Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Sud
Au large de Kythnos et à l’Ouest de l’île, Aik. Dellaporta (éphorie des antiquités sous-marines) rend compte de la découverte en 2004, par un bateau de pêche, d’une statue d’éphèbe en bronze qui gisait à une profondeur de 450 m. La statue, fragmentaire (haut. 1,48 m), semble dater du IVe ou du IIIe s. av. J.-C.

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Dans l’île de Théra, à Périssa, Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille menée en 2004 sur le terrain M. Koemtzopoulou, qui a livré des vestiges de constructions d’époque romaine tardive et protobyzantine (fig. 1-2). Les murs dégagés, conservés jusqu’à une hauteur de 1,80 m, délimitent sept pièces. Les sols sont revêtus de dalles de pierre (fig. 3) ou sont en terre compacte. Dans les élévations de murs, notamment sur les jambages de portes, on constate des remplois de bases ioniques en marbre, dont l’une est inscrite. On a identifié aussi des fragments de colonnes en marbre et deux blocs inscrits. La céramique comprend des bords et des panses d’amphores romaines tardives, des assiettes en céramique de Phocée et d’Afrique du Nord, datées du Ve au VIIe s. apr. J.-C. Les constructions se poursuivent sur le terrain Mavrommati au Sud-Ouest, où un ensemble de maisons avait été fouillé en 1989-1993.

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À Paros, dans la commune de Marpissa, Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2004 sur le pourtour de l’église d’Aghios Georgios Thalassitis, qui a révélé la présence de murs et de sept tombes à ciste d’époque protobyzantine. Les tombes étaient constituées de dalles de schiste. La présence de dalles similaires employées dans l’élévation de l’église suggère que d’autres tombes ont été détruites au moment de sa construction. Le mobilier recueilli dans les tombes, dont une fibule en bronze à décor incisé et une petite cruche, permet de dater les tombes des VIe-VIIe s. apr. J.-C.

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Dans le village moderne de Kamari, sur l’île the Théra, M. Eustathiou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené une fouille d’urgence (2001-2004) dans la nécropole de l’antique Oias (terrain de l’Évêché Catholique), mettant au jour des tombes datées du VIe s. av. J.-C. au VIe s. apr. J.-C, ainsi que les vestiges d'un bâtiment de l'Antiquité tardive (fig. 1). Le terrain exploré est situé au Sud-Ouest de l’angle formé par la route menant de Kamari à Phira (au Nord) et la rue de la plage (à l’Est). Les tombes mises au jour complètent celles découvertes dans les terrains voisins à l’Ouest lors de précédentes fouilles d’urgence (1986-1993). Il s’agit principalement de tombes à crémation de la période archaïque et de tombes à ciste de l’époque romaine (fig. 2). Des tombes à chambres rectangulaires ont également été mises au jour, une forme connue ailleurs à Théra (Eleusis et Perissa). Les conditions de préservation des tombes et de la stratigraphie ont rendu la fouille et l’interprétation des données difficiles. On a mis au jour 22 tombes d’enfants en vases (principalement des amphores à base pointue), 32 tombes à crémation et 4 foyers appartenant à la première phase de la nécropole. Elles sont datées du VIe au Ve  s. av. J.-C. Les tombes à crémation sont modestes. Des fragments de tables à offrandes – dont l’une portait une inscription – ont néanmoins été découverts. Une des tombes d’enfants a livré un bracelet en bronze. Malgré la découverte de quelques tessons datés du IVe s. av. J.-C. et de la période hellénistique, aucune tombe n’a pu être attribuée cette ère chronologique. Entre les tombes archaïques et d’autres plus tardives, 18 tombes à ciste ont été mises au jour. L’étude préliminaire du matériel a permis de les dater du IIe – IIIe s. apr. J.-C. Il s’agit de fosses étroites (1,70-2,10 m x 0,50-0,70 m) dont les parois sont revêtues de dalles de calcaire ou de schiste, parfois réutilisées. Toutes les tombes sont d’orientation Nord-Sud, à l’exception d’une orientée d’Est en Ouest. Les huit tombes ayant livré des vestiges humains suffisamment préservés ont permis de déterminer que le défunt était placé sur le dos, la tête vers le Sud. La découverte de clous en fer à l’intérieur des tombes a par ailleurs suggéré l’utilisation de brancards en bois. Huit des tombes étaient vides, une contenait une bague en bronze et les neuf autres contenaient généralement deux ou trois vases, pour la plupart en verre. On note également la découverte d’une lampe, d’un lagynos, d’un pot en bronze, d’une autre bague en bronze, d’un fragment de serrure en bronze, d’un fragment d’épingle et de quelques fragments d’objets en os. Trois tombes à fosse pourraient également dater du IIe ou du IIIe s. apr. J.-C., à moins qu’elles ne soient plus tardives. L’une de ces fosses contenait deux tombes. Le matériel se limitait à une lampe. La deuxième n’a livré que les os du défunt, tandis que dans la troisième, la seule où le mort était placé la tête vers le Nord, une monnaie de bronze a été découverte à hauteur de la bouche. Quelle que soit la datation de ces dernières, les fouilleurs estiment qu’il n’est pas aisé de déterminer si  la densité importante de l’occupation romaine de cette partie de la nécropole doit être attribuée aux conditions de préservation du site ou à une réalité antique. Six tombes construites, rectangulaires, appartiennent à la période d’occupation la plus tardive de la nécropole. Elles sont datées du IIe au VIe s. apr. J.-C. Trois d’entre elles forment des structures indépendantes, les trois autres sont mitoyennes. L’orientation de chaque tombe diffère, de même que l’emplacement de leur accès, toujours placé sur l’un des côtés étroits. - La tombe construite 1, dans l’angle Sud-Ouest du terrain, présente une orientation Est-Ouest. L’entrée, située dans le mur Est, fut bloquée à un moment donné par un muret de forme absidale. Dans la pièce (2,60 x 3,10 m), l’extrémité Ouest d’une tombe orientée d’Est en Ouest a été mise au jour. Dans la partie Sud de la tombe, on a découvert une niche remplie d’os. La couche mise au jour dans la pièce contenait de nombreux ossements et tessons. Le matériel découvert n’a pas permis de préciser la chronologie de la structure. - La tombe 2, dans l’angle Sud-Est du terrain, se poursuit vers le Sud en dehors de ses limites. Perturbée par la culture de pistachiers, la partie de la pièce mise au jour mesure 3,10 x 1,70 m. L’accès se trouve du côté Sud ou, plus probablement, Est. La maçonnerie est similaire à celle de la tombe 1. Quatre inhumations ont été mises au jour en deux niveaux. Elles présentent des orientations distinctes Nord-Sud et Est-Ouest et sont séparées par des délimitations en fragments de plaques d’argile revêtues d’un enduit de plâtre. Dans la couche associée au niveau de sol supérieur au sein de la structure, une grande quantité d’os, de tessons et de fragments de vases en verre et de lampes ont été mis au jour, ainsi que un strigile en bronze, des perles, une bague en or avec une pierre semi-précieuse à motif gravé. Les perturbations subies par la tombe n’ont pas permis de restituer une chronologie détaillée, mais cinq lampes complètes ont indiqué que la tombe était en usage dans la seconde moitié du IVe et au Ve siècle apr. J.-C. - La tombe 3, la plus au Nord, est aussi la mieux préservée. D’orientation Nord-Sud, elle présente un plan carré (2,50 m de côté) avec un accès du côté Nord. Trois espaces alignés, d’orientation Nord-Sud, étaient séparés par des murets en calcaire. L’espace à l’Est contenait les restes de deux inhumations, la tête du mort placée au Sud, ainsi que 16 vases en verre, 6 lampes et les fragments d’autres, un vase en argile, quelques éléments en os qui provenaient des vêtements des défunts, une monnaie en bronze, des fragments d’objets en bronze et en os, dont un fragment de serrure et deux bagues en bronze, ainsi qu’un pendentif en or. L’espace à l’Ouest a livré 4 lampes et les fragments d’autres, un flacon en bronze, des fragments de vases en verre et des fragments d’objets en fer et d’attaches en os. Dans l’espace central, qui contenait probablement le dépôt funéraire le plus récent, le mort était placé tête vers le Sud. Deux vases en verre, un strigile en bronze et trois lampes lui étaient associés. En plus de ces trouvailles indépendantes, chaque espace a livré des clous en fer. Au-dessus du niveau de sol, deux couches distinctes sont apparues : l’une contenait des tessons, des fragments de lampes et quelques os, l’autre, au-dessus, contenait des pierres, des fragments d’enduit de chaux et une grande quantité de céramique. Cette dernière provenait de l’effondrement du toit. Parmi le matériel découvert au sein de la structure, certaines des lampes portaient un motif de disques daté du IIe ou du IIIe s. apr. J.-C. Deux autres portaient respectivement une représentation de gladiateurs et de Ganymède. La tombe était complétée au Sud par une addition en Pi qui contenait des ossements, et au Nord par un espace de forme absidale face à l’entrée, dont la date n’a pu être déterminée. Outre ces trois tombes indépendantes, trois autres ont été identifiées, associées, dans la partie Est du terrain exploré : - la plus au Sud, située immédiatement au Nord de la tombe 2 était perturbée par une fosse moderne et seuls ses murs extérieurs ont pu être identifiés ; - une autre, située immédiatement au Nord de la précédente, est dénommée tombe 4. Sa maçonnerie était similaire quoique moins élaborée que celle de la tombe 3, tandis qu’à l’intérieur la subdivision de l’espace répétait celle de la tombe 1. Une tombe à ciste était délimitée par des parois dans le prolongement des montants de l’accès, situé à l’Est. Le mort était placé avec la tête à l’Ouest. Dans l’angle Sud-Est de la tombe, les restes d’un squelette d’enfant ont été identifiés. La tombe a livré 5 lampes et les fragments d’autres ainsi que, masqués sous une couche de calcaire sous le défunt, des ossements. L’espace extérieur à l’Est de la tombe a livré les vestiges possibles d’une structure plus ancienne ; - la tombe 5 se trouvait immédiatement au Nord de la tombe 4. De l’espace intérieur, on notera les deux murs respectivement parallèles aux murs extérieurs Nord et Ouest. Seul le compartiment Ouest a pu être identifié avec certitude comme une tombe. La partie Est de la tombe est démolie, mais l’accès se trouvait vraisemblablement de ce côté. Dans l’espace à l’extérieur de cette pièce, du côté Est, deux tombes furent découvertes. Celle au Nord a livré un os et quelques tessons. Celle au Sud contenait un matériel beaucoup plus abondant. Dans une couche de 0,30 m les restes de 4 adultes et plusieurs jeunes enfants ont été découverts, ainsi que quelques lampes complètes. Il semblerait que les tombes 3 et 4 puissent être datées du Ve ou du VIe s. apr. J.-C. La tombe 5 serait plus tardive. Ainsi, les tombes rectangulaires mises au jour s’étalent du IIe au VIe s. apr. J.-C., alors que l’on considérait auparavant que ce type de tombe avait cessé d’être utilisé à Oias au IIIe s. apr. J.-C. En plus des éléments relatifs à la nécropole, des vestiges datés de l’antiquité tardive ont été découverts dans la partie Nord-Est du terrain (fig. 3). Neuf espaces semblaient appartenir à deux structures distinctes d’orientation Est-Ouest, dont la fouille est demeurée inachevée. On notera la découverte d’une tête féminine en marbre de l’époque romaine qui provenait de l’un des murs.

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Dans le village de Raos, au Nord-Ouest du village moderne d’Akrotiri, M. Marthari (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 et 2004 des fouilles d’urgence sur le terrain Alefrangi, situé le long du côté Nord de la route menant d’Akrotiri à Fanari. Les travaux ont mis au jour les vestiges d’un habitat témoignant d’une destruction contemporaine à celle du site d’Akrotiri, datée du Cycladique Récent I. Les fouilles, organisées en 15 carrés de 4 x 4 m, ont livré un matériel abondant. Celui-ci est apparu dès 0,20 m sous le niveau de sol moderne. On a fait apparaître les vestiges de murs érigés en pierre locale ou en briques de grandes dimensions, dont certaines conservaient encore les fragments d’un enduit peint. Ces fragments étaient principalement de couleur rouge unie, quoique certains aient été polychromes. Des dalles de roche volcanique, utilisées comme revêtement du sol à l’étage de structures mises au jour ailleurs dans l’île (dans l’établissement CR I d’Akrotiri et dans le site CA III-CM I à Ftellos), ont suggéré un usage identique dans les vestiges à Raos. Plus bas dans cet effondrement, des briques cuites quadrangulaires ont été mises au jour. Un parallèle est connu dans l’établissement d’Akrotiri. Outre ces éléments architecturaux, les fouilleurs ont noté la présence d’une quantité importante de vaisselle, locale ou importée (dans ce cas essentiellement minoenne). Il s’agissait aussi bien de vaisselle de table (coupelles coniques, coupes cycladiques) que de vases de stockage (amphores et pithoi) ou de cuisson (marmites tripodes). Ils ont également mis au jour de nombreux outils en pierre et les éléments d’objets en bronze. Bien qu’on ne puisse déterminer la forme précise de l’édifice qu’ils formaient autrefois, il apparaît clairement que les vestiges exhumés furent victimes de la destruction qui anéantit l’île de Théra au CR I. Les fouilleurs n’excluent pas qu’il ait été associé à l’établissement d’Akrotiri.

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À Andros, sur le site de Palaiopolis, Chr. Televantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003-2004 des fouilles sur les deux terrains Pertesi, situés dans l’emprise de la ville antique, contre le mur oriental, au Sud du mur qui séparait la zone de l’acropole. Les travaux ont mis au jour des fragments de mur et plusieurs tronçons de l’enceinte antique. Dans le terrain I, plusieurs murs étaient visibles en surface (le mur de séparation de l’acropole μ, les murs λ et κ au Sud et au centre du terrain), ainsi que des pierres taillées qui provenaient vraisemblablement du mur oriental de la ville antique. Celui-ci a par ailleurs été dégagé sur une longueur de 5 m. Seule une assise, de fondation, a été mise au jour. Cinq sondages pratiqués en complément n’ont pas livré d’autre vestige. Dans le terrain II a été découverte une inscription gravée sur le rocher, datée du IVe s. av. J.-C. (fig. 1) À proximité, des creusements rectangulaires étaient probablement destinés à recevoir des libations. Treize sondages ont été également menés dans ce terrain. Huit se sont avérés improductifs, tandis que les cinq autres ont révélé un deuxième tronçon du mur oriental de la ville antique (δ), long de 7,75 m, ainsi qu’une série de murs de terrasse (α, β, γ) et une canalisation en pierres taillées. La céramique mise au jour, très abîmée, couvre une durée allant du VIIe s. av. J.-C. à l’époque hellénistique. On note en particulier la découverte de fragments de pithoi décorés d’hélices et de palmettes, datés du VIIe s. av. J.-C., des plaques à vernis noir, des anses de lagynoi et des fragments d’une coupe de Mégare. On a également découvert, complets, un unguentarium de la fin du IVe s. av. J.-C. et deux lampes du début du IIIe s. av. J.-C.

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À Andros, sur le site d’Hypsili, Chr. Televantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2004 les fouilles menées dans le cadre des travaux d’aménagement et de mise en valeur de l’espace archéologique, sur l’acropole et immédiatement à l’Est de celle-ci. Aux abords Sud-Est de l’acropole (secteur A), les fouilleurs ont mis au jour, sous un pierrier, deux murs ainsi que des fragments de pithos du groupe Zagora-Xombourgo, décorés de motifs de méandres. Une grande partie du parement extérieur du mur d’enceinte de l’acropole était visible avant l’exploration. Des fouilles menées dans le secteur Est (B) du site ont révélé des éléments significatifs de la fortification, dont une porte située dans la partie Nord du mur Est (fig. 1). Ces éléments ont permis de préciser le phasage chronologique de la fortification. Au moins quatre phases ont été identifiées, datées de la période géométrique ou, pour certaines, du début de la période archaïque. Lors d’une première phase, l’acropole était protégée par un mur large de 3,10-3,70 m. Dans sa partie Sud-Est le mur, plus étroit (1,80-1,95 m) fut doté d’une tour construite lors de la deuxième phase de fortification, en même temps qu’une saillie vers le Sud, vraisemblablement destinée à protéger l’habitat situé en dehors de l’acropole. Lors d’une troisième phase les tronçons Est et Sud-Est furent renforcés par un ajout de maçonnerie sur la surface extérieure du mur. Le mur fut encore renforcé lors d’une quatrième phase, pour atteindre parfois une épaisseur de 6,20 m.

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Sur l’île de Kimolos, au lieu-dit Ellinika, P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a exploré une tombe (T1/04) qui se trouve dans la zone de la nécropole, près du rivage. Située immédiatement au Sud-Est d’une série de tombes mises au jour en 1969 et datées du Ve et du IVe s. av. J.-C., la nouvelle tombe présentait une orientation identique, Sud-Est/Nord-Ouest. La tombe (1 x 1,70 m), creusée dans la roche, avait été très abîmée par les vagues et n’était plus conservée que sur 0,2 à 0,6 m de hauteur. À l’intérieur, une couche brûlée provenait de la crémation du défunt. Au-dessus de cette couche, on a découvert un vase probablement identifié à une oenochoé placée à l’envers dans une anfractuosité du rocher, ainsi que deux coupes attiques à vernis noir datées du premier quart du IVe s. av. J.-C.

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Sur l’île de Siphnos, au Kastro, Z. Papadopoulou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué des fouilles dans la maison appartenant à Mme Th. Katsoulaki, mettant au jour une section de la muraille antique (fig. 1). La maison, située du côté Nord-Est du Kastro, inclut une partie du mur d’enceinte de la ville antique. Les fouilles sont descendues, sous une canalisation d’égout récente, jusqu’à un niveau régulier, composé de pierres mêlées d’une terre rouge, et auquel étaient associée de la céramique datée du Géométrique Récent à la période hellénistique. Dégagé jusqu’au niveau du rocher, le mur de l’enceinte antique se dressait là encore sur une hauteur de 3,25 m et était épais de 4,50 m. Huit assises étaient visibles. Les trois assises inférieures présentaient une hauteur totale d’1 m, et leurs pierres étaient dressées selon une forme grossièrement trapézoïdale. Les assises supérieures, en retrait de 0,10 m par rapport aux assises inférieures, étaient pour la plupart hautes de 0,45-0,50 m, sauf la 7ème (0,30 m). À l’extérieur de la maison et vers le quartier de Despotika, du côté Nord-Est de l’acropole, le mur antique a été mis au jour sur une longueur de 10,5 m, avec une hauteur préservée allant jusque 3,9 m. On a observé, dans la deuxième assise, un percement ayant servi à l’écoulement des eaux.

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Sur l’île de Siphnos, dans le cadre de fouilles d’urgence liée au remplacement d’une canalisation à l’intérieur du Kastro, Z. Papadopoulou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a découvert sous un pierrier un grand pithos de stockage. Conservé sur une hauteur de 1,35 m, il présentait un diamètre maximum de 1,53 m et des parois épaisses de 0,05 m. Le bord était brisé et le corps présentait des réparations au moyen d’agrafes en plomb. Aucun argument n’a pu être avancé quant à sa datation.

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Sur l’île de Siphnos, Z. Papadopoulou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené des fouilles dans le terrain Tsaliki, situé du côté Sud-Ouest de la colline du Kastro, à côté de l’ancienne école. Elle y a mis au jour les fondations d’une église, dont le remblai a livré du matériel daté de l’époque géométrique jusqu’à des périodes plus récentes. Un fragment de statue représentant une épaule et un cou a été découvert. La fouille a été confiée ensuite à l’éphorie des antiquités byzantines.

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Sur l’île de Siphnos, Z. Papadopoulou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué des sondages dans un cimetière cycladique ancien situé dans la zone de Plati Ghialou, dans le petit golfe de Lazaros, du côté Sud-Ouest de la péninsule d’Akrotiraki, dans le terrain Kapreli-Andrianopoulou. Chr. Tsountas y avait déjà mis au jour des tombes datées de cette période. Les sondages, pratiqués sur toute la surface du terrain, ont révélé deux tombes datées du cycladique ancien, associées à un mur de péribole. La tombe 1 est une tombe à ciste de plan triangulaire (long. 0,79 m ; larg. 0,67 m ; prof. 0,23-0,08/0,15 m). La partie supérieure est très abîmée et ne présente plus de dalle de fermeture. Deux des côtés de la tombe présentent des dalles de schiste placées de chant, tandis que le côté correspondant à l’accès est fermé par un mur. Le sol est formé par le rocher naturel. Des ossements ont été découverts, perturbés et en partie couverts par le mur construit du côté de l’entrée. Parmi le matériel découvert, on signale un galet de forme triangulaire, un fragment de marbre (tête d’idole ?) et des tessons préhistoriques et historiques. La tombe 2, située à l’Est de la première, est une fosse de plan triangulaire (0,98 m x 0,85 m x 0,93 m ; prof. 0,15-0,23 m) fermée par une dalle de calcaire. Sa partie Sud-Est est limitée par le mur de péribole. Une terre rouge mêlée de petits galets a été découverte à l’intérieur de la tombe. Elle ne contenait pas d’ossements mais un hameçon de bronze. Quant au mur de péribole (long. 8,60 m ; larg. 0,60-0,70 m ; haut. 0,60 m), il n’est pas exclu qu’il ait été démonté par le passé et ses pierres remployées.

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Sur l’île d’Amorgos, à Katapola, G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 des fouilles sur le terrain St. Mavrou. Les travaux ont livré les vestiges d’au moins trois phases d’habitat, datées entre le IIe et le VIIe s. apr. J.-C., ainsi qu’un puits daté entre le XIe et le XIIIe s. apr. J.-C. Les vestiges se composaient d’une canalisation menant à une tête de puits de forme elliptique (carré A5), de vestiges de murs disposés perpendiculairement et ouverts par une porte dotée de parastades taillées (B5), d’une pièce étroite (larg. 0,75 m) dont le sol était pavé de dalles de terre-cuite ornées de croix gravées et de dalles de pierre (Γ4), de deux canalisations et d’un four (Γ2 et Γ3) et de fragments de colonnes en marbre à fût lisse (B4 et Γ2). Deux monnaies, l’une en bronze, de Constantin, l’autre en argent, de Phokas, ont été découvertes dans les carrées B4 et B5 près de la surface.

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Dans la vielle ville de Rhodes, T. Marketou et A. Dreliosi-Irakliou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont effectué en 2003 et 2004 des travaux d’aménagement pour accueillir les collections préhistoriques et épigraphiques dans le bâtiment Villaragut, à l’angle des rues Ippoton et Lachitos. Dans l’aile Ouest du bâtiment, destinée à accueillir les collections préhistoriques, le sol existant a été retiré et on a mis au jour une petite portion du dallage de la rue P31 qui menait à l’arc tétrapyle au Nord (fig. 1). On a également découvert des vestiges de constructions appartenant à des phases médiévales, ainsi qu’un puits encore en eau, daté de l’époque ottomane mais probablement resté en usage jusque dans l’entre-deux-guerres. Dans l’aile Est du bâtiment, on a aménagé les salles qui accueillent la collection épigraphique. Les travaux ont permis d’observer des remplois d’éléments architecturaux en calcaire local (lartios) ou en marbre, ainsi que des vestiges de constructions plus anciennes. On signale notamment : — un segment de mur puissant (crépis ?) orienté Nord-Sud ; — un mur antique sur lequel repose une base orthogonale (fig. 2) ; — un chapiteau corinthien en calcaire d’époque romaine, de dimensions imposantes (long. 0,84 m ; larg. 0,72 m ; haut. 0,70 m), à deux séries de feuilles d’acanthes, hélices et rosace (fig. 3) ; — une base de colonne ionique sculptée sur un bloc de calcaire daté de l’époque romaine (larg. 0,98 m ; ép. 0,82 m ; haut. 1,10 m ; fig. 4). Un bloc similaire a été trouvé dans les niveaux de fondation de la salle adjacente (II).

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Au centre de la ville médiévale de Rhodes, A. Dreliosi-Iraklidou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain K. Kyriakidi, dans la rue Ergeiou, et mis au jour des vestiges de constructions antiques. On a dégagé une structure orthogonale creusée dans la roche, une autre dont les parois paraissent renforcées (puits ?), et des blocs architecturaux en poros. Au niveau des fondations d’un mur qui limite, à l’Est, la cour de la maison moderne, la fouille a mis au jour un fragment de stèle honorifique (larg. 0,32 m ; haut. 0,39 m ; ép. 0,22 m). De l’inscription, treize lignes fragmentaires sont conservées. Il y est question d’une offrande faite par les membres de l’équipage d’un navire rhodien.

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À l’Ouest de la ville médiévale de Rhodes, N. Christodoulidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain Gavrilaki, situé dans la rue Navarinou, et mis au jour des vestiges de construction de la ville antique de Rhodes, notamment le croisement des rues antiques P10 et P28 (fig. 1-2). La rue P10, orientée Est-Ouest, avec un pendage vers l’Est, a été mise au jour sur une longueur de 17 m et sur une largeur de 11 m. Seule sa limite Sud a été dégagée. Trois chaussées successives ont été observées. La première correspond à la période d’aménagement de la rue et se trouve en contact avec le rocher. La chaussée supérieure, la plus tardive, date de la période au cours de laquelle la largeur de la rue a été diminuée par un mur puissant, mis au jour sur une longueur de 8,70 m. Ce mur est contemporain d’une couche de mortier qui témoigne d’un pavement de mosaïque, au Sud de la limite Sud de la rue. L’ensemble est daté de l’époque romaine tardive. La Rue P28, orientée Nord-Sud, a été dégagée sur une longueur de 13,8 m. Ses limites Est et Ouest ont été mises au jour. Sa largeur totale est de 4,5 m. On y a observé quatre niveaux de chaussée successifs, dont le plus ancien remonte au IIIe s. av. J.-C. et le plus récent au IIe s. av. J.-C. À l’Est de la rue P28, on a mis au jour les fondations d’une maison du IIIe s. av. J.-C. Sous les chaussées des rues, on a découvert deux réservoirs et quatre canalisations en terre cuite (fig. 3). Deux des canalisations de la rue P28 et une de la rue P10 se rejoignent dans un réservoir en terre cuite qui se trouve à l’intersection des rues. Le réservoir est constitué de la partie inférieure d’un grand vase, surmontée par la partie inférieure conique d’un autre grand vase et recouvert par une dalle de pierre amovible. Le mobilier compte, outre les nombreux tessons de céramique hellénistique et romaine, des fragments de statuettes en marbre.

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, N. Christodoulidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 et en 2004 une fouille de sauvetage sur deux terrains voisins, entre Akti Miaouli et la rue Orphanidou (terrains Vrouchou-Nikolidaki et Maneta). Les travaux ont mis au jour une section du rempart occidental de la ville hellénistique (fig. 1-2). Large de 2,50 m, le rempart a été mis au jour sur une longueur totale de 19 m. Seule son assise inférieure, fondée immédiatement sur le sable, a été mise au jour, ainsi que quelques blocs de la deuxième assise. La partie du rempart mise au jour sur le terrain Vrouchou-Nikolidaki conserve, contre son parement extérieur, Ouest, les vestiges en fondations d’une tour carrée dont le côté Sud mesure 7,50 m de long, et 2,10 m de large. À l’Est du rempart, la fouille a dégagé dix niveaux successifs de la chaussée de la rue périmétrique P40. Sur le terrain Maneta, immédiatement au Nord, on a également mis au jour une canalisation maçonnée, orientée Est-Ouest, pour l’évacuation des eaux de pluie (long. 10 m ; larg. 1,30 m ; fig. 3).

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, E. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain L. Antonoglou (rue Petridi) et mis au jour une partie de la nécropole occidentale de la ville antique. La fouille a révélé quelques volumes rocheux qui portaient des traces de débitage et qui ont été identifiés à des galeries de carrière effondrées. Entre ces volumes, on a mis au jour deux chambres funéraires (fig. 1). La première (long. 2,35 m ; larg. 1 m) était remblayée et on y a dégagé un squelette (fig. 2), une amphorisque du IIIe s. av. J.-C., une épingle en bronze et une urne cinéraire contenant des cendres et des restes osseux d’un individu jeune. La seconde (long. 2,50 m ; larg. 1 m) comportait des cendres dans des ossuaires, des vases funéraires et une urne cinéraire en plomb. Cette tombe avait été pillée, mais la fouille du vestibule a livré plusieurs inhumations successives (dont la première date du Ier s. av. J.-C.). Dans la même rue, la fouille du terrain Mamma, par K. Baïrami, a livré quatre nouvelles tombes à fosse.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, E. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain Nikolaou, rue K. Tsaldari, qui a livré deux thékès et six tombes à fosse appartenant à la nécropole centrale de la ville antique. Seule une tombe a été trouvée intacte. Elle comportait deux petites amphores, un bolsal, une petite cruche, un unguentarium et une lampe à vernis noir du IVe s. av. J.-C.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain Asvesti-Nikolidaki-Zoïdi et mis au jour une thékè appartenant à la nécropole centrale de la ville antique. Le monument comportait une hydrie et deux tombes à fosse du IIIe s. av. J.-C. Une des tombes abritait une double sépulture, dans laquelle on a trouvé deux monnaies d’argent et 16 perles. La deuxième tombe comportait un unguentarium à vernis noir.

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Au Sud de la ville de Rhodes, N. Christodoulakis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2004 la fouille du terrain Karimali sur lequel on avait découvert en 1997 des tombes appartenant à la nécropole orientale de la ville antique. Dans la partie Sud du terrain, la fouille a mis au jour les traces de plusieurs tombes, ainsi que de nombreux éléments en pierre provenant de tombes du même secteur (fig. 1-2) : cinq autels circulaires inscrits et un non inscrit, quatre bases de stèles funéraires, deux fragments de stèles inscrites, une partie de stèle non inscrite, deux bases rectangulaires inscrites et deux couvercles d’ossuaires.

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Au centre de la commune moderne de Ialysos, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2002 sur le terrain Voutsi, puis en 2003 et 2004 sur le terrain Danovasili et Tsagkari, contigu au précédent. Au Nord et à l’Est du terrain Voutsi, la fouille a livré un groupe de tombes à tuile de l’époque romaine tardive qui s’intègrent à la nécropole localisée dans ce secteur entre 1988 et 1990. Les niveaux supérieurs du terrain Danovasili et Tsagkari ont livré un groupe de neuf tombes à tuile et trois enchytrismes de l’époque romaine tardive (fig. 3). Les sépultures ne comportaient pas de mobilier. Sous ce niveau, et après avoir enlevé une couche de dépôts alluvionnaires d’environ 1 m d’épaisseur, on a dégagé les vestiges construits appartenant à deux groupes d’habitations datés du Bronze Moyen (fig. 1-2). Du bâtiment Nord, orienté Nord-Sud, on distingue deux pièces : une pièce rectangulaire (long. 6,34 m ; larg. 5,08 m) et, à l’Est, un espace allongé (long. 6,45 m ; larg. 1,28 m) avec un sol de galets. Le bâtiment Sud (long. 12,40 m ; larg. 9,50 m), orienté Nord-Est/Sud-Ouest, est composé de cinq pièces, dont certaines conservent des vestiges de sols de mortier et de sols de galets. Sous un sol, dans un niveau de destruction, on a trouvé des fragments de cruches du Bronze Moyen et des gobelets à profil angulaire de production locale. Dans la partie orientale du terrain Danovasili et Tsagkari (fig. 4-6), on a mis en évidence un espace non couvert, de plan allongé (larg. 1,40 m) et comportant un épais sol de galets. À l’Ouest de cet espace allongé, peut-être identifié à une rue, s’ouvraient quatre pièces dont on distingue au moins deux phases d’aménagement au Bronze Moyen. Dans une des pièces centrales, on a dégagé une couche de destruction qui comportait de la céramique locale du Bronze Moyen, ainsi que de la céramique importée du Minoen Moyen – que l’on trouve en Crète dans des contextes du MM IB/MM II.

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Sur l’île de Rhodes, au lieu-dit Kamaropetres près du village d’Aphantou, P. Triantaphyllidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2004, dans le cadre de travaux d’élargissement de la rue, quatre amphores d’époque hellénistique alignées (fig. 1).

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Au Sud-Est de l’île de Rhodes, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004, à l’occasion de travaux de voirie, une fouille de sauvetage qui a suscité la découverte d’une chambre funéraire creusée (fig. 1). Le monument comportait une amphore, un lécythe, un alabastre, des skyphoi, un miroir en bronze, des objets en os, des scarabées, des anneaux en bronze et en or, ainsi que des perles en or. La poursuite de la fouille a livré dix nouvelles tombes, dont la plupart avaient été pillées. Huit d’entre elles appartenaient à une nécropole datée de la transition entre l’HR IIIC et la période submycénienne ; les deux autres dataient des époques historiques (fig. 2). Il s’agit de la première découverte de vestiges du Bronze Récent dans ce secteur qui était connu jusqu’à présent pour ses vestiges hellénistiques et protobyzantins.

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Au Sud de l’île de Rhodes, à Lindos, St. Palaiologou et E. Tsakanika (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2004 une fouille sur le terrain Boberek qui a livré, dans onze sondages, des traces d’exploitation et de débitage de la pierre (fig. 1). On signale notamment un creusement rectangulaire (long. 5,30 m ; larg. 3,40 m) qui comportait des traces de mortier, un bassin (long. 1,65 m ; larg. 0,85 m ; haut. 0,60 m) creusé dans la roche et stuqué. On a également exploré une cavité rocheuse (long. 3,50 m ; larg. 3,40 m) reliée à un autre creusement rectangulaire (long. 2,90 m ; larg. 0,90 m ; fig. 2). Le mobilier qui y a été recueilli atteste une fréquentation, probablement à usage funéraire, à l’époque hellénistique et romaine.

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Au Sud de la ville médiévale de Rhodes, G. Katsou (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain Papachristodoulou, en bordure de la rue Omirou. Dans la partie Nord du terrain, la fouille s’est poursuivie jusqu’à une profondeur de 2 m, où on a dégagé un sol de galets de couleur noir et blanche, avec des motifs végétaux et géométriques comparables à ceux du sol de la Synagogue de la rue Simmiou. On a également dégagé les vestiges d’un mur avec deux arcs de soutien et le départ d’une voûte, tous datés de l’époque des Chevaliers.

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Au Nord-Ouest de la ville médiévale de Rhodes, A. Kosma (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 et 2004 une fouille dans le secteur du bastion du palais du Grand Maître (fig. 1). Sur la plateforme du bastion, on a mis au jour les fondations de l’hôpital militaire ottoman. Il s’agit d’un bâtiment néo-classique de grandes dimensions qui comportait un étage dans sa partie Nord, avec une cour centrale intérieure. Contre le côté Est du bastion, on a mis au jour les fondations de plusieurs constructions plus anciennes : un mur, une partie d’un sol dallé de plaques de marbre, un seuil en marbre.

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Au centre de la ville de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain Chatzistergou et Kephalianou, à l’angle des rues Grigoriou E’ et Ioannidou, au Nord de la Casa Romana. Les travaux ont mis au jour les vestiges d’une construction monumentale qui se poursuit sous les terrains voisins (long. visible 5,65 m ; larg. 5,65 m ; fig. 1). Sur le côté Sud du terrain, on a mis au jour des blocs de marbre, scellés entre eux par des crampons en plomb et reposant sur une assise de réglage en pierre locale. La structure ainsi délimitée (dimensions 4,25 x 3,25 m) doit probablement être identifiée à la base monumentale d’une statue ou d’un groupe sculpté. La comparaison avec des bases similaires mises au jour à Priène et datant du IIIe s. av. J.-C. permet de situer le monument à l’époque hellénistique. Au Nord de la base, on a découvert une série de blocs architecturaux qui n’appartenaient pas à l’élévation du monument : trois futs de demi-colonnes doriques, deux fragments de linteau à sima en mufle de lion, un fragment de linteau à fronton. Il se pourrait que ces blocs proviennent d’un portique qui n’a pas été mis au jour, car des blocs comparables ont été découverts sur le terrain immédiatement à l’Est, en remploi dans une construction protobyzantine.

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Dans le secteur Est de la ville de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené de 2002 à 2004 des sondages sur le terrain Koutouzi-Gialousi-Mesimeri, sur lequel on avait auparavant mis au jour une rue antique bordée par des constructions. Un sondage implanté à l’Est du mur extérieur Nord du bâtiment public déjà repéré, en vue d’en déterminer la largeur, n’a pas donné le résultat escompté, en raison des perturbations du terrain à cet endroit. En revanche, un fragment de sculpture de l’époque romaine a été trouvé dans les tranchées ouvertes à l’époque protobyzantine au moment de la destruction de l’édifice. D’autres sondages ont été effectués sur les rues Nord-Sud et Est-Ouest. Sous la rue Est-Ouest, l’égout central a été mis au jour. On a notamment mis en évidence sa reconstruction à l’époque romaine, avec une couverture voûtée.

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Dans le secteur Est de la ville de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain Mylona-Papoutsalaki-Chatziantoniou, qui se situe dans la rue Makrygianni. La fouille des terrains voisins à l’Ouest avait livré les vestiges de rues antiques orientées Nord-Sud et des îlots d’habitation appartenant à plusieurs phases de construction s’échelonnant entre le IVe s. av. J.-C. et l’époque protobyzantine. La fouille de ce terrain a permis de mettre au jour une nouvelle rue antique orientée Nord-Sud. Sur l’îlot d’habitation Est, on a fouillé une maison de l’époque protobyzantine, recouverte par une couche de destruction probablement liée au séisme de 445 apr. J.-C., connu par les sources écrites. À l’Est du terrain, on a mis au jour une partie d’une maison qui se poursuit sous le terrain adjacent et qui date du début de l’époque hellénistique. L’îlot Ouest est occupé par des constructions dont la datation s’échelonne entre l’époque hellénistique et l’époque protobyzantine.

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Dans le secteur Est de la ville de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur le terrain Kouva-Pentaphounti, dans la rue Knidou. Dans la partie Nord-Ouest du terrain, on a mis au jour une couche qui comportait un entassement de fragments de pavement de mosaïque détruit. Sous ce niveau, on a découvert un sol en mortier hydraulique qui préservait les traces de piles d’hypocaustes, témoignant de la vocation de cet espace, affecté aux bains.

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Dans le secteur Sud de la ville de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2004 sur le terrain Kitrina, dans la rue Grigoriou E’, qui a permis la découverte de vestiges de murs et de sols. Les murs mis au jour dans les niveaux supérieurs appartiennent à l’époque ottomane. Ils sont faits de pierres non taillées et de blocs architecturaux en remploi, dont un fragment de tambour de colonne dorique. À un niveau inférieur, on a découvert trois murs parallèles, orientés Nord-Sud, construit de petites pierres. Au Sud-Ouest, on a trouvé un autel inscrit, orné de guirlandes et de bucranes.

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Dans le secteur Sud de la ville de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage sur la partie Sud du terrain Kentouri, à l’angle des rues Grigoriou E’ et d’une rue anonyme, dont une partie avait déjà été explorée en 1995 (cf. AD 50 [1995], p. 804). Dans la partie Sud du terrain, on a fouillé des vestiges de murs et de canalisations de l’époque ottomane (fig. 1). Vers le Sud-Est, on a dégagé, à une plus grande profondeur, des murs et une partie d’un sol de l’époque romaine et de l’époque romaine tardive, ainsi que douze canalisations en terre cuite, datées de l’époque romaine à l’époque protobyzantine. À l’Ouest de ces vestiges, on a mis au jour la tranchée de fondation du rempart de la ville antique, orienté Nord-Sud dans ce secteur, sur une longueur de 27 m et une largeur de 4,15 à 5 m. La maçonnerie a été presque complètement démantelée. La tranchée de fondation était remplie de pierres, de tuiles et d’une importante quantité de tessons de céramique des époques romaine et romaine tardive. On a localisé une petite partie de la première assise de fondation du côté Ouest du rempart, constituée de deux rangées de blocs de poros (long. 4,46 m ; larg. 1,75 m). Deux perturbations perpendiculaires au rempart ont également été repérées : il s’agit de deux murs parallèles, distants de 7,50 m, qui formaient peut-être une tour. Du mur Sud, il reste trois blocs alignés sur une longueur de 2,88 m, fondés sur une couche de déchets de taille. À l’Ouest du rempart, on a également trouvé des blocs de poros et de pierre locale (amygdalopetra) qui proviennent vraisemblablement de l’élévation du rempart (fig. 2). À une distance d’environ 7,50 m à l’Est du rempart, on a dégagé un mur de construction soignée, orienté Nord-Sud, d’époque hellénistique, ainsi que des murs de l’époque romaine – faits en partie de blocs de remploi du rempart – qui le recoupaient.

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Dans le secteur Sud de la ville de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2004 sur le terrain Chatzichristophi, situé dans la rue Mitropolitou Zacharia, c’est-à-dire en dehors du rempart antique. Dans la partie Sud du terrain, on a mis au jour deux murs parallèles, construits en moellons. Dans la partie Nord, on a dégagé une partie d’un monument funéraire comportant plusieurs compartiments, ou thékès. Le monument, qui avait été pillé, n’a livré aucune sépulture. On signale par ailleurs des éléments architecturaux avec des triglyphes utilisés en remploi.

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Au Sud-Ouest de la ville de Kos, dans le secteur d’Héraklès (Psalidi), E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2004 la fouille de sauvetage sur le terrain Bakaloglou, qui avait livré en 1999 les vestiges d’un sanctuaire de l’époque archaïque. Deux sondages complémentaires ont été effectués :   - un sondage contre le mur Sud du temple a révélé, dans sa partie Sud, des traces de deux niveaux de sols successifs. Sous ces niveaux, on a recueilli une grande quantité d’objets métalliques, parmi lesquels un pied de lébès en bronze, des fragments de fibules en bronze et un fragment de poignard en fer.   - dans le secteur entre le temple et le mur monumental, la fouille de 1999 avait livré une couche cendreuse et une couche avec des traces de feu, associées à des os animaux et de nombreuses figurines de terre cuite zoomorphes. En 2004, on a exploré la partie Sud de ce secteur et observé que la couche comportant les os et les figurines se poursuivait, mais sans traces de feu. Cette couche était scellée par un niveau de circulation en terre blanche compacte. La céramique contenue dans la couche date principalement de l’époque mycénienne, mais de la céramique de l’époque géométrique est présente aussi. Parmi les figurines, les plus anciennes datent du Bronze Récent. Sous cette couche, on a mis au jour des murs en moellons délimitant deux pièces de 3 m de côté. La première comportait de la céramique de stockage, la deuxième a révélé une structure circulaire, probablement un foyer. La céramique associée à ces pièces date de l’époque mycénienne. On n’y a recueilli aucun mobilier de culte. À l’Est de ces pièces, un nettoyage a permis le dégagement d’une série de pièces auxquelles était associée de la céramique mycénienne (dans les niveaux de fondation), de la céramique géométrique et de nombreux fragments de figurines.

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Sur l’île de Kalymnos, au lieu-dit Damos, N. Diamantis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la poursuite de la fouille du terrain Giavasi de 2001 à 2004 (cf. AD 51 [1996], p. 697-698), sur lequel on avait mis au jour un complexe architectural de l’époque hellénistique et romaine (fig. 1). La fouille s’est concentrée sur le « bâtiment III », composé de deux pièces souterraines et d’une petite pièce au Nord-Est de celles-ci. La fouille a permis de distinguer au moins trois états de construction. Deux destructions semblent être liées aux séismes du Ier s. et du milieu du IIe s. apr. J.-C. Le grand nombre de tessons de céramique de cuisson recueillis dans la petite pièce Nord-Est (pièce 11γ) suggère qu’il s’agissait d’une cuisine. Parmi le mobilier recueilli dans les deux autres pièces, on signale des monnaies de Kos, des fragments de figurines et des clous. La fouille au Nord-Ouest du terrain a livré une fosse comportant un squelette d’équidé, déposé à l’époque moderne. Au Nord-Ouest de celle-ci, on a mis au jour un bloc qui provient de la margelle d’un puits, en remploi, une partie d’un sol, une partie d’un autel, ainsi que l’angle Nord d’une pièce et deux autres pièces au Sud.

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Sur l’île de Kalymnos, au lieu-dit Treis Ierarches, qui se trouve à une distance de 500 m du sanctuaire d’Apollon Dalios, N. Gargali (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille en un lieu où plusieurs structures creusées étaient visibles. Les nettoyages ont fait connaître plusieurs pièces creusées dans la roche, dont les parois étaient complétées par de la maçonnerie, ainsi que plusieurs vestiges d’escaliers dont les marches étaient également creusées dans la roche (fig. 1-2). Le mobilier recueilli sur le sol de l’une des pièces compte de la céramique de l’époque hellénistique, une anse en bronze, des fragments d’épingle en os, un fragment de lampe et un fragment en terre cuite avec une représentation en relief de trident.

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Sur l’île d’Astypalaia, dans le village de Chora, V. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la poursuite de la fouille de 2001 à 2004 de la nécropole de nourrissons mise au jour au lieu-dit Kylindra, sur les terrains Phoibos-Kominea (fig. 1-2) et Stavrianou. En 2004, les sépultures en amphores, en hydries, en marmites ou en urnes mises au jour sur le terrain Phoibos-Kominea sont au nombre de 1772, celles du terrain Stavrianou, qui se trouve en contrebas, au nombre de 839. Datées pour la plupart entre l’époque archaïque et l’époque hellénistique, elles sont placées en disposition très serrée et sur plusieurs épaisseurs (fig. 4-6). Les sépultures les plus anciennes sont placées dans des thékès creusées dans la roche. On a observé certaines structures en pierre qui recouvraient plusieurs sépultures à la fois. Par ailleurs, on a fouillé une sépulture double déposée dans une fosse creusée : l’analyse anthropologique a révélé qu’il s’agissait de jumeaux (fig. 3). La tombe était marquée à une extrémité par une pierre pyramidale. La fouille des deux terrains a permis de constater une évolution chronologique dans l’occupation de l’espace puisque les tombes archaïques, les plus anciennes – mais aussi les plus soignées – , sont plus nombreuses dans la partie haute de la pente (terrain Phoibos-Kominea). Les tombes les plus récentes, placées les unes sur les autres sans couche de terre entre les différents niveaux, se trouvent au bas de la pente (terrain Stavrianou). Par ailleurs, on signale la découverte, en 2001, de quelques enchytrismes superposés sur le terrain Stavla, qui se situe au Sud-Ouest de la nécropole de Kylindra : ces sépultures s’y rattachaient également.

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Sur l’île d’Astypalaia, dans le village de Chora, V. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la poursuite de la fouille, en 2001 et en 2004, des terrains Pilatou I et Pilatou II, où l’on avait précédemment mis au jour 24 tombes creusées et quatre tombes-bûchers, appartenant à la nécropole de la ville antique. En 2001, six nouvelles tombes à fosse et deux tombes-bûchers, orientées Nord-Sud, ont été mises au jour. Elles n’ont livré très peu de mobilier, sauf une qui comportait, outre les restes de deux individus, une petite amphore hellénistique. En 2004, on a exploré les tombes qui avaient été dégagées les années précédentes et on constaté que presque toutes avaient été pillées, d’après le mauvais état de conservation des squelettes et l’état fragmentaire du mobilier. Parmi le mobilier, on signale une à quatre monnaies dans certaines tombes (probablement en rapport avec le nombre de sépultures), des fragments de strigiles, des restes de bijoux en bronze, en or, en terre cuite dorée et en pâte de verre. À l’intérieur d’une tombe (tombe 10), on a recueilli deux strigiles, une monnaie d’argent, un bijou en or, des perles en argile doré, ainsi que trois restes de couronnes avec des feuilles et des fruits. Ces objets datent de l’époque hellénistique. La même année, la fouille du terrain Pilatou II a livré douze nouvelles tombes qui comportaient une à deux monnaies, des lamelles d’or, des restes de bijoux en or et des pierres polychromes.

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Sur l’île de Kasos, près du village d’Aghia Marina, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2004 une fouille de sauvetage au lieu-dit Lagkas, où l’on a découvert une sépulture d’adulte déposée dans une fosse. La tête, tournée vers l’Ouest, portait une blessure sur la tempe gauche. Les sédiments autour de la tombe comportaient un peu de céramique et un fragment de pipe ottomane.

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Sur l’îlot de Pergousa, à l’Ouest de Nisyros, M. Filimonos-Tsopotou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte de la découverte (et du relevé) de deux tours défensives situées sur le sommet de deux collines, distantes de 420 m environ (fig. 1). La tour Ouest (fig. 2), de plan carré (8 m de côté), était construite en appareil pseudo-isodome, conservé sur une hauteur de 10 assises (5 m). Elle comportait manifestement un étage, à en juger par les ouvertures de 0,15-0,20 m de large observées sur tout le pourtour de la construction. Deux ouvertures larges de 1 m ont par ailleurs été observées au niveau inférieur des côtés Sud et Est. Au Sud de la tour, on a identifié plusieurs murs qui pourraient avoir appartenu à une cour ou à des bâtiments annexes. La découverte d’une citerne, d’une meule en pierre, ainsi que d’une grande quantité de céramique commune de l’époque hellénistique suggère que la tour s’insérait dans un système de défense d’une installation agricole de la chora de Nisyros. La tour Est, de plan carré également (13 m de côté) était fondée sur le rocher et construite en appareil pseudo-isodome, conservé jusqu’à une hauteur de six assises. Une porte d’une largeur de 1 m s’ouvre au milieu du côté Est, à proximité d’un départ d’escalier menant au niveau supérieur (long. estimée 7 m). Au Sud de la tour, un mur polygonal pourrait avoir appartenu à un péribole ou à des constructions annexes, mais la tour paraît plutôt isolée et son niveau inférieur ne semble pas avoir été aménagé pour le stockage de produits agricoles. En revanche, la position de la tour au Nord-Est de l’île permettait un contrôle des passages maritimes entre Nisyros et Kos, mais aussi entre les Cyclades et Cnide. Ainsi, cette tour aurait joué un rôle militaire de phryktorion, c’est-à-dire qu’elle pouvait envoyer des signaux lumineux à Nisyros et s’intégrait au système défensif de la cité hellénistique.

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Au Sud de l’île de Leros, dans le village de Lakki, A. Katsioti et P. Lykou (4e éphorie des antiquités byznatines) ont mené en 2003 et 2004 une fouille sur l’église d’Aghios Ioannis Theologos, une basilique à trois nefs et coupole, dans le cadre du projet de restauration et de valorisation du monument. La fouille a révélé que l’église était fondée sur le rocher et que, dans un premier état, le monument était une basilique à trois nefs, à toiture en bois et narthex (dont il ne reste que peu de traces). Les colonnades entre la nef centrale et les nefs latérales étaient constituées de colonnes et chapiteaux provenant de monuments protobyzantins plus anciens. L’abside était équipée d’un synthronon, et les murs étaient percés de baies. Sur les murs extérieurs, le décor de briques est préservé. Sur un linteau est gravée une inscription, où figurait le nom du commanditaire, l’évêque Nicolas, ainsi qu’une date, aujourd’hui illisible. Vers 1200, l’église fut reconstruite, probablement après un séisme, et la couverture modifiée : des voûtes furent construites, reposant sur six piliers et deux colonnes dans la nef centrale, tandis que des contreforts soutenaient la toiture presque plate des nefs latérales. Le narthex fut remplacé par un portique, les baies furent murées et les parois de l’église stuquées et recouvertes de peintures. La fouille autour de l’église a livré un groupe de tombes creusées dans la roche et couvertes de dalles de marbre en remploi. Les sépultures étaient orientées vers l’Est et comportaient des os entassés. Le mobilier compte des anneaux en bronze, des fibules et un denier de l’époque des Chevaliers.

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