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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine Centrale
Dans la région de Petroto, au Sud-Est du dème d’Alistrati (nome de Serrès), Ch. Kontaxi (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie) rend compte de l’exploration, en 2003, d’une grotte longue de 300 m ayant fourni de nombreux tessons préhistoriques. À la suite d’une fouille illégale, cinq sondages ont été ouverts par l’Éphorie. Dans celui qui se trouve au centre de la grotte, on a mis au jour plusieurs niveaux d’occupation successifs, caractérisés par la présence de foyers qui comprenaient encore des cendres et des ossements brûlés. De la céramique monochrome lissée et parfois polie, des vases à large embouchure et d’autres fermés, le plus souvent appartenant aux phases HA I (– phase IV de Sitagri) et HA II (– phase Va de Sitagri) font partie du matériel recueilli. On compte également un vase miniature, des ossements d’animaux domestiques et de petits mammifères, des coquillages, des outils en os, des fusaïoles en terre et des outils en silex. On signale aussi la découverte de deux parties de crânes humains. Le charbon prélevé des foyers pour datation radiocarbone fournit l’intervalle suivant : 3085-2775 av. J.-C. Dans la « chambre Sud », les quatre sondages ont révélé, sous la couche de surface, un sol présentant de fortes traces de combustion ainsi que 12 trous de poteaux. Ces derniers délimitaient probablement un espace consacré à divers usages.

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Sur l’îlot d’Ammouliani (Chalcidique), la construction d’un môle a permis à A. Simossi (éphorie des antiquités sous-marines) de repérer, en 2002, un bloc inscrit remployé dans l’élévation de l’église de la commune  ([ΕΥ]ΡΥ ΔΗΜΟΥ /Α Σ Κ ΛΗΠΙΩΙ), ainsi qu’une construction antique dans la baie d’Alykes.

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À Thessalonique, A. Tasia (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage dans la rue Antigonidon (terrain Theodorakopoulou), dans le secteur des « sanctuaires » et mis au jour un segment de rue de l’époque romaine. D’orientation Nord-Sud, la rue était faite d’une chaussée dallée (larg. 1,35 m) bordée par un trottoir (larg. 0,45 m). À l’Est de la rue antique, à une distance de 0,50 m, on a dégagé un mur de même époque (larg. 0,80 m). Deux blocs de marbre en remploi (dim. 1,30 m x 0,70 m), séparés de 0,80 m, apparaissaient dans le parement du mur. Des traces de mortier étaient visibles sur la surface du mur, espacées de 0,80 m, ce qui suggère la présence d’une colonnade bordant la rue. Il s’agirait d’une voie monumentale de la ville qui bordait le Sérapeion à l’Est. Sur le même terrain, on a mis au jour des vestiges de constructions ultérieures, de l’époque romaine tardive et de l’époque ottomane : des murs de petits bâtiments, des canalisations et des égouts, deux puits et une citerne rectangulaire.

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À Polichni, dans le quartier d’Anthokipoi, au Nord-Ouest du centre de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage dans la rue Europou (no 14), où des vestiges de construction du Bronze Récent et de l’Âge du Fer ont été mis au jour. Les vestiges construits appartiennent à cinq phases de construction, repérées à des profondeurs variant de 1,35 m à 3,39 m en dessous du niveau de sol actuel, dans différentes parties du terrain. Il s’agit principalement de sections de murs formant un angle ou non, des vestiges de deux bâtiments à abside, l’un en briques, l’autre en pierres (phase 3), de sols de foyers, d’un four en argile (phase 4) et sous une couche de destruction (phase 5), d’un sol de foyer et des fondations d’un mur en pierre. Le mobilier compte des tessons de céramique, des coquillages, des os, des outils en pierre polie, des aiguilles en os, des pesons et un collier de dix coquillages percés. Cet ensemble est daté de l’Âge du Fer, tandis que certains tessons remontent au Bronze Récent.

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À Polichni, dans le quartier d’Anthokipoi, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles de sauvetage sur plusieurs terrains qui s’inscrivent dans la nécropole antique associée à la « table » Lébèt. Un ensemble de 100 nouvelles sépultures de l’époque classique et hellénistique a été mis au jour dans la rue Kassandrou, à l’angle de la rue Kassandrou et Byzantiou, rue Ippodromiou, rue Leoforou Stratou, à l’angle de la rue Ippodromiou et Kassandrou et à l’angle de la rue Kassandrou et Zéphyrou. Les sépultures se répartissent principalement en deux catégories, celle des tombes à fosse et celle des tombes à ciste. On compte également quelques sarcophages en poros, ainsi que quelques inhumations simples. Le mobilier des tombes compte de la céramique fine à vernis noir et à vernis rouge, ainsi que des vases à figures rouge, des figurines en terre cuite, des bijoux en or, en argent et en bronze, des strigiles en bronze et en fer, une clé en bronze et des monnaies, dont un « trésor » de 87 monnaies de bronze de l’époque de Cassandre (à l’angle des rues Ippodromiou et Kassandrou).

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À Polichni, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles de sauvetage, 52 rue S. Vénizélou, où l’on a mis au jour des vestiges d’habitat sur le sommet de la « table » Lébèt. Sous une couche de destruction composée de blocs de construction épars provenant de la phase la plus récente et sous une couche de tuile de la même phase (IVe s.), la fouille a dégagé dix murs qui délimitent des pièces (fig. 1-2). Le mobilier qui leur était associé permet une datation aux Ve-IVe s. av. J.-C. Un sondage a révélé des niveaux d’occupation à une profondeur de 4,10 m : un mur de gros blocs de pierres a été mis au jour, et identifié à un segment du rempart de la ville classique (Ve s. ; fig. 3). Aucune phase plus ancienne n’a été observée dans ce secteur. Parmi le mobilier, on signale, outre la céramique commune et la céramique peinte, des coquillages, ainsi que 126 petits objets dont trois monnaies et une épingle en bronze, des fragments de panses d’amphores inscrites et des pesons.

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À Polichni, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur un terrain au no 10 de la rue Olympou et mis au jour les vestiges de dix murs en pierre, de 14 sols en argile compactée et de sept fosses de stockage dont certaines devaient accueillir un pithos . D’après la stratigraphie, les vestiges appartiennent à quatre phases de construction qui s’échelonnent entre le VIe et le IVe s. av. J.-C. (fig. 1-2). Le mobilier compte de la céramique commune et de la vaisselle d’importation, des pesons et fusaïoles, des lampes, des vases à boire et à manger, 7 monnaies de bronze, des lames de poignards, un anneau en bronze, deux pointes de lance en fer et des figurines en terre cuite.

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À Stavroupoli, au Nord de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur un terrain au no 4 de la rue Kountouriotou, qui se trouve immédiatement à l’Est du terrain rue Oraiokastrou fouillé en 1997. On y a dégagé des vestiges de l’habitat néolithique. Une section d’un fossé a été découverte : la paroi verticale Sud (profondeur 2 m), ainsi qu’une partie du fond (larg. 4 m). La structure, qui semble se poursuivre vers le Sud-Est, est manifestement dans le prolongement du fossé mis au jour rue Oraiokastrou. Contre la paroi Sud érodée, on a dégagé, à une profondeur de 1,50 m, les restes d’un four en argile de forme circulaire. Dans le même secteur, mais à un niveau supérieur, on a dégagé deux espaces dallés de galets, superposés l’un à l’autre, qui semblent correspondre à deux phases d’une cour – peut-être celle de la maison dégagée au no 104 de la rue Oraiokastrou. La fouille d’une fosse elliptique (2 m x 1,50 m) a livré une grande quantité de céramique.

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À Stavroupoli, au Nord de Thessalonique, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur deux terrains qui correspondent à une nécropole classique-hellénistique en rapport avec la « table » Lébèt. - dans la rue Ippokratous, on a dégagé onze tombes à fosse de la fin de l’époque classique (fig. 1). Elles étaient principalement orientées Nord-Sud, sauf deux qui étaient orientées Est-Ouest. Neuf sépultures comportaient de la céramique commune, quelques bijoux en bronze et une pointe de lance. - à l’angle des rues Paster et Sotiros, on a mis au jour un sarcophage en poros comportant la dépouille d’un guerrier (fig. 2). Le corps était accompagné d’un casque de type illyrien, de deux pointes de lance en fer, d’une double épingle et de trois bagues en argent, d’un exaleiptron corinthien, d’un grand skyphos et d’une coupe attique à vernis noir.

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À Thermi, au Sud-Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles de sauvetage sur plusieurs terrains dans le secteur de la nécropole antique : - la fouille du terrain 376b (rue Lambraki) a livré 25 tombes en 2001 et 247 en 2002, dont 176 seulement ont pu être fouillées. On compte, pour l’époque archaïque, une majorité de tombes à fosse avec ou sans dalles de couverture, quelques tombes à ciste en dalles de poros ou de schiste, des enchytrismes en pithoi et des vases funéraires avec des restes de crémations. Parmi les tombes de l’époque classique se trouvent des fosses ainsi que des sarcophage en poros. - sur le terrain 172a (rue Iasonidou) on a dégagé une tombe à fosse masculine de l’époque, orientée Est-Ouest, pillée. On a néanmoins recueilli un skyphos en dehors de la tombe et une coupe à figures rouges à l’intérieur. - sur le terrain 179a (rue Karaoli et Dimitriou), on a dégagé une tombe à fosse de la fin de l’époque archaïque, comportant une sépulture d’adulte accompagné d’une perle en verre, d’une olpè à figures rouges et d’une phiale à vernis rouge. - rue Iroon Polytechneiou, on a mis au jour 21 nouvelles tombes (dont 12 à fosse et 4 à ciste). Le mobilier recueilli (céramique, bijoux en or et en bronze) permet une datation à la fin du VIe s. av. J.-C. Six des tombes à fosse situées à l’angle de cette rue avec la rue Makedonias datent de l’époque ottomane et du début du XXe s. - rue Chalkidikis, deux tombes ont été fouillées, tandis qu’à l’angle de la rue avec la rue Karaoli et Dimitriou, on a fouillé une grande tombe à fosse comportant une sépulture unique datée du dernier quart du VIe s. Par ailleurs, dans la même rue, on a dégagé une section de canalisation, maçonnée et revêtue de mortier de chaux, avec une couverture voûtée (long. 2,30 m ; larg. 1,40-1,50 m). - dans la rue Vénizélou, qui est éloignée du noyau de la nécropole, on a dégagé neuf sépultures de l’époque archaïque, dont huit (six fosses et deux inhumations en pithos) ont été fouillées. On signale particulièrement une sépulture de jeune femme comportant de nombreux bijoux en bronze (épingles, colliers, bijoux spiralés pour les cheveux, bracelets à spirales), un collier en fer et de la céramique. Cette tombe a été datée du premier quart du VIe s. av. J.-C. - dans la rue Antypa, au Nord de Thermi, la fouille a mis au jour 14 nouvelles tombes : onze tombes à fosse avec ou sans couverture, ainsi que trois tombes à tuile. Six des tombes comportaient des sépultures d’enfants avec des jouets (billes et autres petits objets en pierre, figurines d’oiseaux en terre cuite). On signale également une tombe de jeune fille, dans une fosse aux parois enduites d’argile. S’y trouvaient encore les bijoux de la défunte, ses jouets et quelques unguentaria. Cet ensemble de tombes peut être daté du Ve et du IVe s. av. J.-C.

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À Thermi, au Sud-Est de Thessalonique, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles de sauvetage sur plusieurs terrains et a mis au jour des vestiges de l’habitat antique : - sur le terrain 106a (à l’angle des rues Vénizélou et Makrygianni), la fouille a mis au jour une section de canalisation maçonnée et voûtée (long. 5,19 m ; larg. 1,24 m ; haut. 1,84 m). Ses parois intérieures étaient revêtues d’une couche de mortier hydraulique dont l’épaisseur atteignait 0,54 m (partie inférieure de la structure). Sa datation n’a pas été établie, mais il est probable qu’elle ait été construite à l’époque protobyzantine. - sur le terrain 312 (rue Chalkidikis), qui avait déjà été partiellement exploré en 1996 et avait livré un mur, la fouille a mis au jour, sous une couche de pierres dispersées, les vestiges de murs appartenant à deux bâtiments mitoyens. Le mobilier compte des fragments de tuile et de la céramique commune, de la céramique à vernis rouge ou marron et de la céramique peinte de la fin de l’époque archaïque. À une distance de 1,50 à 2 m au Sud-Ouest de ces deux bâtiments, on a mis au jour les chambres de chauffe de deux fours successifs (le plus récent est construit au-dessus de l’embouchure du four le plus ancien). Ils datent également de la fin de l’époque archaïque. En contact avec l’un des fours, on a mis au jour une sépulture orientée vers l’Est, dans une fosse peu profonde. Sa situation en dehors de la nécropole archaïque et dans l’habitat, son orientation et le bon état de préservation du squelette indique qu’il s’agit d’une tombe chrétienne de l’époque ottomane. - à l’angle des rues Mandritsas et Chalkidikis, on a mis au jour une petite citerne, dont les parois étaient revêtues de mortier hydraulique (dim. ext. 1,54 m x 1,52 m ; prof. 0,90-1 m). - dans la rue Vénizélou, on a mis au jour une petite partie de canalisation maçonnée et voûtée, sur une longueur de 1,55 m. Un segment d’une autre canalisation (longueur 1,60 m, hauteur 0,52-0,65m, largeur intérieure 0,80 m) a été mis au jour en avant du no 1 de la rue  ; de section orthogonale, les parois de la canalisation étaient maçonnées en blocs de calcaire et sa couverture étaient en pierres plates. Ses parois internes étaient revêtues de mortier hydraulique. La canalisation était équipée d’un puits d’accès permettant son entretien.

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À Athytos, près de la colline de Koutsomylos, V. Misaïlidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 et 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Stamou et mis au jour des vestiges d’une maison à onze pièces (dim. 12,50 x 19,50 m ; fig. 1) datée de l’époque hellénistique. Certaines pièces étaient recouvertes d’une couche de destruction comportant de nombreux fragments de tuiles. Sous cette couche, la fouille a notamment dégagé, dans la pièce B, un foyer orthogonal (1,30 x 1,15 m ; fig. 2), dans la pièce C, trois pithoi alignés et dans la pièce D, un puits de l’époque tardo-byzantine ou plus tardif. Dans la pièce Z, un bain (dim. 1,40 x 0,90 m ; fig. 3) et une structure maçonnée rectangulaire (cuisine ?), une base de périrrhantérion, ainsi que des plats, des lampes et des pesons ont été retrouvés. La céramique à vernis noir recueillie à l’intérieur des pièces date de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C., ce qui situerait la destruction de la maison vers la fin du IVe s.

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Dans la région agricole près d’Athytos, V. Misaïlidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Pyli, sur lequel un ensemble de tombes à fosse a été mis au jour. Deux des tombes comportaient de la céramique corinthienne de la seconde moitié du VIe s. et un skyphos à figures noires du groupe CHC, ainsi que des bijoux en bronze.

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Dans le secteur d’Eukarpia, au Nord de Thessalonique, E. Lambrothanassi (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles de sauvetage sur trois terrains qui s’inscrivent dans les limites de la nécropole de l’Âge du Fer : sur le terrain Papadopoulou (11, rue 28is Oktovriou), la fouille a mis au jour 96 nouvelles sépultures, dont 87 tombes à fosse et couverture en dalle de schiste, une ciste sans couverture, deux fosses dont les parois étaient maçonnées et six vases funéraires (contenant les restes de crémations) placés dans de petites fosses. 45% des tombes abritaient encore du mobilier : des vases, des bijoux en fer et en bronze , quelques armes en fer. sur un terrain au no 4 de la rue Megalou Alexandrou, on a dégagé 38 tombes, toutes à fosse et couverture de schiste, sauf une à ciste. On a recueilli du mobilier dans 44,7% des tombes : des vases, des bijoux et parures en or, en bronze et en fer, une perle en verre, un fragment d’epistomion et des lames de poignard. sur le terrain Pagoni et Bikou (4, rue Polytechneiou), on a fouillé 20 tombes, dont 15 à fosse à couverture de dalles de schiste et cinq vases funéraires contenant des restes de crémation. Moins de la moitié des sépultures comportait du mobilier. La fouille des secteurs central et Sud du terrain n’a livré aucune tombe, ce qui indique que la limite Sud du secteur Sud-Est de la nécropole a été atteinte.

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Dans le secteur agricole près d’Ano Scholari, au Sud de Thessalonique, V. Allamani (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le champ no 122 et mis au jour les vestiges d’une installation agricole de l’époque romaine. Un pithos (haut. 1,20 m ; diam. 1 m) en place a été découvert. Il comporte de multiples réparations anciennes avec des attaches en plomb. Sa fosse de fixation a perturbé deux fosses plus anciennes qui se recoupent (diam. 1,20 m chacune). Celles-ci comportaient une couche de terre compacte, des traces de feu et des tessons de céramique commune romaine. Au Nord-Ouest de la zone, une autre fosse (diam. 0,80 m) a été fouillée. Le mobilier – de la céramique commune, quelques os, quelques coquillages, des traces de cendres, des tuiles de type laconien – date de l’époque romaine. L’ensemble est interprété comme les vestiges de l’aire de stockage d’un ensemble agricole dont les vestiges construits n’ont pas été mis au jour.

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À Oraiokastro, E. Lambrothanassi (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Giotopoulou (rue Gounari) et mis au jour 63 nouvelles sépultures. Il s’agit de tombes à fosse couvertes d’une dalle de schiste ou de fragments de pithoi, ainsi que de tombes à ciste. Les sépultures, principalement orientées Nord-Sud, comportaient des vases, des perles biconiques en argile et des bijoux en bronze et en fer. Ce mobilier permet de dater la nécropole du VIIIe s. av. J.-C.

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Au Sud de la commune de Peristeronas, au pied de la colline la plus proche, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage en 2002 et mis au jour des vestiges de construction de l’époque hellénistique et de la période byzantine. Les fondations de trois murs appartenant à un bâtiment de la fin de l’époque hellénistique et formant deux pièces ont été dégagées. À peu de distance, un quatrième mur a été mis au jour sur une seule assise. Le mobilier recueilli le date de l’époque byzantine. Entre ces deux bâtiments, on a fouillé des petites parties de sols d’argile, une couche de destruction, ainsi qu’une structure circulaire en tuiles posées de chant. La datation de la céramique recueillie dans les couches perturbées s’échelonne entre l’Âge du Fer et l’époque byzantine. Les monnaies datent principalement de l’époque hellénistique, mais aussi, pour certaines, de l’époque romaine et byzantine. A proximité des fondations des murs, on a découvert trois tombes à ciste d’époque byzantine, qui renfermaient les sépultures de deux enfants, sans mobilier, et d’une femme, avec une monnaie byzantine en bronze.

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Sur la plage de Kallithéa, au Nord du sanctuaire de Zeus Ammon, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a repris en 2002 la fouille de sauvetage des terrains 145, 146 et 147 sur lesquels la 10e éphorie des antiquités byzantines avait mis au jour en 1993 des vestiges de bains de l’époque médiobyzantine (fig. 1). Des vestiges de constructions appartenant à trois phases de l’époque romaine (Ier-IIIe s. apr. J.-C.) ont été mis au jour dans la partie centrale du terrain. Les vestiges de deux complexes architecturaux appartenant à deux phases distinctes, mais dont le plan n’est pas très lisible, ont été dégagés dans la partie Ouest de la zone fouillée. Dans ce secteur on signale la découverte d’un trésor de 21 monnaies du IIIe s. apr. J.-C.

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Dans la région de Paliouri, E. Tsigarida (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur un champ au lieu-dit Kanistro et mis au jour les vestiges d’une villa maritime de l’époque romaine, composée de deux complexes architecturaux. Le bâtiment oriental est constitué de quatre pièces. Deux phases de construction ont été observées, la première à la fin du IIIe ou au début du IVe s., la seconde à la fin du IVe ou au début du Ve s. apr. J.-C., d’après les trouvailles monétaires. Le bâtiment occidental est plus grand et compte au moins six pièces à fonction artisanale. Quatre états de construction, contemporaines de celles du bâtiment oriental, ont été observés. Le mobilier compte de la céramique commune, des monnaies du IVe s. apr. J.-C., des fragments de vases en verre, des petits objets en bronze (fibules, serrures) et des clous en fer.

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Dans la région de Paliouri, E. Tsigarida (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le champ Vallanti et mis au jour une partie d’une nécropole de l’époque romaine. Neuf tombes ont été fouillées : cinq à tuile, trois à fosse et une à ciste. Quatre d’entre elles comportaient des inhumations ; une  était vide ; trois tombes à tuile et la tombe à ciste renfermaient les restes de crémations. Le mobilier – des amphores à fond pointu, une oenochoé, des gobelets, des skyphoi en sigillée de type oriental, des unguentaria, des skyphoi à vernis rouge, ainsi que quelques clous en bronze et en fer – permet une datation à la fin du IIe ou au début du IIIe s. apr. J.-C.

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Sur le site de l’antique Mendè, S. Asouchidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Phoka et mis au jour six tombes de l’époque romaine. On compte deux sépultures doubles dans des fosses, à côté desquelles se trouvaient aussi des rassemblements d’os provenant de sépultures antérieures, ainsi qu’une tombe à ciste, dont la dalle de couverture était une stèle inscrite à fronton en poros et en mauvais état de conservation. Cette tombe comportait une inhumation et des os d’une sépulture plus ancienne sous lesquels se trouvait une monnaie de Gordien III (238-244 apr. J.-C.).

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À Sartè, S. Asouchidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002, à l’occasion de travaux de canalisations en avant du terrain no 53,  une fouille de sauvetage qui a livré deux murs en contact l’un avec l’autre, construits en blocs de taille (long. 5,50 m ; haut. max. 1,53 m). Très peu de mobilier a été recueilli : un peson en terre cuite, une lamelle en métal, quelques tessons de céramique commune et de céramique à vernis noir. Ces vestiges attestent le développement de la ville antique de Sartè au Nord de la commune moderne, sur la colline où se trouve l’école primaire.

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Dans la commune de Iérissos, E. Trakossopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles de sauvetage sur les terrains Panagiotou, nos 205 et 206, mettant au jour cinq nouveaux fours de potiers appartenant à la zone artisanale antique qui se trouve en marge de la nécropole d’Akanthos. Les fours ont été mis au jour dans un ensemble constitué principalement d’une cour et d’un portique orienté Sud-Est/Nord-Ouest, ouvert sur la mer. Du portique, il reste un mur construit en pierre (long. 10,80 m ; larg. 0,50-0,60 m), sept bases (dim. 0,60 x 0,75 m ; haut. 1 m) couronnées chacune par une pierre plate qui devait soutenir un pilier en bois. À un niveau inférieur, la fouille a mis au jour les fondations en pierre d’une structure plus ancienne, d’orientation identique au portique. Autour du portique, on a dégagé huit fosses-dépotoirs, dont l’une servait d’annexe pour le stockage des produits du four 5, notamment des cales en argile pour la cuisson de grands vases (hydries et amphores, dont des tessons ont été trouvés à l’intérieur du four), tandis que les autres comportaient deux niveaux de déchets. La partie inférieure d’un pithos, ayant probablement servi à la préparation de l’argile, a été mise au jour près du four 5. Sur les cinq fours identifiés, deux n’ont laissé que des traces. Les trois autres étaient relativement bien conservés : les fours 4 et 6, de forme circulaire (diam. 2,67 m), munis chacun d’une embouchure tournée vers le Nord-Ouest, étaient installés sur une base rectangulaire (8,50 x 4,60 m) dallée. Les fours sont conservés jusqu’à la hauteur de la chambre de chauffe (0,50 m) et de la sole en argile. Leur élévation en briques n’était pas en place. La céramique commune et une monnaie en bronze permettent de dater l’utilisation de ces deux fours à la fin du IVe s. av. J.-C. le four 5, de forme circulaire (diam. 3,30 m), était conservé sur une hauteur de 1 m. Son embouchure était tournée vers le Nord-Est, vers la mer. Ses parois étaient en briques ; le sol était recouvert d’argile. Le pilier central soutenant la sole est également conservé. Son utilisation peut elle aussi être datée par des fragments d’amphores de la fin du IVe s. av. J.-C.

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Dans la commune de Iérissos, E. Trakossopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage à proximité de la zone artisanale (voir Chronique, n. 4152), sur le terrain Mandalou (no 221). Les travaux ont livré des vestiges de fondations de murs de la fin de l’époque classique. On a fouillé un sol dallé (dim. 2,50-1,50 x 9,50 m) appartenant probablement à la cour d’une maison, ainsi qu’une grande partie d’une pièce (dim. 5,55 x 4,30 m), entourée d’autres pièces partiellement dégagées, appartenant à un deuxième état de construction. Le mobilier se compose de nombreux tessons de céramique commune et de céramique à vernis noir, ainsi que de onze monnaies et de trois pesons.

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Dans la commune de Iérissos, E. Trakossopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur plusieurs terrains qui s’inscrivent dans le secteur des nécropoles Nord-Est (près de la plage) et Sud-Ouest de la ville antique d’Akanthos. dans la nécropole Nord-Est, la fouille du terrain no 133 (Vergini) a livré 97 nouvelles tombes des époques classique et hellénistique. 77 étaient des tombes à fosse. Parmi elles, on compte trois cas de sépultures doubles et 12 sépultures de nourrissons, d’enfants ou d’adolescents. 28 des tombes ont livré du mobilier. On compte également 12 enchytrismes en amphores et un en hydrie, cinq tombes à tuile et deux tombes revêtues d’argile. dans la nécropole Sud-Ouest, la fouille du terrain 14 (Soultani) a livré onze tombes à fosse et très peu de mobilier. Sur le terrain no 2 (Aggelou), la fouille s’est poursuivie et a révélé 20 nouvelles tombes de l’Âge du Fer et de l’époque archaïque. La majorité  consiste en des pithoi entourés de pierres. On compte sept sépultures d’enfants. Dans onze cas, on a constaté des sépultures multiples. 43% des tombes comportaient du mobilier : des bijoux en bronze (bracelets, fibules, perles) et quelques-uns en or. Sur le terrain Gkeli, 13 tombes de l’Âge du Fer ont été fouillées : onze inhumations en pithoi et trois tombes à fosse. Les défunts étaient accompagnés de bijoux en bronze et de quelques objets en or. Jusqu’en 2002, 10 088 tombes au total ont été mises au jour dans les nécropoles d’Akanthos.

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À Thessalonique, dans le quartier d’Ambelokipoi, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage en 2002 de plusieurs terrains qui s’inscrivent dans le secteur de la nécropole Ouest de la ville : - la fouille du terrain au nos 6-8 de la rue Chr. Rapti a livré 27 tombes à tuile du IVe s. apr. J.-C. et une structure identifiée à un autel. Les tombes étaient orientées Est-Ouest. Deux d’entre elles comportaient des sépultures d’enfants. Peu de mobilier a été trouvé ; on signale néanmoins une boucle d’oreille en or, une fibule et un bracelet en bronze, des perles en verre et des vases. - à l’angle des rues Agathonos et Plapouta, on a mis au jour neuf tombes à voûte du IVe s. apr. J.-C., organisées en deux groupes. Seule une tombe n’avait pas été pillée. Elle présentait un toit en terrasse et une entrée au Nord. On y a recueilli un unguentarium et une oenochoé en verre ainsi qu’une pointe de lance en fer. - la fouille du terrain au no 9 de la rue Platonos a livré trois tombes à tuile et trois tombes à fosse du IIIe s. apr. J.-C., d’après la monnaie de Caracalla trouvée dans la bouche d’un défunt.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage effectuée en 2002 sur un terrain au no 13 de la rue Aiolou. On y a mis au jour une partie d’une grande citerne. Son mur Sud, conservé sur une longueur de 10 m, présente quatre contreforts contre le parement externe, espacés de 1,50 m. Son mur Est, conservé sur une longueur de 3 m, ne conserve qu’un contrefort. Ses parois internes préservent plusieurs couches successives de mortier hydraulique. Le sol devait être recouvert de briques. D’après le mode de construction, on estime que la citerne date de l’époque médiobyzantine.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’une fouille de sauvetage effectuée en 2002 sur un terrain à l’angle des rues Dimitriou Poliorkitou et Perseos. On y a mis au jour les vestiges de plusieurs phases d’occupation de ce secteur de la ville. Dans l’angle Nord-Est du terrain, on a dégagé les vestiges de thermes privés du XIXe s. (fig. 1). La pièce chaude, fondée sur le rocher, en est conservée jusqu’au départ de la voûte de couverture. On a également découvert les vestiges d’une citerne orthogonale (dim. 1,34 x 0,92 m) antérieure aux thermes du XIXe s. La citerne était construite en briques liées au mortier, et pourvue d’un revêtement interne de deux couches de mortier hydraulique. Elle était munie d’une niche sur le côté occidental et d’un bassin pour le fonctionnement d’une fontaine. Dans la partie Nord-Ouest du terrain, la fouille a mis au jour trois tombes à fosse qui comportaient des sépultures en place, ainsi que des amas d’os appartenant à des sépultures plus anciennes. Parmi le mobilier recueilli, on signale un bouton en bronze, une monnaie en bronze, un fragment de vase en verre, ainsi qu’une tasse à glaçure du XVe ou du XVIe s. À l’extrémité Sud-Est du terrain, on a trouvé quatre inhumations simples, près desquelles on a recueilli les fragments de trois tasses à glaçure et un collier en bronze. Ces tombes étaient manifestement liées à un monastère de l’époque ottomane. Le site présente des traces d’occupations plus anciennes encore, représentées par une colonnette sculptée de l’époque protobyzantine (dim. 0,61 x 0,29 m) ornée d’une croix inscrite dans un cercle (fig. 2), et par une couche de remblai, liée à aucun vestige construit mais comportant de la céramique de l’époque romaine.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’une fouille de sauvetage effectuée en 2002 sur un terrain situé à l’angle des rues Aiolou et Maiandrou. On y a mis au jour les vestiges du triclinium et de deux des pièces occidentales d’une grande villa urbaine de l’époque protobyzantine. Le mur occidental du triclinium (long. 10,70 m ; larg. 0,90 m) est percé de deux portes qui donnent accès à deux pièces (4,65 x 2,50 m et 5,30 x 1 m respectivement). Dans un état ultérieur, l’une des portes a été murée, les pièces ont été divisées par de nouvelles cloisons et réaménagées.

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À Thessalonique, dans le secteur de la nécropole orientale, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage effectuée en 2002 sur le terrain situé à l’angle des rues Ikarou, Prevezis et Makedonomachon. On y a mis au jour une tombe à voûte détruite et une tombe à voûte maçonnée monumentale (dim. 2,30 x 1,30 x 1,70 m). Celle-ci a été trouvée pillée et remblayée, mais elle comportait deux sépultures perturbées et les os d’une sépulture antérieure, ainsi qu’une fibule en fer pour seul mobilier. L’intérieur de la tombe préservait un décor peint polychrome avec des croix. Elle est datée de la seconde moitié du VIe s. apr. J.-C.

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Dans la ville d’Édessa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 la fouille préventive du terrain Géorgitsas et Iov (O.T. 184 γ, rue Florinis) au cours de laquelle on a mis au jour une partie de la nécropole Ouest de la ville, utilisée de l’époque hellénistique à la période ottomane. La fouille a livré une tombe à chambre du IIe s. av. J.-C., une tombe à tuiles d’époque romaine, vingt-neuf sépultures datant de la période ottomane et encore une qu’il n’a pas été possible de dater (fig. 1-2). Un certain nombre de creusements ont également été mis au jour. Déjà repérée dans le passé, la tombe à chambre mise au jour était souterraine, taillée dans la roche. De forme quasiment carrée, la chambre unique de la sépulture (long. 3,10 m ; larg. 2,70 m) comportait le long des côtés Est et Ouest deux lits funéraires (larg. 0,60 m) également taillés dans la roche. Elle était accessible sur le côté Nord par une entrée étroite (larg. 0,30 m) définie du côté intérieur par deux montants. À l’extérieur de l’entrée, deux dalles de schiste (haut. 2,10 m ; larg. 0,60 m chacune) dressées à la verticale faisaient office de porte (fig. 2). Un dromos (long. 1,50 m ; larg. 1,80 m), accessible au bout de trois marches taillées dans la roche, menait à l’entrée. Une grande ouverture ovale (long. 1,70 m ; larg. 1,10 m) repérée sur le toit de la sépulture avait vraisemblablement été pratiquée pour la piller. La tombe a livré une boucle d’oreille à tête de lion en or, deux monnaies en bronze (dont une d’époque hellénistique et l’autre affichant un casque macédonien sur le revers), une double épingle en bronze, des clous en fer (portant des traces du bois du lit funéraire) et de la céramique, dont une lampe à corps biconique, des petits skyphoi, des fragments d’unguentaria et d’une pyxis (fig. 3). Cet assemblage date la dernière utilisation de cette sépulture du IIe s. av. J.-C. À l’Ouest de la tombe à chambre, on a découvert une tombe à tuiles (no 14) ayant accueilli, d’après sa taille, la dépouille d’un enfant. La tombe est orientée Nord-Sud et l’enfant y aurait été déposé la tête au Sud. La tombe était en mauvais état de conservation, mais le type de mortier employé et les tuiles de couverture suggèrent une datation à l’époque romaine. Dans la partie Nord du terrain vingt-neuf sépultures d’époque ottomane ouvertes dans la roche ont été dégagées. Il s’agit tantôt de tranchées peu profondes et tantôt de tombes à ciste à proprement parler taillées dans la roche, parfois au détriment de sépultures antérieures. Les défunts y avaient été déposés en position allongée, la tête à l’Ouest et les bras le long du corps. Dans certaines tombes on a retrouvé plusieurs inhumations à différents niveaux. Trois ou quatre sépultures appartenaient à des enfants ; on a également retrouvé les restes d’un enfant déposés près des pieds d’une inhumation d’adulte (tombe no 13). Une dizaine de clous en fer ont été retrouvés : la tombe 1 en a livré trois, la tombe no 30 six, disposés autour du défunt et indiquant l’utilisation d’un lit funéraire en bois, tandis que dans la tombe d’enfant no 21 un clou a été trouvé à l’emplacement du cœur. À l’Est de la tombe à chambre, la tombe no 5, de même orientation Nord-Sud que la tombe romaine no 14, aurait également été celle d’un enfant, à en juger par sa taille. Sa date n’est pas précisée. Enfin, dans la partie Sud du terrain, on a fouillé huit creusements, dont six correspondraient à des dépotoirs récents et à un fossé qui aurait servi pour les fondations d’un mur plus ancien.

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Dans la ville d’Édessa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 la fouille d’urgence du terrain Mitsinakis (sur la rue Makédonomachon) en vue de sa construction, mettant au jour des vestiges de l’époque tardobyzantine. Située à l’extrémité Est de la partie Nord de l’acropole de l’Édessa antique, la partie de la structure étudiée est construite en pierres brutes et mortier de chaux (long. 9 m ; larg. 1,80 m ; haut. 0,50 m). Son épaisseur et son orientation suggèrent qu’elle pourrait faire partie de la fortification de la ville, en continuité peut-être des segments d’époque tardobyzantine découverts auparavant sur la rue Frangou.

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Dans la ville d’Édessa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 la fouille d’urgence  du terrain Loussas, situé au no 1, rue Phidiou, au cours de laquelle ont été mise au jour deux tombes (fig. 1) appartenant à la nécropole Ouest de la ville antique, utilisée entre l’époque hellénistique et la période ottomane. De la tombe no 1, seule la petite partie qui se trouvait à l'intérieur du le terrain fouillé a pu être dégagée, ne livrant qu’un crâne, sans datation. Dans la tombe no 2, le défunt se trouvait en position allongée, les mains placées au niveau du diaphragme, seul élément de datation possible, à l’époque byzantine ou peu après. Dans la même fosse on a retrouvé des restes humains issus d’inhumations antérieures. Un segment de conduit d’époque indéterminée (long. 1,95 m ; larg. ext. 0,80 m ; larg. int. 0,22 m) a par ailleurs été mis au jour ; il était couvert de plaques de schiste, tandis que ses parois étaient constituées de deux rangées de blocs de tuf liées au mortier.

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Dans la ville d’Édessa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) et M. Païssidou (11e éphorie des antiquités byzantines) ont mis au jour en 2002, lors d’une fouille de sauvetage sur le terrain Outas (rue Philippou), une partie de cimetière d’époque tardo-byzantine ainsi que des niveaux datant de l’époque ottomane, dont deux fosses à détritus. Une trentaine de sépultures ont été découvertes en dessous de niveaux datant de la période ottomane, dans un secteur situé à l’extérieur de la fortification antique et avoisinant la zone des rivières. Il s’agit principalement de tombes en fosse, mais on a également mis au jour des tombes à ciste taillées dans la roche ou à parois maçonnées, avec un sol en briques ou en tuiles, des tombes à tuiles, ainsi que des inhumations simples. Dans six cas, l’utilisation d’un cercueil fermé est attestée ; deux inhumations comportaient un support en terre cuite pour la tête, alors que dans neuf autres, la tête du défunt était calée entre deux blocs de tuf. Trois des tombes étaient accolées et formaient vraisemblablement un ensemble familial pour une femme et deux enfants ; en tout, un cinquième des sépultures appartenait à des enfants. Les deux tombes à ciste maçonnées étaient celles de femmes ; elles contenaient un riche mobilier. Des bijoux en bronze (bracelets, boucles d’oreille, pendentifs globulaires) des boutons en bronze, un pendentif en terre cuite avec une représentation de la gorgone ont été retrouvés. Un clou avait été placé dans la bouche de trois des défunts. Après son abandon, le cimetière a été perturbé par le creusement, à l’époque ottomane, de deux fosses à détritus profondes contenant de la céramique utilitaire commune et glaçurée, du matériel de construction, des os d’animaux et quelques outils en bronze et en fer.

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Dans la ville basse de l’Édessa antique, lors de travaux d’entretien à l’intérieur de la porte Sud des remparts, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a recueilli en 2002 un fragment de marbre (long. 0,145 m ; larg. 0,12 m) portant une inscription sur deux lignes (fig. 1), dont la datation n’est pas précisée.

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Dans le secteur de Longos d’Édessa, dans le champ Bektsis, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille d'urgence en 2002 et a mis au jour deux tombes du IVe s. av. J.-C. appartenant à la nécropole Sud de la ville basse de l’Édessa antique. La tombe 1 était en partie taillée dans la roche (côtés Nord et Ouest), tandis que ses parois Sud et Ouest étaient en partie maçonnées en moellons ; son ouverture (long. 2,30 m ; larg. 1,10 m) était couverte de cinq moellons. Le sol comportait quatre trous correspondant aux pieds d’un lit funéraire en bois. Le défunt y était déposé la tête dans l’angle Sud-Ouest et accompagné d’une œnochoé à bec trilobé (fig. 1), d’un lécythe aryballisque, de deux unguentaria, d’un petit gobelet, d’un skyphos de type bolsal, d’un strigile en fer et de trois pièces en argile. Des clous en fer et deux rivets en bronze ont par ailleurs été retrouvés dans les trous du sol. La tombe 2 (long. 1,33 m ; larg. 0,70 m) aurait appartenu à un enfant. Aucun reste humain n’y a été retrouvé mais elle a livré un unguentarium globulaire, une petite œnochoé, un petit gobelet, un kalathos en argile grise, quarte pièces en argile, une figurine représentant un cavalier et une autre abîmée, une monnaie en bronze, un poignard en fer et des clous en fer qui proviendraient d’un lit funéraire en bois.

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Au Nord-Ouest de la commune de Prophitis Ilias (région d’Édessa), au lieu-dit Skliropetra, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2002, la fouille préventive de trois tumuli de l’Âge du Fer, appartenant à une nécropole tumulaire repérée lors d’une prospection deux ans auparavant. Outre les seize tumuli enregistrés, d’autres ont été repérés vers l’Est. La chambre (long. 1,75 m ; larg. 0,75 m) du tumulus 1 (diam. max 11 m ; haut. 1 m) était située à son sommet et son sol était recouvert de petites pierres brutes. On y a retrouvé les tessons d’un bol conique à bord aplati et anses triangulaires, ainsi que des tessons d’autres vases de l’Âge du Fer. Le tumulus 2 (diam. max 9 m ; haut. 0,90 m ; fig. 1) comportait une chambre funéraire de forme ellipsoïdale (long. 2,40 m ; larg. 0,70 m) orientée Est-Ouest et dont le sol (prof. 0,40 m) était recouvert de petites pierres brutes. Tournée vers l'Est, son entrée (larg. 0,97 m) était fermée d’une pierre plate dressée entre les montants et donnait sur un dromos (long. 2 m). Des restes humains n’y ont pas été retrouvés ; la chambre contenait un fragment d’œnochoé non décorée, tandis que le dromos a livré les tessons d’un vase cantharoïde. Située au sommet du tumulus 14 (diam. 9,50 m ; haut. 0,90 m), une autre tombe était également orientée Est-Ouest. Elle comportait une chambre funéraire de forme ronde (diam. 3 m) dont le sol (prof. 0,40 m) était recouvert de petites pierres brutes, ainsi qu’un dromos (long. 2,30 m). Outre quelques os dégradés, la chambre a livré les tessons d’environ dix vases, deux fibules en bronze du type en lunettes, un sphécotère et deux perles biconiques également en bronze, ainsi que des fragments d’un petit couteau en fer.

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Au Sud-Est de la commune d’Aloro (au Nord d’Edessa), A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi, en 2002, les fouilles autour du rempart Ouest de la ville antique et a mis au jour des structures d’époque hellénistique associées au rempart, ainsi que des sols pouvant dater de l’époque préhistorique. Deux sondages ont été entrepris à l’intérieur du rempart Ouest avec l’objectif de dater sa phase la plus ancienne et de repérer d’éventuelles structures qui lui seraient associées. À 86 m au Nord de son angle Sud-Ouest, on a repéré une rangée de pierres orientée Nord-Ouest/Sud-Est qui recoupe le rempart en diagonale et date probablement d’une phase hellénistique. Des tessons de divers types de vases hellénistiques ont été retrouvés dans les couches les plus profondes, mélangés à de la céramique préhistorique, tandis qu’à l’Est de cette structure on a mis au jour un pavage de petits galets qui pourrait indiquer une utilisation de cet espace à l’époque préhistorique. Par ailleurs, à 2 m au Nord de la porte du rempart, on a mis au jour une couche de galets qui recouvrait un niveau de destruction comportant tuiles et tessons (dont un fragment d’unguentarium et une anse de vase à vernis noir décorée d’un masque en relief) ; ces niveaux, sur lesquels reposerait la première phase du rempart, dateraient sa construction de la période tardo-hellénistique.

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Dans la ville de Verria, rue Piérion, É. Stéphani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur les terrains Théodoridis et Pirpéridis  qui se trouvent rue Pierion et a mis au jour un groupe de cinq tombes en fosse d’époque byzantine. Simplement creusées dans la roche tendre et recouvertes de terre argileuse, les cinq sépultures étaient orientées Est-Ouest et avaient les mêmes dimensions (long. 2 m ; larg. 0,70 m, environ), à l’exception de la tombe 5 (long. 1 m ; larg. 0,40 m) ayant appartenu à un enfant. Leur datation a été établie grâce à la céramique à glaçure ou non décorée (bols, assiettes et œnochoés) qui accompagnait ces inhumations.

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Dans la ville de Verria, É. Stéphani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur la rue Xanthou et a mis au jour une tombe à chambre d’époque hellénistique appartenant à la nécropole Sud-Est de la ville antique. La tombe, accessible par un dromos (fig. 1), possède une chambre funéraire presque carrée (long. 3,20 m ; larg. 3,10 m ; haut. 2,10 m) et voûtée, dont l’entrée se situe vers le Nord-Est ; à l’intérieur, trois lits sont taillés dans le tuf aux côtés Nord (long. 1 m ; larg. 3,20 m), Sud et Ouest (long. 1 m ; larg. 2,50 m chacune). Si les trois lits ont livré des restes humains, les vases qui les accompagnaient indiquent une utilisation de la sépulture à deux périodes distinctes. La défunte du lit Nord, qui portait deux boucles d’oreille en forme d’anneaux en or, était accompagnée d’un unguentarium fusiforme à vernis noir et d’une œnochoé à vernis noir du style West Slope (fin et milieu du IIIe s. av. J.-C., respectivement). Apparemment plus récentes, les inhumations des lits Sud et Ouest, qui ont aussi livré des restes de bois, des jointures et clous en fer indiquant l’utilisation de lits funéraires en bois, étaient accompagnées de vases datés du milieu du IIe s. av. J.-C. (une œnochoé à vernis noir, un skyphos à vernis rouge du type bolsal, des unguentaria et des gobelets sans anses). À l’issue de l’étude la tombe a été enfouie à nouveau afin d’assurer sa conservation.

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Dans la ville de Verria, É. Stéphani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2002, une fouille préventive sur le terrain Trochopoulos (4, Parodos Patroklou). Ces recherches ont mis au jour une partie des fondations d’un bâtiment hellénistique et une partie d’une installation de bains d’époque romaine, sous des vestiges d’époque byzantine (Cf. Chronique, notice 345). L’état très fragmentaire des fondations d’époque hellénistique, datées du dernier quart du IIIe siècle au deuxième quart du IIe s. av. J.-C., ne permet pas d’identifier des espaces. Au-dessus se trouvaient les vestiges, également fragmentaires, de structures d’époque romaine : on a retrouvé des parties de fondations, un système de conduites maçonnées, taillées ou en céramique et un bassin (fig. 1), tous caractérisés par l’utilisation du mortier hydraulique. Il s’agit d’une partie du complexe thermal déjà rencontré lors de la fouille, en 1990, du terrain Syméonidis voisin.

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Dans la ville de Verria, au croisement de la rue Thomaïdou avec la rue Piérion, É. Stéphani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2002, lors d’une fouille de sauvetage, un segment du rempart antique de la ville. Le segment découvert (long. 1,5 m ; larg. 1 m) est conservé sur une hauteur de deux assises : celle du haut est constituée de blocs bruts de tuf, alors que celle du bas exploite le tuf naturel du sol soigneusement taillé. Sa découverte aide à suivre le tracé du rempart Sud, dont une grande partie est visible sur la rue Thomaïdou. La céramique collectée n’a pas apporté de précisions quant à sa datation.

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Au Sud-Est de Verria, dans la commune d’Aghia Varvara, É. Stéphani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002, lors de travaux de voirie sur la rue Anoixis, la fouille d’une tombe à chambre voûtée utilisée entre le deuxième quart du IVe et le milieu du IIe s. av. J.-C. La tombe, qui comporte une seule chambre, a été taillée dans le tuf avec une façade à fronton recouverte d’un enduit blanc. L’entrée rectangulaire (long. 0,87 m ; larg. 0,55 m ; haut. 1,65 m) avait été obstruée par trois assises de blocs de tuf. Pourvue de trois lits au Nord, au Sud et à l’Ouest (haut. 0,60 m), ainsi que d’une structure à trois marches entre l’entrée et le lit Nord, la chambre funéraire (long. 3 m ; larg. 2,95 m ; haut. 1,85 m) était elle aussi entièrement recouverte d’enduit blanc. Outre la découverte de dépouilles sur chaque lit funéraire, des inhumations secondaires ont été retrouvées. Des indices retrouvés sur les lits Nord et Ouest (clous et joints en fer) suggèrent l’utilisation de lits en bois. Sur le lit Sud (long. 2 m ; larg. 0,90 m) le défunt était accompagné d’une pyxis et d’un petit skyphos du milieu du IIe s. av. J.-C., ainsi que de deux strigiles et de deux lances en fer. Le lit Ouest (long. 2 m ; larg. 1 m) a livré deux petits skyphoi à vernis noir du milieu du IIe s. av. J.-C., un unguentarium de la fin du IIIe s. av. J.-C., une monnaie en bronze du règne de Cassandre (après 306 av. J.-C.), un strigile et une lance en fer. Au lit Nord (long. 1,96 m ; larg. 1,05 m) on a trouvé deux petits skyphoi du milieu du IIe s. et de la fin du IIIe ou du début IIe s. av. J.-C. respectivement, ainsi qu’une monnaie en bronze du règne d’Antigone Gonatas (277-239 av. J.-C.). Vingt-quatre autres vases ont été retrouvés dans le couloir entre les lits, ainsi que sur et devant la structure mentionnée, qui servait vraisemblablement à déposer des offrandes : on recense des oenochoés, des pyxides et des skyphoi bolsal à vernis noir, des amphores macédoniennes, des askoi, des unguentaria, des gobelets et d’autres types de skyphoi, couvrant une période allant du deuxième quart du IVe au milieu du IIe s. av. J.-C.

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Au Sud-Est de Verria et à l’Est de la commune d’Asomata, A. Koukouvou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2002, dans le cadre des fouilles de sauvetage préalables à la construction d’un segment de la nouvelle voie Égnatia, une nécropole de la fin de l'époque archaïque. Il s’agit d’un groupe de tombes à fosse rectangulaire, taillées dans la roche (fig. 1), sans orientation dominante ni relation particulière entre elles. La moitié des inhumations ne comportait aucun mobilier. Les autres défunts étaient accompagnés de vases locaux et importés, de figurines en argile et de bijoux.

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Au Sud-Est de Verria, au lieu-dit Délik-Tash, près de la commune d’Asomata, É. Stéphani (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2002, lors de fouilles de sauvetage en vue de la construction d’un segment de la nouvelle voie Égnatia, trois tombes à ciste du début de l'Âge du Fer. Toutes trois taillées dans le tuf naturel, avec des parois couvertes de plaques de schiste (fig. 1), les sépultures contenaient, outre l’inhumation principale, plusieurs inhumations secondaires, ce qui indique une utilisation prolongée, peut-être par les membres d’une même famille. Les trois tombes ont livré des vases en céramique non tournés caractéristiques de la période, des objets en métal, tels une bague en bronze, des ornements tubulaires, des fibules du type en lunettes et des pointes de lance en fer.

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À Kypséli, à l’Est de Verria, M. Apostolou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2002 la fouille des champs Kororéas et Triantaphyllidis, où des bâtiments appartenant à la ville hellénistique avaient été découverts. Les recherches sur le champ Kororéas ont livré de la céramique, des objets en métal et des monnaies ; le bâtiment qui s’y trouve pourrait être une huilerie. Lors de la poursuite des fouilles dans le champ Triantaphyllidis et au-delà de ses limites Est, on a mis au jour une partie de bâtiment orienté Nord-Sud d’une longueur de 19,30 m, construite en blocs rectangulaires liés par de la terre. Une construction rectangulaire (long. 3,20 m ; larg. 2,10-2,20 m) dont les murs (épaisseur 0,50-0,55 m) étaient construits en moellons bruts a également été découverte ; elle était enduite par du mortier de chaux et comportant un conduit (long. 0,50 m ; diam. 0,12 m) au mur Est. Il pourrait s’agir d’un réservoir. La fouille a livré de la céramique, des monnaies et d’autres objets en métal.

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Sur les pentes Sud-Est du mont Vermion, A. Kottaridi (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2002 la fouille préventive des sites Tzamala IV, V et VI, liée au chantier de la nouvelle voie Egnatia, mettant au jour des vestiges datés entre l’Âge du Bronze et l’Âge du Fer. À Tzamala IV, sous un des tumuli du début de l'Âge du Fer, on a découvert un péribole funéraire circulaire (diam. 6 m environ) en moellons bruts qui renfermait six tombes à fosse creusées dans la roche naturelle à des profondeurs différentes et sans orientation dominante (fig. 1). Elles appartenaient toutes à des enfants ou à des bébés, enterrés en position fléchie sans mobilier ou accompagnés de petits vases (alabastre submycénien, arytère, petites cruches) et de bijoux (une fibule en os, des perles, un bandeau – en cuir ou tissu – décoré par des boutons et des anneaux en bronze). Ces sépultures datent du XIIe-XIe s. av. J.-C. La partie Est de l’enclos, disparue, pouvait contenir d’autres tombes. La fouille de la nécropole du début de l'Âge du Fer (fig. 2, 3) où on a retrouvé onze tumuli (fig. 4) – contenant en tout vingt-quatre tombes à ciste (fig. 5) – a été terminée. À l’Ouest de la zone, on a repéré vingt-six trous de poteaux. À proximité, deux fosses profondes (et probablement une troisième) avaient été creusées dans la roche et, selon leur forme, auraient contenu des pithoi. Interprétés comme les vestiges d'une installation à caractère pastoral, ces éléments sont peut-être associés aux restes de trois longues structures en moellons bruts, vraisemblablement des enclos ou des murets, qui ont également été repérés. Si leur datation n’est pas précisée, tous ces vestiges sont antérieurs à l’installation de la nécropole tumulaire au même emplacement. Un peu plus au Sud, à Tzamala V et VI on a poursuivi l’étude des restes de l’habitat du début de l'Âge du Fer  (fig. 6). On y constate la présence d’au moins quatre phases successives de construction, toutes datant du début de la période. L’avant dernière (B) paraît la mieux conservée. On a mis au jour de longs périboles (jusqu’à 50 m) et des murs construits en moellons bruts. En particulier, la phase B a livré les restes d’au moins quatre bâtiments de 50 à 60 m2, de plan allongé, sans doute des maisons : on y a retrouvé des sols en terre battue et des pavés, des foyers, des marmites, des pithoi entiers in situ, à moitié enfoncés dans le sol. Si les murs étaient vraisemblablement en pierre sur toute leur hauteur, la présence de charbons indique que les toits étaient en matière végétale, soutenus par des poteaux. L’un de ceux-ci a été retrouvé en place dans son trou. La présence de bâtiments entièrement construits en piquets (dont, au Nord, un grand bâtiment ovale appartenant aux premières phases de construction) est également attestée ; ceux-ci sont interprétés comme des bergeries. La céramique, qui constitue la grande majorité des trouvailles est majoritairement non tournée et presque toujours non décorée (marmites, pithoi, grandes lékanès, lopades).

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À l’Ouest de Vergina, A. Kottaridi (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené, en 2002, une fouille préventive du terrain destiné à accueillir le nouveau Musée Archéologique « Polycentrique » d’Aigai. Ces recherches ont mis au jour des restes d’habitations du début de l’époque hellénistique, appartenant vraisemblablement à un des hameaux (komai) d’Aigai. Les restes de constructions mis au jour comportent des murs d’habitation et d’enclos en moellons bruts (fig. 1). Ces structures font partie d’un ensemble qui s'étend sous le terrain voisin et également au-delà de la limite Nord-Ouest de Vergina. Sa superficie totale est estimée à plus de 8 hectares. On a choisi d’étudier plus en détail une partie d’une des habitations qui révèle un plan habituel, avec une cour intérieure. La couche de destruction de cette maison a livré de la céramique datant des dernières décennies du IVe s. av. J.-C. et des monnaies émises sous le règne d’Alexandre III.

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À l’Est de la commune de Palatiza, elle-même située à l’Est de Vergina, au lieu-dit Kéramario, A. Kottaridi (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2002, lors d’une fouille d’urgence menée dans le champ Lémonis, une partie de maison hellénistique ainsi que les restes d’un four datant de l’époque romaine. C’est au lieu-dit Kéramario qu’aurait été repéré un des hameaux (komai) d’Aigai, implanté sur la route qui mène de la porte Est d’Aigai vers Aloros et Pydna, en longeant le pied de la montagne. La maison qui y a été mise au jour (fig. 1-2) a vraisemblablement subi une déstruction violente au IIe s. av. J.-C., comme cela a été le cas pour le centre de la ville d’Aigai, peut-être en relation avec la défaite de Persée et la dissolution du royaume de Macédoine. Le matériel (céramique et monnaies) retrouvé en fouille, mais également recueilli en surface dans un rayon plus large, indique que l’installation remonte au moins au IVe s. av. J.-C. Au-dessus de la couche de destruction de la maison on a découvert les restes d’un four accompagnés de scories, indiquant l’implantation à cet endroit d’un atelier à l’époque impériale romaine.

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À l’Est de Vergina, A. Kottaridi (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a terminé, en 2002,  la fouille préventive menée depuis quelques années sur le terrain Chormovas. Au total, cent vingt-neuf tombes appartenant à la nécropole d’Aigai ont été mises au jour (fig. 1). Elles sont réparties entre une première phase tardo-archaïque et classique et une plus récente, tardo-hellénistique et proto-impériale. L’horizon d’inhumation le plus ancien comporte de grandes tombes à fosse disposées en rang serrés. Presque toutes ces sépultures ont été profanées et perturbées, mais on a néanmoins recueilli un céramique abondante (locale et importée, corinthienne et attique), des armes, des objets et bijoux en bronze qui appartenaient à des tombes riches (fig. 2-3). Des tombes de la période tardo-hellénistique (IIe-Ie s. av. J.-C.) se sont implantées au-dessus du niveau précédent, en recoupant parfois des sépultures antérieures. Ces tombes, à fosse, à tuiles ou à ciste de petite taille, n’ont pas été profanées. Leur mobilier est pourtant très restreint, voire inexistant, ce qui pourrait refléter un certain déclin de la ville par rapport aux époques antérieures.

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Dans le quartier A’ Prosphygon de la ville d’Édessa, à l’extérieur du rempart Nord-Ouest de l’acropole et à proximité des fouilles des années 1997 et 2001, lors d’une fouille d’urgence menée en 2002 sur le terrain Marinos-Moukas (rue Kessarias, O.T. 251 β), M. Païssidou (11e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour une partie du cimetière protobyzantin de la ville. On a découvert huit tombes à ciste taillées dans la roche sédimentaire, disposées dans une même orientation Est-Ouest et recouvertes d’au moins deux ou trois dalles (fig. 1) ; une de ces tombes comportait une marche taillée dans le côté Ouest. Les tombes comportaient des sépultures simples, doubles, mais le plus souvent multiples (primaires et secondaires, sur plusieurs niveaux successifs). Le rare mobilier provenant de ces tombes compte un anneau en or, une bague en bronze à chaton aplati, une boucle de ceinture en bronze et un pendentif doré en forme de disque et à perforation cruciforme au centre. Ce sont des éléments de parure très répandus en Grèce durant le VIe s. apr. J.-C., ce qui donne un indice concernant la datation de cette phase du cimetière.

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Dans l’acropole d’Édessa, près de l’ancienne cathédrale (Palaia Mitropoli), lors d’une fouille de sauvetage menée en 2002 sur le terrain Obaïd Zoud, M. Païssidou (11e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour des vestiges issus de quatre phases successives d’occupation, notamment de maisons proto- et médio-byzantines, d’une nécropole de l’époque des Paléologues, ainsi que d’une église post-byzantine, peut-être du XIXe s. On a dégagé les restes de deux bâtiments orthogonaux à toiture en bois (fig. 1). Un abondant matériel relatif à la vie quotidienne (des fusaïoles en terre cuite, un peson, une bobine, des aiguilles à coudre en bronze, des accessoires en métal provenant de vêtements, des crochets, des lames de couteaux, de la céramique cannelée et pseudo-arrétine, des tessons de vases de cuisine et de stockage) indique qu’il s’agit de maisons, tandis que la découverte de monnaies en bronze émises sous Arcadius et Théodose II datent leur occupation entre la fin du IVe et le début du Ve s. apr. J.-C. Après une étape de destruction, mais sans période d’abandon, les deux maisons ont été agrandies. On y a retrouvé de la céramique commune monochrome et glaçurée, dont quelques vases intacts (telles une petite amphore ou une cruche), des bijoux en bronze datés entre le Xe et le XIIe s. apr. J.-C., ainsi qu’une croix de bénédiction en bronze, gravée d’une Blachernitissa et fabriquée au XIe-XIIe s. apr. J.-C. (fig. 2). Tous contribuent à dater cette phase d’occupation. Vingt-neuf sépultures postérieures à l’abandon des maisons ont été mises au jour, ainsi que neuf inhumations secondaires implantées dans des niveaux successifs. La plupart d’entre elles sont des inhumations simples orientées Est-Ouest. Les seuls éléments de parure retrouvés consistent en d’abondants boutons en bronze (fig. 3) provenant des vêtements des défunts, qui y ont été enterrés durant la période des Paléologues. Les restes de l’église post-byzantine, construite par-dessus les sépultures mentionnées sans pour autant les détruire, appartiennent vraisemblablement à l’église d’Aghia Eléoussa (une basilique à trois nefs et à toit en charpente construite en 1817 et détruite en 1944, lorsque l’armée allemande a incendié l’ensemble de Varossi, l’acropole d’Édessa. L’édifice incorporait des éléments sculptés du VIe-VIIe s. apr. J.-C. provenant peut-être d’un bâtiment protobyzantin détruit (fig. 4) Outre les styles de céramique mentionnés, l’ensemble du site a également livré des vases à décor à impressions, des vases des « années obscures » ou à glaçure des XIIe-XIIIe s. apr. J.-C. Parmi les monnaies recueillies – trente en tout, datées entre le IVe et le XIVe s. apr. J.-C. – on signale  des pièces en bronze de l’époque de Constantin, un octannumion, un icosannumion, ainsi qu’une monnaie d’argent émise sous la corégence d’Andronic II et de Michel VIII.

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Près d’Amphipolis, dans la région de Serrès, la poursuite en 2002 par P. Malama (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) des fouilles préventives dans les secteurs K et M de la nécropole Est de la ville antique (en usage durant les périodes classique, hellénistique et romaine) a permis la mise au jour trois nouveaux périboles funéraires, livrant 27 tombes dont la datation n’est pas précisée. Les tombes, comprenant plusieurs tombes à ciste et à fosse, ont été découvertes à l’intérieur ou à proximité de deux enclos circulaires (fig. 1) et d’un troisième qui était peut-être en forme de Π. On signale notamment une tombe à ciste découverte vers le centre de l’enclos circulaire double du secteur K, au sein d’une structure en Π et sous un monticule de pierres (T8) : l’intérieur était recouvert d’enduit blanc, tandis que ses parois étaient décorées de bandes de couleur rouge et bleue. On y remarque également une riche tombe à fosse d’enfant (T6), bordée de pierres brutes et contenant deux monnaies en or, deux autres en bronze, des astragales, six tablettes de terre cuite dorées en forme de bouclier, des fragments d’une couronne en terre cuite dorée et d’un collier, deux strigiles en bronze et une petite amphore non décorée ; par ailleurs, la présence de clous en fer indique l’utilisation d’un lit funéraire en bois. Toujours dans le secteur K, on a dégagé une tombe macédonienne (T4), située à l’intérieur de l’enclos en Π et orientée Est-Ouest. L’intérieur en était entièrement enduit de mortier. L’accès à la chambre funéraire s’effectuait par un escalier de cinq marches taillé dans la roche.

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Dans la ville de Serrès, à l’Ouest du Bézesténi – bâtiment à coupoles de l’ancien marché, daté de la fin du XVe s. de notre ère – S. Dadaki (12e éphorie des antiquités byzantines) a mené, en 2002 et lors de travaux liés au réseau électrique, une fouille mettant au jour huit segments de murs. Six de ces murs sont construits selon le même appareil soigné que le Bézesténi, en moellons taillées de tuf encadrés de briques ; leur disposition suggère l’existence d’une galerie le long du côté Ouest du Bézesténi et peut-être également de son côté Sud. Deux autres murs, d’appareil simple en galets bruts, sont vraisemblablement plus tardifs. Aucun niveau de sol n’a été atteint.

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Près de la commune d’Aggista, à l’Est de Serrès, S. Dadaki (12e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi, en 2002, la fouille de la villa rurale de l’époque tardo-romaine, mettant au jour le stylobate maçonné de l’atrium et confirmant l’existence de mosaïques dans encore deux des galeries de ce dernier.

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