Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine Centrale
À Thessalonique, dans le secteur de Pylaia, K. Soueref (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain du no 69 de la rue Plastira et mis au jour des vestiges d’occupation allant de l’époque hellénistique à l’époque protobyzantine. Sous une couche de tuiles et une fine de couche de cendres, la fouille a livré de nombreux tessons de vases en place dans la partie Nord de la zone explorée, une structure installée à l’intérieur d’une fosse creusée dans la roche dans la partie Sud (fig. 1). Une couche d’argile de couleur marron et des briques cuites étaient associées à cette structure, ainsi que des traces de feu. À l’extérieur de la fosse, on a recueilli des ratés de cuisson et des pernettes en argile, qui confirment l’identification de ces vestiges à un four de potier. L’étude de la céramique a révélé un répertoire de formes réduit : elle se compose principalement de céramique commune, de quelques fragments de céramique à vernis noir et à décor de type West Slope qui permettent une datation à l’époque hellénistique (IIIe s. av. J.-C.). Par ailleurs, on signale une activité dans ce secteur à l’époque romaine, aux IIIe-IVe s. apr. J.-C., révélée par la présence de tessons de céramique cannelée et de sigillée. Une occupation à l’époque protobyzantine est attestée par une fosse-dépotoir qui est probablement liée à la présence d’une basilique protobyzantine et par des tombes qui ont été fouillées sur le terrain voisin où se situe l’École ecclésiastique.

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À Polichni, dans le quartier d’Anthokipoi, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 plusieurs opérations de sauvetage qui ont permis de mettre au jour des vestiges de l’habitat de l’Âge du Bronze et des structures de l’époque romaine, ainsi qu’une partie de la nécropole antique associée à la « table » Lébet, qui se trouve à environ 300 m au Sud-Ouest. - Dans la rue Europou, on a dégagé une fosse comportant un remblai d’époque préhistorique, ainsi qu’un segment de rue dallée de l’époque romaine. - À l’angle des rues Europou et Scholeiou, on a dégagé deux murs de pierres non taillées datés de l’époque romaine. - Dans la rue Kos, on a mis au jour un segment de canal d’adduction d’eau, en pierre, daté de l’époque romaine. - À l’angle des rues Kassandrou et Byzantiou, la fouille a dégagé, sur une étendue d’environ 1000 m2, 59 nouvelles tombes appartenant à la nécropole de la « table » Lébet (fig. 1): la majeure partie étaient des tombes à fosse (recouvertes de dalles de schiste, entourées de pierres ou encore à parois internes revêtues d’argile). On compte également des tombes à ciste et des tombes à tuile. L’orientation générale des tombes est Nord-Sud. Le mobilier se compose d’armes, de vases en terre cuite (à vernis noir ou à figures rouges) et de bijoux en métal, notamment des fibules en bronze, ainsi que neuf monnaies de bronze recueillies dans six sépultures. Deux murs de pierre non taillées mais à la construction soignée, préservés sur une hauteur de cinq assises, ont été mis au jour un peu plus loin dans la même rue. Ils pourraient matérialiser la limite de la nécropole (fig. 2).

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À Polichni, St. Tsolakis (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage au no 21 de la rue Kastanias, au Sud-Est de la « table » Lébet (toumba Polichni). Il a dégagé une couche d’une épaisseur de 2 m, qui ne comportait aucune structure, mais une quantité importante de céramique de l’Âge du Bronze et du Fer. Cette couche provient probablement de la dispersion de la toumba. Dans la partie Sud du terrain et à une profondeur de 2 m, on a mis au jour un puits creusé dans le rocher, d’un diamètre de 1,20 m et d’une profondeur de 3 m. Son remblai comportait de la céramique du Bronze Ancien, des outils en pierre et des os animaux, tandis que deux squelettes humains ont été découverts au fond.

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Au Nord-Ouest de Thessalonique, à Stavroupoli, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Ai. Tsimenidou, dans un secteur où l’on avait mis au jour une tour de l’époque romaine en 1997. On a dégagé un mur de pierre non taillée d’époque romaine (long. 8 m ; larg. 0,75 m). De part et d’autre étaient préservés des vestiges de sols de mortier de chaux, recouverts d’une couche de destruction (tuiles, tessons et cendres ; fig. 1). La céramique recueillie date du IVe et du Ve s. apr. J.-C.

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À Stavroupoli, au Nord-Ouest de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Oraiokastrou et Palaiologou, c’est-à-dire à la limite entre l’habitat néolithique et la nécropole classique et hellénistique de la « table » Lébet. La fouille a permis de dégager une canalisation en pierre (larg. 0,30 m ; haut. 0,40 m), d’orientation Nord-Est/Sud-Ouest.

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À Stavroupoli, au Nord-Ouest de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage au no 17 de la rue Hyrdas et mis au jour deux tombes à fosse appartenant à la nécropole classique et hellénistique de la « table » Lébet. La première tombe, orientée Nord-Ouest/Sud-Est, était recouverte de dalles de schiste ; elle ne comportait ni mobilier, ni os. La seconde n’avait pas de couverture, mais était signalée par un empierrement. Elle contenait une thékè circulaire avec le mobilier funéraire : trois vases, les fragments de trois strigiles, des osselets, une partie de couronne en or, 14 figurines anthropomorphes en terre cuite, et une autre en forme d’oiseau.

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À Stavroupoli, au Nord-Ouest de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage au no 12 de la rue Kountouriotou et mis au jour des vestiges appartenant à deux phases d’occupation de l’habitat néolithique de Stavroupoli, ainsi que trois tombes archaïques. Sous une couche de remblai de l’époque néolithique, on a mis au jour les vestiges de deux phases d’occupation : - À la première phase appartiennent le sol d’une maison en terre compacte et quelques zones de terre brûlée, correspondant peut-être à des foyers. On y associe également les restes d’un four circulaire (diam. 1,10 m), dont les parois étaient conservées à 0,40-0,50 m de hauteur, et un espace dallé au Sud de la maison. - Un mur de pierre, orienté Est-Ouest (long. 9 m ; larg. 1 m ; haut. 0,70-0,80 m), et le sol en argile rouge d’une autre maison appartiennent à une deuxième phase de construction. - Trois tombes à fosse d’époque archaïque correspondent à l’occupation la plus récente du secteur. La première fosse était limitée au Nord par trois dalles de schiste provenant probablement d’un sarcophage antérieur. Elle comportait quelques os et un skyphos à vernis noir. La deuxième était délimitée par des pierres  et couverte de dalles de schiste ; elle comportait quelques os et un crâne, ainsi qu’un epistomion en or, un exaleiptron et un collier en bronze. La troisième n’était pas couverte. Seuls quelques os y étaient préservés, ainsi qu’un skyphos à vernis noir et deux strigiles.

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Dans le quartier de Thermi, à l’Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une série de fouilles de sauvetage dans le secteur de la nécropole antique de Sedes : - sur le terrain Theologiti (no 375b), dans la rue Iroon Polytechneiou, on a mis au jour 40 nouvelles tombes, portant le nombre total de sépultures sur ce terrain à 199. On a dégagé des tombes à ciste et à fosse, ainsi que des enchytrismes et une urne cinéraire. Les tombes étaient disposées de manière très serrée, les plus récentes ayant parfois perturbé les plus anciennes. Les tombes les plus anciennes, datées de l’Âge du Fer, sont des fosses étroites recouvertes ou non de pierres, contenant dans certains cas des bijoux en bronze. Les tombes archaïques (seconde moitié du VIe s.-début du Ve s.), les plus nombreuses, avaient été en grande partie pillées dans l’Antiquité : on compte des tombes à ciste, quelques sarcophages en pierre, des tombes à fosse simple et d’autres dont le rebord est revêtu d’argile. Elles contenaient des bijoux en or, en argent et en bronze, des armes et des vases corinthiens, attiques et locaux, ainsi que des figurines de terre cuite. On a également fouillé quelques tombes à fosse du Ve s. av. J.-C. et un très petit nombre du IVe s. av. J.-C. - les travaux de canalisations de la rue Eirinis et à l’angle de celle-ci avec la rue Chalkidikis ont occasionné la découverte de 17 tombes : 7 tombes à ciste de la fin de l’époque archaïque, pillées durant l’Antiquité, un sarcophage en pierre partiellement détruit, un sarcophage en poros comportant des bijoux en or, en argent et en bronze ainsi que des vases de l’époque classique, 4 tombes à fosse avec une couverture en dalles de schiste ou de poros, ou sans couverture, datées du VIe s. av. J.-C., une thékè d’enfant en dalles de poros de la fin de l’époque classique et une tombe à tuile de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C. - les travaux de canalisation de la rue Lambraki, sur une longueur de 132 m et une largeur de 3,50 m, ont mené à la découverte de 51 nouvelles tombes de plusieurs types, dont la datation s’échelonne entre le VIIe et le IVe s. av. J.-C. On compte des sépultures en pithoi (VIIe s. av. J.-C.) et 15 tombes à ciste, constituées de dalles de poros ou de schiste, datées de la fin de l’époque archaïque. Les sépultures masculines comportent des armes (pointes de lance, poignards et épées), des vases d’importation ou locaux et des bijoux en bronze, en argent et en or. Les objets de luxe ayant été pillés durant l’Antiquité, seuls des fragments ont été retrouvés. Les tombes féminines et d’enfants comportaient des vases et des bijoux (perles en bronze et en verre, bracelets en bronze et fibules). Par ailleurs, on a dégagé deux sarcophages en poros datés de l’époque archaïque et un cratère funéraire recouvert d’une dalle. Les tombes à fosse datent de la fin du VIe au IVe s. av. J.-C. : elles comportent des vases, des fibules en huit en bronze dans les tombes féminines, tandis que le mobilier était plus riche dans deux tombes d’enfant. Les tombes à fosse datées du IVe s. avaient un caractère plus monumental, car elles étaient aménagées dans de grandes fosses rectangulaires à degrés. Au Sud de la rue, on a fouillé une canalisation d’approvisionnement en eau, maçonnée, dotée d’un puits d’accès pour en permettre la maintenance. - les travaux de canalisation de la rue Makedonias ont permis de mettre au jour 69 nouvelles tombes en disposition très serrée. Les plus récentes (dont 20 tombes de l’époque ottomane et moderne) étaient aménagées au-dessus de tombes plus anciennes. Les sépultures datent de l’époque archaïque (tombes à ciste), du Ve s. av. J.-C. (des tombes à fosse avec ou sans couverture) et majoritairement du IVe s. av. J.-C. On mentionne particulièrement deux tombes d’enfant qui comportaient un riche mobilier. - à l’angle des rues Makedonias et Mandritsas, on a dégagé une partie d’une tombe à ciste orientée Est-Ouest, comportant une sépulture féminine du Ve s. av. J.-C. accompagnée de bijoux en bronze et de vases. - au no 11 de la rue Sokratous, on a mis au jour deux tombes à fosse, couvertes de dalles de schiste. Il s’agit d’une sépulture d’un individu jeune, accompagné d’une phiale brisée (fin du VIIe-début du VIe s. av. J.-C.), et d’une sépulture d’adulte, accompagné d’un gobelet brisé (milieu du VIe s. av. J.-C.) - à l’angle de la rue Sokratous avec la rue Makrygianni, on a dégagé un canal d’écoulement d’eau (long. 1,36 m ; larg. 0,50-0,60 m) qui constitue probablement la suite de celui mis au jour sur le terrain Davitidi (no 188a). - dans la rue Makrygianni, on a fouillé huit tombes à fosse et une à tuile. D’après le mobilier qu’elles contenaient, deux tombes datent de l’époque archaïque et sept du IVe s. av. J.-C.

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Au Nord-Est du quartier de Thermi, à l’Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage dans la rue Litsa, dans un secteur éloigné du noyau principal de la nécropole. On a mis au jour 24 tombes à fosse et 10 en pithos, qui contenaient peu de mobilier : principalement de la céramique locale, un collier, des bagues et une perle en plomb, des colliers en bronze. Ces objets permettent de dater ces tombes vers la fin du VIIe s. ou le début du VIe s. av. J.-C.

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Dans le quartier de Thermi, à l’Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain I. Davitidi (no 188a) et mis au jour cinq tranchées parallèles et une sixième dans le prolongement de l’une des précédentes. Le remblai qui recouvrait ces creusements comportait très peu de céramique commune et des tuiles du IVe s. av. J.-C., indiquant qu’ils ont été aménagés à la fin de ce siècle. D’après des vestiges similaires mis au jour à Pella, on peut interpréter ces tranchées comme un dispositif de culture de la vigne. En effet, un canal d’écoulement d’eau (long. 16 m ; larg. 0,50-0,80 m) a été dégagé entre les cinq tranchées parallèles et la sixième. Ces tranchées ont perturbé un niveau d’occupation inférieur, qui a livré des fosses circulaires ou carrées interprétées comme des installations artisanales.

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Dans la commune de Trilophos, au Sud de Thessalonique, V. Allamani (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain 57 (O.T. 5) où elle a mis au jour six tombes appartenant à une nécropole de l’époque classique. On compte un sarcophage entier comportant quelques os, très peu de céramique commune et un fragment de skyphos à vernis noir du Ve s. av. J.-C., trois tombes à ciste en très mauvais état de conservation et deux tombes à fosse, elles aussi en mauvais état. L’une d’entre elles avait préservé un squelette en position allongée, la tête vers l’Est, ainsi qu’une épingle en fer et une figurine féminine en terre cuite de la fin du Ve s. av. J.-C.

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Dans la commune de Néoi Epibates, sur le golfe Thermaïque au Sud de Thessalonique, M. Apostolou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le champ no 36 (à l’Ouest d’une table de l’Âge du Fer et d’une toumba de l’Âge du Bronze) et a mis au jour, sur une étendue de 200 m2, 12 fosses et 24 pithoi. Les fosses étaient cylindriques (diam. 1,45-2,90 m) et comportaient des sédiments de couleur marron ou noire, des pierres, des os animaux, des coquillages marins, des fragments de tuiles et pithoi, ainsi que de la céramique commune et à vernis noir du Ve s. av. J.-C. Le contenu des pithoi était identique (diam. bord 0,55-0,85 m).

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Au lieu-dit Pigadia, dans la commune de Prochoma, A. Keramaris (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage au cours de laquelle ont été dégagées 26 fosses-dépotoirs et trois tombes à tuile de l’époque romaine tardive.

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Sur le site de Palaiokastro, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) mentionne la découverte fortuite en 2001 d’un buste en marbre sculpté sur une base (haut. 0,82 m ; larg. 0,46 m ; haut. base 0,175 m ; larg. 0,22 m ; épaisseur 0,14 m). Il représente un homme âgé, vêtu d’un chiton et d’un himation : ses vêtements recouvrent son corps et son bras droit qui est replié sur les plis de l’himation. L’arrière du bloc est lisse. À l’avant, près de la base, il porte des feuilles d’acanthe et deux fleurs fermées. Sur la base, est gravée une inscription de sept lignes datée de la première moitié du IIIe s. apr. J.-C. (fig. 1).

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Près de la commune de Néa Philadelpheia, V. Misaïlidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a achevé la fouille de la nécropole de l’Âge du Fer au bord du fleuve Gallikos (cf. BCH 124 [2000], p. 924) et a mis au jour, en 2001, 448 nouvelles tombes. Comme dans le reste de la nécropole, on a dégagé une majorité de tombes à ciste et de tombes à fosse, ainsi que des inhumations libres. On a également fouillé cinq tombes maçonnées en pierres non taillées ou en galets (fig. 1), et une tombe en pithos. Les crémations restent rares, puisque seulement 16 urnes cinéraires ont été trouvées. Le mobilier recueilli dans seulement la moitié des sépultures, se compose de céramique commune, de bijoux en fer, en bronze et en or (boucles d’oreilles, sphécotères, colliers et perles, bracelets à spirales ou droits, bagues, fibules, épingles, boutons en bronze doré, et quelques epistomia en or), d’outils (poignards en fer, pesons en terre cuite). On signale particulièrement un cas d’inhumation multiple (tombe à ciste 2076 ; fig. 2), rare pour cette nécropole, qui contient l’inhumation d’une femme et de deux nourrissons accompagnés de mobilier varié. On note en outre la présence de quelques tombes postérieures : une de l’époque romaine et cinq de l’époque classique et hellénistique.

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Dans la région de Rodokipos, A. Bilouka (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage à peu de distance du champ no 1306, où elle a mis au jour une tombe à ciste de l’époque romaine tardive, qui contenait cinq squelettes, douze monnaies de bronze, deux vases et une boucle d’oreille en argent. Des marches avaient été aménagées à l’intérieur de la tombe et ses parois étaient revêtues de stuc blanc.

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Au Nord de la toumba de Néa Phlogita, A. Bilouka (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le champ no 1158 et mis au jour trois tombes à fosse. L’une ne comportait pas de mobilier, tandis que les deux autres comportaient une petite masse d’électrum et une feuille de bronze dans un cas, des bijoux en bronze, un skyphos provenant probablement d’un atelier olynthien, à l’intérieur duquel se trouvait un skyphos corinthien plus petit, ainsi qu’un exaleiptron et une cruche dans l’autre. Aucune date n’a été fournie pour cet ensemble.

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Près de la commune d’Athytos, sur le bord de la route qui relie Phokaia à Kallithéa, V. Misaïlidou et N. Matthaiou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Siouzou et mis au jour une partie de la nécropole de l’antique Aphytis (fig. 1). On a dégagé 26 tombes : 9 inhumations dans des fosses, 16 tombes-bûchers et un sarcophage en poros. Le mobilier se compose de vases et de figurines en terre cuite, de vases et de bijoux en bronze, d’un strigile en bronze et de deux en fer, ainsi que de nombreux astragales. L’ensemble permet une datation aux Ve-IVe s. av. J.-C.

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À Kassandréia, E. Tsigarida (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Papanikolaou, où elle a mis au jour une partie de la nécropole antique. Quatre tombes à tuile et une à ciste, qui comportaient du mobilier de la fin du IIe s.- début du Ier s. av. J.-C., ont été mises au jour.

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Près du village de Nikitè, au lieu-dit Anemomylos, S. Asouchidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain Tsatsi sur lequel elle a dégagé la couche de destruction d’un bâtiment comportant des pierres non taillées, des tuiles de type laconien, de la céramique commune, à vernis noir et à vernis rouge, des objets en bronze, un fragment de peson et deux fragments de meule. Le mobilier permet de dater l’occupation de la première moitié du IIIe s. av. J.-C.

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En Chalcidique, dans la commune de Sartè, S. Asouchidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur le terrain 33, où deux murs formant un angle ont été dégagés sur une hauteur de 2,20 m. Le mobilier mis au jour comporte de nombreuses tuiles de type laconien, de la céramique commune, des pesons et des figurines en terre cuite, des objets en bronze, des tiges de plomb, des masses de fer, quatre monnaies de bronze. L’occupation peut être datée de l’époque hellénistique.

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À Europos, Th. Savvopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage, dans le cadre de travaux de canalisation, qui a livré les vestiges d’une structure d’adduction d’eau maçonnée et voûtée (long. 57,50 m ; larg. 1,20 m ; haut. 0,80 m ; fig. 1). Cette structure, équipée de puits d’accès de plan carré dont l’orifice était obturé par des pierres et de la terre, était enduite sur l’extérieur d’une épaisse couche de mortier. Sa datation n’a pas été déterminée.

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À Makrygialos, dans le cadre de travaux routiers, M. Besios (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille de sauvetage qui a livré une section de canalisation de l’époque romaine. La conduite longeait une ferme, dont quelques vestiges épars ont seuls été conservés (sol d’un pressoir à vin, entrepôt à pithoi). La canalisation aboutissait à la plage de l’habitat moderne de Makrygialos, au Nord de l’habitat fortifié de Pydna.

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Dans la commune de Iérissos, E. Trakossopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 des fouilles de sauvetages sur plusieurs terrains, mettant au jour de nouvelles tombes des nécropoles de l’antique Acanthos, ainsi que des vestiges de constructions domestiques : dans le secteur de la nécropole Nord-Est, la fouille du terrain 33 (K. Veïkou) a livré quelques tombes à fosse d’époque classique, tandis que celle des terrains 205 et 206, au Sud-Est de la nécropole, a fait connaître de nouveaux vestiges d’une occupation artisanale déjà observée lors de la fouille d’un terrain voisin (no 212) en 1996. De nouveaux fours de potiers et d’autres installations ont été mis au jour. dans le secteur de la nécropole Sud-Ouest, la fouille du terrain 2 (A. Georgiou) a livré 12 tombes de l’âge du Fer orientées Nord-Ouest/Sud-Est. Il s’agit d’inhumations en pithoi à fond pointu. Le col des vases était tourné vers le Nord-Ouest et fermé par une dalle de schiste ou par un amas de pierres, qui formait parfois ce qui ressemble à un enclos. Deux pithoi, de taille plus petite, renfermaient des sépultures d’enfants. Six autres pithoi comportaient pour seul mobilier un bracelet en bronze. Sur le terrain 14N (Eu. Baltzi), on a fouillé 11 tombes de l’âge du Fer du même type : les sépultures étaient aménagées dans 10 pithoi à fond pointu et bandeau décoratif sur l’épaule et dans une amphore. Les cols, obturés par des amas de pierres, en étaient orientés vers l’Est ou le Nord-Est. On compte une inhumation multiple (3 individus) et deux inhumations d’enfants. Des objets ont été trouvés dans cinq tombes. Une sépulture féminine comportait des boucles d’oreille en or, des fibules et des bracelets en bronze. au lieu-dit Ladiava, la fouille du bâtiment public ou de la maison luxueuse (?) d’époque classique-hellénistique s’est poursuivie au Nord de la cour (cf. BCH 128-129 [2004-2005], p. 1506), révélant une partie du mur extérieur de l’édifice. On a constaté des traces d’activités artisanales domestiques et recueilli des fragments de stucs peints, des monnaies de bronze, des pesons et de la céramique commune.

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À Thessalonique, dans le quartier d’Ambelokipoi et de Xirokrini, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte en 2001 de la mise au jour de la nécropole occidentale au cours de plusieurs fouilles de sauvetage : - au no 2 de la rue Thiséos, la fouille a mis au jour 18 tombes maçonnées du IVe et du Ve s. apr. J.-C., dont quatre tombes à ciste (dim. 2 x 0,70 x 1m) en pierres non taillées et couvertes d’une dalle de schiste, ainsi que douze tombes à voûte (dim. 2,15-2,25 x 1-1,45 x1,60-1,75 m) construites en pierre non taillées et en briques, avec une entrée sur le petit côté oriental. Parmi les tombes à voûte, on compte quatre groupes de tombes doubles et quatre tombes individuelles. Deux des tombes doubles présentaient un toit horizontal et lisse pour la pratique de rites funéraires, de même que les tombes simples. Seule une tombe à voûte n’avait pas été pillée : elle comportait la sépulture d’une femme, accompagnée de deux unguentaria en verre, d’un biberon en verre et d’un unguentarium portant une double tête de nourrisson. Sur le sol de deux autres tombes, on a recueilli des monnaies en bronze. Dans l’angle Sud-Ouest du terrain, on a mis au jour deux murs appartenant à une citerne. Les tombes sont restées en usage jusqu’au VIIe ou au VIIIe s. apr. J.-C., d’après les tessons de céramique qui y étaient associés. - au no 57 de la rue Vénizélou, la fouille a dégagé 18 tombes du IVe et du Ve s. apr. J.-C., dont 16 ont été fouillées : douze tombes à fosse, trois tombes à tuile d’enfants et un enchytrisme. Les défunts étaient déposés en position allongée, les mains croisées sur le bassin. Seule une tombe comportait du mobilier : une fibule en bronze et deux vases. - au no 4 de la rue Kapatou, on a mis au jour 37 tombes de l’époque protobyzantine. Une tombe à ciste (dim. 2,13 x 1,28 x 1,18 m) comportait plusieurs sépultures perturbées et une phiale en verre. On compte aussi 13 tombes à tuile, une tombe à fosse, 21 inhumations simples et une sépulture d’enfant en amphore. - au no 7 de la rue Tripoleos, à l’Ouest du rempart occidental et à l’intérieur des limites de la nécropole, on a dégagé 144 tombes : 29 tombes à tuile, 30 tombes à fosse, un sarcophage, 9 inhumations simples, 4 cistes et 67 enchytrismes de nourrissons et d’enfants en bas âge. - au no 17 de la rue Oraiopoulou, on a mis au jour 55 tombes de types divers, en disposition très serrée et aménagées sur deux niveaux successifs. Leur datation s’échelonne entre le IVe et le VIIe s. apr. J.-C. Le premier niveau, à une profondeur de 1,50 – 1,70 m, a livré 32 tombes à fosse, creusées dans le remblai qui recouvrait les tombes à ciste. Elles sont toutes orientées Est-Ouest. Au niveau inférieur, on a dégagé 23 tombes à ciste et tombes creusées du IVe s. apr. J.-C., dont certaines ont probablement été fréquentées jusqu’au VIe s. - à l’angle des rues Agathonos et Leonida Spartiati, on a dégagé un ensemble de six tombes voûtées du IVe s. apr. J.-C., deux tombes voûtées en contact avec les murs Nord et Sud du péribole du premier ensemble, des parties de deux citernes, une chapelle funéraire et deux sépultures de nourrissons recouvertes de tuiles. Dans son premier état, le complexe funéraire était constitué de quatre murs puissants (larg. 0,90 m ; haut. 3,70 m ; dim. intérieures 5 x 5 m) qui entouraient deux rangées parallèles de trois tombes à voûte en berceau séparées par un couloir orienté Nord-Sud (long. 5 m ; larg. 0,70 m). Au-dessus des voûtes des tombes, le toit était plat et pouvait accueillir les rites funéraires. L’intérieur des tombes était revêtu de placages de marbre dans un premier temps, puis d’un trompe-l’œil imitant ce dernier. Les tombes étaient pillées ; on y a néanmoins recueilli des tessons de céramique et un tesson de lampe du VIe s. apr. J.-C. qui indique que le monument fut fréquenté au moins jusqu’à cette date. Une autre tombe à voûte et toit plat, datée du IVe s. apr. J.-C., a été construite contre son mur Nord, avant qu’une autre tombe de même type soit ajoutée contre son mur Sud (Ve s. apr. J.-C.). Ces deux tombes comportaient un trou de coulée sur le toit, ainsi qu’un canal vertical. Dans une troisième phase de construction, après l’abandon de la nécropole, probablement au VIIe ou au VIIIe s., une chapelle funéraire à abside (dim. int. 3,80 x 2,80 m) a été construite contre le mur Nord du monument funéraire. Le sol de la chapelle était dallé de stèles funéraires en remploi (dont deux portaient une inscription). Sous le sol, on a mis au jour une sépulture d’enfant recouverte d’une stèle funéraire en remploi, ornée d’une croix entourée de feuilles de lierre (VIe-VIIe s. apr. J.-C.).

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 plusieurs fouilles de sauvetage sur des terrains de la rue Olympiados et mis au jour des vestiges de constructions de l’époque romaine à l’époque moderne : - sur un terrain à l’angle des rues Olympiados et Eleusinos (fig. 1), on a mis au jour deux murs de l’époque romaine, ainsi que trois segments de canalisations maçonnées, un mur et une citerne (dim. 1,25 m x 0,80 m) de l’époque protobyzantine. - au no 35A de la rue Olympiados, on a dégagé un mur orienté Nord-Est/Sud-Ouest, daté de l’époque protobyzantine, et un puits situé au Nord-Est du terrain. Dans la partie Sud-Ouest, on a mis au jour une partie d’une citerne (dim. 1,45 x 1,40 m), conservée jusqu’à une hauteur de 0,55 m. À l’Est de celle-ci, la découverte d’un sol indique probablement la présence d’une deuxième citerne en contact avec la première. Deux segments de murs et deux fosses appartenant à une maison de l’époque ottomane ont également été dégagés. - au no 75 de la rue Olympiados, on a fouillé une citerne de plan carré (2,60 x 2,60 m) de l’époque protobyzantine, conservée sur une hauteur de 0,70 m.

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À Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur un terrain au no 6 de la rue Vernardaki et mis au jour des vestiges de construction appartenant aux époques romaine et protobyzantine. On a dégagé un mur du début de l’époque romaine (long. 5 m ; larg. 0,80 m ; haut. 0,20 m). Dans une deuxième phase de construction, ce mur a été arasé et recouvert par le sol en argile compacte associé à trois murs d’un bâtiment de l’époque impériale. Dans l’angle Nord-Ouest du terrain, on a fouillé une partie d’un sol de mosaïque (dim. 2 x 1,20 m) daté des IVe-Ve s. apr. J.-C. Il représentait des losanges et des triangles formant des étoiles à quatre branches, en tesselles blanches, rouges et vertes.

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Au Nord-Est de Thessalonique, dans le secteur de Polichni, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2001 une fouille de sauvetage sur un terrain au no 10 de la rue Ippodromiou, qui se trouve dans la région de la nécropole classique-hellénistique de la « table » Lébèt. On y a mis au jour un bassin appartenant à un atelier de l’époque protobyzantine (Ve-VIe s. apr. J.-C.). Le bassin rectangulaire (1,10 x 1,05 m ; fig. 1) est construit en appareil de moellons et de briques ; ses parois sont revêtues de mortier hydraulique. À l’intérieur du bassin, on a recueilli des tessons d’amphores protobyzantines.

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À Thessalonique, à peu de distance de la grande citerne voûtée byzantine de la rue Olympiados, N. Karydas (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené une fouille de sauvetage sur un terrain au no 3 de la rue Ouranias et mis au jour un remblai de l’époque romaine, des sépultures de l’époque byzantine et des vestiges de construction post-byzantine. Dans la partie Nord-Est du terrain, on a dégagé 21 inhumations simples disposées sur deux niveaux : celles du niveau supérieur étaient orientées Nord-Ouest/Sud-Est, tandis que celles du niveau inférieur étaient orientées Est-Ouest. Elles ne comportaient aucun mobilier. Le seul critère de datation est un gobelet à glaçure des XIIIe-XIVe s., trouvé dans le remblai du niveau inférieur. En contrebas du secteur des tombes, on a fouillé une grande fosse circulaire (diam. 7 m) qui comportait de la céramique protobyzantine. On a également mis au jour deux canalisations orientées Nord-Sud. Le dernier niveau fouillé, en contact avec le rocher, comportait de la céramique du Ier s. av. J.-C. et du Ier s. apr. J.-C.

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À Thessalonique, dans le quartier de Kato Toumba, A. Kousoula (9e éphorie des antiquités byzantines) a mené une fouille de sauvetage sur un terrain de la rue Keas et mis au jour une tombe à ciste de l’époque romaine.

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Dans le cadre des recherches préventives menées dans la région du « vieux marché », à l’extrémité Sud-Est de la ville actuelle de Giannitsa et après trois sondages concluants réalisés l’année précédente, P. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué, en 2001, une fouille extensive du terrain Tektéridis (au croisement des rues Isavron et Tsimiski). Les travaux ont révélé des niveaux  pré- et protohistoriques allant du Néolithique Récent I au Bronze Ancien (fig. 1), des traces d’occupation pendant les périodes romaine tardive et byzantine ; enfin, des constructions datant de l’époque ottomane et faisant partie du tissu urbain (grand bâtiment, rue ; fig. 2) ont été dégagées. Les couches du Néolithique Récent I comportaient vraisemblablement un niveau d’occupation, matérialisé par deux fosses à détritus, trois trous de poteaux, une épaisse couche de cendres et des amas d’argile. Celles du Néolithique Récent II étaient riches en matériel fragmentaire et varié, dont beaucoup de céramique diminienne (importations et imitations locales), d’os d’animaux et de coquillages marins, mais aussi quelques morceaux de figurines, fusaïoles et outils en pierre, ce qui indique l’utilisation de l’endroit en tant que décharge. Quant aux niveaux du Néolithique Final et du Bronze Ancien, eux aussi n’ont livré que du matériel fragmentaire, surtout de la céramique. Quelques indices de présence humaine (monnaies, céramique),  entre les périodes romaine tardive et byzantine, ont également été retrouvés (bien que la situation stratigraphique soit peu claire), suggérant que le début de l’installation historique sur le site pourrait remonter déjà à l’époque protobyzantine. Toutefois, aucune structure de ces périodes n’a été repérée. Quatre niveaux d’occupation successifs dataient du début de la période des Paléologues (fin XIIe-début XVe s.). Le plus ancien a livré trois tranchées circulaires profondes (diam. 1,5 m env.) contenant des cendres, du bois carbonisé, des os d’animaux, des galets et des fragments de tuiles ; en revanche, le dernier comportait cinq fosses de stockage (prof. 1,5-2,2 m ; diam. max. 1,2-1,8 m) à parois soignées et sol plat.    Ces niveaux ont également livré un nombre important de monnaies (80 en tout, émises sous les règnes d’Andronique II Paléologue, Andronique II-Michel IX, Andronique III Paléologue, Manuel II et Jean VII Paléologue), une grande quantité de céramique (commune ou glaçurée), des bijoux et d’autres objets en bronze (bagues, boucles d’oreille, perles, lamelles etc.), en verre (fragments de bracelets et de vases), ou en pierre (perles), beaucoup d’os d’animaux ainsi que des amandes et des lentilles carbonisées. Tous les niveaux et structures supérieurs dataient de l’époque ottomane. On a retrouvé notamment les restes d’un grand bâtiment (long. 23 m ; larg. 10 m) construit au début de la période post-byzantine. Orienté sur un axe Nord/Nord-Ouest – Sud/Sud-Est, il avait un plan en Π avec l’ouverture à l’Est. L’appareil de ses murs (larg. 0,95 m) était de technique tardobyzantine. Ceux-ci étaient conservés jusqu’à 1,40-1,80 m de hauteur, fondations comprises (haut. 0,50-0,70 m), et portaient par endroits des empreintes de poutres sur les deux faces de leur partie haute. La moitié du long mur du bâtiment et une partie de ses ailes latérales ont été seules retrouvées. Le sol du bâtiment était en argile foulée sur un substrat de pierres petites et moyennes, d’abondants fragments de tuiles et d’os d’animaux. Sur un espace à l’Ouest de ce grand bâtiment, une couche de fragments de tuiles en position verticale a été repérée. Un autre mur (larg. 0,60 m et conservé sur une long. de 7,5 m), contemporain et parallèle au grand bâtiment, a également été localisé à 5 m vers l’Ouest. Une rue pavée de pierres, datée de la même époque, bordait ce dernier mur, immédiatement à l’Ouest ; on en a retrouvé quatre phases successives, toujours selon le même tracé. Un autre mur de pierres brutes (long. 0,75 m) a été repéré : il était quasiment parallèle au long mur du grand bâtiment de son côté Est, mais était beaucoup plus tardif que ce dernier. Enfin, une inhumation post-byzantine a également été retrouvée. Si la fonction du grand bâtiment n’a pas pu être déterminée, on déduit son utilisation continue durant l’époque ottomane des divers ajouts et transformations que celui-ci a subis : vers la fin de la période, une galerie (dont on aurait retrouvé les bases de trois de ses appuis) aurait notamment été construite parallèlement au long mur du bâtiment, s’ouvrant sur la rue vers l’Ouest. On remarque également le soin continu apporté à la voirie urbaine de Giannitsa durant toute la période ottomane. Ces niveaux de la période ottomane, surtout celui de la première occupation du grand bâtiment, ont livré 543 monnaies (dont 505 en bronze et 38 en argent), des bijoux et des lamelles en bronze, des fibules et d’autres petits objets en métal, des fragments de bracelets en verre et beaucoup de céramique commune ou glaçurée et d’os d’animaux.

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Sur l’acropole de l’antique Édessa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2001, la fouille préventive de cinq tombes réparties sur deux terrains (rue Monastiriou : O.T. 180, terrain Tsavéas et rue Irôon Polytechniou : O.T. 171, terrain Mitrias). Ces terrains se situaient dans les limites de la nécropole Ouest de l’acropole, utilisée depuis l’époque hellénistique et jusqu’à la période ottomane. Des sondages effectués dans un troisième terrain de la rue Irôon Polytechniou (O.T. 176, terrain Papazisis) ont révélé des niveaux de l’époque ottomane. Dans le terrain Tsavéas, trois tombes à ciste taillées dans la roche ont été mises au jour. Leur couverture avait été enlevée dans le passé et leur contenu perturbé. La datation de ces sépultures n’est pas précisée. Dans la tombe 1 (long. 1,50 m ; larg. 0,60 m ; prof. 1,25 m), les restes du défunt étaient conservés de la tête jusqu’à la taille. Une croix en bronze (fig. 1) a été retrouvée au niveau de la poitrine, tandis que les restes d’une inhumation antérieure avaient été placés à côté de la tête. La tombe 2 (long. 1,50 m ; larg. 1,05 m ; prof. 1,20 m) contenait trois inhumations sans mobilier funéraire et la tombe 3 (long. 1,80 m ; larg. 0,40 m) n’a livré que quelques restes d’inhumation, également sans mobilier. Dans le terrain Mitrias, les tranchées de deux tombes profanées et détruites ont été repérées. Dans le terrain Papazisis voisin, les sondages n’ont pas permis de repérer d’autres sépultures et n’ont mis au jour que des niveaux de l’époque ottomane ; aucune présence de structures n’y est pourtant signalée.

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Lors de travaux d’élargissement de la route entre Klisochori et Rizari, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2001, la fouille de trois tombes appartenant à la nécropole Nord de la ville basse antique d’Édessa. L’utilisation de cette nécropole s’échelonne de manière générale entre les époques classique et paléochrétienne ; dans le cas présent, au moins une des trois tombes découvertes paraît être d’époque romaine. Il s’agit de trois tombes à ciste taillées dans la roche. La Tombe 1 contenait deux défunts enterrés en position allongée, leur tête à l’Ouest. Une monnaie en bronze d’époque romaine a été trouvée entre les deux crânes. Le seul défunt de la Tombe 2 avait été enterré dans la même disposition. Des tessons d’un vase à une anse ont été retrouvés au niveau de la poitrine et une bague en argent à chaton rond à la main droite. La Tombe 3 n’a pas livré de restes humains.

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Au Nord du lac Végoritis (région d’Édessa), entre les villages de Panaghitsa et de Zervi, sur une éminence allongée appelée Kato Délikler, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2001, une fouille préventive dans quatre champs (421, 423, 2314 et 2315), appartenant à St. Orphanos, en vue de la construction d’un complexe hôtelier. Dans les deux derniers on a retrouvé une concentration de céramique de l’Âge du Bronze, ainsi que des restes possibles de structures pouvant dater de la même époque. L’emplacement se trouve à proximité d’une nécropole de l’Âge du Fer et, plus à l’Est sur la colline de Panaghitsa, de l’habitat associé, ensemble repéré en 1993. Les recherches sur la limite entre les champs 2314 et 2315, ainsi que sur leur bordure Est ont mis au jour, dans une cavité du sol, une forte concentration de tessons datant de l’Âge du Bronze. Il s’agit surtout à de la céramique commune destinée au stockage ou au transport (amphores), mais on recense également des vases de service (bols, coupes). On y observe souvent des anses horizontales rectangulaires ou demi-circulaires, des « mamelons » ou une décoration « en corde ». Cet assemblage de tessons apparaît très localisé sur une surface de 10,5 m sur 8 m, alors que les alentours n’en ont pas livré. Les seuls indices possibles de structures consistent en deux éventuels trous de poteaux comblés par des cailloux, ainsi qu’en une zone de 1,66 m sur 0,6 m comportant un lit de tessons en partie couvert d’une couche d’argile : ce sont des éléments structuraux courants durant l’Âge du Bronze en Macédoine centrale et occidentale.

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Dans la région d’Édessa, au Sud-Ouest de l’actuelle Apsalos et au pied Nord de la forteresse antique de Margarita, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a fouillé, en 2001, deux tumuli au lieu-dit Ambélia Achlaïdi. Si l’existence d’une nécropole tumulaire de l’Âge du Fer était déjà connue dans ce secteur, celle-ci n’avait encore jamais été étudiée. À l’intérieur de ces deux structures assez rudimentaires, les parois des tombes rectangulaires (long. 2,60 m ; larg. 2,30 m et long. 2,57 m ; larg. 1,12 m respectivement) étaient construites à l’aide d’un petit nombre de pierres plates placées en position couchée. Des dromoi n’ont pas été observés. Les deux tumuli avaient été profanés : l’un d’entre eux (No 2) était complètement vidé de son contenu, tandis que l’autre (No 1) a livré un fragment de vase à une anse (d’une forme qui apparaît aux débuts de l’Âge du Fer), des tessons de vases plus tardifs, un aiguisoir en pierre et une pointe de flèche en fer.

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Dans la région d’Édessa, entre Apsalos et Aridaia, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 dans la campagne de Xiphiani la fouille d’urgence d’une tombe à chambre, probablement d’époque hellénistique, découverte lors des travaux de construction d’une route. Les collines de Xiphiani sont connues pour avoir abrité des sépultures à différentes époques (v. Chronique, n. 1178). Partiellement détruite par les travaux d’aménagement, la sépulture en question est une tombe à chambre souterraine taillée dans la roche, comportant un court dromos (également détruite lors de travaux antérieurs). La chambre funéraire était aménagée de trois lits disposés en Π (fig. 1). Complètement dépouillée de son contenu par des pilleurs, sans doute déjà pendant l’Antiquité, la tombe n’a livré qu’un fragment d’amphore hellénistique ainsi qu’un fragment d’unguentarium gris, pouvant contribuer à sa datation.

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À l’Ouest de la commune de Sosandra (région d’Aridaia), dans le massif de collines appelé Korphoula, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2001, la fouille préventive d’une installation du Bronze Récent (fig. 1), ainsi qu’un examen de surface des alentours. Lors de plusieurs sondages effectués au sommet plat d’une colline, on a mis au jour une petite installation sommaire, implantée entre les rochers naturels, ceux-ci lui servant de parois. La céramique retrouvée tant à l’intérieur de l’installation que dans les autres sondages situe l’occupation du sommet en question au Bronze Récent. Cette céramique du Bronze Récent consiste surtout en grands vases de stockage, mais comporte également des fragments de vases plus petits, portant des poignées caractéristiques de la période. La prospection des alentours a révélé la présence de matériel comparable à proximité, un peu plus bas vers l’Est. L’installation et le matériel découverts sont mis en rapport avec l’exercice d’activités pastorales dans la région.

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Dans la région de l’Almopie, sur la colline de Mytakas, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2001, la fouille rapide d’une des nombreuses structures en pierre construites à l’intérieur de la forteresse protobyzantine de Théodoraki et qui subissent régulièrement l’action de pilleurs. Une partie du sol de l’espace fouillé, correspondant à la roche-mère, a été dégagée. Les trouvailles ont confirmé la datation de la forteresse à la période protobyzantine. On a retrouvé des tessons d’amphores – surtout de type égéen (à corps globulaire portant des cannelures serrées au niveau de l’épaule), de marmites, de petits vases à une anse, ainsi qu’un fragment de lampe à décor végétal en relief. Un tesson d’épaule d’amphore et un autre d’un petit vase à une anse portaient des restes d’inscriptions (graffiti) protobyzantines (fig. 1). Une fibule arquée en fer, des charnières en fer, des clous, un poids de bascule en plomb (950 g ; fig. 2) et trois décanummia en bronze y ont également été retrouvés.

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Près de Konstantia, au lieu-dit Xirika, au Nord de la nécropole tumulaire de l’Âge du Fer et de l’habitat associé, dans la parcelle communale No 1105, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a fouillé, en 2001 et après sa découverte fortuite, un entrepôt à pithoi de l’Âge du Fer (fig. 1). La fouille a mis au jour un espace aménagé à faible profondeur sous terre. À l’intérieur, cinq pithoi étaient placés dans des cavités creusées à cet effet dans le sol. À l’intérieur des pithoi, outre les fragments de leur partie supérieure, on a aussi retrouvé des tessons d’autres vases datant également de l’Âge du Fer. En l’absence de murs construits, on suppose que ce local était associé à une structure en bois, dont aucune trace (trous de poteaux etc.) n’a pourtant été observée.

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À Prodromos, sur la colline de Goritsa, dans la nécropole tumulaire de l’Âge du Fer déjà repérée et en partie étudiée auparavant, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a fouillé en 2001 huit nouveaux tumuli, en a découvert d’autres, ainsi que de la céramique d’époque hellénistique et romaine. Les huit tumuli fouillés (Nos 2, 4, 6, 16, 47, 48, 49 et 54) comportaient des tombes de forme absidale, ellipsoïdale ou rectangulaire, dont les parois étaient construites à l’aide de grosses pierres brutes dressées à la verticale. Les deux montants qui marquaient, vers l’Est, l’entrée de chaque sépulture dépassaient du sol, faisant ainsi office de marqueurs de tombe ; dans le cas du tumulus No 4 (fig. 1), ce rôle était vraisemblablement tenu par un gros bloc de pierre situé au début du dromos. Toutes ayant été profanées à différentes époques dans le passé, aucune des tombes étudiées n’a livré de restes humains. En revanche, elles contenaient des vases de diverses formes connues de l’Âge du Fer et de l’époque archaïque (vases à une anse, bols à anse verticale, cantharoïdes, jarres, œnochoés) (fig. ) ; des vases probablement plus anciens, qui dateraient de l’Âge du Bronze, ont également été retrouvés. De nombreux objets en métal (des ornements tubulaires et en forme de petit bouclier, sphécotères, divers types de perles, des pendentifs globulaires, des fibules d’épaule et de tête du type en lunettes, ainsi qu’une fibule arquée, des bracelets, des petits couteaux en fer et des objets cylindriques en fer) ont été mis au jour. Deux autres monticules étudiés (nos 5 et 8) n’étaient finalement que des concentrations de pierres. L’examen attentif des alentours a néanmoins révélé l’existence d’encore seize tumuli. Le matériel céramique d’époque hellénistique et romaine (tessons, tuiles) a par ailleurs été repéré aux limites Sud-Ouest et Nord du cimetière respectivement.

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Dans la ville de Verria, dans les limites de la nécropole Sud-Ouest de la ville antique (quartier de Kallithéa), A. Koukouvou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2001, une fouille préventive sur le terrain Dimitriadis (7, rue Komninon) et a mis au jour deux tombes hellénistiques (IIIe-IIe s. av. J.-C.). Il s’agit dans les deux cas de tombes à chambre unique taillées dans la roche, toutes deux orientées sur un axe Est-Ouest. Leurs entrées se situaient vers l’Est et avaient été obstruées par un empilement de blocs de tuf, dont ceux du bas ont seuls été retrouvés en place. Le plan des chambres était quasi-rectangulaire. L’entrée de la Tombe I était élaborée avec des montants couronnés par un fronton taillé dans la roche (fig. 1). À l’intérieur, sur le côté Ouest, elle comportait un lit funéraire aménagé sur lequel reposait un défunt. D’autres inhumations ont été retrouvées sur les côtés longs de la sépulture ; sous celle du côté Nord, en particulier, se trouvait une tombe à ciste : elle était couverte de plaques de tuf, tandis que ses parois étaient construites de pierres brutes et de boue. La Tombe I n’a livré que du matériel céramique, 55 vases au total : unguentaria, petits skyphoi sans anses, lampes dont plusieurs étaient placées dans des arytères. La Tombe II, moins soignée (son entrée n’était pas élaborée) a été trouvée en plus mauvais état et avait vraisemblablement été profanée : les restes d’un seul squelette et un seul vase (petit gobelet) y ont été retrouvés. Il a été décidé que seule la Tombe I serait conservée, sous le sol de l’immeuble en construction.

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Dans le cadre de la construction du carrefour de Verria de la nouvelle voie Égnatia, au lieu-dit Xirokambos, A. Koukouvou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2001, la fouille préventive d’une carrière de travertin utilisée à l’époque hellénistique (fig. 1) ainsi que de tombes de diverses périodes (hellénistique, romaine). La carrière a la forme d’un long fossé (long. 26,5 m ; larg. 4 m env.) orienté Nord-Sud et accessible par l’Est ; des gradins s’étaient formés vers l’Est, le Nord et l’Ouest par l’extraction de blocs au moyen de sillons de détourage. Des blocs de pierre, vraisemblablement rejetés, y ont également été retrouvés. La céramique et quatre monnaies (émissions de cités autonomes, 187-168 av. J.-C.) découvertes dans ses remblais ont contribué à dater cette carrière de l’époque hellénistique. Afin d’assurer leur conservation, les vestiges ont été enfouis. On a également retrouvé huit tombes, sans orientation dominante, installées dans la carrière après son abandon. Une seule d’entre elles a livré des tessons provenant d’une amphore hellénistique. Une grande concentration d’os de cheval a aussi été découverte. Dans les terrains de Tsiris et Stoukas, dans la partie Nord du carrefour en construction, trois tombes à ciste d’époque romaine ont été mises au jour. Les deux premières contenaient cinq inhumations (uniquement secondaires, dans l’une d’entre elles) et ont livré cinq vases d’époque romaine et deux boucles d’oreille en bronze ; la troisième ne conservait que son sol et n’a livré que des tessons appartenant à deux vases. Le terrain de Tsiris a également livré une rangée de pierres, étudiée sur une longueur de 3 m, de la céramique, des fragments de tuiles et une monnaie romaine. Toutes les structures découvertes dans les deux terrains ont été enfouies à nouveau.

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Dans la ville de Pella, en vue de la construction d’une extension de son école primaire, M. Lilimbaki-Akamati (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille préventive mettant au jour une partie d’un bâtiment de la ville antique. La datation et la fonction du bâtiment, qui fait partie du bloc d’immeubles au Nord-Ouest de l’agora, ne sont pas précisées.

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À l’Est de Verria, près de la commune de Prassinada sur la rive gauche de l’Haliakmon, M. Apostolou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2001, lors d’une fouille préventive en vue de la construction d’un secteur de la nouvelle voie Égnatia, une longue construction en pierre de date incertaine. Longue de 400 m, sur la partie qui a pu être étudiée, et présentant une largeur maximale de 2,30 m, la grande structure de pierre brute, de construction soignée, est orientée Sud-Est/Nord-Ouest et présente une inclinaison entre 17 et 25 degrés. Initialement considérée comme une rue romaine tardive, la structure appartenait plus vraisemblablement à la digue moderne de l’Haliakmon, construite en 1936 (parmi les œuvres menées par la société Américaine Foundation entre 1931 et 1937 afin de détourner le cours du fleuve et épargner la plaine de Thessalonique des inondations). Après son étude, la structure a de nouveau été enfouie. Les quelques tessons non décorés et l’unique objet en pierre découverts lors de la fouille n’ont pas pu contribuer à la datation de la construction.

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Dans les confins Nord-Est de la ville de Verria, au no 23 de la rue Léophorou Stratou (terrain Saraphoglou, O.T. 230β), M. Apostolou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 la fouille de sauvetage d’une tombe à chambre double taillée dans la roche, datant du IIe s. av. J.-C. et partiellement détruite par le creusement effectué en vue de la construction du terrain en question. L’entrée de la tombe se situait vers l’Est. Le vestibule avait été détruit : seul son côté Sud (long. 2,10 m env.) était conservé. Les deux pièces communiquaient via une porte (long. 0,76 m ; larg. 0,70 m). Sur chacun de ses trois côtés, Ouest, Nord et Sud, la chambre principale (long. 3,17 m ; larg. 3 m env.) comportait une théké carrée. Le vestibule n’a livré que quelques ossements ; dans la chambre on a trouvé une œnochoé et un unguentarium, probablement in situ dans l’angle Nord-Ouest, des tessons non décorés, des os, ainsi que quelques clous en fer.

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À Kypséli, à l’Est de Verria, M. Apostolou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 une fouille préventive dans les champs Nos 377, 378, 367 et 368 (propriété Oussoultzoglou) et a mis au jour une tombe à tuiles romaine, un niveau comportant des pithoi retrouvés in situ et datant du IIe s. av. J.-C., ainsi que des segments de deux enclos dont la date n’est pas déterminée. Le domaine a été caractérisé comme site archéologique en 1981. En 1996 on y a découvert un cimetière de la ville antique. La tombe à tuiles romaine se situait vers la limite Nord du secteur exploré (où les restes éventuels d’un autre enclos ont également été repérés) ; elle contenait les restes d’un défunt, enterré avec sa tête à l’Est ; une monnaie en bronze, une bague en bronze et des tessons d’un vase y ont été retrouvés. Vers la limite Ouest de la zone de fouille, on a mis au jour un niveau comportant deux pithoi (diam. 0,85 m et 0,66 m respectivement) in situ. Le contexte a livré, en particulier, une lampe et un arytère intact et fourni une datation du niveau en question au IIe s. av. J.-C. Les segments des deux enclos circulaires (diam. 7,60 m env. ; épaiss. max. 0,67 m pour l’un et épaiss. 0,30 m pour l’autre) construits en pierres sèches ont été dégagés vers la limite Sud de la zone de fouille. De l’ensemble du secteur proviennent de la céramique de diverses périodes, des monnaies en bronze et divers objets en fer.

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À l’Est/Nord-Est de Naoussa, la poursuite pour une cinquième année, en 2001, des fouilles préventives menées par É. Stéphani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) sur l’habitat protohistorique (Bronze Récent) de la toumba d’Angélochori a complété les connaissances sur la stratigraphie du site et l’organisation de l’habitat. Concentrées sur le sommet de la toumba, les recherches ont confirmé qu’à cet endroit l’habitat était d’ordre serré. Divers types de vestiges provenant d’habitations y ont été mis au jour (amas d’argile portant des empreintes de bois et de roseaux et provenant des murs, sols, structures en argile). Les fouilles ont également confirmé la présence d’une couche de sable entre deux niveaux d’occupation successifs du Bronze Récent.

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Dans la ville d’Édessa, à l’extérieur du rempart Nord-Ouest de l’acropole, lors d’une fouille d’urgence menée en 2001 sur le terrain Papazissis (rue Kessarias, O.T. 252 β), M. Païssidou (11e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour une partie du cimetière protobyzantin de la ville. On a découvert 26 tombes à ciste taillées dans la roche sédimentaire, disposées dans une même orientation Est-Ouest et à espacement régulier (fig. 1), recouvertes d’au moins deux plaques. Deux de ces tombes comportaient une ou deux marches taillées dans le côté Ouest (fig. 2), rappelant ainsi une tombe à ciste et à escalier construit, mais dans un état rudimentaire. À l’intérieur des tombes on a très couramment observé des inhumations multiples (21 tombes) et secondaires (10 tombes) ; seules deux tombes contenaient une seule inhumation. En bon état de conservation, les restes humains appartenaient à 41 adultes et cinq enfants, enterrés en règle générale sans mobilier, sauf quelques exceptions comportant des bijoux en bronze (trois boucles d’oreille, dont deux anneaux, ainsi qu’une bague à chaton rond et aplati). Une tombe contenant trois dépouilles était accompagnée d’une stèle inscrite d’un texte en dix lignes [ΜΗΜΟΡΙΟΝ / ΓΛΥΚΕΡΙΑC / ΚΑΙ ΤΗC ΘΥ/ΓΑΤΡΟC ΑΥ/ΤΗC ΚΑΛΛΙΣΤΗC / ΕΝΘΑΔΕ ΚΙΝ/ΤΑΙ ΑΝΕΠΑΥCΑ/ΤΟ ΙΝΔ(ΙΚΤΙΩΝΙ) ΔΙ ΤΗ / ΠΡΟ Α’ ΚΑΛ(ΑΝΔΩΝ) ΝΟΕ/ΜΒΡΙΩΝ], suivi d’une croix entre deux poissons (fig. 3). Cette stèle peut être datée entre la fin du Ve et le début du VIe s. apr. J.-C., ce qui donne également un indice chronologique concernant l’utilisation du cimetière.

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Au centre de la ville d’Édessa, lors d’une fouille d’urgence menée en 2001 sur le terrain Traïanos-Trypsianis (rue Pellis, O.T. 193), M. Païssidou (11e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour, sous les remblais provenant d’une maison d’époque ottomane tardive, une tombe à fosse recouverte de plaques de schiste dont la datation n’est pas précisée, une fosse-dépotoir contenant de la céramique d’époque ottomane, ainsi qu’un petit fouloir avec son récipient de recueil. Pas très loin au Nord du rempart de l’acropole, il s’agirait d’un espace découvert (env. 200 m2) à multiples usages, faisant partie d’un milieu habité extra-muros de l’Édessa post-byzantine.

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M. Valla (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) signale la découverte en 2001, lors de travaux de voirie au lieu-dit Aghios Konstantinos, à l’Est de Serres et près de la commune d’Agriani, d’une tombe à ciste d’époque hellénistique. Orientée Nord-Ouest/Sud-Est, la tombe (long. 2 m ; larg. 0,70 m) contenait la sépulture d’un adulte, accompagné de deux canthares à vernis noir de style West Slope, d’un couteau en fer, ainsi que d’un trésor de quinze monnaies en bronze et d’une en argent (seconde moitié du IIIe s. av. J.-C.) La présence de plaques de schiste dans une grande étendue aux alentours indique l’existence d’une nécropole à cet emplacement, tandis que, plus haut vers l’Ouest, on a repéré des traces de murs en pierre appartenant vraisemblablement à un habitat antique.

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Dans la ville de Serrès, au Nord-Est de la colline de l’acropole, lors d’une fouille menée en 2001 sur le terrain Roustanis, à l’angle des rues Koussi et Papapavlou, par S. Dadaki (12e éphorie des antiquités byzantines), on a mis au jour des restes architecturaux (en tout une douzaine de murs) appartenant à cinq phases d’occupation consécutives allant de la période tardo-byzantine au XXe s. La première phase, tardo-byzantine, comporte des murs en moellons et quelques briques dans les jointures, ainsi que trois sols consécutifs en terre argileuse. Ces niveaux, dont une succession de couches portant des traces de feu, ont livré notamment quatre tasses à glaçure entières et plusieurs pernettes pour la cuisson de vases en céramique, suggérant qu’il pourrait s’agir d’un atelier de potier. La phase suivante, située entre le XVe et le XVIIe s. apr. J.-C., est représentée par un mur construit en moellons et mortier de chaux et renforcé par endroits par des structures en colombage. Datée entre le XVIe et le XVIIe s. apr. J.-C., une troisième phase se caractérise par des murs construits également en moellons et mortier de chaux, mais dont les jointures ne comportent pas de briques. Un mur en grands galets désordonnés et mortier de chaux définit la quatrième phase de construction, entre le XVIIIe et le XIXe s. apr. J.-C. ; il est intercepté par deux conduits à coupe rectangulaire dont le fond est en dalles de marbre et la couverture en pierres plates. La cinquième et dernière phase, datant du XXe s. de notre ère, consiste en l’angle Nord-Est de la fondation d’une maison, construite après la destruction de la ville en 1913.

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AVERTISSEMENT
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