Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine Centrale
En 2003, on a poursuivi la fouille du vaste habitat néolithique, notamment au centre et sur le versant Sud de la toumba peu élevée. Les nouvelles données ne diffèrent point de celles des trois campagnes précédentes. Le mobilier est toujours très abondant et les restes d’habitations en torchis très épars (masses d’argile carbonisée provenant des murs et du toit, lambeaux de sols constitués d’une matière calcaire blanche). Il faut souligner l’absence complète de trous de poteaux dans les phases Polyplatanos 1 et 2 ; par contre un groupe de trous semble correspondre à un troisième horizon d’habitat. Les fouilles de cette année ont confirmé qu’il existait une sorte de soubassement en pierre qui supportait la superstructure des murs mais qui était plus étendue et ne se limitait pas à la base des murs. La campagne de 2004 a été consacrée à l’étude du mobilier, notamment de la céramique. La céramique grossière est la plus commune ; en ce qui concerne le traitement de la surface, on observe une prédominance de la céramique bien polie, de couleur rouge ou brune ; la poterie décorée ne représente que 2,4% de l’ensemble du matériel. On a d’autre part achevé l’étude préliminaire des figurines en terre cuite et en pierre (fig. 1), ainsi que des outils textiles.

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L’étude du squelette d’un jeune cheval découvert en 2003 à Polykastro de Kilkis, enterré au-dessous d’une sépulture humaine, a révélé que l’animal souffrait d’une pathologie dentaire rare : la conservation de toutes ses dents de lait.

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En 2002 et 2003, des travaux de mise en valeur (aménagement, restauration) et des fouilles complémentaires ont été menés sur le site de la ville romaine en vue de le rendre accessible au public et de faciliter la compréhension de l’organisation de l’habitat construit sur le flanc Est de la colline. Les fouilles ont été effectuées au Sud et surtout à l’Est de la rue Nord-Sud et de son mur d’analemma. On a mis au jour six bâtiments en tout, l’un au Sud (bâtiment V) et les autres à l’Est (bâtiments VI-X) (fig. 1). On n’a pu repérer leurs limites Est, qui doivent se trouver à l’Est du chemin aménagé pour la visite. Les bâtiments sont contigus, séparés par des murs mitoyens, ce qui indique qu’ils furent construits en même temps, lors de la réorganisation de la ville au début du IIe s. apr. J.-C. La fonction de ces bâtiments, dont le plan n’est pas régulier, n’est pas toujours claire ; leur caractère domestique semble associé, dans certains cas, à une fonction commerciale ou artisanale. Toutefois, à l’exception du bâtiment VII qui semble avoir un caractère public (citerne circulaire), les autres sont plutôt des habitations particulières. La découverte de deux tombes à l’intérieur du bâtiment V (côté Sud) confirme qu’après sa destruction l’habitat fut utilisé comme cimetière. Le mobilier recueilli était assez riche : vases en terre cuite et en verre, lampes en terre cuite et en bronze (fig. 2), figurines en terre cuite, outils et ustensiles en bronze et en fer, nombreuses monnaies en bronze hellénistiques et romaines, à quoi il faut ajouter des trouvailles provenant des phases d’habitation antérieures (de l’Âge du Fer à l’époque hellénistique).

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Dans le cadre de l’étude de paléopathologie humaine et animale, on a étudié huit squelettes humains d’époques classique et hellénistique et six squelettes d’animaux (cinq chevaux et un chien), provenant des fouilles récentes du Service archéologique (2002-2003) à Sindos. On retiendra que l’un des squelettes humains, un jeune homme, portait une blessure provoquée par un objet pointu (épée, poignard ou lance), et que l’un des chevaux, victime d’une fracture du métacarpe, n’avait pas été tué immédiatement mais avait vécu plusieurs années après que l’on eût tenté une réduction de sa fracture. Les analyses d’isotopes stables ont d’autre part montré que les chevaux se nourrissaient surtout de poissons.

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Argilos. D. Malamidou (ΚΗ' ΕΠΚΑ) reports on rescue excavation in the E cemetery (site of Kallithea).  A group of 4 tombs was found associated with an E−W retaining wall (finished only on the S side) which formed part of the landscaping of the cemetery into distinct levels. On the upper level was a tile-covered cremation containing an Attic squat lekythos of the last quarter of the 5th Ct BC, part of a Silen figurine, a silver coin of Argilos, an iron knife, a silver pin and bronze beads. In the fill over the tiles were a bronze strigil and a figurine of a papasilenus datable ca. 480−450. On the lower level was a tile grave without goods and 2 monolithic sarcophagi set parallel to each other within a 3 x 2m enclosure. Over the fill of these last tombs was a round limestone base, probably for the inscribed stele found in fragments S of the tomb. The text (in Ionic dialect), reproduced only in mod. Gr, reads: ‘Stand at this stele and inscription, the grave marker to Philtis of Samos, [who died] far from his home soil’. The N sarcophagus contained 2 burials, with a local LAr Ionianising amphora set at the feet, an Attic lekythos (2nd quarter 5th Ct), an iron object set mid-body and a bronze bead. The 2nd, slightly larger sarcophagus, for the burial of a youth, had on the interior a relief stone pillow and rounded angle ornament, and contained a plainware amphora and an olpe placed at the feet, and a bronze strigil in the left hand. In the fill around and above the sarcophagi were sherds of an Attic lekythos (perhaps circle of the Diosphos Painter, ca. 470) and a rf lekythos with a Nike (perhaps circle of the Bowdoin Painter, ca. 475−470). E of the enclosure was a small pyre, perhaps for offerings, with a collection of small vases. From the surface of a 2nd stone foundation, in  the W part of the excavation area, came sherds of an Attic bf amphora depicting a procession of gods (ca. 530 onwards).

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Au large de la péninsule du Mont Athos, l’Institut Canadien, l’éphorie des antiquités sous-marines et l’ΕΛΚΕΘΕ ont mené en 2003 une prospection sous-marine qui a permis d’identifier, au Nord-Est de la baie d’Iérissos, à l’Ouest de l’îlot Arapis, une épave comportant une cargaison d’amphores classiques-hellénistiques, probablement originaires de Mendè. L’équipe a par ailleurs exploré le site où avait été découverte, en 1999, une jarre qui comportait un objet pointu en bronze, identifié à la partie métallique inférieure d’une lance (saurotère), encore fixée à l’extrémité de la hampe en bois.

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Dans la région de Chalcidique, T.-P. Mela (éphorie des antiquités sous-marines) a mené en 2003 une campagne de prospection (sondages sidescan) en collaboration avec l’ΕΛΚΕΘΕ. Les recherches ont été menées au large de la côte occidentale de la péninsule de Kassandra ; elles se sont poursuivies à l’Est jusqu’à Porto Koupho. Deux épaves déjà connues (Porto Koupho I et Sani Chalkidikis) ont été localisées et explorées. Les restes de l’épave Porto Koupho I, situés à l’entrée du golfe de Toronée, gisent entre 41,9 m (pour les premières amphores) et 68 m de profondeur (pour la cargaison principale), sur un fond sableux et incliné. Les sondages ont permis de repérer deux nouvelles épaves : Porto Koupho II et Porto Koupho III. Porto Koupho II se trouve à une profondeur de 105 m, sur un fond sableux. Elle occupe une surface de 50 m x 40 m. Elle se compose de deux concentrations principales d’amphores dont l’organisation en rangs est préservée, et de deux concentrations d’ancres empilées (8 à 10 pièces au Nord-Est et 5 à 6 pièces au Sud-Est). D’autres amphores et ancres se trouvent dispersées dans les alentours. Les amphores sont d’époque byzantine (IXe-XIe s.) Les ancres, de type Y, sont comparables à celles retrouvées sur l’épave de Serçe Liman (1020-1025). Porto Koupho III se trouve à une profondeur de 110 à 115 m, sur un fond sableux. Sa cargaison d’amphores est dispersée et en grande partie enfouie sous le sable ou sous des dépôts sédimentaires. 20 à 25 amphores restent néanmoins visibles sur le fond : il s’agit d’amphores byzantines datées des IXe-XIe s.

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À Thessalonique, A. Tasia (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Auxentiadi, dans la rue Ptolemaion, qui se situe dans la région des sanctuaires à l’Ouest de la ville antique, et mis au jour des vestiges de constructions publiques de l’époque romaine (fig. 1-2). On a dégagé deux murs en opus mixtum, distants de 7,20 m (larg. 1,50 m ; haut. 1 m). Tous deux étaient renforcés sur leurs parois extérieures par des contreforts (0,90 x 0,70 m) qui indiquent, par leur position, que ces murs appartenaient à deux bâtiments indépendants et parallèles, séparés par un couloir. Après mise en relation avec les vestiges découverts sur les terrains voisins, il apparaît que le premier mur appartient à un bâtiment public d’une largeur de 20 m et d’une longueur estimée à 60 m, avec une façade tournée vers la rue antique qui correspond à l’actuelle rue Antigonidon. Le deuxième mur appartient à un bâtiment jusqu’alors inconnu. Les sondages à l’intérieur de chaque bâtiment ont fait apparaître des sols revêtus de dalles de terre cuite, tandis que dans l’espace entre les bâtiments, seules des monnaies de bronze du IVe s. apr. J.-C. ont été découvertes. En revanche, à un niveau inférieur, 2 m sous le niveau des sols des bâtiments, on a mis au jour une couche de destruction comportant des tuiles et des lambeaux de stucs peints avec des motifs végétaux polychromes, des tessons de céramique sigillée et des lampes en terre cuite du Ier s. apr. J.-C.

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À l’Est de Thessalonique, dans le quartier de Kalamaria, E. Trakossopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) signale la découverte en 2003, à l’occasion de travaux de canalisation, d’une tombe à tuile orientée Est-Ouest. Cette dernière comportait une sépulture d’adulte, la tête tournée vers l’Ouest, avec pour seul mobilier un vase en verre daté de l’époque romaine.

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Au Nord de Thessalonique, dans la région de Stavroupoli, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au no 46 de la rue Paster et mis au jour des vestiges de l’habitat néolithique de Stavroupoli, ainsi que des tombes appartenant à la nécropole archaïque-classique de la table de Polichni. La fouille a livré une section du fossé (long. 2,50 m ; larg. 11-12 m ; prof. 2 m), orientée Nord-Sud. Le mobilier qui y a été recueilli correspond à la phase Stavroupoli I (5800-5600 av. J.-C.). À l’Est du fossé, où les couches néolithiques sont les plus épaisses (jusqu’à 3 m), on a dégagé, à une profondeur de 1 m, le sol en argile compacte d’une maison (7 x 1,30 m) qui date de la phase Stavroupoli II (Néolithique Final), d’après la céramique incluse dans la couche d’abandon qui recouvrait le sol. À un niveau inférieur (-2,60 m), on a fouillé la base circulaire d’un four (diam. 0,80-0,90 m) appartenant à la même phase. Dans la partie orientale du terrain, on a dégagé huit tombes datées du VIe s. av. J.-C. Deux tombes étaient maçonnées en briques, les six autres étaient des tombes à fosse.

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Au Nord de Thessalonique, dans la région de Stavroupoli, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au no 14 de la rue Dagkli (le terrain immédiatement à l’Ouest avait été fouillé en 1998), et mis au jour des vestiges de l’habitat néolithique de Stavroupoli appartenant à trois états de construction qui s’inscrivent dans la phase Stavroupoli I. Dans la partie occidentale du terrain, on a dégagé la suite de la fosse 1 (dim. 9 x 15 m), dont une grande partie avait été dégagée sur le terrain voisin et qui était liée à une deuxième fosse identifiée à une maison. Au centre du terrain, les vestiges de deux maisons appartiennent à un deuxième état de construction. Au Nord-Ouest, on a dégagé des segments de murs d’une hauteur de 0,30 à 0,40 m, construits en brique, qui forment un bâtiment de plan trapézoïdal dont les dimensions dépassent 7 x 7 m. Son sol est constitué d’une fine couche de terre battue. Sur celui-ci, on a dégagé le foyer d’un four et, au Nord de celui-ci, une cavité contenant un vase à panse sphérique, col peu élevé et surface lustrée du Néolithique Moyen. En différents points du terrain, on a fouillé quatre fosses appartenant au troisième état de construction, ainsi que trois sépultures (une crémation et deux inhumations en fosse).

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Au Nord de Thessalonique, dans la région de Stavroupoli, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Oraiokastrou et Dagkli et a mis au jour des vestiges de l’habitat préhistorique de Stavroupoli. On a dégagé une maison semi-enterrée avec ses annexes, ainsi que des parties de deux autres maisons. La première maison se caractérisait, dans sa partie inférieure, par une fosse de plan elliptique (dim. 6 x 4 m ; prof. 1 m). Les vestiges d’un four en argile ont été dégagés à une distance de 1 m. À l’Est de la maison, on a dégagé un pithos qui était pris dans une fosse (diam. 0,80-0,90 m) jusqu’à la hauteur de son col. Une deuxième fosse (diam. 2 m ; prof. 0,30-0,40 m) a été fouillée au Sud de la maison. La deuxième maison semi-enterrée était constituée d’une fosse principale, conservée à un tiers de sa taille, et d’une deuxième fosse qui servait au stockage. Un pithos a également été découvert à une distance de 2 m au Nord de la maison. À une distance de 6 m de la deuxième maison, une fosse (diam. 4,50 m ; prof. 0,80 m) constituait le fond d’une troisième maison. Par ailleurs, deux sépultures du début de l’époque hellénistique ont été aménagées dans les couches néolithiques. La première tombe, à ciste, était aménagée dans une ancienne fosse. À une profondeur de 2 m, on a dégagé un bloc de poros (0,47 x 0,48 ; 0,23 m) portant une inscription sur sa seule face lissée : ΚΩΜΑΙΟ (gravure de la fin de l’époque classique ou du début de l’époque hellénistique). Les parois et le sol de la tombe préservaient des traces de stuc blanc. La tombe avait été pillée à une date inconnue, mais on y a recueilli quelques fragments de couronne en bronze doré, une double fibule en or et une paire de cnémides en bronze. La deuxième sépulture était aménagée dans une autre fosse, et orientée Nord-Est/Sud-Ouest (dim. 2,50 m x 1,50 m). Au fond de la fosse, une couche de cendres contenait des fragments d’une couronne en bronze doré, deux boucles d’oreilles, deux fibules et une bague en or.

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Au Nord de Thessalonique, dans la région de Stavroupoli, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Xenofontos et Phoka, dans un secteur où l’on avait mis au jour, en 1997, la nécropole de l’Âge du Fer. Onze tombes à fosse et une cruche-urne cinéraire à l’intérieur d’une fosse circulaire ont été dégagées dans la partie Nord-Ouest du terrain. Les tombes à fosse étaient couvertes de dalles de schiste. Neuf des sépultures comportaient du mobilier : des phiales, une hydrie, une perle en argile.

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Au Nord de Thessalonique, dans la région de Stavroupoli, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage dans la rue Lesvou, où l’on a mis au jour deux tombes à tuile de l’époque impériale romaine (IIe s. apr. J.-C.).

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Au Nord de Thessalonique, dans la région de Polichni, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au no 1 de la rue Chalkidikis, au sommet de la pente Sud-Est de la « table » Lébèt. La fouille a mis au jour les vestiges de six murs construits en moellons qui formaient plusieurs pièces, dont deux ont pu servir au stockage, d’après la découverte de pithoi. On a également dégagé quatre puits maçonnés en moellons. Le mobilier découvert comporte de la céramique, une monnaie de bronze érodée, une tête de clou en bronze, une fibule, des pesons, des fusaïoles, une meule, un fragment de figurine égyptienne en terre cuite portant une inscription hiéroglyphique. L’ensemble permet de dater ces structures entre le Ve et le IVe s. av. J.-C.

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Dans la commune de Thermi, E. Skarlatidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 des fouilles de sauvetage sur deux terrains qui s’inscrivent dans la nécropole antique et moderne de Thermi : - la fouille du terrain 376b, dans la rue Lambraki, s’est poursuivie en 2003. 71 des tombes découvertes l’année précédente ont été explorées. La fouille s’est étendue au reste du terrain et a mis au jour 119 nouvelles tombes, dont 94 ont été explorées. Le nombre total de tombes mises au jour sur ce terrain est de 392. Il s’agit principalement de tombes à fosse, mais il y a également des tombes à ciste en dalles de poros ou de schiste, ainsi que des enchytrismes en pithoi et des crémations placées dans des urnes (le plus souvent des marmites en terre cuite). On compte des tombes de l’époque archaïque (fin VIe – début Ve s. av. J.-C.), mais aussi de l’époque classique, surtout des fosses et des sarcophages en pierre. Les tombes de l’époque archaïque avaient été dépouillées de leurs objets précieux pendant l’Antiquité, mais conservaient des vases, des armes (des pointes de lance et des épées) ainsi que des figurines en terre cuite et des bijoux en bronze. Les tombes de l’époque classique comportaient des vases d’ateliers attiques ou locaux, des protomés féminines et des figurines en terre cuite ainsi que des bijoux en or, en argent et en bronze. - la fouille du terrain 290b dans la rue Makedonias a livré deux niveaux de sépultures (fig. 1). Le premier compte 72 tombes orientées Est-Ouest, en disposition très serrée, dont la majorité date de l’époque post-byzantine et du début du XXe s. (il s’agit de sépultures chrétiennes ; fig. 2). Le second niveau compte 84 tombes, dont 5 étaient antiques et les autres de l’époque post-byzantines ou modernes. Seules les tombes du premier niveau ont été fouillées. Les sépultures sont aménagées dans des fosses peu profondes et sans couverture (fig. 3). Celles de l’époque post-byzantine comportent de la céramique à glaçure et à engobe blanc, tandis que dans certaines tombes modernes, on trouve de la porcelaine. Dans toutes les tombes on a recueilli des petits objets, des bijoux, des fibules en bronze et en fer, des boucles de ceinture.

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Dans la commune de Trilophos, au Sud de Thessalonique, A. Koukouvou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 plusieurs fouilles de sauvetage qui ont livré des tombes datées de l’époque classique à l’époque tardo-byzantine : - la fouille du terrain Vezyri a livré une tombe à ciste pillée (long. 2,38 m ; larg. 1,02 m), orientée Est-Ouest. La tombe comportait un crâne et quelques os des pieds et des mains, ainsi qu’un anneau et une fibule en argent ainsi qu’une figurine en terre cuite de l’époque classique. - la fouille du terrain Karadedou, au lieu-dit Prophitis Ilias, a livré des fosses comportant des os et des dalles de calcaire qui proviennent probablement de tombes à ciste pillées. Une tombe à ciste, conservée dans sa partie occidentale, a également été mise au jour. Elle comportait deux niveaux successifs de sépultures : au niveau supérieur, on a dégagé les squelettes de deux individus, tandis qu’au niveau inférieur se trouvaient les os éparpillés des squelettes de quatre enfants, d’après les crânes. On estime que la tombe a été utilisée dans le courant du IVe s. apr. J.-C. - au lieu-dit Saralika (fig. 1), on a fouillé le champ Stambou et Tzikou et mis au jour un groupe de 13 tombes (neuf à tuile et quatre à fosse) et deux dalles de poros déplacées provenant vraisemblablement des couvertures déplacées des tombes. Les tombes sont toutes d’orientation identique, la tête tournée vers l’Ouest. Aucun mobilier n’y a été découvert, à part quelques tessons de l’époque tardo-byzantine. Sous les tombes les plus anciennes, on a trouvé un fragment de figurine en terre cuite de l’époque classique en contact avec la roche naturelle.

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Dans la commune d’Athytos, V. Misaïlidou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au Nord-Ouest de la colline de Koutsomylos, sur le terrain Karagiannou-Draïna, et mis au jour des vestiges de construction de la ville antique (fig. 1). Au Nord-Est du terrain, on a mis au jour un ensemble de deux pièces (long. 5,10 m ; larg. 3 m) qui appartiennent à un bâtiment plus grand, mais détruit par des constructions modernes. Dans un premier état, les deux pièces communiquaient par une porte ouverte dans le mur de refend, mais celle-ci a été maçonnée dans un deuxième état. Ce bâtiment était construit sur les ruines d’un bâtiment antérieur, dont un segment de mur subsiste seul (long. 4,20 m). Il est associé à une couche comportant beaucoup de céramique de l’époque classique sur laquelle sont fondés les murs du bâtiment ultérieur. Au Sud-Ouest, on a dégagé un troisième espace allongé, défini par deux murs (long. 13,70 m ; larg. 4,40 m). Une partie de son élévation était effondrée à l’intérieur. Sur l’ensemble de la fouille, on a recueilli de la céramique et des monnaies de bronze, notamment des frappes d’Aphytis, de Mendè, de Skionè, de Philippe II, qui permettent de situer la période d’occupation des bâtiments aux Ve-IVe s. av. J.-C.

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Près de Nikitè en Chalcidique, E. Trakossopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au sommet de la colline appelée Kasteli Oikonomou, au lieu-dit Lagomandra, et a mis au jour des vestiges construits appartenant à l’habitat côtier de l’Âge du Fer dont l’existence était déjà connue. Quatre sondages ont permis de dégager plusieurs éléments : - un segment du rempart de construction soignée a été dégagé près de la pente de la colline (long. 9,50 m ; larg. 3 m ; haut. 2,70 m ; fig. 1). Des segments de murs en contact avec son parement externe pourraient être interprétés comme des contreforts. - à l’intérieur de l’habitat, on a découvert des segments de deux rues pavées, ainsi que les vestiges en mauvais état des fondations en pierre de cinq grandes maisons, à l’intérieur desquelles on reconnaît néanmoins des pièces de stockage ou de production artisanale (fig. 2). Le mobilier compte une grande quantité de céramique commune locale du début de l’Âge du Fer, tournée et non tournée. On note de grands vases à décor subgéométrique de la seconde moitié du VIIIe s. av. J.-C., ainsi que quelques vases importés comme un cratère eubéen du milieu du VIIIe s. av. J.-C.

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Dans la commune de Iérissos, E. Trakossopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur plusieurs terrains qui s’inscrivent dans le secteur des nécropoles Nord-Est (près de la plage) et Sud-Ouest de la ville antique d’Akanthos : dans le secteur de la nécropole Nord-Est, on a fouillé les terrains nos 98 (Psiliagkou ; fig. 1), 124 (Vergini), 118 (Kourtidou) et le terrain du stade. A cette occasion, on a mis au jour 225 tombes des époques classique et hellénistique et une tombe monumentale de l’époque romaine. Il s’agit majoritairement de tombes à fosse, mais on trouve aussi des tombes à tuile et des enchytrismes. Ces derniers renfermaient les restes d’enfants. On signale en outre la présence d’une sépulture de chien, ainsi que la découverte, dans une autre tombe, d’une tablette de défixion. dans le secteur de la nécropole Sud-Ouest, on a fouillé le terrain no 9 (Karavasili) et mis au jour 23 nouvelles tombes de l’Âge du Fer. Parmi elles, on compte 20 inhumations en pithoi (fig. 2). Ces grands vases étaient décorés d’une bande ornée de stries obliques ou d’empreintes digitales. Ils étaient fermés par des dalles de schiste ou des pierres non taillées, sauf dans un cas où l’ouverture était obturée par un deuxième pithos plus petit. Sept pithoi renfermaient des inhumations doubles. Des bijoux en bronze ont été trouvés dans la moitié des tombes.

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Près de la commune moderne de Liti, K. Tzanavari et K. Philis (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi en 2003 la fouille de l’habitat néolithique dit « Liti I ». La fouille de sauvetage du terrain Nika a livré un segment du fossé-péribole, orienté Est-Ouest (long. 5,80 m ; fig. 1). Ses parois inclinées forment un V ouvert, sur une profondeur d’1 m : la largeur du fossé était de 4 m en surface, de 0,70 à 0,85 m au fond. La fouille du comblement du fossé a révélé plusieurs couches : une couche de remblai d’une épaisseur de 0,60 à 1 m qui contenait de la céramique du Néolithique Moyen, ainsi que des fragments de meules ; une couche principale, argileuse et de couleur jaunâtre (ép. 0,60-0,80 m), qui comportait de la céramique du Néolithique Moyen, des éclats de silex et de quartz, des haches en pierre, des outils en os, quelques projectiles.

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Dans la région de Vrasna, A. Lioutas (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au lieu-dit Kakia Skala, où la présence d’un habitat de l’Âge du Bronze était connue depuis 1991. La fouille a livré un bâtiment allongé à une pièce, orienté Nord-Sud, mais dont l’extrémité Nord n’est pas préservée (long. 20 m ; larg. 3,70 m ; haut. 1 m ; ép. murs 0,50-0,70 m). On restitue peut-être une entrée sur le long côté Est. À peu de distance au Nord-Est du bâtiment, on a dégagé une couche de destruction comportant des briques et des masses d’argile portant des traces de clayonnage qui pourraient provenir de l’élévation du bâtiment ou d’autres structures (sols, foyers…). À l’Est du bâtiment, au niveau des fondations, on a mis au jour des pierres de taille moyenne à grande, appartenant probablement à une structure plus ancienne. Enfin, un muret, servant peut-être à border une porte, a été trouvé en contact avec le petit côté Sud. La céramique recueillie à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, ainsi que sous le niveau des fondations (des fragments de vases de stockage, de marmites, de canthares, des pesons, une figurine) date de l’Âge du Bronze Ancien. On a également trouvé des outils en pierre : des lames, des éclats et des nucléus de silex et de quartz, des meules, deux haches et un peson en pierre. Les vestiges mis au jour semblent liés à une occupation saisonnière du sommet de la colline au Bronze Ancien.

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Près de la commune de Néa Silata, E. Tsigarida (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le champ Graki et Polyzou, au bord de la route entre N. Silata et N. Triglia, et mis au jour trois tombes à ciste de l’époque archaïque. Elles étaient constituées de dalles de poros et comportaient du mobilier luxueux dans un des cas.

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Dans la commune de Potidée, K. Kousoulakou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 plusieurs fouilles de sauvetage qui ont livré des vestiges de la nécropole romaine : la fouille du terrain Baxevani a livré 10 sépultures, dont sept tombes à tuile. Parmi le mobilier, on compte une paire de boucles d’oreilles en or, cinq monnaies de bronze, quatre unguentaria, un petit skyphos et un peson conique en plomb. les travaux sur le terrain Parathyra ont permis de localiser des vestiges de constructions et l’emplacement de tombes.

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Dans la région de Trypiti, E. Tsigarida (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur l’une des collines qui borde la route entre Iérissos et Ouranopolis, et sur laquelle les voyageurs du XIXe et du XXe s. situaient la cité antique de Sani, colonie des Andriens. La fouille menée au sommet de la colline a livré les restes d’un bâtiment circulaire construit en blocs de taille et en pierres non taillées. Il s’agit de la base d’une tour, isolée ou appartenant à la fortification d’une acropole. Les couches archéologiques étaient très perturbées. La céramique mise au jour s’échelonne entre le début de l’Âge du Fer et l’époque hellénistique. On note néanmoins une majorité de tessons de l’époque classique. Sur la pente Sud de la colline, on a mis au jour un mur en moellons ayant appartenu à un bâtiment détruit par la construction de la route moderne.

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Dans la région de Kilkis, Th. Savvopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2003 une fouille de sauvetage sur un champ au lieu-dit Karathodoreïka, déjà exploré en 1993. On y a mis au jour 46 sépultures de l’époque archaïque. Celles-ci sont majoritairement des tombes à fosse ; elles comportent de la céramique (oenochoés et phiales) et des bijoux en bronze. On signale par ailleurs la présence d’un squelette de cheval.

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Près du village moderne d’Akritas, Th. Savvopoulou (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage dans le secteur d’une nécropole à tumuli, qui a été pillée. On a repéré et cartographié 40 tumuli, dont dix ont pu être fouillés. On différencie deux types de structures : le premier se présente comme un péribole entourant une tombe à ciste recouverte d’un tumulus en terre au sommet duquel on a placé une dalle de pierre de chant ; le second comme une tombe à ciste ou à fosse, recouverte d’un monceau de pierres lui-même surmonté d’une pierre-séma.

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Dans la région agricole près de Kitros, M. Besios (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au lieu-dit Hasan Vryssi et mis au jour les vestiges d’un habitat du début du Bronze Ancien. On a découvert des tranchées de fondations et de nombreuses fosses de grande taille mais peu profondes. D’autres fosses, de diamètre inférieur mais d’une profondeur allant d’1m à 1,50 m, ont livré une grande quantité de mobilier.

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Dans la région agricole près d’Aiginio, M. Besios (XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) signale la découverte en 2003 d’un habitat côtier du Bronze Récent, dont subsistent des structures enterrées, notamment des maisons et des fosses de fixation de pithoi. On a également découvert deux tombes à fosse d’enfants qui comportaient de la céramique importée.

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À Thessalonique, dans la partie haute de la ville antique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage effectuée en 2003 sur le terrain à l’angle des rues Sophokleous et Galileou. On y a mis au jour les vestiges de plusieurs états de construction d’une maison, s’échelonnant entre l’époque hellénistique et l’époque byzantine. De l’époque hellénistique, on n’a trouvé que les fondations de murs et un pithos de stockage (diam. 1,40 m ; haut. 1 m), dans la partie Sud-Est du terrain. À un niveau supérieur, les murs de la maison d’époque romaine sont fondés sur des murs plus anciens et délimitent plusieurs pièces. De nouveaux murs sont ajoutés à l’époque romaine tardive. A l’époque protobyzantine, les murs existants sont réparés et rehaussés. Des lambeaux de peintures murales et des restes de sols en opus sectile appartiennent à cette phase. Quelques réaménagements et réparations sont datés de l’époque byzantine. Une certaine quantité d’amphores à fond pointu d’époque byzantine a été retrouvée dans les pièces. Le secteur est à nouveau occupé à l’époque ottomane.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage effectuée en 2003 sur le terrain situé au no 32 de la rue Sakellariou. On y a mis au jour les vestiges du péribole d’une cour, construit en assises alternées de pierres et de briques, ainsi qu’un mur et le sol dallé de terre cuite d’une citerne construite contre le péribole à une date ultérieure. Le péribole est daté de l’époque protobyzantine.

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À proximité de la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage effectuée en 2003 sur le terrain situé à l’angle des rues Lazou Exarchi et Isaïa. On y a mis au jour les vestiges d’une maison de l’époque protobyzantine. La fouille a d’abord révélé des murs peu soignés appartenant à des maisons de l’époque ottomane, ainsi qu’un puits. À un niveau inférieur, on a dégagé une canalisation maçonnée d’époque postbyzantine, reliée au système d’approvisionnement en eau de la citerne située à l’angle des rues Olympiados et Theramenous. La canalisation était construite sur les ruines d’une maison de l’époque protobyzantine, dont on a dégagé deux pièces en totalité et trois autres pièces en partie. L’accès à la maison, marqué par un seuil en marbre, se faisait par l’intermédiaire d’un portique (long. 14,50 m ; larg. 1,40 m) qui communiquait avec la rue. Le sol, préservé au Nord-Est du portique, était en mosaïque de grosses tesselles de marbre. À l’intérieur de la pièce à laquelle donnait accès la porte principale, on a trouvé des fragments de peintures murales et de pavement de mosaïque. Le mobilier se composait de pesons et de céramique des époques romaine tardive et protobyzantine. La pièce immédiatement au Sud présentait un sol de mortier et servait vraisemblablement au stockage. On y a trouvé les restes d’une canalisation. Des fragments de peintures murales, de la céramique des époques romaine tardive et protobyzantine, un fragment de dalle de chancel et un chapiteau de colonnette de fenêtre en marbre ont été trouvés dans les autres pièces. L’extrémité Nord du portique ouvrait, via un dibelon,  sur le triclinium de la maison qui empiétait sur la rue au Nord. À un niveau inférieur, on a mis au jour un segment de canalisation (long. 2m) de l’époque romaine tardive, orienté Est-Ouest.

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Sur l’acropole de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur le terrain situé à l’angle des rues Konstantopoulou et K. Nikolaou. On y a mis au jour les vestiges d’une maison de l’époque romaine tardive et d’un puissant mur, postérieur (fig. 1). De la maison, la fouille a révélé une pièce et un mur appartenant à une autre . Les murs, construits en blocs de schiste et en terre (larg. 0,65 m ; haut. 0,50 – 1 m), étaient fondés sur le rocher. Le sol était taillé dans le rocher et recouvert de terre battue. Contre l’un des murs, on a mis au jour un départ d’escalier constitué de trois marches, ce qui indique que la maison avait un étage. L’appareil des murs et la céramique trouvée au niveau des fondations des murs indiquent une date de construction au IIIe s. ou au IVe s. apr. J.-C. La maison a été détruite au VIes. ou au VIIe s. apr. J.-C., comme l’indique la céramique provenant de la couche de destruction. Après l’abandon de la maison, un puissant mur-péribole d’orientation Est-Ouest a été construit (long. 6 m ; larg. 2 m) au Nord-Ouest du terrain. Il est construit en blocs de schiste et mortier de chaux, à l’exception de l’assise de réglage du parement Sud, faite de blocs de marbre. Ce mur, qui constitue la prolongation de celui découvert en 1995 à l’angle des rues Konstantopoulou et Papareska, pourrait appartenir à une tour défensive (forteresse d’Agia Matroni ?).

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur deux terrains de la rue Olympiados, qui a permis la mise au jour de vestiges appartenant à plusieurs phases d’occupation du secteur, de l’époque romaine à l’époque ottomane et moderne : - au no 73 de la rue Olympiados, on a dégagé deux pièces, une piscina et une partie de l’hypocauste des bains d’une villa de l’époque romaine tardive (première moitié du IVe s. apr. J.-C. ; fig. 1-2). À l’époque protobyzantine, les bains de la villa sont transformés en atelier et le bassin réaménagé pour les besoins de l’atelier – il est notamment relié à un système de canalisations. Dans un état ultérieur, les pièces orientales de la villa sont détruites et remblayées pour former de nouvelles pièces avec de nouveaux sols. À la fin de l’époque protobyzantine, le bassin est abandonné et démonté. Un grande fosse-dépotoir est aménagée dans ce secteur. À l’époque tardobyzantine, la partie Nord du terrain est occupée par un cimetière, dont on a fouillé quatre inhumations simples, orientées Est-Ouest. À l’époque ottomane, le terrain est traversé par une grande canalisation de section cylindrique d’orientation Nord-Sud (long. 17 m ; larg. 1,05 m ; haut. 1,95 m). Elle est maçonnée en moellons et mortier dans sa partie inférieure et en briques dans sa partie supérieure, avec un orifice (0,50 x 0,40 m) sur la couverture. Deux puits construits vers le centre du terrain datent de l’époque moderne – ils sont en mauvais état de conservation, mais semblent être liés à la canalisation d’époque ottomane. - au no 37 de la rue Olympiados, sur le terrain qui se situe au Sud-Ouest de l’église d’Hosios David, dans le secteur des carrières, la fouille a mis au jour une canalisation maçonnée orientée Nord-Sud, datant de l’époque impériale, ainsi qu’une partie d’une maison du IVes. ou du Ve s. apr. J.-C. dont un mur (long. 20 m ; larg. 0,95 m ; haut. 0,80 m) a été dégagé. À l’Ouest de ce mur, on a fouillé une canalisation reliée à l’égout d’une rue perpendiculaire qui devait se trouver à cet endroit, ainsi que deux canalisations d’adduction d’eau en terre cuite, et une autre constituée d’amphores juxtaposées. Des vestiges épars de murs et des fosses appartiennent aux époques byzantine et ottomane.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur le terrain aux nos 6-12 de la rue Aiolou, qui a permis la mise au jour des vestiges d’un bâtiment circulaire de l’époque protobyzantine (fig. 1-2). Le bâtiment est fondé sur une couche qui comporte de la céramique commune, des fragments de lampes à décor de croix en relief (Ve-VIe s.), quatre monnaies des IVe-Ve s. et des fragments de vases en verre.  Cette couche est elle-même scellée par une couche de cendres. Au-dessus de cette dernière, on a dégagé un mur d’orientation Nord-Sud, construit en moellons et en briques (long. 7,60 m ; haut. 0,45 m), qui présente une courbure sur son parement interne. Au milieu du mur se trouve un seuil en marbre (long. 1,26 m ; larg. 0,30 m), flanqué de deux bases pour des colonnes de 0,44 m de diamètre. Le côté extérieur des bases porte des encoches verticales pour la fixation de plaques. Au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, le mur est encadré de deux piliers volumineux (haut. 0,45-0,50 m) dont le parement externe poursuit la courbe et qui appartiennent à un deuxième état de construction. Ils portent des traces de placage de marbre. À l’Est de ce mur, on a mis au jour une partie d’un stylobate courbe (larg. 0,55 m ; haut. 0,26 m). Au milieu du stylobate se trouve une ouverture d’une largeur de 1,22 m, en face du seuil du mur Ouest. Le sol dégagé appartient à un deuxième état et est constitué d’un placage de marbre de l’époque médiobyzantine, qui a ensuite été recouvert d’un sol de mortier blanc lié à la transformation du bâtiment en espace artisanal (on y associe deux nouveaux murs et deux bassins en mortier hydraulique qui recouvrent une partie du sol d’origine). Le bâtiment était recouvert d’une couche de destruction qui comportait des fragments de mosaïques murales, des fragments de peintures murales avec des motifs végétaux, des figures de saints et quelques inscriptions, ainsi que des fragments de chapiteaux, de dalles de chancel et des bases de colonnes. Il semble que le bâtiment circulaire de l’époque protobyzantine ait été lié à un bâtiment public, peut-être une fontaine. Les fragments de mosaïques et de peintures murales recueillies dans la couche de destruction paraissent provenir d’un bâtiment sacré voisin.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur le terrain situé au no 28 de la rue Theophilou, qui a permis la mise au jour des vestiges d’une maison de l’époque protobyzantine. Le plan en était constitué de trois pièces et d’une cour. Après son abandon, la maison a été détruite ; l’espace a été réoccupé à l’époque ottomane.

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Dans la ville haute de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur le terrain au no 6 de la rue Antiochou, qui a permis la mise au jour d’une grande citerne de l’époque protobyzantine (dim. 5,40 x 3,28 m et haut. 2,10 m), construite en appareil de moellons et de briques, avec un revêtement interne de mortier hydraulique et un sol revêtu de dalles de terre cuite (fig. 1). La citerne est fondée au-dessus d’une grande fosse-dépotoir de l’époque romaine tardive qui comportait beaucoup de mobilier.

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Dans le secteur de l’acropole de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur un terrain de la rue Polydorou (fig. 1), qui a permis la mise au jour de vestiges de murs appartenant à deux phases de construction : - un mur de moellons et de briques (long. 1m ; larg. 0,70 m), orienté Est-Ouest, au Sud duquel on a recueilli des fragments de peintures murales, dont l’un préservait la tête d’un saint daté du XIIIe s. (fig. 2) - un mur courbe (long. 4,50 m ; larg. 0,60 m), fondé à un niveau légèrement supérieur, au centre du terrain, qui semble appartenir à l’abside d’une église ou du katholikon d’un monastère construit sur l’acropole à l’époque des Paléologues.

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Dans le secteur de la nécropole Ouest de Thessalonique, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur plusieurs terrains : - au no 6 de la rue Kermeniou, on a fouillé 22 tombes de types variés, datés de l’époque romaine aux VIIe-VIIIe s. apr. J.-C. : trois autels funéraires dont l’un renfermait une tombe à ciste (IIe s. apr. J.-C.), cinq tombes à tuile – dont trois comportaient des sépultures d’enfants –, deux tombes à fosse, onze inhumations simples et sans mobilier disposées sur trois niveaux (VIIe-VIIIe s.), une double tombe à ciste maçonnée en moellons et en mortier et une autre tombe à une ciste creusée dans la roche (IVe s.). - au no25 de la rue Regkoukou, on a dégagé trois tombes à tuile et trois tombes à ciste maçonnées. L’une des tombes à ciste (dim. 2,10 x 0,97 x 1,40 m) comportait un décor peint sur ses parois internes. Sous un bandeau rouge surmonté d’une frise d’hélices et de grenades qui courait sur les quatre côtés, on distingue : sur le petit côté Ouest, une triple couronne de feuilles sur un fond fleuri, sur le côté Sud, un décor floral et un paon tourné vers la gauche, sur le côté Est, un trompe-l’œil imitant un placage de marbre et sur le côté Nord, un décor floral. La tombe comportait la sépulture double d’un homme et d’une femme, chacun déposé sur un lit en bois. Le décor peint permet de dater la tombe du IVe s. apr. J.-C. - dans le quartier d’Ambelokipoi, la fouille du terrain au no 9 de la rue Kapetan Agra a livré un enclos funéraire (dim. 9,50 x 4,50 m) à l’intérieur duquel on a fouillé sept tombes à voûte et toit plat. Dans un premier état, le groupe (4,70 x 5 m) comportait six tombes aménagées de part et d’autre d’un couloir. Dans un deuxième état, le groupe a été étendu vers l’Ouest, avec l’ajout de deux tombes. Ce groupe funéraire date de la fin du IVe- début du Ve s. apr. J.-C. ; son extension date du courant du Ve s. apr. J.-C. - au no 3 de la rue Leonida Spartiati, on a mis au jour une partie de la citerne découverte sur le terrain voisin en 2001, deux murs d’un enclos funéraire et quatre sépultures des VIIe-VIIIe s. (deux enchytrismes dans des amphores de Gaza et deux inhumations simples).

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Dans la région de Makrygialos, E. Marki (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur le champ 581, qui a permis la mise au jour d’un ensemble de constructions de l’époque byzantine (fig. 1). À l’extrémité orientale du champ, on a dégagé trois murs d’un premier bâtiment, qui définissent deux pièces. À une distance de 2 m vers l’Ouest, trois murs d’un bâtiment parallèle au premier ont été dégagés. Les deux bâtiments sont contemporains, datés des XIIe-XIIIe s., et sont séparés par une cour d’une longueur de 10 m. celle-ci est bordée au Nord par un troisième bâtiment, dont trois murs sont conservés. Dans l’angle Sud-Ouest de ce dernier bâtiment, on a observé un foyer, ainsi que d’autres vestiges épars de murs suggérant l’existence d’au moins deux autres pièces. À l’Ouest de ces bâtiments, on a dégagé une partie d’une autre construction (dim. 13 x 4,50 m) avec une entrée de 2 m de large sur son côté Est. À l’intérieur, on a fouillé une couche de destruction comportant de la terre brûlée et des éléments de l’élévation effondrée du bâtiment. Parmi le mobilier, on compte de la céramique commune, des fragments de verre et 111 monnaies de bronze de l’époque byzantine. Ces vestiges appartiennent à des maisons, des entrepôts et des installations agricoles de l’habitat de Kitros qui s’étendait au Sud de la forteresse et dont la destruction est probablement liée à la prise du site par les Francs en 1204.

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Près de la commune de Nikomidino, D. Makropoulou (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2003 au sommet de la colline d’Aghios Dimitrios. On y a mis au jour, près d’une chapelle contemporaine homonyme, les vestiges d’un bâtiment daté du XVe s. au plus tôt, d’après la céramique à glaçure découverte en fouille, ainsi que des vestiges de construction de l’époque protobyzantine, sur les pentes Nord-Est de la colline.

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Près de la commune moderne de Lagkadas, D. Makropoulou (9e éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2003 au lieu-dit Aghios Vassileios (terrain Papaïoannou), qui a permis la mise au jour, sous une couche comportant de la céramique de l’époque romaine tardive, de trois tombes à tuile renfermant des dépouilles féminines datant du Ier s. av. J.-C. à la fin du IVe s. apr. J.-C.

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Dans la ville d’Édessa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage en 2003 sur le terrain Aroutzidis (23, rue Thessalonikis) et a mis au jour un segment de la fortification Sud de la ville antique. Différentes phases de construction et de réfection ont été mises en évidence, datant des périodes hellénistique, romaine tardive et protobyzantine (fig. 1, 3). Un tronçon du rempart (épaiss. 1,30 m au Nord – 0,90 m au Sud) a été dégagé sur une longueur de 8 m ; sur sa face extérieure, conservée sur une hauteur de 3,5 m, on distingue sept assises et le départ d’une huitième en bas (fig. 2). L’emploi de mortier dans les joints des cinq assises supérieures signale une réfection d’époque romaine tardive, connue par ailleurs ; la sixième assise, sans mortier ni ciselure périmétrale des blocs sur la face de parement, correspondrait à une réparation à l’époque hellénistique. Les deux assises inférieures n’ont pu encore être datées. À 7 m de ce rempart, un tronçon de l’avant-mur protobyzantin (long. 7,90 m ; épaiss. 1,90 m) a été mis au jour : il était construit de moellons bruts liés par un mortier de chaux blanchâtre. Seule sa face Est portait un revêtement. L’examen des vestiges laisse supposer l’existence d’une ouverture arquée. Un escalier d’au moins huit marches a été construit postérieurement, le long du côté extérieur de l’avant-mur. Si elles n’apportent pas d’éléments quant à la date de la première construction du rempart, ces trouvailles complètent la connaissance de la forme de la branche Sud de la fortification d’Édessa : elles révèlent notamment une destruction suivie d’une réparation à la période hellénistique et confirment la continuité vers le Sud de l’avant mur protobyzantin. L’ouverture arquée permettait sans doute à l’eau de la rivière qui longeait l’avant mur de remplir l’espace entre ce dernier et le rempart, ce que confirme la fouille de couches de niveaux d’inondation dans cet intervalle.

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Dans la ville d’Édessa, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage sur le terrain Sionis (21, rue Archélaou) en 2003 et a dégagé deux tombes de date indéterminée, situées dans les limites de la nécropole Ouest de la ville antique, qui fut en usage de l’époque hellénistique jusqu’à la période ottomane. Dans chacune des deux tombes fouillées, le défunt avait été déposé sans mobilier, la tête à l’Ouest et les bras le long du corps (dans un des deux cas seule sa partie supérieure était conservée). Une fosse à détritus (long. 1,30 m ; larg. 0,90 m ; prof. 0,50 m) contenant des tessons de vases de l’époque ottomane a également été repérée entre les deux sépultures.

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Dans le Longos d’Édessa, dans le secteur de la nécropole Sud de la ville basse, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2003, lors de fouilles préventives menées dans le cadre de travaux d’irrigation, trois tombes à tuiles et une à ciste, de dates encore indéterminées, ainsi qu’un segment de mur datant peut-être de l’époque romaine tardive. La tombe à ciste (long. 1,70 ; larg. 0,80 m ; haut. 1,25 m), d’orientation Nord-Sud, était taillée dans la roche pour ses côtés Nord et Ouest, tandis que les deux autres côtés étaient construites en moellons-briques. Les parois latérales portaient des traces de revêtement blanc avec des bandes de couleur rouge et jaune. Profanée dans le passé, la sépulture a toutefois livré des vases (une amphorisque macédonienne, un petit skyphos, un skyphos bolsal et une oenochoé à bec trilobé, fig. 1), une figurine, des bijoux en or (une paire de boucles d’oreille et deux perles tubulaires), une monnaie en bronze, ainsi que des clous en fer provenant sans doute d’un lit funéraire en bois.  À proximité, une tombe à tuiles (long. 1 m ; larg. 0,82 m) également orientée Nord-Sud contenait les restes d’un jeune individu. Cette inhumation a livré des clous en fer mais pas de mobilier. Le tronçon de mur probablement tardo-romain (long. 1,70 m), construit en moellons bruts et fragments de tuiles et muni d’un contrefort du côté Sud, a été découvert près de ces deux sépultures. Plus au Nord, deux autres tombes à tuiles ont été découvertes. Dans la première, sans mobilier, le défunt avait les mains réunies sur le bassin, tandis que la seconde a livré les restes d’une femme et d’un enfant (fig. 2) ; tous les défunts avaient été déposés la tête à l’Ouest.

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À Édessa, dans le secteur de la nécropole Nord de la ville antique, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille de sauvetage en 2003 en vue de travaux de canalisation près de l’église d’Aghios Loukas. Ces recherches ont mis au jour les vestiges d’un bâtiment d’époque protobyzantine, ainsi que deux tombes dont la datation n’est pas précisée. Les vestiges du bâtiment protobyzantin, identifiés à ceux d’une basilique, ont été découverts au Sud de l’église d’Aghios Loukas : on a mis au jour de petits segments des murs et du sol, sous la couche de destruction du toit. Par ailleurs, un angle de murs en pierres brutes et sans mortier de liaison, retrouvé à l’Est de l’église, a été daté d’avant l’ère chrétienne. C’est au Sud-Ouest de l’église actuelle, près de murs découverts auparavant (1985), qu’on a découvert les deux inhumations, simples, sans mobilier ni éléments de couverture.

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Au Sud de la commune de Sossandra, A. Chrysostomou (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué, en 2003, une fouille préventive sur la colline de Kouritska, révélant la présence d’une installation du Néolithique. Sur le côté Sud de la colline on a découvert un espace creusé dans la roche naturelle (long. 7 m ; larg. 3 m), contenant de la céramique grossière, qu’on interprète comme un dispositif de stockage. Le flanc Ouest et le sommet de la colline ont également livré du matériel préhistorique. Il s’agit de la même céramique commune non tournée et à surface rugueuse, caractérisée par des excroissances perforées ou des anses horizontales sur des parois quasi-verticales, tandis que les lèvres des vases sont peu marquées. Difficile à dater car très fragmentaire, cette céramique pourrait être attribuée au Néolithique Récent. Quelques outils en pierre ont également été recueillis.

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Dans la rue Pavlou Méla de la ville d’Édessa, au lieu-dit Psilos Vrachos situé à l’intérieur de l’acropole, lors d’une fouille de sauvetage menée en 2003 sur le terrain Stéphanidis (O.T. 137), M. Païssidou (11e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour trois segments de la fortification de la ville (fig. 1), construits respectivement aux époques romaine, protobyzantine et byzantine. Orienté Nord-Sud, long de 6 m et dégagé sur une hauteur de 1,70 m, le segment du rempart attribué à l’époque romaine (fig. 2) était construit en moellons de tuf taillés et assemblés en appareil pseudo-isodome. Sa partie inférieure s’élargissait en formant quatre gradins, offrant ainsi une meilleure résistance aux eaux qui contournaient la ville. Un autre tronçon dégagé (long. 8,90 m ; haut. max. 4,20 m ; épaiss. max. 3 m ; fig. 3) était construit en moellons de tuf de diverses tailles, alternant avec des assises de briques et reliés par un mortier de chaux résistant ; sa partie inférieure était recouverte d’une très épaisse couche de mortier hydraulique. Daté de la période protobyzantine, avec quelques réparations possibles à une époque plus tardive, ce segment avait une orientation Est-Ouest et s’accrochait sur le précédent en formant un angle droit. Plus à l’Ouest, après une lacune de 4,40 m correspondant à une destruction, on a mis au jour un dernier tronçon du rempart (long. 6,10 m ; épaiss. max. 2,85 m ; fig. 4) ; sa construction en moellons de tuf et briques abondants, isolées ou en rangées, rappelle une tour retrouvée auparavant dans un terrain voisin (ΑΔ 54 [1999], p. 678-679) et renvoie chronologiquement à la période des Paléologues. Ces découvertes apportent des éléments importants sur les différentes phases de la fortification de la ville d’Édessa, ainsi que sur son évolution urbaine.

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Dans la ville de Giannitsa, lors d’une fouille menée en 2003 sur le terrain Skliropoulos (O.T. 273), M. Païssidou (11e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour une tombe à ciste du IVe s. av. J.-C. Orientée Est-Ouest et construite en blocs de pierre, la tombe (long. 2,60 m ; larg. 1,12 m) était recouverte de quatre grandes dalles de pierre (épaiss. 0,35 m), dont l’une comportait un orifice carré, vraisemblablement pour faciliter son soulèvement. Les parois intérieures de la tombe étaient enduites d’une couche de stuc de couleur bleue, plus tard d’une autre de couleur rouge. On y a retrouvé les squelettes de deux adultes (un homme et une femme) et d’un enfant. Parmi le mobilier recueilli, on signale une fibule cruciforme, un bouton et un anneau en bronze, une épingle, un peigne et quatre perles en os, ainsi qu’une cinquième perle en verre.

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Dans la commune d’Amphipolis, dans la région de Serrès, lors de la fouille consécutive à la démolition de l’ancienne église, menée en 2003 par D. Malamidou (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques), on a mis au jour deux puits formés par des conduits verticaux à parois en terre cuite, ainsi qu’une structure taillée dans la roche et vraisemblablement liée à un troisième puits. La datation de ces dispositifs n’est pas précisée. Posés verticalement dans le sol naturel, les conduits cylindriques en terre cuite (diam. 0,70 m ; fig. 1) étaient peut-être destinés à drainer l’eau d’une source qui coule encore à proximité. Plus au Nord, on a dégagé une fosse circulaire taillée dans le sol (fig. 2) ; enduite de mortier hydraulique, elle était peut-être couverte d’une voûte. Au centre du sol, un orifice circulaire et profond correspond sans doute à un puits qui n’a pas été étudié. Dans les remblais de la fosse on a trouvé cinq monnaies en bronze, des aiguilles et des lamelles en bronze, des clous en fer, des fragments de meules, des poids de métier à tisser, des os d’animaux, des charbons.

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Au lieu-dit Kastrolakkas, situé sur la rive Ouest du Strymon et près de la commune de Néa Kerdyllia (région de Serrès), lors d’une fouille menée en 2003 suite à la découverte d’une stèle funéraire inscrite, D. Malamidou (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour trois sépultures appartenant à la nécropole hellénistique d’Amphipolis. Orientée Est-Ouest et entourée d’un muret en moellons bruts, une tombe a tuiles contenait une monnaie en bronze placée dans la bouche du défunt. La même pratique a été observée dans une tombe à fosse orientée Nord-Est/Sud-Ouest qui a livré, de surcroît, un petit lécythe aryballisque et une bague en bronze. Le même type de vase accompagnait une tombe à bûcher plus à l’Est. La stèle en marbre trouvée à cet endroit portait l’inscription : ΑΡΧΕΣ[ / ΤΙΜΟΞΕΙΝ[ / ΠΑΡΙΟ.

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Au lieu-dit Somatos entre les communes de Néa Zichni et de Tholos (région de Serrès), lors d’une fouille préventive menée en 2003 sur le terrain Papapanagiotou, M. Valla (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour une partie d’une installation rurale d’époque tardo-romaine, ainsi qu’une inhumation effectuée vraisemblablement après l’abandon de cette dernière. Les fondations, en moellons et mortier de terre, de deux structures rectangulaires ont été mises au jour dans la partie Nord du terrain (fig. 1). Toutes deux sont interprétées comme des espaces utilitaires et de stockage. L’une de ces constructions (long. 7,30 m ; larg. 6,50 m) était munie d’un toit en tuiles ; elle a livré de la céramique commune et des outils en fer (faucille, couteaux, spatules). L’autre, qui était ouverte sur le côté Nord et avait probablement un toit en bois, contenait trois pithoi et trois fosses tapissées de tuiles. Ces deux bâtiments qui – selon des monnaies provenant du sol de la première – ont été détruits dans le courant du VIe s. apr. J.-C., donnent l’impression d’aménagements auxiliaires pouvant éventuellement dépendre d’une plus grande installation tardo-romaine. Datant apparemment de la même époque, une grande construction circulaire en pierre (diam. ext. 14 m ; diam. int. 9 m ; haut. max. 0,30 m) a été dégagée un peu plus à l’Ouest (fig. 2). Creusée à un peu plus de 1 m dans le sol naturel, elle était remplie jusqu’à environ mi-hauteur d’une terre noirâtre organique. Ce dispositif aurait pu servir pour le stockage. Au centre, on a découvert la dépouille d’un adulte, déposé en position fléchie sur la couche noirâtre ; on suppose que cette inhumation a eu lieu après l’abandon de l’installation. La partie Est du terrain n’a pas été fouillée, mais tant l’abondant matériel de surface (tuiles, pierres et abondante céramique) qu’une couche de destruction observée sur son pourtour indiquent la présence à cet endroit de structures en profondeur.

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Au lieu-dit Mitka au Sud de la commune de Néa Zichni (région de Serrès), lors d’une fouille de sauvetage menée en 2003 en raison de travaux de canalisation, M. Valla (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour deux tombes à ciste, dont l’une au moins date de l’époque classique. Une des sépultures contenait les restes d’un enfant ainsi qu’un anneau en bronze, tandis que l’autre contenait les restes de deux adultes – placés l’un par-dessus de l’autre mais dans le sens opposé.  Cette dernière tombe a livré une kylix, une pointe de lance en fer, trois fibules arquées et un anneau en bronze, ainsi qu’une monnaie en argent (diobole d’Eion) ; ce matériel la date du premier quart du Ve s. av. J.-C. Le site avait déjà livré des tombes dans le passé.

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Au lieu-dit Légkitsiko, près de la commune de Mélénikitsi (région de Serrès) M. Valla (XVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a fouillé en 2003 une tombe à ciste, datée du milieu du IVe s. av. J.-C., constituée de grandes dalles rectangulaires taillées soigneusement dans du calcaire. À l’intérieur, le défunt était déposé la tête au Nord et accompagné d’un grand skyphos, ainsi que d’une lampe à vernis noir, d’un unguentarium fusiforme à bandes rouges et de cinq monnaies en bronze.

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Dans la ville de Serrès, à l’occasion de travaux de canalisation sur la rue Kyprou, S. Dadaki (12e éphorie des antiquités byzantines) a mis au jour une partie d’un bain de l’époque ottomane. On a dégagé l'angle formé par deux murs en appareil soigné d’assises de galets et bandes de briques, conservant par endroit un revêtement de mortier hydraulique. Entre ces deux murs, sur un sol en briques, se dressaient des pilettes : de coupe carrée (larg. 0,50 ou 0,70 m) et construite en pierres ou briques, chacune supportait une dalle en calcaire surmontée de plaques de pierre ou de briques, atteignant au total 1,30 m de hauteur. Intensément noirci par le feu, cet espace constitue sans doute l’hypocauste du bain d’époque ottomane découvert auparavant dans le terrain voisin (ΑD 18 [1963] B, p. 252).

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