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Dernières notices ajoutées par région : Égée du Sud
À Siphnos, au lieu-dit Korakiès, au Sud-Est du village de Kamarès, S. Samartzidou-Orkopoulou (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie) a entrepris en 2002 des recherches dans la grotte des Nymphes, aujourd’hui profonde de 10 m environ et large de 6. Deux sondages ouverts au centre de la grotte ont fait apparaître une couche de sédiment reposant au-dessus d’un sol de stalagmites. Dans la partie Sud-Ouest de la grotte, on a découvert une accumulation de morceaux de charbon et une partie d’un grand vase portant des traces de brûlé. Le matériel recueilli dans la cuvette naturelle située dans la partie Sud de la grotte, ainsi que dans le remblai, comprend des tessons de la période archaïque, des tessons incisés, des fragments de vaisselle à glaçure et quelques ossements d’animaux. L’inscription ΝΥΦΕΩΝ ΗΙΕΡΟΝ, en dialecte ionien, témoigne du culte rendu dans la grotte vers la fin du VIe et au début du Ve siècle avant J.-C.

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Sur l’île de Siphnos, S. Samartzidou-Orkopoulou (Éphorie de paléoanthropologie et de spéléologie) signale plusieurs découvertes effectuées en 2002 : dans la région de Gethron, des lames, des éclats et des nucléus d’obsidienne ont été repérés sur la plaine qui s’étend devant des grottes. au niveau inférieur de la grotte d’Anemordili, on a découvert des tessons préhistoriques et un bord de pithos, probablement tombés du niveau supérieur. hors de la grotte située sur la colline de Krina, en bordure Nord de Vathi, des tessons classiques et hellénistiques ont été identifiés. Un petit mur de soutènement ainsi qu’une galerie métallifère ont été recensés dans la grotte de Megalogianni. Au Sud de ces installations, on a trouvé des éclats d’obsidienne et de silex, ainsi que des tessons d’époque historique. Sur les hauteurs de Kalogrias, une grotte a été explorée par une équipe de l’Éphorie. La base d’une amphore se trouvait dans son remblai. Parmi le matériel de surface, on compte des fragments d’obsidienne recueillis près de l’entrée, ainsi qu’un tesson archaïque et des fragments de vases d’époque romaine découverts à l’intérieur de la grotte.

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Au Nord de l’îlot de Syrna, près du Cap Phteni Pounta, Aik. Dellaporta (éphorie des antiquités sous-marines) rend compte d’une fouille de sauvetage effectuée en 2002 sur une épave de l’époque romaine gisant à une profondeur de 45-47 m. L’épave comportait en particulier une cargaison de monnaies contenues dans un coffre en bois, dont des fragments ont été trouvés adhérant encore à certaines monnaies. On y a découvert aussi un sarcophage en plomb qui ne contenait plus que quelques os. La surface du sarcophage est très érodée ; aucun décor n’est préservé sur le couvercle. On distingue en revanche un relief sur les parois externes verticales. La dépouille pourrait être celle d’un officier romain. Les monnaies qui ont été trouvées, seules ou agglutinées, appartiennent à des émissions des empereurs Carin (283-285) et de son épouse Magna Urbica (283-285), de Carus (282-283 et posthumes), d’Aurélien et de son épouse Séverine (270-275), de Tacite (275-276), de Numérien (283-284), de Florian, de Probus (276-282), de Dioclétien et de Maximien (284-286). Le contenu du trésor suggère que le navire s’est échoué peu avant la réforme de Dioclétien à la fin du IIIe s. apr. J.-C. Du reste de la cargaison, quelques fragments de céramique commune ont été remontés, ainsi que deux vases de stockage de l’époque romaine, la partie supérieure d’une amphore ibérique, un fragment de plat, des meules, une agrafe et l’extrémité d’une ancre en plomb. La coque du navire est probablement préservée à un niveau inférieur, sous le sable.

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Au Sud de Κalymnos, au large du Cap Atzipas, Th. Theodoulou et D. Euaggelistis (éphorie des antiquités sous-marines) ont utilisé un véhicule sous-marin télécommandé (AUV) pour prospecter les fonds marins en 2002. Une concentration de tessons d’amphores de type LR 1, LR 2 et LR 5-6 a été repérée à une profondeur de 35 à 40 m, suggérant la présence d’une épave. À peu de distance, on a également localisé un col d’amphore byzantine, une amphore de Chios et un fragment métallique appartenant probablement à une ancre.

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Au Sud-Ouest de Syros et au Sud de Poseidonia, en face de l’îlot de Stroggylo, A. Simossi (éphorie des antiquités sous-marines) a constaté, au cours d’une prospection effectuée en 2002 au lieu-dit Komito, la présence d’un alignement de creusements circulaires dans la roche. Ce dispositif servait manifestement à la fixation de poteaux destinés à soutenir un môle.

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Dans l’île de Paros, à Paroikia, sur le terrain du centre culturel situé au lieu-dit Kastrovouni, Y. Kourayos (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2001 et en 2002 la fouille d’un complexe de maisons et de constructions hellénistiques, en partie fondées sur des contextes antérieurs. La poursuite des travaux a permis le dégagement de nouveaux sols dallés, d’égouts, de murs définissant des pièces (fig. 1-2). Le mobilier des couches supérieures est daté de l’époque hellénistique et compte des pesons en terre cuite, de forme pyramidale et de forme arrondie, des poids en plomb, des fragments de figurines en terre cuite. Le mobilier des couches inférieures date de l’époque archaïque (fragments de pithoi à décor de relief, fragment du bec d’une cruche en forme de tête de lion). On signale par ailleurs, la présence de remplois, notamment d’un fragment du buste d’une statue en marbre, identifié à une statue hellénistique de Dionysos (fig. 3).

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Dans l’île de Paros, à Paroikia, sur la colline de la forteresse franque construite par le Duc de Naxos en 1260, Y. Kourayos (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille au pied du temple archaïque d’Athéna Polias. Les constructions modernes du XXe s. ont été démontées afin de dégager les fondations du temple (fig. 1-2). Lors du démontage de la maison moderne adjacente, on a recueilli plus de 220 éléments en marbre appartenant entre autres à l’élévation du temple.

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Dans la commune de Chora, à Naxos, dans le quartier d’Evriaki, Ch, Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2002 dans la cour de la maison d’A. Apeirathitis. Les travaux ont livré de la céramique appartenant à plusieurs périodes, de l’époque classique à l’époque moderne, ainsi que 32 monnaies dont la datation s’échelonne entre le Ve s. apr. J.-C. et la période vénitienne.

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Au lieu-dit Oskelos, près de Kastraki, sur la côte Sud-Ouest de Naxos, Ch. Pennas (2e éphorie des antiquités byzantines) rend compte de travaux de restauration menés en 2002 sur l’église byzantine à nef unique voûtée et abside semi-circulaire d’Aghios Georgios à Oskelos. Un sondage effectué au Sud-Est de l’église et à l’extérieur a livré deux tombes à fosse recouvertes de dalles de schiste. Les défunts étaient déposés en position allongée, la tête vers l’Ouest.

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À Andros, Chr. Televantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2001-2002 les fouilles du site néolithique du plateau de Strofilas, mettant au jour des vestiges architecturaux et des pétroglyphes. Un impressionnant mur d’une centaine de mètres de long a été mis au jour (fig. 1). Épais de 1,60 à 2 m, il était conservé par endroit sur 2 m de hauteur et atteignait initialement 4 m. Des bastions et un accès situé à l’extrémité Ouest du mur étaient aménagés. On note également la découverte importante, sur le rocher, de pétroglyphes représentant des motifs décoratifs ou figuratifs, au caractère naturaliste, seuls ou en groupes. Ils ont été attribués avec certitude à la période néolithique. Une scène miniature présentant 17 animaux, parmi lesquels des félins et des cerfs, a été découverte sur le rocher face au parement extérieur du mur (fig. 2). Des représentations de bateaux apparaissent également de manière régulière sur le mur (fig. 3), dont un cortège de quatre embarcations sur le bastion central, ou un autre combiné avec une représentation de poisson du côté Est de la porte. Ces représentations illustrent, selon les fouilleurs, le rôle joué par la mer dans le développement de l’établissement néolithique. On a par ailleurs mis au jour un espace enclos inséré entre les bâtiments composant le site. Cet espace, au moins partiellement couvert, présentait sur un long côté un accès au sol en argile, un banc et une installation circulaire en pierre. Sur le sol en rocher ont été découvertes les représentations de bateaux, d’un poisson et d’un canard, associées à l’élément marin que symbolisaient peut-être des motifs courbes ou circulaires (fig. 4). L’importance de ces pétroglyphes est encore exacerbée, selon les fouilleurs, par les traits architecturaux élaborés de la structure, dont le sol polychrome, le banc, l’installation circulaire et les petites encoches étaient peut-être destinées à recevoir des offrandes. Ils n’excluent pas la vocation rituelle de l’ensemble.

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À Andros, sur le cap Plaka, les fortes intempéries ont rendu nécessaires des fouilles d’un grand site de l’âge du Bronze. Celles-ci, dont rend compte Chr. Televantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques), ont mis au jour des parties de bâtiments appartenant à deux phases distinctes (fig. 1). Un important mobilier a été mis au jour, principalement composé de vases. Ceux-ci ont permis de dater l’occupation de l’établissement du Cycladique Ancien III au début du Cycladique Moyen.

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À Mélos, dans la commune de Klima, M. Eustathiou et P. Pantou (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont pratiqué en 2001-2002 trois sondages sur le terrain Bruce Harris, du côté Sud du golfe, près du rocher qui marque la limite de l’établissement. Les fouilles ont atteint le substrat naturel sans livrer de vestiges. Seuls quelques tessons non décorés, de datation tardive, des clous en fer et un fragment de dalle à caisson en marbre ont été découverts. Sur le terrain Aveltion Shipping Company LTD, trois campagnes de fouilles menées en 2001-2002 ont mis au jour les vestiges d’une ruelle et d’au moins deux édifices hellénistiques ou romains réutilisés à l’époque protobyzantine (fig. 1, 3). Située dans la partie Est de la zone explorée, la ruelle, d’orientation Nord-Sud (long. 20 m ; larg. 1,20 m ; fig. 2). Quatre tambours de colonnes y ont été découverts épars. Deux d’entre eux ont été découverts devant l’entrée de l’espace Γ, les deux autres plus au Nord, de l’autre côté de la ruelle. À l’Est de la ruelle, deux espaces contigus, Ε et ΣΤ, ont été partiellement explorés. On accédait initialement à E depuis une porte située dans le mur Ouest. Celle-ci fut cependant bloquée à une phase ultérieure, du fait d’une série d’interventions qui ont par ailleurs entraîné la destruction partielle des murs, dont les pierres furent utilisées pour construire la tête d’un puits et une canalisation qui lui était liée (mise au jour sur une longueur de 9 m). Cette canalisation a en partie détruit aussi le mur Ouest de l’espace ΣΤ. À l’Ouest de la ruelle, douze espaces, répartis en trois ensembles parallèles d’Orientation Nord-Sud, ont été mis au jour. Des fouilles furent menées de manière systématique dans les pièces Α, Β, Η, Θ, Ζ, Γ. La pièce A (5 x 6 m) ouvrait vers le Sud sur une autre pièce située en dehors des limites de la fouille. La pièce B (4 x 6 m) ouvrait à l’Est vers un espace étroit (0,75 x 3,20 m) situé entre les pièces Ζ et Γ, et au Nord vers l’espace H, via un large accès doté d’un arc en plein-cintre (2 m). Celui-ci était formé par des claveaux en pierre volcanique locale poreuse et de couleur verdâtre, probablement choisie pour son poids réduit (fig. 4-5). L’accès situé dans la partie Est du même mur est interprété comme une modification ultérieure. Un four à chaux occupait pratiquement tout l’espace de cette pièce. La pièce H (6 x 5,60/6,60 m) disposait au Sud-Est d’un accès vers la pièce Z et au Nord-Est d’un autre accès doté d’un arc en plein-cintre, vers la pièce Θ. Le sol présentait encore le revêtement initial en dalles de schiste dans la partie nord de la pièce. De ce côté, les restes d’un escalier qui menait vraisemblablement à une pièce située au Nord ont été découverts. Le long du mur Ouest, les vestiges d’une structure quadrangulaire ont été mis au jour. À l’Est des pièces A, B et H, les pièces Θ, Ζ et Γ ont été en partie explorées. Les pièces Θ (3,80 x 3,30 m) et Ζ (3,30 x 3,20 m) communiquaient à l’Ouest avec la pièce H, tandis que la pièce Γ (6 x 3,20 m) était uniquement accessible par la ruelle. Au Sud de cette dernière, une partie d’un autre espace, Δ, a également été mise au jour. Les murs de l’édifice étaient réalisés en maçonnerie de pierres sèches. Certains portaient encore les restes de l’enduit qui en couvrait les parements. Des fragments d’opus tesselatum et d’enduits peints complètent le matériel architectural découvert. Le matériel céramique mis au jour était principalement daté des Ve et VIIe s. apr. J.-C., mais les fouilleurs ont également noté la présence de tessons classiques, hellénistiques et romains, voire même quelques-uns archaïques. Toutefois, on suppose que l’édifice n’est pas antérieur à la fin de l’époque hellénistique ou au début de l’époque romaine. Il aurait été érigé à cette période pour être ensuite modifié à l’époque protobyzantine. On remarque, par ailleurs, que des fragments de marbre principalement découverts dans les pièces A et H étaient vraisemblablement liés à la présence du four à chaux de la pièce B. Une base en marbre carrée (0,82 x 0,82 m), mise au jour dans la pièce A (fig. 6), est identique à quatre exemplaires trouvés à proximité et conservés au musée. Aucune conclusion définitive n’a pu être émise au sujet de la vocation de l’édifice, mais les fouilleurs doutent qu’il s’agissait d’une maison. L’emplacement de cette structure indique en tout cas que la ville et le port antique de Milos s’étendaient jusqu’au rivage de l’île.

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Sur l’île de Kythnos, V. Giannouli (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles dans la nécropole Nord d’Episkopi. Les ensembles K et J, sur les terrains L. Kyriakopoulou ont été explorés en plusieurs secteurs dénommés K1, K2, K3, K4, K5, J1 et J2. Les travaux ont fait connaître plusieurs nouvelles tombes. En K1, le rocher gris-verdâtre tendre en schiste a été atteint. Une tombe à fosse avec emmarchement a été découverte dans la partie Nord-Est de la surface explorée (1,63 x 0,47 m, prof. 0,54 m). D’orientation Est-Ouest, cette tombe avait été pillée. Quelques ossements et des tessons de céramique sont néanmoins apparus dans la couche couvrant le rocher. Les sondages K2, K3, K4 et K5 se sont avérés stériles ou n’ont livré que de la céramique fragmentaire, commune le plus souvent, quoiqu’en K5 une couche ait livré des fragments de pélikès, d’hydries, de lécythe et un bouchon d’amphore. Les fouilleurs n’excluent pas que la nécropole se soit étendue davantage à l’Ouest, vers le sommet de la colline. Au Nord-Est du terrain K, et plus en hauteur sur la colline, on a exploré la zone J, en forte pente Nord-Est/Sud-Ouest. En J1, outre des tessons de céramique commune, un fragment de stèle funéraire en marbre a été découvert, ainsi qu’un fragment de figurine en terre-cuite représentant un personnage masculin. Le sondage J2 s’est avéré stérile.

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Dans l’île d’Amorgos, à Katapola, G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le champ N., M. et Aik. Nomikou (fig. 1), adjacent au champ Kovaiou. Vers le centre du terrain, on a repéré le prolongement vers l’Est d’un mur apparu dans un sondage de 1999, ainsi qu’un mur orienté Nord-Sud, perpendiculaire au précédent, qui présentait une ouverture dans sa partie Nord. Un autre mur est apparu, dans l’axe du mur Est de la pièce à la mosaïque déjà connue. Dans l’espace ainsi délimité sont apparues des pierres effondrées et un sol en terre battue, supportant une couche de cendres. Les fragments d’une amphore décorée, datée de l’antiquité tardive, reposaient sur la surface du sol. Ces fouilles ont également livré un abondant matériel céramique daté du IVe au VIIe s. apr. J.-C., une colonne torsadée similaire à celles apparues dans l’atrium précédemment mis au jour sur ce terrain, et une colonnette torsadée servant de pied d’autel romain. Dans la partie Ouest du terrain, on note la présence d’une série de marbres antiques, dont un élément représentant un sphinx dressé vers la droite, remployés dans des constructions des années 70, explorées par la XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques, et par la 4e éphorie des antiquités byzantines. Des vestiges architecturaux datés du IIe au VIIe s. apr. J.-C. ont également été découverts au cours de sondages à l’intérieur des pièces de ces constructions. À l’intérieur de l’une de ces pièces, sont apparus les vestiges du stylobate d’un péristyle et son impluvium, datés de l’époque romaine tardive.

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Dans l’île d’Amorgos, à Katapola, G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué des fouilles dans la zone de la fontaine de Katapoliani, à l’occasion de l’aménagement du système d’évacuation des eaux usées. Les travaux ont fait connaître les restes d’installations appartenant au môle du port antique (fig. 1). Des vestiges en grès visibles à cet endroit avant la seconde guerre mondiale avaient été intégrés dans la construction de la maison des frères Roussou. Les travaux liés à l’installation de la canalisation moderne ont révélé trois murs en pierres brutes ou taillées, de moyennes à grandes dimensions. Deux des murs étaient associés perpendiculairement, le troisième situé plus à l’Est. À ces murs était associée une canalisation amenant les eaux vers la mer, du Sud vers le Nord. Des amphores et des tuiles ont été découvertes, ainsi qu’une colonnette en marbre remployée comme seuil. Les fouilleurs ont également observé les restes de structures taillées dans la roche, en partie immergées mais visibles dans la partie Ouest de la baie.

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Dans l’île d’Amorgos, à Vrontado, G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué en 2002 des sondages sur le terrain Giannakou-Paschou, à l’Est de la propriété Vlavlianou et au Sud de la maison Kovaiou (« tou Livanou »). Le sondage A a livré un mur d’orientation Nord-Sud (long. 2,75 m, larg. 0,6 m), à l’Ouest duquel a été explorée une couche contenant des briques, des tessons et des fragments d’enduits qui recouvraient un sol en galets. Les vestiges sont datés de l’antiquité tardive.

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Dans l’île d’Amorgos, à Kolofana, G. Gavalas (XXIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a exploré en 2002, au lieu-dit Xenotafia, des vestiges archéologiques mis au jour à l’occasion de travaux de voirie. Les restes d’une tour carrée en appareil pseudo-isodome à bossage, conservée sur une hauteur importante, ont été découverts. L’édifice, de plan carré (4,20 m de côté), était constitué d’une pièce unique. À l’intérieur, deux grands pithoi conservés dans le remblai de la pièce ont été mis au jour, ainsi que de nombreux fragments de vases à vernis noir datés de la fin de l’époque hellénistique. Dans une phase ultérieure, l’édifice fut réutilisé comme étable.

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Dans l’île de Kéa, sur le site de Korissia, G. Venieri (Ie éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a effectué en 2001-2002 des fouilles sur le terrain Michopoulou et mis au jour une section d’un mur antique (long. visible 10,70 m ; fig. 1). Situé sur les contreforts d’Aghia Triada où se trouve l’acropole de la ville antique, le mur, d’orientation Nord-Sud, longe la rue moderne menant de Korissia à Maradou. Si sa construction est datée du Ve s. av. J.-C., il semble être resté en fonction jusqu’à la période romaine. Il était probablement associé à une rue antique.

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Dans la vieille ville de Rhodes, A.-M. Kasdagli (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué en 2002 des sondages sur le bâtiment Villaragut (XVe s.), à l’angle des rues Ippoton et Lachitos, dans le cadre de travaux de restauration. Dans l’angle Sud-Est de l’édifice, on a découvert un égout vouté de 3,10 m de profondeur, courant sous toute la longueur d’une pièce (long. 5,80 m ; larg. 2,10 m). Cet aménagement correspond à un système de latrines à cinq places (fig. 1).

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Dans le secteur Nord de la ville moderne de Rhodes, P. Triantaphyllidis (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 et 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Karagianni-Augoustaki, mettant au jour les vestiges de deux maisons datées de l’époque romaine tardive à l’époque protobyzantine (fig. 1). La fouille s’est concentrée sur les vestiges de la maison Nord. On a dégagé une cour (long. 5,50 m ; larg. 2,80 m), un couloir à l’Est de la cour (long. 11 m ; larg. 2,10 m), ainsi qu’une pièce orthogonale au Sud (long. 3 m ; larg. 2,50 m). Le sol de la cour est en mosaïque de galets, celui du couloir comporte trois panneaux de mosaïque, tandis que celui de la pièce est orné d’un pavement de mosaïque représentant Éros sur un dauphin (fig. 2). La datation de la mosaïque au IVe s. apr. J.-C., sur critères stylistiques, est confirmée par le mobilier trouvé sous et sur le sol. De manière générale, il apparaît que le sol a été rehaussé de 0,60 m entre l’époque romaine et l’époque protobyzantine, lorsque la maison fut réoccupée.

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À l’Ouest de la ville médiévale de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 et en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain K. Diakogeorgiou, dans la rue Cheimarras, et mis au jour les vestiges d’une rue antique, bordée de constructions de part et d’autre (fig. 1-2). La rue P38, orientée Nord-Sud, a été dégagée sur toute sa largeur (8,50 m). Les extrémités orientale et occidentale en étaient taillées dans la roche, de manière à compenser la déclivité du terrain. Au centre de la rue et sous la chaussée, la fouille a dégagé trois égouts et une canalisation en terre cuite. L’égout central (larg. 1,10 m) constitue la suite de celui mis au jour sur le terrain Plati adjacent (AD 29 [1972-73], p. 946). Le deuxième égout se trouvait plus à l’Est. Ses parois étaient revêtues de mortier de tuileau, son radier de dalles de terre cuite. D’autres canalisations plus petites y étaient raccordées, collectant notamment les eaux de pluies qui provenaient des maisons. Le troisième égout, creusé dans la roche, se trouve à un niveau inférieur par rapport aux autres : il s’agissait probablement aussi d’un égout central qui recueillait l’eau de canalisations secondaires qui s’y déversaient depuis les maisons situées à l’Est de la rue. À l’Est de la rue, la fouille a exploré des espaces souterrains, creusés dans la roche poreuse de la région et compartimentés par des murets.  Des traces de débitage sont visibles sur le front de taille du rocher, ce qui indique qu’une carrière a été exploitée dans ce secteur. Dans une phase ultérieure, ces espaces ont été remblayés pour rehausser et aplanir le niveau, et permettre ainsi la construction de maisons. Le remblai comporte de nombreux tessons de céramique datés du IIIe s. au Ier s. av. J.-C. Du côté Ouest de la rue, on a mis au jour deux murs appartenant à une maison antique, ainsi que deux puits.

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À l’Ouest de la ville médiévale de Rhodes, K. Baïrami (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2001 et achevé en 2002 la fouille de sauvetage sur le terrain Pipinou, situé à l’angle des rues Irakliou et Grammou, où ont été mis au jour l’intersection des rues antiques P18 (d’orientation Est-Ouest) et P29a (d’orientation Nord-Sud), ainsi que des constructions des époques hellénistique et romaine (fig. 1-2). À l’Ouest de la rue P29a, la fouille a mis au jour des constructions appartenant à plusieurs phases : les vestiges d’un pavement de mosaïque, d’un sol de mortier hydraulique et d’un placage de marbre appartenant à un bâtiment romain tardif, qui a empiété vers le Nord sur la rue P18 ; à un niveau inférieur, ceux d’une maison hellénistique (long. 11,60 m ; larg. 12m). Elle s’ouvre au Nord sur le bord Sud de la rue P18, où une marche est conservée en place. Cinq pièces avec des sols en terre battue ont été identifiées. Des réfections paraissent avoir modifié leurs dimensions d’origine. Sur un sol, on a découvert un didrachme rhodien en argent du IIIe s. av. J.-C. La maison est bordée à l’Est et à l’Ouest par des égouts qui rejoignaient la rue P18. Une petite citerne et un puits assuraient les besoins en eau de la maison. À l’Ouest de la maison hellénistique, on a mis au jour un ensemble de citernes et, à un niveau inférieur, deux murs appartenant à une phase antérieure (la céramique de ce niveau date de la fin du IVe s. et du début du IIIe s. av. J.-C.). à l’Est de la maison hellénistique, on a mis au jour une série de petites pièces précédées de vestibules et ouvertes vers la rue P29a. Elles ont été identifiées à des boutiques ou à des espaces de stockage. Près de la limite de la rue, on a découvert des amphores timbrées rhodiennes placées à l’envers. La céramique a montré que la construction de ces pièces remontait au IIIe s. av. J.-C. et qu’elles sont restées occupées jusqu’au Ier s. av. J.-C. ou au  Ier s. apr. J.-C. À l’époque romaine, ces espaces ont été détruits par l’installation d’un atelier équipé d’un four circulaire (diam. 4 m ; haut. 1,90 m), dont la chambre de chauffe a été identifiée au Sud. À l’intérieur du four, on a trouvé une anse de lampe romaine.

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À l’Ouest de la ville médiévale de Rhodes, K. Baïrami (XIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2002 la fouille de sauvetage du terrain Perseli, qui avait mis au jour les vestiges d’une maison au sol de mosaïque en bordure de la rue P38. Dans la partie Sud du terrain, on n’a mis au jour que la roche, qui présentait des traces d’extraction.

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Dans le secteur oriental de la ville de Rhodes, B. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain P. Boulgari, au Sud du terrain Deligianni, qui a livré un segment de la rue P40 et de son égout central (cf. M. Filimonos-Tsopotou 2004, p 73-76). Dans la partie orientale du terrain, on a mis au jour les vestiges de deux murs construits en appareil de moellons et de briques, qui formaient un angle, ainsi qu’un segment d’égout d’une longueur de 4,20 m, couvert de dalles, et dont le remblai n’a pas livré de mobilier. L’orientation Nord-Est/Sud-Ouest de cet égout ne coïncide pas avec l’égout central de la rue P40.

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Dans le secteur oriental de la ville de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage dans la rue Yspilantou, dans le cadre de travaux de canalisation, à l’Ouest du croisement avec la rue Tzavella. Les travaux ont fait connaître le croisement des rues antiques P20-22, orientées Est-Ouest, et P36b, orientée Nord-Sud. On a notamment découvert la limite Sud de la rue P20-22 sur une longueur de 9,60 m, la limite Ouest de la rue P36b ainsi qu’une partie de sa chaussée.

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, B. Patsiada (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 un sondage préventif dans le cadre de travaux de canalisation à l’angle des rues Kamirou et Korinthou et mis au jour une partie de la nécropole occidentale de la ville antique. On a dégagé 26 tombes à fosse creusée et deux thékès, dont l’une contenait une hydrie de Hadra. Ce dernier indice autorise une datation à la fin du IVe s. ou au début du IIIe s. av. J.-C. pour la majeure partie des tombes. Trois d’entre elles avaient accueilli un bûcher, comme l’attestent les cendres, les os calcinés et certaines parois brûlées. Deux autres, comportant des sépultures multiples, sont datées du IIe s. av. J.-C. d’après le mobilier (bijoux en bronze et en verre, phiale en argent, plaquette en bronze, strigile en fer, etc.)

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, Ch. Phantaousaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage dans la rue Parthenopis et mis au jour une tombe souterraine maçonnée et voûtée (fig. 1). La tombe (long. 2,45 m ; larg. 2,75 m) comprenait un petit vestibule au Nord, qui comportait lui-même deux tombes de part et d’autre des marches d’accès à la chambre funéraire. Les sépultures avaient été pillées, mais le mode de construction de la tombe permet de la dater de l’époque hellénistique.

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Dans le secteur Ouest de la ville de Rhodes, E. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2001 et en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Kolliadi, voisin des terrains Pipinou et Papapavlou, fouillés en 1997 et en 2000, sur lesquels ont avait mis au jour des ensembles funéraires (fig. 1). Les travaux ont permis de découvrir de découvrir de nouvelles tombes, datées entre l’époque hellénistique et l’époque protobyzantine. On signale deux ensembles funéraires importants : un groupe de cinq tombes à ciste le long de l’extrémité orientale du terrain, datées du Ier s. av. J.-C. au Ier s. apr. J.-C. (fig. 3-4) vers l’angle Sud-Est du terrain, un mur construit en blocs de poros était commun à trois tombes à chambre. L’une d’elles avait des parois revêtues d’enduit, un sol dallé et une couverture voûtée ; elle comportait quatre squelettes d’adultes en place. Le mobilier associé à un des squelettes, un unguentarium en verre, un autre en terre cuite et une épingle en or avec une pierre rouge près de la tête, permet de dater la sépulture la plus récente de la fin du Ier s. av. J.-C. ou du début du Ier s. apr. J.-C., tandis qu’un fragment d’amphorisque trouvé dans l’angle Sud-Est de la tombe témoigne d’une utilisation du monument dès le IIIe s. av. J.-C. Par ailleurs, la partie centrale du terrain était occupée par une structure de l’époque protobyzantine comportant une abside inscrite dans le mur oriental (long. 10 m ; larg. 7 m ; fig. 2). La partie Ouest du bâtiment était constituée d’un aménagement rectangulaire (long. 4 m ; larg. 5,30 m), constituant un espace souterrain où étaient rassemblés des ossements.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, Ch. Phantaoutsaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage à l’angle des rues K. Tsaldari et Ethnikis Antistaseos, sur le terrain Nikolidaki-Papastamatiou, et mis au jour quatre tombes à fosse appartenant à la nécropole centrale de la ville antique. Les tombes, orientées Est-Ouest, ont été trouvées dans la partie Sud-Ouest du terrain. Toutes étaient pillées ou perturbées, mais on y a tout de même recueilli des objets en os, des anneaux, des fragments d’aiguilles et une serrure en bronze, de la céramique à vernis noir et une amphore à fond pointu qui permettent de dater l’ensemble du IIIe ou du IIe s. av. J.-C.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, E. Pharmakidou et E. Kaninia (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Diakogeorgiou et mis au jour douze tombes à fosse appartenant à la nécropole centrale de la ville antique (fig. 1). Les tombes, creusées dans la roche (long. moyenne 2 m ; larg. 0,60 m), étaient toutes orientées Est-Ouest, sauf une qui était orientée Nord-Sud. Le mobilier, composé de petites amphores, de bolsal et de céramique à vernis noir, permet de dater les tombes de la fin du IVe et du début du IIIe s. av. J.-C. Dans la partie Sud-Est du terrain, une fosse funéraire (long. 4 m ; larg. 0,40 m) a été mise au jour. Elle ne comportait pas de mobilier.

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Dans le secteur central de la ville de Rhodes, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Athanasa et mis au jour une partie de la nécropole centrale de la ville antique (fig. 1). Dans la partie centrale et Nord du terrain, on a mis au jour 26 tombes à fosse, en disposition parallèle serrée, datées de la fin du IVe s. ou du début du IIIe s. av. J.-C. Le mobilier se compose d’amphorisques et d’unguentaria.

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Au Sud de la ville de Rhodes, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage à l’angle des rues Delphon et Damagitou et de l’avenue Rhodes-Kallithea, au Sud du site archéologique de Korakonero. Les travaux ont mis au jour une thékè maçonnée, intacte, qui s’intègre à la nécropole orientale de la ville antique (fig. 1). La thékè (long. 1,35 m ; larg. 1 m, haut. intérieure 0,90 m) était constituée de quatre assises de blocs de poros et comportait, à l’intérieur, un ossuaire en pierre locale (lartios – long. 0,60 m ; larg. 0,40 m ; haut. 0,35 m). L’ossuaire lui-même contenait une hydrie cannelée à vernis noir et décor de couronne de lierre en rehaut blanc sur le col, deux lekanès qui comportaient des cendres, trois petites amphores, une bague en or à décor incisé (un homme vêtu d’un himation, tenant une branche et une phiale). Sous l’ossuaire, on a recueilli des fragments de strigile en fer. Parmi les cendres, on a trouvé des petites perles d’argile dorées.

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Au centre de la commune moderne de Ialysos, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2002 sur le terrain Margariti, où l’on avait mis au jour, en 2000, les vestiges d’un métier à tisser et d’un four à céramique de l’Âge du Bronze. La fouille des couches inférieures a livré trois pièces du MR IA (fig. 1). Dans la pièce Nord-Ouest, le sol de galet et de mortier a été trouvé sous une couche de cendres et de remblai datée des phases HR IIA/MR IB - HR IIIA2. Une quatrième pièce a été dégagée au Sud-Ouest du terrain, dont le réaménagement date de la fin du MR IA, avant la chute de cendres volcaniques. Un segment de rue au Sud de cette pièce appartient à la même phase de construction. Par ailleurs, on a dégagé le remblai qui se trouvait à l’intérieur de la chambre de cuisson du four. Il s’avère que la structure a été aménagée à l’intérieur d’une fosse creusée dans les couches du MR IB et MR IA, et qu’elle est fondée sur la couche de cendres volcaniques. La chambre de chauffe, dotée de trois murets de soutien en briques, est conservée en bon état (long. 2,10 m ; larg. 1,90 m ; haut. 0,90 m), ainsi que son entrée au Sud. À l’intérieur de la chambre de chauffe, on a trouvé, entre les murets, de la céramique rhodienne de l’HR IIIA2 - début de l’HR IIIB1, des gobelets mycéniens, des fragments de marmite à trois pieds, des fragments de coupes et 16 pesons discoïdaux intacts.

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Au centre de la commune moderne de Ialysos, T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) rend compte d’une fouille de sauvetage menée en 2002 sur le terrain Chatziioannou qui a livré des vestiges de construction du Bronze Récent. Sous le niveau de dépôts alluvionnaires et le niveau de cendres volcaniques, la fouille a mis au jour des vestiges de murs et la partie orientale d’un four revêtu d’argile, de plan elliptique (long. 0,35 m ; larg. 0,34 m). L’ensemble est daté du MR IA.

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En dehors de la ville médiévale de Rhodes, A.-M. Kasdagli (4e éphorie des antiquités byzantines) a découvert en 2002, dans le jardin du terrain Anastasiadi qui se trouve contre le rempart médiéval Ouest, la présence d’un arc en berceau aveugle, pris dans la maçonnerie du rempart (diam. 7 m environ ; fig. 1-2). Cet arc signale l’existence d’une ancienne pièce voûtée (long. 5,56 m ; larg. 4,30 m) qui occupait une partie de l’épais soutènement du rempart. Cette pièce reposait en partie sur les vestiges du mur Sud d’une église plus ancienne que le rempart. Y sont conservés les restes, très abimés, de peintures murales représentant des saints en pied (probablement datées du XIVe s.). Lors de la construction de la voûte, on avait pris soin de de ne pas détruire ces peintures. La pièce, desservie par un couloir qui donnait sur l’intérieur du rempart, était partiellement remblayée ; on y a trouvé un puits qui communiquait avec un hydragogue antique.

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Dans le cadre de la restauration du fossé du rempart médiéval de Rhodes, A.-M. Kasdagli (4e éphorie des antiquités byzantines) a effectué plusieurs découvertes en 2002. Contre le bastion de l’apôtre Pierre, on a localisé les traces d’une porte dans le mur de séparation du port de Mandraki, au Nord (fig. 1). Après l’abandon de cette porte, le mur a été rattaché au bastion par un arc double. À l’intérieur du bastion, à l’Est, le dégagement partiel du remblai a mis en évidence une batterie fortifiée avec trois trous à canons. Au Sud-Ouest du rempart, au bastion d’Aghios Athanasios, un sondage a mis en évidence une partie des fondations d’un état antérieur de la structure. Dans le secteur de la porte de l’apôtre Paul, on a mis au jour un segment de l’état antérieur du rempart (daté du début de l’époque des Chevaliers), construit en gros blocs de poros liés par du mortier englobant des tessons (fig. 2). On a également découvert un seuil correspondant à cette époque (sous un seuil moderne, datant de l’occupation italienne) ainsi que, au Sud du sondage, une partie du môle byzantin.

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Dans le secteur Est de la ville de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Mania, à l’angle des rues Makrygianni et Ironda. Les travaux ont permis de mettre au jour le croisement de deux rues antiques déjà explorées sur les terrains voisins, ainsi que les vestiges d’un îlot d’habitation (fig. 1-2). La fouille a montré que la limite de la rue Est-Ouest a été aménagée au début de l’époque hellénistique. En contact avec le mur qui borde la rue au Nord, on a fouillé un puits auquel étaient reliées des canalisations. On a également observé plusieurs niveaux successifs de la chaussée : trois niveaux de l’époque romaine tardive, onze niveaux de l’époque romaine et cinq niveaux de l’époque hellénistique. Au Nord de la limite de la rue Est-Ouest, on a exploré un quartier d’habitation occupé sur une longue durée, de l’époque hellénistique à l’époque romaine tardive. Les pièces comportaient des pavements de mosaïque (fig. 3) et des parties en opus sectile. Au Nord-Est de l’îlot, on a identifié une cour correspondant à l’état romain de la maison principale : elle comportait un bassin flanqué de deux absides semi-circulaires à l’Est et à l’Ouest. La pièce Sud-Ouest de la maison conserve un sol en mortier hydraulique remontant à l’époque hellénistique, sous un sol d’époque romaine. Des vestiges antérieurs à ce bâtiment ont été identifiés : un puits comportait des tessons d’amphore du IVe s. av. J.-C., tandis qu’un sondage en profondeur sur le sol d’une pièce Nord a fait connaître une fosse contenant des déchets d’un atelier de potier du IVe s. av. J.-C.

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Dans le secteur Sud de la ville de Kos, E. Skerlou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Chatzithoma, dans la rue Grigouriou E’, et mis au jour des murs de l’époque protobyzantine.

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Dans la ville antique de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Chatzimarkou, situé dans la rue Afstralias, et mis au jour une partie de la nécropole antique de Kos. Un ensemble de 48 sépultures a été découvert. Les tombes, de tout type (tombes à ciste, à fosse, à tuile, sarcophages, enchytrismes et inhumations libres), étaient pour la plupart superposées, les plus récentes ayant détruit les plus anciennes. Bien que peu de mobilier ait été recueilli, une datation à l’époque hellénistique et romaine est probable pour les tombes supérieures. Le mobilier retrouvé dans les couches inférieures atteste l’occupation funéraire du secteur à l’époque archaïque également.

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Dans la ville antique de Kos, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Phrouzaki, sur le côté Nord de la rue Asklipiou, à l’Ouest des terrains dont la fouille avait livré des ensembles de tombes. Les opérations ont permis la découverte de vestiges d’une installation artisanale, ainsi que de deux tombes à ciste appartenant à la nécropole (fig. 1). Au centre du terrain, la fouille a mis au jour un grand espace central, probablement une cour, entouré de pièces, dont certaines comportaient un sol dallé de plaques de terre cuite ou en pierre, et un bassin en mortier relié à des canalisations. À deux endroits, on a fouillé des fosses-dépotoirs comportant des déchets d’atelier : des déchets de cuisson, des fragments de tuiles et de dalles de terre cuite. Il n’a pas été possible de déterminer le type de production de l’atelier, mais on a pu établir qu’il a été utilisé à l’époque romaine, y compris tardive. Dans l’angle Sud-Ouest du terrain, on a dégagé deux tombes à ciste, l’une en dalles de pierre et l’autre construite avec des tuiles, toutes deux datées de l’époque hellénistique.

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Au Sud de la ville de Kos et à l’Est de la commune de Psalidi, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 des fouilles de sauvetage au cours desquelles elle a mis au jour : - sur le terrain Ksypolyta, un mur en appareil de mortier, d’une longueur de 18,10 m. - sur le terrain Xiraxoudi, une tombe à ciste partiellement détruite, qui comportait une sépulture de l’époque hellénistique.

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Au Sud-Ouest de la ville de Kos et dans le secteur de la commune de Psalidi, D. Grigoriadou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mis au jour en 2002, au cours de la construction d’une route, un sarcophage en terre cuite comportant un squelette en mauvais état. On a recueilli à l’intérieur de la tombe un tesson de skyphos à figures noires.

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Sur l’île de Kalymnos, au lieu-dit Limniotissa qui se trouve entre Chora et Panormos, D. Bosnakis, A. Dreliosi-Iraklidou et T. Marketou (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont mené en 2001 et en 2002 une fouille de sauvetage sur les terrains Chalkiti et Krimizi. La fouille est intervenue à la suite de la découverte fortuite de fragments de statues provenant du secteur autour de la basilique protobyzantine de Christos tis Ierousalim, où les fouilles anciennes de C. T. Newton puis de M. Segre avaient permis de localiser le sanctuaire d’Apollon Dalios. La fouille a mis au jour un creusement allongé dans la roche (long. 20 m ; larg. 0,41-0,73 m ; prof. 1,90-2,16 m), probablement aménagé pour évacuer les eaux de pluie. À l’intérieur ont été découverts un grand nombre de fragments de statues, dont certains correspondent aux fragments qui avaient été remis à l’éphorie (fig. 1). On a identifié des fragments de statues d’Apollon et de quelques autres divinités, mais aussi des figures d’enfants, ainsi que des fragments de statues colossales, notamment la tête et les pieds d’un Asclépios. Le remblai qui entourait ce dépôt comportait très peu de céramique commune de l’époque romaine. Les statues datent pour la plupart du début de l’époque hellénistique, sauf un fragment de kouros vêtu portant une dédicace à Apollon de l’époque archaïque.

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Sur l’île de Karpathos, dans la commune de Pigadia, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage sur le terrain Chatzigeorgiou qui se trouve dans le secteur d’Aula et mis au jour des vestiges de construction de l’époque protobyzantine et de l’époque mycénienne (fig. 1). La fouille du terrain a d’abord livré un puits et un four de métallurgie datant de l’époque moderne, ainsi qu’un mur orienté Nord-Est/Sud-Ouest d’une longueur de 16 m, daté de l’époque protobyzantine. Un mur parallèle à celui-ci et contemporain a été dégagé à l’Est, sur une longueur de 1,90 m. Au Nord et au Nord-Ouest du terrain, on a dégagé des vestiges de construction de l’époque mycénienne, qui se prolongent sous le terrain Tsekou, immédiatement au Nord. On a identifié et fouillé huit niveaux de l’époque mycénienne. Le niveau le plus important était une couche de destruction s’étendant sur la partie Nord-Ouest du terrain, datée de l’HR/MR IIIA 1-2. Celle-ci recouvrait dix murs, orientés Est-Ouest et Nord-Sud. Un autre niveau a été daté de l’HR/MR I. La structure la plus ancienne dégagée est une rigole d’une longueur de 14,65 m, orientée Nord/Nord-Est – Sud/Sud-Ouest, constituée de deux rangées de pierres distantes de 0,60-0,65 m, et conservé sur une hauteur de 0,15 m. Le mobilier recueilli compte de la céramique du Bronze Récent, des coquillages divers, des outils en pierre, des objets en stéatite noire, quelques objets métalliques et des pesons en terre cuite. On signale également la découverte en surface d’un fragment du bord d’un pithos, de section carrée, qui comportait sur sa paroi externe les restes d’une inscription en linéaire A. Cette inscription, peu commune, place Karpathos sur la route de la diffusion de l’écriture entre la Crète et l’Asie Mineure.

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Sur la côte Nord de l’île de Kasos, dans le village de Phry, Ph. Zervaki (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a mené en 2002 une fouille de sauvetage au lieu-dit Kavos, un secteur où se trouvent les vestiges construits d’un habitat en fonction de la fin de l’époque hellénistique à l’époque protobyzantine. Les travaux ont mis au jour un ensemble de quatre tombes à fosse de l’époque romaine tardive ou protobyzantine, orientées Est-Ouest. La tombe 3 a été retrouvée vide, tandis que les autres comportaient les squelettes de deux à cinq adultes, enfants et nourrissons. Des os ont été trouvés rassemblés au-dessus des dépouilles de l’une des tombes. Le mobilier compte très peu de céramique et de verre.

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Au Nord de l’île de Karpathos, sur l’îlot de Saria, V. Patsiada et A. Aggourias (XXIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont effectué un relevé des vestiges construits sur la colline de Kastello, qui surplombe un habitat des IXe-Xe s. apr. J.-C., dans la baie de Palatia. Sur la colline, qui forme un éperon rocheux accessible par le Nord-Ouest, on a relevé deux murs, l’un en appareil polygonal, l’autre en appareil régulier, qui formaient un bastion. Leur mode de construction suggère une datation à l’époque hellénistique. Un mur d’enceinte longe le côté Ouest de la colline. À l’extrémité Sud du plateau, vers le sommet de la colline, se trouvent les vestiges d’une basilique à trois nefs, narthex et annexes, de l’époque protobyzantine. On a relevé plusieurs constructions à pièce unique sur les côtés Nord et Est de l’acropole, et découvert de la céramique hellénistique en surface. Dans la partie Nord du plateau se trouvent trois citernes souterraines, creusées dans la roche, datées de l’époque hellénistique. Sur les pentes Nord-Ouest de la colline, on a relevé deux tombes, également de l’époque hellénistique.

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Au Nord de Kalymnos, sur l’île de Telendos, M. Koutellas (4e éphorie des antiquités byzantines) a poursuivi en 2002 la fouille de sauvetage dans la partie Sud du terrain Louloudia et mis au jour de nouvelles pièces appartenant au quartier d’habitation protobyzantin mis au jour en 2001 (fig. 1-2). On y a mis au jour le bâtiment K6 au Sud du bâtiment K1 et les autres pièces du bâtiment K3, tous deux construits au cours de la première phase de construction (avant le milieu du VIe s. apr. J.-C.). Le bâtiment K6 était de construction très soignée. Ses murs Est et Ouest étaient renforcés par des piliers sur lesquels reposaient les arcs soutenant le toit. Des parties de ces arcs ont été retrouvées effondrées sur le sol. Les murs sont conservés jusqu’à une hauteur de 1,90 m. Le bâtiment K3 comportait trois pièces et une cour. Ses murs sont conservés jusqu’à une hauteur de 2,40 m et portent des traces de réparation et de renforcement qui datent de la deuxième phase de construction (milieu du VIe-milieu du VIIe s. apr. J.-C.). Outre le mobilier céramique recueilli dans cette partie du terrain, on signale un stylet en os, un poids carré en bronze, des aiguilles en bronze, des arêtes de poisson, des poids de tisserand, une lampe samienne entière, une marmite, une poêle en terre cuite, des amphores à fond pointu, et un fragment de plat nord-africain avec une représentation d’empereur tenant un sceptre.

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AVERTISSEMENT
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