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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine de l'Est
En 2004 et 2005, de nouvelles fouilles d’urgence ont été conduites aux abords de ce village situé  près du fleuve Nestos et de la frontière gréco-bulgare. Des sondages au lieu-dit Kavakia, au sommet d’une colline située à l’Est du village, ont notamment mis au jour une ferme d’époques romaine et paléochrétienne. Le complexe, partiellement exploré, se compose de plusieurs espaces organisés autour d’une grande cour intérieure. L’aile Nord-Est devait être l’espace principal de réception et de résidence des occupants de la ferme (grandes pièces de construction soignée, blocs de marbre). L’aile Sud-Est était sans doute destinée aux travaux agricoles : on y a reconnu des lieux de stockage (pièces avec plusieurs pithoi in situ) et des installations artisanales renfermant deux fours piriformes et plusieurs meules (fig. 1). Le mobilier recueilli comprend de la céramique domestique, des pesons de métier en terre cuite, de nombreux objets métalliques et des monnaies datant des deux périodes d’occupation du complexe (IIIe-IVe et Ve-VIe s. apr. J.-C.). La présence d’éléments architecturaux en marbre d’époque paléochrétienne (bases de colonne, imposte de chapiteau orné d’une croix) suggère qu’à cette époque un édifice monumental, peut-être une basilique, réutilisa les espaces annexes de la ferme romaine. À partir de la seconde moitié du VIe s. le complexe tomba dans l’abandon.

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L’étude du mobilier provenant des fouilles menées à l’intérieur de cette grotte par l’éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie de Grèce méridionale en 1992, a apporté de nouvelles données sur les stratégies de survie au IVe millénaire dans la plaine de Drama. Le mobilier, recueilli exclusivement autour des quatre foyers repérés sur deux petits plateaux de la première salle, se composait d’environ 2 000 fragments de céramique (pour l’essentiel monochrome et domestique), de quelques restes de faune (domestique à 62,40%, sauvage à 37,6%) et de quelques rares pièces d’outillage lithique. Les résultats préliminaires de cette étude fournissent des indications sur le nombre des occupants de la grotte (environ 70 personnes, hommes et femmes), leur mode de vie (groupes pratiquant le pastoralisme transhumant) et confirment que l’établissement devait être temporaire ou saisonnier. Des hypothèses sont avancées sur l’origine et les mouvements de ces chasseurs-éleveurs transhumants.

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En 2005, des fouilles et des travaux de nettoyage ont été menés sur deux acropoles antiques, situées respectivement à l’Est de Néa Karvali, au-dessus du village moderne d’Akontisma (fig. 1 : A), et à l’Ouest (fig. 1 : B). Sur la colline fortifiée au-dessus du village d’Akontisma, ont été mis au jour plusieurs segments du rempart antique, dont certains munis de tours et de portes. D’après la céramique associée (vernis noir, amphores thasiennes) le rempart daterait de la période de Cassandre (316-297 av. J.-C.). Quant à l’identification de l’habitat fortifié, plusieurs éléments suggèrent qu’il pourrait s’agir de l’antique Akontisma, mentionnée dans les itineraria romains comme un gîte d’étape sur la via Egnatia. Sur la colline à l’Ouest de Néa Karvali on connaît, depuis 1966, un habitat antique et un rempart de forme trapézoïdale. Cet habitat a été identifié comme un emporion de Thasos sur la côte thrace. Les fouilles de 2005 ont porté sur la partie Sud du rempart, où l’on a dégagé un segment de sa branche Sud (larg. 2 m). Ce segment servait aussi de mur Sud à un grand espace rectangulaire (11,80 x 6,70 m) qui, d’après le mobilier associé (pithoi), servait de lieu de stockage. On a aussi mis au jour un ensemble de murs de bâtiments dont l’organisation n’est pas encore très claire. La céramique recueillie (fin VIe–milieu Ve s. av. J.-C.) était abondante et variée : amphores thasiennes à anses timbrées ou portant des inscriptions à la peinture rouge, vases ioniens, vases à vernis noir portant des graffiti, vases à figures noires et à figures rouges suggérant des relations commerciales avec Athènes.

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En 2005, une fouille en collaboration entre l’éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie de Grèce septentrionale et l’université de Thessalonique (faculté de Géologie) a mis au jour un lot d’environ 45 fragments de fossiles ; ils appartiennent surtout à des ossements et des dents de mammifères, notamment des proboscidiens (Choerolophodon pentelici), des équidés (Hipparion cf. macedonicum) et des bovidés (Tragoportax). Leur datation remonte au Miocène Supérieur/Récent (5-15 Ma). On souligne que la présence d’animaux fossilisés en Thrace était considérée jusqu’à présent comme un phénomène rare.

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Présentation des résultats des recherches récentes sur le secteur Nord-Ouest du rempart de Thasos, précédée d’un historique de l’exploration de cette région.

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En 2005 on a poursuivi l’étude du matériel et des monuments de la Colline Est en vue de la publication. On a commencé le travail sur la Dédicace milésienne. En 2006 le travail a été poursuivi aux même endroits.

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Philippoi. Ch. Koukouli-Chrysanthaki and G. Karadedos report on excavation in the theatre in 2002−2004 and 2005. Excavation covered the area of building in the S stoa and the paved square S of the theatre which post-dated the abandonment of the theatre as a place of performance. Three major building phases were confirmed in this area. S of the paved square, there were no traces of anc. or Rom buildings or roads, nor do the slight traces of ECh buildings imply planned development of this area. Further excavation and the results of ongoing geophysical survey will confirm whether or not the area was retained as open space. In the central area of the S stoa of the skene building, inside the krepis, excavation in 2003 located a rock-cut sewer channel which ran beneath the krepis and the paved square S of the theatre, and into a branch of the city’s main sewer network. Excavation in from the E edge of the hyposkenion towards the orchestra aimed to locate the foundation of the proskenion. At the E edge of the hyposkenion, a floor level related to the late use of the theatre as an arena was uncovered, and beneath that an extensive area of the earth floor linked to the Rom phase 1 construction. No evidence for the proskenion foundation was discovered, supporting the hypothesis that this was a wooden construction to which 4 postholes found in a square arrangement close to the E parodos might relate. Remains of the previous, LCl−Hel wooden skene building were also revealed: a corner stone with a cutting for a posthole was covered by the Rom phase 1 floor, and related to it was a beaten earth floor. No further trace of this phase remains, apart from a small part of the marble ramp of the E parodos. Excavation beneath the orchestra revealed a rectangular rock-cut underground chamber (probably with a simple wooden roof) linked to the use of the theatre as an arena: this connects with the underground passage long recognized as the route by which wild animals were brought into the arena for spectacles, the end of which was presumably closed with grills. The rectangular space was divided into 3 parts: the central chamber was the largest and its floor was set lower (within it were a lead plaque and part of a statue of an eros on a dolphin which probably belonged to the sculptural decoration of the skene). Four cuttings on the floor held supports for a tower-like wooden structure, likely the support for a mechanism to raise animals into the arena. Three levels of wooden flooring are noted, to facilitate the safe circulation of men (including those working the hoist) and animals, and traces of wooden steps indicate ladders linking the levels. The construction of the underground chambers cut the drainage system of the Rom phase 1 orchestra. On either side of the chamber, cuttings in the arena floor held large posts which may have been supports for tightropes or other such acrobatic props. The rainwater drains of the orchestra were a further target of research (in the hope of reusing them to obviate current drainage problems). The Rom phase 1 drainage channel was traced in its entirety and an earlier rock-cut channel, just inside the same line, probably related to the smaller LCl−Hel orchestra. In Rom phase 2, the section by the skene was narrowed by the construction of a limestone wall round the arena, with a wooden fence above (which continued round in front of the first row of seating in the koilon). Low openings in this boundary wall closed with iron grills allowed the passage of men and animals into the arena. Further modification accompanied a remodelling of the arena (Rom phase 3). Possible models for the transformation of the theatre into an arena are fully discussed. Excavation in the NW part of the adjunct building revealed that it was symmetrical and axially aligned with the theatre. The covered perimeter walkway also had in the NW part spaces corresponding to those found in the NE, wedge-shaped rooms with beaten earth floors and connecting doors. This walkway connected with the koilon via 3 radial passages. New examples of the rock-cut reliefs belonging to the shrines located on the SE foothills of the city acropolis were discovered NW of the theatre and close to the adjunct buildings. Of known iconographical types, they include a female kourotrophos which is only the 2nd of its type discovered here. The construction of the adjunct building which extended the theatre complex N must have led to the destruction of many reliefs, since fragments are built into the walkway wall and some are almost in contact with the exterior of this wall. Excavation of the area by the exterior wall of the adjunct building revealed ECh and Byz houses which extend N and NW of it. Waterproof cement on the floor of one room in the NW part of the perimeter walkway, plus a small water channel, reveal that this space was used as a cistern. Destruction levels in this area, as for the houses S of the theatre and inside the E peribolos, date to the E7th Ct AD. W of the W retaining wall, excavation began to locate the LCl retaining wall, which was of isodomic construction with rubble fill. G. Karadedos and Ch. Koukouli-Chrysanthaki also report on work undertaken to conserve the site and present it to the public.

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La fouille du Macellum (J.-Y. Marc et M. Kohl) a porté principalement sur deux secteurs, la cour centrale et le bâtiment Sud-Ouest (fig. 1):  la cour centrale : une tranchée perpendiculaire à celle déjà ouverte en 2003 entre les différents corps de bâtiment a permis de restituer le dispositif architectural de l’ensemble de la cour. Celle-ci était bordée d’une colonnade continue et était entièrement dallée de marbre en son centre ; dans les galeries, au contraire, les sols étaient en terre battue. le corps de bâtiment Sud-Ouest : la fouille des pièces qui bordent la cour au Sud-Ouest a été poursuivie et a permis plusieurs observations. (fig. 2-3) Les murs de ces pièces étaient constitués d’un soubassement en opus incertum, surmonté par une assise de réglage de grandes dalles de gneiss sur laquelle reposaient des assises de briques crues. Les sols étaient faits de dalles de terre cuite, sauf celui de la pièce 4, qui a été abaissé et a accueilli des installations artisanales. Le seuil des pièces est fait de remplois et porte la trace de jambages en marbre ; l’embrasure de la porte a été ultérieurement bouchée, mais les jambages en marbre n’ont sans doute été récupérés que juste après la Première Guerre mondiale. le corps de bâtiment s’étendait vers le Sud jusqu’à la Cour aux cent dalles, avec deux autres séries de pièces. La fouille a permis de révéler principalement des contextes artisanaux, en particulier dans l’angle Sud-Ouest du bâtiment, où ont été mis au jour des vestiges de deux fours de bronzier ainsi que de nombreuses scories de bronze. enfin, un petit sondage ouvert à l’angle Sud-Ouest de l’édifice, dans le petit passage qui ouvre sur la Cour aux cent dalles, a permis de recueillir d’importantes informations sur l’histoire de ce secteur du centre monumental, tant en chronologie relative qu’en chronologie absolue. La présence en plusieurs endroits de l’édifice de belles maçonneries en grand appareil avait déjà permis de supposer l’existence d’une construction plus ancienne. La découverte d’un radier de sol sous les sols en terre battue de la galerie confirme qu’au début de l’époque hellénistique, on construisit dans la partie sud de l’agora un grand complexe monumental qui présentait un plan général très proche de l’édifice d’époque impériale et dont la fonction commerciale est très probable. Il se confirme donc que le centre monumental de la cité thasienne était constitué, au moins dès l’époque hellénistique, d’une agora Nord, dévolue aux activités de représentation, et d’une agora sud à fonction commerciale. Il n’y a là rien de très original, mais cette découverte permet de replacer Thasos dans les grands aménagements urbains des cités micrasiatiques. Les conséquences historiques que l’on peut d’ores et déjà tirer de ces observations ne sont pas minces, en particulier sur la richesse de la cité thasienne pendant la période où la Macédoine dominait tout le continent thrace. – Par ailleurs, si l’on manque toujours de date précise pour les phases impériales du macellum, on sait désormais qu’il fut réutilisé comme zone artisanale lors des phases les plus récentes de son occupation.

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La fouille du rempart (Y. Grandjean et B. Holtzmann) visait à définir l'état de l'enceinte en un point de la ville, sur une petite partie de son tracé où elle est peu connue, et éventuellement d'en préciser la chronologie. Du côté de la ville antique, le parement interne de la muraille a été dégagé sur une hauteur de 1,30 m, tandis que du côté de la mer, le parement externe a été reconnu sur une hauteur de 1,80 m. (fig.1-2) La présence de l'eau n'a malheureusement pas permis d'atteindre les couches archéologiques. Dans le cadre de l’étude du rempart, la trouvaille la plus heureuse est représentée par la découverte de deux décrets gravés à la suite sur l’ante du petit temple mis au jour en 2003 et 2004 : le premier se présente comme un règlement religieux qui permet d’identifier le sanctuaire comme celui d’Apollon et Artémis déliens ; l’accès, précise le texte, en est interdit aux femmes lors de la célébration des Thesmophories. – Totalisant vingt-huit lignes parfaitement conservées, les deux décrets datent du IVe s. av. J.-C.

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Sur le terrain, la mission de 2005 à Dikili Tash avait trois objectifs principaux : faire progresser le dossier des « figurines » destiné à la publication dans le volume 3 des fouilles Deshayes ; préparer et effectuer le déménagement du matériel archéologique stocké dans la maison de Dikili Tash, afin que cette dernière puisse être réparée et restructurée (début des travaux prévu pour le printemps 2006) :   contrôler, compléter et harmoniser l’ensemble du dossier graphique qui concerne les figurines, les maquettes et les vases miniatures issus des fouilles de Jean Deshayes et qui doit constituer un chapitre du volume 3 de la publication. Une première mission sur le terrain du dessinateur, Fr. Bourguignon, a permis d’évaluer l’ensemble de la documentation graphique déjà effectuée et de commencer le travail sur les pièces. Parallèlement, Ph. Collet a effectué une série de prises de vues au musée de Philippes et au musée de Kavala, afin de compléter le dossier photographique.   compléter la documentation sur les fragments d’architecture en terre crue provenant d'une part, de murs, de dispositifs de stockage et de préparation de la nourriture (étude en cours par S. Martinez), d'autre part, de fours (étude en cours par S. Prévost-Dermarkar). – Trois gros dossiers ont retenu plus particulièrement l’attention: -une étagère contiguë à une plate-forme construite, structure dégagée entre 1987 et 1991 au centre de la pièce du niveau V/Ouest/2 (locus 603) et dont la surface supérieure plane repose sur un soubassement de cailloux. -le mur Est de la même pièce (locus 605), malheureusement en très mauvais état de conservation, construit selon une technique mixte de poteaux espacés et de clayonnage léger. -le mur Est de la pièce principale du niveau V/Ouest/3, dégagée entre 1993 et 1995, mur construit avec la technique de poteaux jointifs, reliés par des traverses espacées d'une quarantaine de centimètres. enfin, la réserve de Dikili Tash devant être réparée et restructurée dans son ensemble, il a fallu la vider du matériel archéologique qu’elle contenait. En accord avec les autorités de l’éphorie de Kavala, il avait été décidé de stocker la plus grande partie de ce matériel dans des containers installés sur le site même, à proximité de la maison. L’opération a été mise à profit pour procéder à un contrôle des inventaires.

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À Limenas, au Nord de l’île de Thasos, S. Papadopoulos (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage à environ 100 m de la porte du Silène du rempart de la ville, sur le terrain Zidrou, et a mis au jour les cours de trois maisons antiques. On a dégagé les vestiges de trois maisons, séparées par des murs mitoyens et présentant un plan et une organisation interne similaire : des pièces couvertes à l’Est, au Nord et au Sud d’une cour dallée et équipée d’un puits relié à des canalisations qui traversent les divers espaces de la maison. En avant des pièces Sud, on identifie des cages d’escaliers qui mènent à l’étage des maisons. La maison 1, à l’Est (fig. 1), a livré, sous sa couche de destruction datée du IVe s. av. J.-C., les vestiges d’un sous-sol qui a servi au stockage, d’après le grand nombre d’amphores qui y a été trouvé. Sous le sol de la pièce adjacente au Nord, on a dégagé un certain nombre d’amphores placées à l’envers – un dispositif d’isolation de l’humidité (fig. 2). Dans deux des maisons, on a dégagé la phase d’occupation la plus récente, du IVe s. ou, d’après les timbres amphoriques et le statère en or de Philippe II trouvés dans la maison 2, de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C. Plus en profondeur, on a reconnu une période d’abandon datée du Ve s., ainsi qu’une phase plus ancienne, dans la seconde moitié du VIe s. Dans la troisième maison, à l’Ouest du terrain, on n’a reconnu que l’état archaïque, constitué d’une cour entourée d’un portique sur les côtés Nord, Sud et Ouest et avec un puits au centre (fig. 3). Un sondage pratiqué sous le sol de la cour a montré qu’il existait un état plus ancien qu’il n’a pas été possible de dater à cause du niveau élevé de la nappe phréatique. De cette phase, on a recueilli des tessons de plats thasiens ornés de frises d’animaux et de monstres et des épingles et ornements vestimentaires en os.

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À Limenas, au Nord de l’île de Thasos, S. Papadopoulos (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Sotirelis, qui se trouve à l’Ouest de la porte de Sôtas, à une distance d’environ 70 m du rempart. Dans la partie Sud du terrain se trouvaient des empierrements, probablement des enclos funéraires : leur fouille a livré 71 sépultures (46 adultes et 25 enfants ; fig. 1-2). Elles sont aménagées dans des tombes à ciste (40% environ), des tombes à tuile, des enchytrismes et des inhumations dans de simples fosses. Les enchytrismes sont constitués d’amphores thasiennes à fond pointu (haut. 0,80 m). On a recueilli quelques stèles funéraires inscrites remployées dans la construction d’enclos ou de tombes à ciste. Dans le même secteur, on a dégagé deux exèdres funéraires (dim. 4,70 x 4,90 m et 3 x 4 m), formées par de grands blocs en parement et par un remplissage de pierres plus petites (fig. 3). Le mobilier funéraire n’était pas abondant. Les tombes à tuile appartiennent à l’époque hellénistique, tandis que les tombes à ciste, les enchytrismes, et les exèdres datent de l’époque romaine. On note néanmoins des anneaux en bronze, un lécythe à vernis rouge, des perles en verre, des bijoux en bronze, une figurine féminine en terre cuite.

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À Limenas, au Nord de l’île de Thasos, S. Papadopoulos (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Meresi-Zambekou-Myroni qui se trouve à 150 m du rempart, sur la route en direction de Prinos, et a mis au jour les vestiges de fondations d’un segment de mur, conservé sur trois à cinq assises, sur une longueur de 10 m. On a recueilli de la céramique de l’époque romaine et un trésor de monnaies de bronze de la même époque.

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Dans la région de Theologos sur l’île de Thasos, S. Papadopoulos (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Papadopoulos à Aghios Ioannis, où une partie d’un atelier de l’époque romaine tardive et des vestiges d’un habitat de l’Âge du Bronze avaient été mis au jour auparavant, et a dégagé de nouvelles structures appartenant à un atelier de production d’huile d’olive. On a dégagé une partie d’une structure semi-circulaire constituée de deux assises, sur une longueur de 6,50 m environ, qui a pu servir comme base pour la presse qui a été découverte lors de recherches plus anciennes. Dans la partie Sud-Ouest de l’atelier, on a dégagé une presse orthogonale plus petite (fig. 1), des espaces de stockage pour les olives et de nombreuses cavités creusées dans la roche. À l’Est des pièces couvertes, on a mis au jour une cour avec un puits. Le mobilier compte des outils en pierre, des objets en bronze, des monnaies en bronze et de la céramique de l’époque romaine tardive, ainsi qu’un fragment inscrit d’un grand sarcophage en marbre (fig. 2). À l’Est de l’atelier, quatre sondages ont révélé des niveaux et des structures du début de l’Âge du Bronze, notamment des fosses-dépotoirs contenant des coquillages marins.

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À l’entrée du village de Limenaria, en venant de Liménas, S. Papadopoulos (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain Proedrou, qui est voisin du terrain Kaïdi sur lequel on avait mis au jour en 2003 un atelier de potier de la fin de l’époque classique et de l’époque hellénistique. Dans la partie Sud du terrain, on a dégagé un mur (long. 3 m) orienté Nord-Sud. À l’Ouest de celui-ci se trouvait un espace dallé avec un puits au centre (diam. 0,60 m) construit en pierres plates et galets. Dans la partie Nord du terrain, on a fouillé un autre sol pavé de galets.

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Dans la région de Therapeio, N. Kokkotaki (XIXe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le champ Georgakoudi et mis au jour un tumulus (diam. 70 m), qui abritait une tombe à ciste (dim. 2-2,05 x 0,97-1,04 m) couverte avec deux dalles plates. Aucun os n’a été trouvé, mais la tombe comportait un unguentarium en verre du IIe s. apr. J.-C.

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Au centre de Krenidès, S. Doukata (12e éphorie des antiquités byzantine) a mené en 2005 une fouille de sauvetage sur le terrain B. Lazaridis et a mis au jour huit tombes de l’époque romaine (fig. 1). On compte une tombe à fosse et sept tombes à ciste. Dans deux cas, deux tombes à ciste partagent un long côté. Elles sont construites avec du matériel de remploi dont deux stèles inscrites de l’époque romaine (Ier-IIe s. apr. J.-C. et IIIe s. apr. J.-C. ; fig. 2-3). Le mobilier compte, outre la céramique, diverses monnaies de l’époque romaine. Sur le terrain, on a trouvé trois fragments d’une colonne cannelée (long. 1,40 m ; diam. 0,27 m), une tuile plate ayant appartenu à une tombe à tuile et un fragment de relief de l’époque romaine avec une tête féminine.

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À Néa Péramos, S. Doukata (12e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2005 une fouille sur la propriété agricole Kalaïtzoglou, sur laquelle les vestiges d’une petite église et cinq tombes à ciste ont été mis au jour (fig. 1). Le sondage Nord a livré les restes de la partie Nord d’une église à nef unique (long. 6 m ; larg. 4,20 m) dont la conque est orientée vers le Nord. Autour de l’église, on a dégagé cinq tombes à ciste orientées Est-Ouest et principalement construites à l’aide de matériaux de remploi, notamment un fragment de dalle de chancel du XIe s. Le sondage Sud a révélé une pièce carrée (dim. 3,50 x 3,60 m) qui s’ouvrait vers le Nord sur un couloir qui menait à deux marches vers l’Ouest. Une troisième pièce à l’Est n’a pas été explorée. Trois tombes ont été mises au jour ici : une dans l’angle Sud-Est de la pièce carrée, une qui fermait partiellement le passage par la porte Nord, et une autre tombe à ciste à l’Ouest du couloir. Sur l’ensemble de la fouille, on a recueilli des monnaies de la première moitié du XIIIe s. et de la céramique à glaçure byzantine des XIIe-XIIIe s.

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À Liménas, St. Dadaki (12e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi en 2005 la fouille de sauvetage du terrain Meresi, au lieu-dit Aghios Vassileios, sur lequel on avait mis au jour un complexe de basiliques protobyzantines (fig. 1). On a exploré les constructions annexes qui relient les deux basiliques : il s’agit de trois pièces de dimensions inégales. La pièce I se trouve au Nord du narthex de la basilique Sud avec lequel elle communique par une porte, dans l’ouverture de laquelle on a trouvé un mur de briques, effondré. Une deuxième porte au Nord permet l’accès à la cour de la basilique qui n’a pas encore été mise au jour. Son sol est pavé de quelques dalles de marbre, dont certaines sont en remploi, et constitue le prolongement du sol du narthex. La pièce II, à l’Est de la pièce I, longe le mur Nord de la basilique Sud. Son sol est pavé de dalles de terre cuite. Une marche à l’Est mène vers une porte qui s’ouvre sur la pièce III, dont le sol est aussi en dalles de terre cuite. Il semble que ces pièces annexes aient été aménagées pour faciliter la circulation entre les deux basiliques, ce qui suggère que les deux édifices fonctionnaient en même temps. Très peu de mobilier a été recueilli ; on note néanmoins une petite stèle funéraire à relief, représentant une korè, provenant des niveaux qui recouvraient le sol de la pièce II.

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