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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Sud
Au large des côtes de l’île de Kastellorizo, dans le cadre du projet d’exploration systématique des fonds marins, l’éphorie des antiquités sous-marines a localisé en 2003 plusieurs épaves. Dans le secteur du Cap Ag. Stephanou, près de la baie Sud, deux concentrations importantes d’amphores ont été repérées à une profondeur de 15 à 20 m. Dans la baie Nord, on a recueilli une amphore d’époque romaine tardive (LR 1). Au large de la baie de Mandraki, au Sud de l’îlot Psomi, une épave comportant des amphores romaines tardives (type 1B) a été repérée. À une plus grande profondeur, sur le fond rocheux, on a localisé deux ou trois concentrations de céramique. Dans la baie de Limenari, on a recueilli deux amphores presque entières et le col d’une autre. Elles appartiennent au type Bakirtzis 1 (IXe-XIe s.). Au large du Cap Pounentis (Zephyrios), on a localisé l’« épave byzantine de Kastellorizo », déjà connue à cause de fouilles clandestines. Elle comprend une cargaison de céramique à glaçure, datée de la fin du XIIe et du début du XIIIe s. (cf. D. Papanikola-Bakirtzi 1999, p. 143-157). Les principales concentrations de céramique se trouvent à des profondeurs entre 20 et 30 m. L’épave elle-même s’étend sur une longueur de 30 m, à une profondeur de 28 m. Une petite partie de la cargaison est préservée en place.

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Dans l’île de Paros, à Paroikia, au lieu-dit Aghios Pantéléimonas, Y. Kourayos et S. Detoratou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi en 2003 la fouille du terrain Aliphéri-Daphéréra et ont mis au jour la suite de la zone funéraire (fig. 1). Près du lieu où avait été découvert une koré, on a mis au jour une base funéraire inscrite portant le nom de ΚΛΕΙΤΩΝΟΣ, datée des Ve-IVe s. av. J.-C. Cette base complète un ensemble dont faisaient partie la korè, une urne cinéraire et trois autres bases mises au jour en 1999. On a également trouvé le couvercle d’une urne cinéraire, quatre fragments de petites urnes cinéraires, un fragment d’urne en marbre qui comporte trois lettres inscrites Φ Ι Ο, un fragment inachevé d’un bras sculpté (conservé de la paume au coude) et trois autres fragments de sculpture. Dans la partie Nord du terrain, où l’on avait mis au jour un sarcophage, les nettoyages ont permis de dégager un autre sarcophage (long. 2 m ; haut. 0,55 m) à couverture plate, daté de l’époque hellénistique. À l’intérieur, on a découvert un squelette, dont le crane était à l’Est, recouvert de morceaux de bois brûlés. Quatre fragments de blocs architecturaux en marbre ont été mis au jour à proximité, sous lesquels on a trouvé quatre dalles qui couvraient une tombe à ciste (long. 2,12 m). À l’intérieur de la tombe, qui ne comportait pas de mobilier, se trouvait un squelette et de nombreux morceaux de bois brûlé. Au Nord-Est de la sépulture, on a dégagé une sépulture ultérieure, constituée de stèles funéraires en remploi (fig. 2-4). À l’intérieur, le défunt était déposé tête vers l’Est, avec un gobelet à une anse. Sous le squelette, on a trouvé des os appartenant à une ou des sépultures antérieures, accompagnés de quatre vases en verre et un en terre cuite. Dans la partie Sud du terrain, la fouille a mis au jour, derrière la stèle de l’athlète, un mur en plaques de schiste, de grandes dimensions (long. 12,30 m ; larg. 2 m ; haut. 1,32 m), orienté Est-Ouest. Un petit sarcophage en marbre (long. 0,90 m ; larg. 0,40 m) a été découvert au-dessus du mur.

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Dans l’île de Paros, à Paroikia, au lieu-dit Vintzi, Y. Kourayos (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage dans le cadre de travaux d’électricité dans la zone de la nécropole antique et a mis au jour un sarcophage en poros et une tombe à ciste.

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Dans l’île de Théra, au Sud du village de Kamari, Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de la fouille de sauvetage menée en 2003 sur le terrain A. Argyrou, qui a mis au jour les vestiges de constructions conservés jusqu’à une hauteur de 1,40 m (fig. 1). Le mobilier recueilli comporte des amphores romaines tardives de type 1 et 2, ainsi que des assiettes en terra sigillata des VIe et VIIe s. apr. J.-C.

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À Naxos, dans la région de Kato Sangri, près de l’église iconomachique d’Aghios Artémios, Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de travaux de consolidation et de restauration effectués sur un complexe de deux églises, dédiées respectivement à Aghios Andréas (au Sud) et aux Aghioi Anargyroi (au centre), et de la chapelle d’Aghia Marina (au Nord-Est). L’église centrale, dédiée aux Aghioi Anargyroi (fig. 1-2), comporte une nef unique à coupole et une abside semi-circulaire (long. 6,30 m ; larg. 3,30 m, sans l’abside). Au Nord de l’église se trouve une citerne voûtée à deux compartiments. À l’occasion de sondages effectués dans le sanctuaire, on a constaté l’existence d’une banquette basse maçonnée, formant un synthronon, ainsi que de vestiges de peintures murales (fig. 3). En avant du synthronon, un fragment de colonne en marbre servait de pied pour l’autel. La fouille a mis au jour le sol d’origine de l’église, en dalles de pierre et mortier de chaux. Entre les deux piliers du mur Nord, on a trouvé un puits qui communiquait avec les structures voûtées au Nord de l’église. Le mur Sud a été percé pour ouvrir un passage vers l’église d’Aghios Andréas, plus récente, ce qui a détruit une partie des peintures murales. Au niveau des fondations du mur Sud, du côté de l’église d’Aghios Andréas, la fouille a mis au jour les vestiges d’arcosolia qui ont aussi été détruits avec l’aménagement de ce deuxième édifice. Le mobilier recueilli comporte des tessons de céramique commune de l’époque postbyzantine.

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À Kéa, dans la région d’Ellinika, Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de travaux effectués en 2003 sur l’abside semi-circulaire peinte de l’église byzantine située près du monastère d’Aghios Pantéléimonas, au lieu-dit Nero. Dans l’abside, l’église conserve un fragment de colonne remployé comme pied d’autel (fig. 1). Après le dégagement de la couche de remblai qui recouvrait l’intérieur de l’église, on a mis au jour le synthronon à l’intérieur de l’abside : il était maçonné et recouvert d’enduit (fig. 2). Les travaux de restauration, visant à contrôler les infiltrations d’eau, ont dégagé les parois des murs Nord et Sud appartenant au premier état de l’église (ép. 0,60 m). Le mur Sud est conservé sur une hauteur de 4,75 m jusqu’au départ de la voûte et le mur Nord sur une hauteur de 0,50 m. La largeur de l’église était alors de 2,90 m. Dans une deuxième phase, de nouveaux murs ont été construits entre les murs Nord et Sud de la nef de façon à ce que la largeur en soit diminuée et la voûte a été remplacée par un système de poutres. Les travaux à l’extérieur ont montré que le rocher a été taillé pour accueillir l’abside du sanctuaire. Au Sud-Est, on a découvert une petite terrasse inclinée et revêtue de mortier qui servait à éloigner les eaux de pluie. Le mobilier recueilli comporte essentiellement des fragments de tuiles.

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À Andros, en parallèle aux travaux d’aménagement et de mise en valeur du site d’Hypsili, Chr. Televantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 des fouilles à l’intérieur de l’acropole et immédiatement à l’Est de celle-ci. Immédiatement au Nord du temple, deux pièces, A et B, ont été découvertes (fig. 1). La première peut être associée à l’édifice protogéométrique situé à l’Ouest du temple. La seconde, parallèle au péribole du temple, était située à un niveau inférieur à celui-ci. Sur le sol, scellé par une couche de destruction, des fragments de grands pithoi décorés ainsi qu’une cruche intacte trilobée (ΜΑ Π1710) ont été découverts. Au Sud du temple, de même qu’à l’Est jusqu’à l’édifice archaïque fouillé à une date antérieure, les restes de la dernière phase de l’occupation archaïque sur l’acropole ont été mis au jour (fig. 2-4). Deux axes d’orientation Nord-Sud (a et β) déterminaient l’implantation de blocs d’habitat rectangulaires. 19 pièces ont été mises au jour jusqu’à présent, de dimensions variées. Peut-être les plus étroites servaient-elles de pièces de stockage. La fouille s’est arrêtée au niveau de sol le plus élevé, qui a livré de la céramique archaïque, une lampe à vernis noir et des fragments de pithoi. Une troisième rue (γ), d’orientation Est-Ouest, liait peut-être le temple à l’établissement.

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Dans l’île de Sériphos, au lieu-dit Tsigouri, P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille d’urgence sur le terrain A. Bofiliou, situé sur la pente Est de la colline occupée par le village moderne de Chora, mettant au jour les restes d’un édifice thermal en fonction jusqu’à l’époque romaine. L’exploration a commencé dans la partie supérieure du terrain, où des murs anciens et un fragment de colonne étaient visibles, et où des témoignages divers rapportaient la présence d’un sol en mosaïque et d’une canalisation en terre-cuite. La découverte d’une partie d’un hypocauste, d’une salle au sol en dalles de terre-cuite et d’un sol en mosaïque portant des représentations de dauphins et de poissons a permis d’identifier les vestiges à un ensemble thermal. La datation de l’occupation finale est fournie par le mobilier, pourtant peu abondant.

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Sur l’île de Kythnos, V. Giannouli (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 des fouilles dans la nécropole Sud d’Episkopi, suite à la découverte en 2002, dans l’ensemble M5, de nombreuses tombes à fosse. Les travaux ont mis au jour, sur le terrain Aik. Garderi (M4), trois tombes à fosses creusées dans le rocher. Les deux premières (respectivement 2 x 0,55m, prof. 0,54 m et 1,05 x 0,55 m, prof. 0,60 m) étaient du type des tombes à fosse à emmarchement. Elles n’ont livré que des fragments d’ossements humains et des tessons de céramique commune. La troisième, de plus grande dimension (2,25 x 0,95 m), était une tombe à fosse, sans emmarchement cette fois. Deux grandes dalles fermaient initialement l’accès. Elle n’a livré que des fragments d’ossements humains, de coquillages et les bases de deux petits vases.

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Sur l’île de Kythnos, le long de la côte proche du village de Loutra, au lieu-dit Maroulas, V. Giannouli et A. Sampson (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques, en collaboration avec l’université d’Egée), ont exploré en 2001-2003 un site préhistorique identifié par l’archéologue K. Honea comme datant du néolithique et déjà partiellement exploré en 1996. Le terrain étant très érodé, les vestiges de sols dallés et de tombes sont apparus à une faible profondeur. Onze sondages ont été menés. Ils ont mis au jour des constructions sommaires (cabanes), qui se répartissent en trois types : type au sol dallé de plaques et délimité par des dalles placées de chant, type au sol recouvert d’un radier couvrant la surface de forme elliptique ou irrégulière (fig. 1), type présentant une succession de sol formés autour d’un poteau central. Dix tombes, dont deux seulement étaient en bon état, ont également été découvertes. Des datations au carbone 14 ont fourni un éventail chronologique situé entre 8800 et 8600 av. J.-C. Des centaines d’outils en pierre de plusieurs types mésolithiques ont été mis au jour dans ces sondages. Ils attestent la consommation de plantes. Les coquillages, os de poissons ou d’animaux susceptibles d’illustrer les compléments à ce régime alimentaire n’ont été découverts qu’en faible quantité. Les prélèvements et analyses menées sur certains d’entre eux ont cependant permis de confirmer l’occupation du site aux 9e et 8e millénaires.

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Sur l’île de Siphnos, Z. Papadopoulou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 et 2003 des fouilles d’urgence dans la partie Sud-Ouest de l’établissement de Kastro, sur le terrain Karavi, mettant au jour des vestiges datés probablement des époques hellénistique et romaine. L’exploration menée dans six carrés de fouilles a mis au jour les vestiges de bassins liés à une activité artisanale. Les ruines de constructions proches ne leur étaient vraisemblablement pas associées. Le mauvais état de conservation des vestiges rend leur datation difficile. Néanmoins, la découverte, parmi le matériel mis au jour, de céramique fine et commune des époques hellénistique et romaine incite à attribuer au moins le dernier état de ces vestiges à cette ère chronologique. On note également une grande quantité de tuiles, des fragments d’enduits, des obsidiennes, des meules en pierre, des outils en os, des fragments de figurines et quelques tessons préhistoriques, géométriques, archaïques (dont un présentant la forme d’une tête de griffon) et classiques.

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Sur l’île de Siphnos, Z. Papadopoulou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 et 2003 des fouilles dans la nécropole classique située à Louros, à environ 200 m au nord de l’établissement de Kastro. La nécropole a été découverte en 2002 à la suite de pluies torrentielles, qui ont révélé la présence de dalles couvrant des tombes à cistes ainsi que celle d’ossements humains. Dans la partie Sud-Ouest du terrain, des dalles de schiste, placées de chant, marquaient probablement la limite du cimetière ainsi que la bordure de la route qui y menait, sur le tracé de l’actuel chemin vicinal en direction de Poulaki. Les fouilles ont mis au jour deux tombes à ciste, dont l’une a livré un lécythe à vernis noir daté du début du Ve s. av. J.-C., trois tombes creusées dans le rocher tendre et huit tombes non-construites. Les tessons provenant du remblai des tombes étaient principalement datés de l’époque classique. Les ossements, mal préservés, appartenaient tant à des adultes qu’à des enfants. Les défunts étaient placés en position allongée selon une orientation Est-Ouest.

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 Dans l’île d’Amorgos, à Aigiali, G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) signale la découverte de matériel archéologique dans la zone d’Asomatos, sur les contreforts Sud de Grambala, dans un champ nommé « Pano Livadi », une propriété du monastère de Chozoviotissa. Dans le champ Theologitis, on avait découvert par le passé des vases du Cycladique Ancien, des amas de pierres contenant des éléments architecturaux en marbre, des tessons de pithoi et de tuiles ainsi que des tombes romaines. La partie centrale de la zone rocheuse a été explorée cette fois. Elle a révélé la présence de cinq fosses, dont les deux premières ont été fouillées. Elles ont livré des briques, des ossements d’animaux, des coquillages, une dizaine de coupelles coniques et les restes d’un possible couteau en bronze. Ces éléments sont datés du Cycladique Moyen et Récent. Leur découverte illustre l’occupation, à l’Âge du Bronze, de la zone de Grambala, entre les établissements d’Ormos et de Langada, vers le port d’Aigiali.

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Dans l’île de Kéa, à Gialiskari, G. Venieri (Ie éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 des fouilles d’urgence sur le terrain G. Danezi. Elle y a découvert cinq tombes (à ciste et à fosse), un pithos funéraire et un bûcher funéraire, ainsi que 22 vases d’usages variés. Ces tombes, datées entre le milieu du VIe s. et le Ve s. av. J.-C., pourraient constituer les derniers vestiges préservés de la nécropole située à cet endroit.

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Dans la vieille ville de Rhodes, A.-M. Kasdagli (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2003 des sondages sur le bâtiment Villaragut (XVe s.), à l’angle des rues Ippoton et Lachitos, dans le cadre de travaux de restauration. Un sondage implanté contre la face Sud de l’aile Ouest du complexe a mis en évidence le dallage de la rue antique P31, orientée Nord-Sud. Les recherches ont mis au jour plusieurs états ayant succédé à la phase d’utilisation de la rue antique. Après son abandon, un puits a été creusé dans la rue. Puis, une construction qui comportait une série d’arcs en ogive espacés de 1 à 1,10 m est venue empiéter sur la rue (fig. 1). Enfin, un squelette a été déposé au niveau de l’embouchure du puits, alors remblayé. Par ailleurs, on a dégagé les fondations d’un bâtiment qui se trouvait au Sud du bâtiment Villaragut, de l’autre côté d’une ruelle. Parmi le mobilier recueilli, on signale une bague en or à décor végétal incisé et à caractères gothiques.

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Au Nord-Est de la ville médiévale de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au cours de laquelle ont notamment été mis au jour les vestiges de plusieurs phases de construction du rempart, de l’époque hellénistique à l’époque byzantine et médiévale. Un sondage effectué sur la place Argyrokastrou, en face du temple d’Aphrodite, a révélé la présence d’un puissant mur de gros blocs de poros taillés, d’une largeur de 3,50 m, orienté Nord-Sud. On y reconnaît un segment du rempart hellénistique de la ville (fig. 1). Dans la partie orientale de la fouille, on a partiellement découvert une structure semi-circulaire, identifiée à une tour de la fortification du port antique. On a également trouvé des vestiges de murs et de sols de l’époque byzantine et de l’époque des Chevaliers, fondés sur les constructions hellénistiques. L’extension de la fouille vers le Nord, sur la plateia Symis, a permis d’explorer la relation entre les vestiges du rempart hellénistique découverts sous le rempart byzantin et le segment mis au jour près du temple d’Aphrodite.

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Dans le secteur occidental de la ville moderne de Rhodes, N. Christodoulidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené de 2001 à 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Poporou, dans la rue Pindou, correspondant au tracé de la rue antique P5. Les travaux ont fait connaître les vestiges d’une maison de l’époque romaine (fig. 1-2). La maison, qui occupe la partie orientale du terrain fouillé, s’organise autour d’une cour orthogonale pavée de galets (long. 5,50 m ; larg. 4,50 m), dans une répartition fonctionnelle (fig. 3). L’aile Sud était destinée à la réception. On a dégagé deux pièces qui communiquaient avec la cour par un portique. La découverte de tesselles indique la présence d’un ancien pavement de mosaïque et oriente l’interprétation vers des espaces d’apparat. L’aile Nord était dévolue au stockage. On y a fouillé un espace dont le sol n’est pas conservé (long. 6 m ; larg. 3,6 m). Toutefois, la présence de corps gras et de céramique commune suggère qu’il s’agissait de la cuisine. Immédiatement au Nord se trouve une petite pièce orthogonale dans laquelle on a trouvé quatre grandes amphores de stockage. L’aile l’Ouest était consacrée à l’hygiène. On y a notamment dégagé un petit puits dont l’embouchure était recouverte par une pierre carrée avec un percement central. Cet espace, dont le sol était revêtu de galets, a été identifié aux toilettes. Immédiatement à l’Ouest, un bassin aux parois revêtues de mortier hydraulique et relié à des canalisations et à un puits d’alimentation en eau suggère a présence d’une salle de bain. Dans la partie Ouest du terrain, la fouille n’a pas mis au jour de vestiges construits, à part un bassin à abside, probablement prévu pour y disposer une statue, et un sol de graviers. Le bassin était revêtu de mortier hydraulique et approvisionné en eau par une canalisation en plomb, tandis qu’une canalisation en terre cuite servait à l’évacuation de l’eau vers un puits situé à l’angle Sud-Ouest de la maison. Cet aménagement, sans fondations ni murs, peut s’identifier à des jardins. Le plan décrit correspond à la première phase de construction de la maison, datée du IIe s. apr. J.-C. grâce aux trouvailles monétaires (fig. 4). Dans une seconde phase d’occupation, des murets ont été construits entre les colonnes du portique au Sud de la cour, tandis qu’un mur Nord-Sud divisait le portique en deux pièces. Des sondages plus profonds ont livré de la céramique hellénistique (IIe-Ier s. av. J.-C.) et un puits sous le sol du portique. Dans l’angle Sud-Ouest du terrain, on a fouillé un espace rectangulaire creusé, comblé par un dépotoir comportant des fragments d’amphores, des vases entiers et des lampes à vernis noir de la première moitié du IIIe s. av. J.-C.

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À l’Ouest de la ville médiévale de Rhodes et au pied de l’acropole antique, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage en bordure de la place Aghiou Ioanni et mis au jour le bord occidental de la large rue P27, ainsi que des constructions adjacentes (fig. 1). Le mur de limite Ouest de la rue a été dégagé sur une longueur de 24 m. À une distance de 3,50 m à l’Est de ce mur, on a dégagé le conduit de l’égout central de la rue, dans lequel se déversaient des canaux plus petits reliés à des fosses orthogonales ou circulaires creusées dans la roche en avant du mur (fig. 2). À l’Ouest du mur, la fouille a révélé quatre murs perpendiculaires, définissant quatre pièces. L’une de celles-ci a été fouillée en profondeur. Elle a livré, sous une couche de destruction, une couche de tuiles mêlées à des cendres, puis une couche de cendres. On y a également découvert une série de fosses communiquant entre elles et reliées par de petites conduites aux fosses situées en avant du bâtiment, dans la rue. Cet ensemble pourrait correspondre aux aires de lavage d’un ensemble artisanal de l’époque romaine tardive ou de l’époque protobyzantine.

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Au Sud de la ville médiévale de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain de la crèche (Brephonipiakou Stathmou Ergatikou Kentrou Rhodou) et mis au jour une section de la rue antique P17. La rue, d’orientation Est-Ouest, était large de 4 m. On a mis au jour les vestiges de plusieurs niveaux successifs de la chaussée, ainsi que des canalisations d’approvisionnement en eau. Des structures de l’époque ottomane ont détruit une partie des vestiges de construction.

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Dans le secteur oriental de la ville de Rhodes, N. Christodoulidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage dans la partie Nord du terrain Atsidi et mis au jour différents vestiges de constructions anciennes (fig. 1). Dans l’angle Sud-Est de la zone fouillée, on a observé les fondations particulièrement puissantes d’un mur, conservées sur quatre assises de hauteur au maximum. Sur une longueur de 12 m, ces fondations construites en blocs taillés de 0,60 m de côté s’appuient directement sur le rocher. Les vestiges d’un deuxième mur puissant, orienté Nord-Sud, ont été trouvés dans le secteur oriental du terrain. Dans le secteur occidental, on a mis au jour les vestiges d’hypocaustes, ainsi que plusieurs puits, comblés de pierres. Le mobilier recueilli comporte des tessons de céramique commune de l’époque hellénistique, quelques objets métalliques —principalement des clous en fer —, un boulet en pierre, quelques unguentaria et des lampes. Dans la partie Sud, la fouille a permis de reconnaître plusieurs phases d’utilisation de l’espace. Dans une première phase, ce secteur a été utilisé comme carrière. Le débitage des blocs a laissé dans la roche des cavités rectangulaires qui ont été réutilisées pour former des pièces souterraines après le début du IIIe s. av. J.-C. On signale en particulier un espace divisé en deux parties par une cloison et dont la partie occidentale est remblayée. À l’intérieur du remblai, on a trouvé neuf amphores du IIIe s. av. J.-C. placées à l’envers le long de la paroi Ouest du rocher, dans un dispositif probablement destiné à éviter que l’humidité ne remonte par le sol de la pièce (fig. 2). Ces pièces ont été abandonnées au siècle suivant, comme le suggère le remblai comportant de la céramique de la fin du IIIe s. av. J.-C. Les couches supérieures témoignent d’une nouvelle occupation à l’époque romaine tardive.

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Dans le secteur Sud de la ville de Rhodes, N. Christodoulidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Atsidi, dans la rue Dendrinou, et mis au jour un tronçon du proteichisma de la fortification antique, ainsi qu’une partie de la rue menant à la nécropole orientale de Rhodes (fig. 1-2). Le proteichisma (long. 26,50 m ; larg. 2,80-3 m dans sa partie Sud et 3,80 m dans sa partie Nord ; haut. conservée 4,05 m), dégagé dans la partie orientale du terrain, est fondé directement sur le rocher qui a été taillé par endroits, ou complété par de la maçonnerie (fig. 3-4). Le parement occidental qui constitue la face extérieure de l’édifice, est constitué de plaques de poros dressées de chant. Dans la partie Nord de la section mise au jour, on observe un élargissement vers l’Est du proteichisma, qui correspond probablement aux fondations d’escaliers qui n’ont pas été préservés. La céramique recueillie autour de l’ouvrage date de l’époque hellénistique. Les tessons mis au jour au contact des fondations datent plus précisément de la fin du IIIe s. av. J.-C. Dans la partie centrale du terrain, les remblais comportaient du mobilier funéraire, provenant probablement des tombes voisines,  et datant de la fin de l’époque hellénistique.

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené de 2000 à 2003 différentes fouilles de sauvetage qui ont mis au jour plusieurs ensembles funéraires appartenant à la nécropole occidentale de Rhodes (fig. 1-5). Une première fouille a été effectuée sur le terrain Spanakara et al., au croisement des rues Kamirou et Dioskouridou. Dans la partie orientale du terrain, on a découvert un enclos funéraire dont le mur Ouest et le mur Sud sont préservés (long. 18 m et 15 m respectivement). Immédiatement au Nord du mur Sud, on a découvert une série de tombes à chambres voûtées, orientées Nord-Sud, avec une entrée par un vestibule situé au Nord. Deux de ces tombes sont bien conservées. L’une a été retrouvée vide, l’autre a été réutilisée à l’époque romaine tardive ; elle comporte les sépultures de cinq adultes et d’un enfant. Le seul objet qui y a été retrouvé est un unguentarium de la fin du IVe ou du début du IIIe s. av. J.-C. Au-dessus des tombes détruites, on a mis au jour un petit temple funéraire de plan carré. Immédiatement à l’Ouest, on a dégagé des inhumations libres et des os rassemblés accompagnés d’un unguentarium à panse arrondie. Dans la partie occidentale du terrain, on a mis au jour un bâtiment circulaire ou un enclos funéraire de 12,75 m de diamètre intérieur. Sur son pourtour Nord-Est, on a mis au jour les bases de cinq piliers disposés à intervalle régulier. À l’intérieur du péribole, au Sud et en contact avec le mur, on a dégagé une eschara constituée de dalles de poros posées de chant et portant des traces de combustion. Le mur courbe a été détruit dans sa partie Ouest pour permettre l’aménagement d’une tombe à chambre de plan carré, avec vestibule ou couloir d’accès, datée probablement de l’époque romaine. Deux inhumations libres et des os rassemblés ont été dégagés à l’intérieur du péribole également ; l’une des sépultures comportait le squelette d’un adulte et celui d’un enfant. Le crâne de l’adulte était recouvert d’un fragment de larnax à l’envers. Deux urnes cinéraires y ont été mises au jour aussi : elles étaient placées dans des fosses séparées, aménagées à l’intérieur du remblai de l’enclos. Dans la partie Sud du terrain, on a dégagé des tombes à chambre, de plan carré et orthogonal. Ces tombes, datées de la fin de l’époque hellénistique et du début de l’époque romaine, avaient été pillées et les os perturbés. Une seconde fouille a été menée sur le terrain G. Papatheodoraki (adjacent au Nord au terrain Spanakara ; fig. 2-3). Dans la partie Nord/Nord-Ouest du terrain, la fouille a dégagé un ensemble groupé de 39 tombes à fosse, d’orientation Est-Ouest et Nord-Sud. On a trouvé deux petites amphores déposées aux pieds des défunts et des vases plus petits (skyphoi, olpès, pyxides) qui permettent de dater la majorité des tombes de la fin du IVe et du début du IIIe s. av. J.-C. Seule une tombe (long. 2,05 m ; larg. 0,43 m ; fig. 6) présentait un aménagement particulier : ses longs côtés ont été élargis pour y créer deux niches qui ont été obturées après leur utilisation par des dalles de poros placées de chant. À l’intérieur de la niche Sud étaient placées sept hydries dont une de Hadra, un fragment d’amphore à fond pointu, la moitié d’une plémochoé et un miroir en bronze, tandis que la niche Nord comprenait deux hydries, un unguentarium à vernis noir et l’autre moitié de la plémochoé. Dans la partie Ouest du terrain, on a dégagé cinq tombes à ciste. Dans la partie Est et Sud-Est, on a fouillé deux ensembles funéraires constitués de rangées de tombes à chambre voûtée (fig. 7). Le groupe le plus au Sud se poursuit sur le terrain Spanakara. Le groupe Nord, qui s’étend sous le trottoir et sous la chaussée de la rue Kamirou, a la forme d’un enclos (long. 11,50 m ; larg. 14 m), à l’intérieur duquel on a dégagé trois tombes à chambre voûtée, orientées Est-Ouest. L’une d’elles (long. 2,13 m ; larg. 0,95 m ; haut. 1,44 m) n’avait pas été pillée. Elle comportait une urne inscrite (ΙΕΡΩΝΟΣ), des ossements et six crânes, de la céramique, des bijoux en or et en argent, ainsi que des monnaies en argent et en bronze qui attestent l’utilisation de la tombe entre le Ier s. av. J.-C. et le Ier s. apr. J.-C. L’enclos a été réutilisé à l’époque romaine pour l’aménagement de tombes à tuiles. On y a recueilli des monnaies datées du Ier s. apr. J.-C. au milieu du IIIe s. apr. J.-C.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Chrysopoulou (plateia Eptanisou) et mis au jour une partie de la nécropole centrale de la ville antique. On a exploré plusieurs tombes maçonnées, dont l’une présentait une couverture voûtée, tandis qu’une autre avait une couverture plate. La première comportait des sépultures multiples et de nombreuses inhumations secondaires dont les os étaient repoussés sur le côté pour en permettre de nouvelles. Les unguentaria qui y ont été trouvés permettent une datation au Ier s. av. J.-C. ou au Ier s. apr. J.-C. Près d’une des tombes, on a retrouvé la partie inférieure d’une stèle funéraire portant l’inscription ΑΡΙΣΤΟΦΙΛΟΥ ΑΡΙΣΤΑΝΔ[Ρ]ΙΑΣ ΤΗΛΙΟΥ.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki et N. Christodoulakis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Atsidi et mis au jour une partie de la nécropole centrale de la ville antique, ainsi que des vestiges de constructions de l’époque ottomane (fig. 1). Au centre du terrain, la fouille a mis au jour un grand puits rectangulaire dont la partie Sud est datée de l’époque hellénistique ou romaine. Son extension au Nord et le rehaussement de sa maçonnerie datent de l’époque ottomane. Non loin du puits, on a constaté la présence d’un espace de plan trapézoïdal comportant un sol de galets et une entrée monumentale à l’Est, précédée des traces d’une colonnade. Cet espace est daté de l’époque impériale. Dans la partie Sud et Ouest du terrain, on a constaté la présence de tombes à fosse, dont il ne reste que peu de vestiges, puisqu’elles ont été détruites par la construction d’une grande citerne à l’époque ottomane (fig. 2). On a néanmoins dégagé une thékè orthogonale (long. 0,38 m ; larg. 0,55 m) qui comportait une pélikè à cannelures et vernis noir de la fin du IVe s. av. J.-C. Dans la partie Ouest du terrain, contre la paroi verticale du rocher, est construit un ensemble de tombes à chambre souterraines, maçonnées et voûtées, disposées en une rangée d’orientation Nord-Sud (fig. 3). La présence du puits au centre du terrain n’a permis que d’en explorer deux, mais cet ensemble semble se poursuivre au Nord et au Sud. La tombe Nord comporte un revêtement stuqué à l’intérieur, un ossuaire inscrit avec un couvercle, une monnaie d’argent rhodienne (Ier s. av. J.-C.). La tombe Sud constitue un agrandissement vers le Sud de la première. À l’intérieur se trouvaient trois squelettes, la tête tournée vers l’Est. Trois unguentaria en verre permettent de dater la tombe de l’époque romaine. On a également fouillé un monument funéraire à hypogée, qui était surmonté d’une superstructure visible, revêtue de stuc. Entre les voutes de couverture des chambres funéraires et à l’arrière de la superstructure ont été aménagées quatre tombes rectangulaires maçonnées, à l’intérieur desquelles on a découvert des ossuaires, eux-mêmes placés dans des niches creusées dans la roche. On n’a pas trouvé de mobilier.

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Au Sud de la ville de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur l’avenue Rhodes-Kallithea, au Sud du site archéologique de Korakonero, et mis au jour 28 tombes à fosse, 16 thékès et un puits qui s’intègrent dans la nécropole orientale de la ville antique (fig. 1). Les thékès contenaient des hydries ou des ossuaires en pierre avec des restes osseux. La plupart des tombes ont été trouvées pillées ou détruites. Le mobilier résiduel était le plus souvent composé de petites phiales et d’unguentaria. Une des tombes pillées comportait encore des fragments de bronze doré, un sphécotère en bronze, 20 modèles de fruits en argile dorée provenant peut-être d’une couronne en or. Une autre comportait de la céramique à vernis noir et un miroir en bronze datant du IIIe s. av. J.-C. ; une troisième conservait un revêtement intérieur en stuc. On signale également un ossuaire en pierre portant l’inscription ΦΙΛΟΚΡΕΟΝΤΟΣ ΚΑΙ ΚΟΣΜΟΔΙΚAΣ.

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Au Sud de la ville de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 et 2003 la fouille du terrain Diakidi, sur lequel on a mis au jour une partie de la nécropole orientale de la ville antique (fig. 1). 163 tombes et 9 thékès ont été découvertes au cours de la fouille. Les tombes sont principalement des fosses creusées, mais on recense aussi une série de tombes à chambre « en tiroir » et une tombe à ciste maçonnée. La majorité des sépultures était pillée. Dans l’angle Nord-Est du terrain, on a notamment mis au jour un complexe funéraire comportant 11 tombes creusées autour d’un vestibule central (fig. 2). Ces tombes ont toutes été trouvées pillées. La découverte de certains vases funéraires  (hydries de Hadra, hydries à vernis noir, une urne à quatre anses) suggère néanmoins que le complexe a été utilisé entre la fin du IVe s. et le début du IIIe s. av. J.-C. Des lamelles de plomb ont été mises au jour dans des creusements du sol du vestibule. Les thékès contenaient soit des sépultures de nourrissons, soit des enchytrismes. Dans un cas, une thékè a reçu un dépôt d’os. D’après le mobilier mis au jour, il semble que cette partie de la nécropole ait été utilisée à la fin du IVe s. av. J.-C., au début du IIIe s. et au siècle suivant. On a recueilli, entre autres, une oenochoé italiote à figures rouges, une petite pyxide à figures rouges, deux diadèmes à décor imprimé de fleurons, un en or, l’autre en bronze doré, un collier avec des perles en or et des pierres semi-précieuses, une arytaina en argent, des boucles d’oreille en argent doré, un bracelet en argent à têtes de serpent.

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Au centre de la commune moderne de Ialysos, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2003 sur le terrain Antonoglou qui a livré des vestiges de construction du Bronze Moyen à l’Est de l’habitat du Bronze Récent. La fouille a livré l’angle Nord-Ouest d’une pièce du Bronze Moyen (long. 2,70 m ; larg. 3,95 m), avec un sol de terre battue et des traces de mortier sur lequel on a trouvé des fragments d’un vase fermé, et, un peu plus au Sud, un sol de gros galets.

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Au centre de la commune moderne de Ialysos, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2002 et 2003 sur le terrain Liami qui a livré des vestiges de construction du Bronze Récent (fig. 1-2). La fouille de la partie occidentale du terrain a révélé que le système de protection contre les inondations mis au jour en 1988-1989 sur d’autres parties du terrain, et daté du MR IB, se prolongeait vers l’Ouest/Nord-Ouest. On a notamment mis au jour le mur Sud de ce système, daté du MR IB, sur une longueur de 6,50 m et une épaisseur de 1,40 m. À une distance de 0,10 à 0,40 m au Sud, on a dégagé les fondations du mur qui l’a remplacé à l’HR IIIA2 (long. 6,70 m). Au-dessus et au Nord du mur du MR IB, on a découvert un sol de terre compacte, de galets et de mortier qui correspond à une pièce d’une maison. Au-dessus de ce sol, la couche de destruction comportait de la céramique qui date l’abandon de l’habitat à l’HR IIIA2 ou au début du HR IIIB1.

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Dans la commune de Ialysos, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte des découvertes occasionnées par les travaux de canalisation : Rue Sotiros, une hydrie cannelée à vernis noir avec comme couvercle un plat à vernis noir. En allant vers le Nord-Ouest, dans la rue Anoixis, des éléments architecturaux en poros, un chapiteau d’ante avec une croix en relief d’époque protobyzantine. À environ 3 m à l’Ouest, un segment de mur en moellons (long. 1,70 m ; larg. 0,60 m) d’époque protobyzantine. Dans le même secteur, une partie de sol de galets sur une couche de mortier hydraulique, un chapiteau d’ante avec une croix. Dans la rue Diogeni, des vestiges épars de construction de l’époque hellénistique, mais aussi un segment de mur orienté Nord-Sud et de la céramique du Bronze Moyen. Dans un sondage sur le côté oriental de la rue Ierou Lochou (no 43), trois amphores dressées. À l’Ouest des vestiges d’ateliers fouillés en 1988 sur le terrain Christodoulou, une structure semi-circulaire de l’époque hellénistique (long. 3,20 m) sur laquelle se trouvait le sol d’un bassin, fait d’une couche de mortier hydraulique recouvert de galets. Dans la rue Themistokleous, immédiatement au Nord du terrain Liami, une couche comportant de la céramique du MR IA sous laquelle se trouvait la couche de cendres volcaniques puis, plus à l’Ouest, des vestiges de construction et des tessons de céramique du MR IA. Au Sud, sur la propriété Chatzinikola, un puits circulaire maçonné de la même période. De la céramique du MR IA a été trouvée à l’intérieur, de la cendre volcanique sur le pourtour. Dans partie Nord de la rue Ialysou-Plastira, un fragment de sol de galets ; au Sud de l’église de la Vierge, un segment de mur orienté Nord-Ouest/Sud-Est (long. 3,60 m ; larg. 0,46 m) et, plus au Sud, une tombe à tuile de l’époque romaine tardive.

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Dans la commune de Kremasti, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2002 et 2003 sur le terrain Polychroni, dans le secteur des nécropoles archaïques et classiques. La fouille a livré un puits rectangulaire (long. 0,58 m ; larg. 0,52 m) et une fosse comportant de la céramique de la fin de l’époque archaïque et de l’époque classique. À une distance de 0,90 m au Sud, on a dégagé les fondations d’un mur orienté Est-Ouest qui semble appartenir à la même phase. On estime que la présence de ce puits dans le secteur des nécropoles antiques est liée à des cultes chthoniens.

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Dans la ville médiévale de Rhodes, rue Ippoton, Ch. Giakoumaki (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sous les voûtes de la maison Zizim (Cem), dans le cadre d’un projet de restauration du monument. La fouille a mis au jour des segments de la crépis du portique oriental, de parties de la chaussée en dalles de pierre locale (lartios) et des éléments architecturaux appartenant à la rue monumentale romaine P31. Certains de ces éléments sont intégrés aux fondations de la maison, tandis que d’autres, libres, témoignent d’épisodes sismiques qui ont détruit la rue antique. Dans l’angle Nord-Ouest de l’une des voûtes, on a découvert un dépotoir comportant de la vaisselle en terre cuite et en verre de l’époque ottomane.

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Dans la ville médiévale de Rhodes, rue Alexandridou, A. Psarologaki (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2003 des sondages sur la mosquée Hamza Bey, dans le cadre de la restauration du monument. Sous le sol en bois, on a mis au jour un sol plus ancien en galets, qui appartient au premier état de la mosquée. Un sondage au centre de l’édifice a livré une couche comportant des déchets de construction (déchets de taille, fragments de poros, calcaire), des tessons de céramique commune de l’époque des Chevaliers et de l’époque ottomane, ainsi que des ossements humains dispersés. À un niveau inférieur, on a trouvé des tessons de céramique antique, ainsi qu’une inhumation.

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Au Nord de la ville médiévale de Rhodes, G. Katsou (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 des sondages sur le secteur à l’Ouest de la Maison Operti, qui se trouve dans la rue Lachitos. Les travaux ont livré des vestiges de murs appartenant à des habitations d’époque ottomane et une partie d’un sol de galet de la même époque. À un niveau inférieur, on a mis en évidence des vestiges de fondations d’époque médiévale, identifiés à des pièces annexes du bâtiment de l’époque des Chevaliers.

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À l’Est de la ville médiévale de Rhodes, E. Platon et G. Stalidis (4e éphorie des antiquités byzantines) ont poursuivi de 2001 à 2003 la fouille systématique du môle des Moulins qui protège à l’Est le bassin du port commercial de la ville. Dans un premier temps, la fouille s’est étendue au Sud de la grande tour carrée du rempart hellénistique et jusqu’au bâtiment de la capitainerie du port. On a mis au jour la suite du tracé du rempart hellénistique, conservé sur deux assises, ainsi que sa tranchée de fondation du côté Est (fig. 1). On a constaté que la construction atteignait par endroit une largeur de 6 m, sans qu’il soit possible de déterminer si l’élévation avait une largeur identique ou si une partie de cette surface était utilisée comme « plateforme ». Plus à l’Est, la fouille a mis au jour un bâtiment rectangulaire, de l’époque italienne, constitué de deux pièces allongées. Il occupait l’espace libre entre les deux moulins de l’époque des Chevaliers les mieux conservés. Entre ces deux moulins, à peu près au milieu, on a dégagé la crépis circulaire d’un autre moulin dont on avait présumé l’existence. La face orientale du môle byzantin dans ce secteur est très mal conservée. En revanche, on a mis au jour le péribole arrondi du moulin le plus au Sud. Au Sud de la partie détruite du rempart hellénistique, dans une couche de remblai, on a mis au jour plus de 25 inhumations ottomanes dans des fosses (fig. 2), ainsi que des ossements rassemblés. Les défunts étaient déposés selon une orientation Sud-Ouest/Nord-Est, en position allongée, la tête vers l’Est, avec quelques monnaies de bronze, quelques objets en céramique, dont des pipes. Les sépultures étaient recouvertes de planches enduites de chaux. Par la suite, la fouille s’est étendue sur la partie Nord du môle, à l’intérieur de la forteresse ottomane, qui est fondée sur le môle médiéval (fig. 3-4). On a mis au jour, au Sud de la forteresse, la suite du rempart hellénistique. Celui-ci présente, à cet endroit, des compartiments vides dans son épaisseur. À l’intérieur de la forteresse, on a retrouvé le tracé du rempart qui forme un angle vers l’Ouest, puis un deuxième vers le Nord : il pourrait s’agir d’une autre tour. On a exploré la forteresse ottomane, dont le mur oriental comporte une série de trous à canons, précédés de plateformes pour y disposer les engins. La fouille a révélé un état antérieur de la forteresse ottomane, dont témoignent encore certains pans de murs, fondés sur des vestiges médiévaux et hellénistiques. Enfin, on a découvert, au-dessus de la surface du rempart hellénistique, un groupe d’inhumations libres (trois adultes et un enfant), sans mobilier, que les auteurs de la fouille datent de l’époque romaine tardive.

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Au centre de la ville de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille dans l’aile occidentale de l’agora antique de Kos. Un sondage sur le portique de fond a montré que ce secteur a connu d’importantes perturbations. La fouille a livré de nombreux fragments de blocs de marbre.

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Au centre de la ville de Kos, E. Skerlou (XIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Samara et mis au jour deux murs de moellons de l’époque ottomane, ainsi qu’un mur de l’époque protobyzantine.

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Dans la ville antique de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Tatari, au Sud du terrain Chatzimarkou fouillé en 2002. Un ensemble de 45 tombes a été dégagé. On recense dix enchytrismes, cinq tombes à tuile et des inhumations libres. Très peu de tombes comportaient du mobilier : des unguentaria en terre cuite et en verre de l’époque romaine ainsi que de la céramique hellénistique ont été retrouvés à l’intérieur de deux d’entre elles. De la céramique archaïque a été découverte à proximité des sépultures.

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Dans la ville antique de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Eustratiou, dans le quartier de Marmaroto, et mis au jour un monument funéraire ainsi qu’une tombe à ciste maçonnée en tuiles, tous deux de l’époque romaine. Le monument funéraire (long. 3,90 m ; larg. 3,43 m ; fig. 1) avait un accès au Sud. Ses parois internes étaient stuquées et la couverture en tuile était voûtée. L’espace intérieur était divisé en trois compartiments. Des banquettes étaient aménagées contre les longs côtés. Le mur Nord comportait vers l’intérieur trois niches destinées à recevoir du mobilier. Dans le compartiment Ouest, on a retrouvé une stèle funéraire inscrite ayant servi de couverture.

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Dans la ville antique de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Koulia, dans la rue Nymphaias, à l’Ouest du rempart antique (fig. 1). Dans les niveaux supérieurs, la fouille a dégagé un monument funéraire constitué de trois compartiments abritant des sépultures de l’époque romaine tardive. Dans l’angle Nord-Est du terrain, on a partiellement dégagé les deux compartiments occidentaux d’un autre monument funéraire de l’époque romaine. Au centre du terrain, on a dégagé un mur d’orientation Est-Ouest, qui comportait dans sa maçonnerie  plusieurs piliers. Cette structure est datée de l’époque romaine. Dans le même secteur, la fouille a mis au jour une installation artisanale dont on distingue plusieurs états. On signale notamment deux fours à céramique : un four Nord de plan circulaire (diam. 1,07-1,13 m ; fig. 2) et un four Sud de plan orthogonal (long. 2,45 m ; larg. 2,37 m ; fig. 3), conservé sur une hauteur de 1,10 m. Entre les deux fours, on a dégagé trois pièces de stockage. Au Sud du four Sud, on a fouillé une épaisse couche de déchets de production (des fragments de briques et des cendres), accompagnés de céramique (des amphores, des lagynoi, des lekanés, des marmites et des couvercles, ainsi que quelques tessons de céramique fine). On a constaté par ailleurs que les amphores étaient disposées par rangées. Certaines avaient des anses timbrées sur lesquelles on lit ΒΑΣΙΛΕΙΔΟΥ. Dans la partie Sud-Est du terrain, on a mis au jour des vestiges épars de murs, ainsi que deux canalisations appartenant à une installation artisanale de l’époque protobyzantine.

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Au Sud de l’île de Kos, dans le secteur de Katsamba, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Karaphoka et mis au jour un ensemble de tombes de l’époque hellénistique. On a dégagé quatre tombes à ciste constituées de dalles de poros et un sarcophage en pierre. Elles comportaient des olpés et de petites phiales à deux anses datées de la fin du IIIe au IIe s. av. J.-C.  L’ensemble s’insère dans la nécropole du dème antique d’Hippiotai.

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Sur l’île de Kalymnos, au lieu-dit Damos, N. Diamantis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Phragkou, voisin du terrain Gargali fouillé en 2002. La fouille a mis en évidence de nouveaux fronts de taille contre le rocher, ainsi qu’un puits (diamètre 0,80 m en surface) et un creusement lié à un système d’adduction d’eau constitué d’une galerie aux parois revêtues de mortier hydraulique.

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Sur la côte Sud-Est de Kalymnos, près de Vathys, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2002 et en 2003 une fouille de sauvetage sur la propriété Exarchenas Karpathiou, qui se trouve entre les régions d’Embola et de Métochi et dans la partie Nord-Est de laquelle étaient visibles les vestiges de chambres funéraires voûtées (fig. 1). La fouille a révélé qu’il s’agissait de deux monuments funéraires distincts. Les deux monuments, de plan orthogonal, présentent la même organisation. Le monument Ouest (long. 5,95 m ; larg. 4,45 m ; haut. 1,35 m) présente une ouverture sur sa façade Nord, vers un vestibule qui s’ouvre sur deux chambres funéraires voûtées. Le monument Est (long. 6,05 m ; larg. 6,50 m ; haut. 1,50 m) comporte également un vestibule ouvrant sur trois chambres funéraires voûtées. Le côté Ouest du toit du monument Ouest est longé par une banquette. À l’intérieur des chambres funéraires Est et Ouest du monument Est, on a recueilli de la céramique de l’époque protobyzantine, tandis que la chambre centrale comportait des restes osseux, une monnaies de bronze de l’époque protobyzantine, des fragments de lampes et des tessons de céramique de la même époque. En contact avec la paroi extérieure Nord du monument Ouest, la fouille a dégagé une plateforme (long. 41,0 m ; larg. 3,45-3,60 m) qui se trouve au même niveau que la couverture du monument. Sur cette plateforme se trouvaient des murets (haut. 0,12 m) qui divisent l’espace en plusieurs compartiments. On y a recueilli de la vaisselle de table, de la vaisselle de cuisson et des lampes des VIe-VIIe s. apr. J.-C., ainsi qu’une monnaie de bronze de la fin du IVe s. apr. J.-C. Près de l’angle Nord-Ouest du même monument, on a mis au jour les vestiges d’une tombe partiellement creusée dans la roche et complétée par de la maçonnerie. Le mobilier qui y a été trouvé compte un unguentarium, un vase ouvert à figures noires et un fragment de figurine représentant un lion. Les dalles à double pente qui proviennent de la couverture de cette tombe ont été utilisées comme linteaux pour les entrées des chambres funéraires du monument plus récent.

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Sur la côte Sud-Est de Kalymnos, près de Vathys, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au lieu-dit Ellinika, où un monument funéraire remontant à l’époque protobyzantine a été exploré. Le monument se composait de deux chambres funéraires indépendantes, mais dont les petits côtés sont en contact. La chambre Est (long. 3,80 m ; larg. 3,45 m) était accessible par une porte à l’Est, qui était elle-même surmontée par une petite fenêtre d’aération. À l’intérieur, deux thékès construites comportaient de nombreux os. On a trouvé une lampe d’Éphèse datée vers 550-650 apr. J.-C. La chambre funéraire Ouest (long. 3,25 m ; larg. 3,45 m) comportait deux accès : l’entrée la plus ancienne se trouvait à l’Ouest, tandis qu’une deuxième porte fut aménagée sur le côté Nord. À l’intérieur, une thékè comportait de nombreux os. Le mobilier compte un fragment de lampe d’Éphèse (550-650 apr. J.-C.), une lampe chypriote du VIIe s. apr. J.-C., des fragments de verre, des clous en fer, et un fragment de vase à glaçure qui suggèrent que le monument fut en usage durant une longue période.

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Sur la côte Sud-Est de Kalymnos, à l’Ouest de Vathys, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 une fouille de sauvetage au lieu-dit Stimenia, où il a exploré un monument funéraire de l’époque protobyzantine. Il s’agit d’une tombe à chambre voûtée (long. 3,20 m ; larg. 3,50 m ; haut. 1,70 m ; fig. 1) à l’intérieur de laquelle avait été aménagée une thékè voûtée, comportant de nombreux os. On a également trouvé, à l’intérieur de la tombe, un fragment de tuile comportant une croix apotropaïque (fig. 2).

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Au Sud de l’île de Kalymnos, à Pothia, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2003 des sondages sur l’église protobyzantine au-dessus de laquelle a été construite une école primaire (Scholi tou Maurou-Euaggelistria ; fig. 1-2). Il s’agit d’une basilique à trois nefs et deux absides à l’Est. Un sondage sur le côté Sud de la basilique a fait apparaître ses fondations. Un sondage au Sud-Est, entre la nef Sud et le mur Est de l’école, a permis de mettre au jour le sol de la nef Sud, constitué de dalles de terre cuite, de petites pierres et de mortier. Enfin, un sondage au Nord de la basilique a livré le seul élément architectural sculpté : une imposte de double colonnette provenant d’une fenêtre, représentant une croix inscrite dans un cercle. Ces travaux ont permis de déterminer la largeur de l’édifice, qui est de 17,35 m, tandis que sa longueur n’a pu être précisée (environ 28 m).

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Sur l’île de Karpathos, dans le village de Pigadia, V. Karabatsos (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2002 et en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Kapetanaki qui se trouve dans le quartier d’Embassi et mis au jour des vestiges de l’époque protobyzantine (fig. 1-2). On a dégagé les vestiges de deux bâtiments séparés par une rue orientée approximativement Nord-Sud. Le bâtiment Nord-Est est composé de trois petites pièces. Le bâtiment Nord-Ouest est composé d’une grande pièce, probablement hypèthre, et de plusieurs pièces plus petites. On a dégagé six pithoi, dont trois ont été trouvés dans l’espace hypèthre : tous étaient détruits au niveau de la moitié de la panse. Un exemplaire contenait des fragments d’amphore, une tige en bronze, et d’autres tessons de céramique. On a identifié deux citernes, une dans chaque bâtiment ; l’une avait des parois revêtues de mortier hydraulique, l’autre un sol de galets revêtu de mortier. Parmi le mobilier, on signale 13 monnaies d’époque protobyzantine principalement, et de nombreuses lampes. La réoccupation de ce terrain à une époque ultérieure pour la préparation de chaux fait qu’une grande partie du mobilier a été détruite.

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Au Nord de Kalymnos, sur l’île de Telendos, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a mené en 2003 une fouille de sauvetage sur le terrain Kardoulia, à l’Est du village,et mis au jour des vestiges de construction appartenant à l’habitat protobyzantin (fig. 1). On a mis au jour les vestiges de deux pièces qui ne communiquaient pas entre elles et appartenaient à un édifice plus large. L’une des pièces a été dégagée en entier (long. 5,05 m ; larg. 3,05 m) et a livré des fragments de tuiles plates et du mobilier de l’époque protobyzantine : un timbre d’eulogie en argile (fig. 2), un couvercle de vase en terre cuite, une lampe chypriote entière du VIIe s., des fragments d’un pithos, une monnaie de 40 nummia de l’empereur Phocas, datée de 608 apr. J.-C., des fragments de céramique nord-africaine du VIe s., ainsi que de la céramique à glaçure byzantine et post-byzantine.

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