Sud du terrain, on a dégagé les vestiges d’un autre bâtiment (dim. 8,50 x 7,25 m), qui comporte trois pièces, dont l’une était terminée par une abside et qui est daté de l’époque romaine tardive ou de l’époque protobyzantine. Celui-ci pourrait s’identifier à une basilique, mais il n’a pas été entièrement fouillé puisqu’il s’étend au-delà du terrain fouillé.

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Dans le cadre de travaux routiers entre Néo Monastiri et Sophades, M. Vaïopoulou et I. Oikonomou (XXXIVe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2006 une fouille de sauvetage sur le site de la Magoula Theophani et ont mis au jour des vestiges appartenant à deux phases d’occupation d’un habitat du Néolithique Final. La première phase d’occupation correspond à des restes d’habitations : briques brûlées, argile brûlée, cendres et charbons de bois, os animaux et tessons de céramique. Les analyses des charbons en laboratoire ont livré pour cette phase une date à la fin du Néolithique Moyen (5210 – 4800 av. J.-C.). La deuxième phase d’occupation correspond à trois fosses : la première fosse présente une longueur de 7,50 m sur son axe Nord-Sud et la profondeur atteinte par les fosses dépasse 4,50 m. Elles contenaient des tessons de céramique, des restes brûlés (de la brique et de l’argile). L’étude de la céramique a montré que ces trois structures correspondent à une même période d’utilisation qui se situe au Néolithique Récent ou au Néolithique Final.

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Dans la région du Lac de Karla, V. Adrymi-Sismani (Institut archéologique d’études thessaliennes) a poursuivi les travaux au lieu-dit Tsiggenina, en vue de la mise en place du Collecteur 6. La fouille s’est notamment poursuivie sur les bâtiments Γ et Θ. Le dégagement du bâtiment Γ a montré qu’il s’agissait d’un bâtiment allongé (dim. 10 x 3,50 m), orienté Est-Ouest. Ses murs sont renforcés à l’extérieur par des contreforts. Le mobilier qui a été trouvé à l’intérieur suggère qu’il ait été utilisé comme entrepôt. Le bâtiment Θ se trouve au Nord du bâtiment Z  dont l'exploration s'est achevée (fig. 1). À l’intérieur du bâtiment Θ on a dégagé une structure en pierres définie par 4 murs parallèles qui forment trois couloirs étroits. Il s’agit d’un bâtiment allongé, orienté Est-Ouest, qui se termine par une abside (larg. 5 m ; long. dégagée 13 m) et qui présente une ouverture sur son petit côté à l’Ouest et une entrée secondaire au Sud. Il s’agit d’une maison à trois pièces, d’un plan habituel pour le Bronze Moyen en Thessalie. Dans une phase ultérieure d’occupation, ce bâtiment est incorporé au bâtiment Z, qui se trouve immédiatement au Sud, et occupe alors une fonction de stockage, d’après le mobilier qui en provient (amphores, pithoi et autres vases de stockage, outils en pierre…).

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Dans la région du Lac de Karla, V. Adrymi-Sismani (Institut archéologique d’études thessaliennes) a poursuivi les travaux au lieu-dit Stani-Thermokipia, en vue de l’aménagement du collecteur 6. La fouille de la maison A s’est poursuivie (fig. 1) et l’étude du mobilier qui en provenait a permis de proposer une datation probable pour l’occupation de la maison du Néolithique Moyen (5800-5300 av. J.-C.). La fouille de 2005 avait identifié la présence d’un péribole à l’Est et à l’Ouest de la maison. En 2006, la fouille de cette structure s’est poursuivie et on a pu déterminer qu’il s’agissait effectivement d’un péribole qui présentait une entrée d’une largeur de 1 m et qui encerclait une surface de 11 x 15 m environ au Sud de la maison. Le péribole n’est pas fait d’un seul mur, mais constitué de six segments de longueurs et de largeurs diverses (larg. 0,66 m – 1,50 m). Il est d’ailleurs probable que chaque segment ait pu faire partie d’un bâtiment ou d’une maison à une période antérieure. Dans ce cas, l’espace laissé libre aurait pu servir de cour commune à plusieurs maisons. La céramique qui provenait des couches à l’intérieur de l’espace renfermé par le péribole a été datée du Néolithique Moyen.

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