Chronique des fouilles en ligne
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Dernières notices ajoutées par région : Macédoine Centrale
À Thessalonique, à l’angle des rues Egnatia et Vénizélou, la 9e éphorie des antiquités byzantines a achevé en 2013 la fouille du terrain sur lequel sera construite la station Vénizélou du métro. Entreprise en 2007 sur plusieurs secteurs, la fouille a livré de nombreux éléments de la ville de l’époque hellénistique à l’époque ottomane. Sur le secteur où sera précisément construite la station, la fouille a mis au jour, de 2011 à 2013, les vestiges de la Mesi Odos byzantine qui a succédé au decumanus romain (fig. 1), et de son croisement avec une rue Nord-Sud, marqué par un tetrapylon monumental (cf. Chronique, n. 2562). Au terme de la fouille se pose la question du devenir des monuments mis au jour pour permettre la construction de la station. À la mi-janvier, le Conseil Archéologique (KAS) s’était prononcé en faveur du déplacement de l’ensemble des monuments mis au jour sur un terrain d’une superficie de 7 ares, l’ancien camp militaire Pavlou Mela, à l’Ouest de la ville. Un débat fait suite à cette décision, opposant les archéologues (à l’exception du KAS qui a voté à l’unanimité), qui jugent les monuments mis au jour trop importants pour qu’ils soient arrachés de leur lieu de découverte, aux constructeurs (Attiko Metro) qui n’entrevoient pas de solution pour les préserver en place et construire en même temps la station.

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À Thessalonique, la XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques a mis au jour en 2013, au cours des fouilles de sauvetage en vue de la construction de la Station Dimokratias du métro, une nouvelle tombe à ciste macédonienne (fig. 1), contenant la sépulture d’une jeune femme qui portait une couronne d’or, des boucles d’oreilles en or, et était accompagnée d’un miroir en bronze portant une inscription : ΑΝΘΗΔΟΝΑ.

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Au Sud de Thessalonique, à Pylaia, sur le terrain destiné à la construction du dépôt des rames du métro, la XVIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques a mené une fouille de sauvetage en 2012 et 2013 et découvert les vestiges d’un habitat du début du IVe et du IIIe s. av. J.-C. (fig. 1). On a mis au jour le croisement de deux rues principales qui délimitaient des îlots de constructions où sont conservés les vestiges de bâtiments publics et de maisons. On signale, parmi le matériel recueilli, un grand nombre de pesons et de poids de pêche, ainsi que des murex, qui dénotent la présence d’une ancienne industrie textile.

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À Thessalonique, à l’angle des rues Egnatia et Mitropolitou Gennadiou, en avant des bains ottomans Paradisos, se trouve une fontaine monumentale qui fait l’objet d’une nouvelle étude par P. Adam-Veleni (Musée archéologique de Thessalonique). Fouillé en 1926, le monument avait été interprété comme une exèdre. L’extension des nettoyages de l’agora antique a révélé qu’il était fondé sur le dallage de la voie antique, la Mesi Odos. Il s’agit d’une fontaine de plan semi-hexagonal, ornée d’éléments sculptés. Elle était encadrée de quatre piliers à décor végétal en relief et couverte avec un plafond à caissons. Son décor sculpté permet une datation à l’époque impériale (IIe-IIIe s. apr. J.-C.). L’étude de ce monument permet de le replacer dans le cadre général de l’organisation urbaine de Thessalonique, à la lumière, en particulier, des découvertes archéologiques faites sous les stations Aghia Sophia (cf. Chronique, n. 2704) et Vénizélou (cf. Chronique, n. 3065).

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À Argilos, une nouvelle campagne de fouilles a eu lieu en 2013 sous la direction de J. Perreault (Université de Montréal - Insitut Canadien en Grèce), au cours de laquelle on a mis au jour une grande stoa, d’une longueur supérieure à 30 m, qui comportait au moins six magasins. La fouille de cinq des magasins a permis de déterminer la date de son état ancien, au VIe s. av. J.-C. Par ailleurs, on a poursuivi le dégagement d’une maison du Ve s. av. J.-C. sur l’acropole, de deux portions de rues, ainsi que des vestiges d’une tour défensive de l’acropole.

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Dans la ville haute de Thessalonique, la 9e éphorie des antiquités byzantines signale la découverte de 150 sépultures des Ve-VIe s. av. J.-C. sur un terrain voisin de l’Heptapyrgion, un secteur qui a déjà livré des vestiges d’une occupation continue.

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À Amphipolis, K. Péristéri et M. Lephantzis (XXVIIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) ont poursuivi en 2013 la fouille du péribole monumental de la colline de Kasta. La fouille du péribole, constitué de blocs de marbre thasien, a atteint 457 m (sur une longueur totale de 497 m). Les recherches dans la région et notamment sur le monument au lion d’Amphipolis ont montré que les blocs de la base du monument proviennent du péribole monumental de la colline de Kasta, qui avait été démantelé à l’époque romaine. L’étude des deux monuments, qui datent du dernier quart du IVe s. av. J.-C., révèle que le lion était placé au sommet du péribole funéraire, qui en constituait la base.

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À Vergina, C. Paliadeli (Université de Thessalonique) rend compte de l’étude anthropologique et ostéologique menée en 2013, en collaboration avec Th. Et L. Antikas (Université de Thessalonique) et G. Maniatis (Laboratoire Démokritos), sur les restes qui étaient contenus dans les larnakes de la tombe II de Vergina. L’étude anthropologique des deux ensembles squelettiques dans la chambre et dans le vestibule de la tombe II a permis de dénombrer 350 os et fragments, qui ont été analysés selon différentes techniques (photographie numérique, tomographie axiale, microscopie électronique à balayage (SEM) et spectrométrie de fluorescence x (XRF). Ces analyses ont révélé la présence d’autres matériaux, tels que le pourpre et la huntite, provenant d’un objet inconnu pour le moment. Les analyses ont montré que le défunt de la chambre était âgé de 41 à 49 ans et que ses os comportaient des traces témoignant d’une activité hippique et guerrière intense. L’état des os montre que le défunt a été incinéré immédiatement après sa mort, ce qui renforce l’hypothèse de son identification à Philippe II (plutôt qu’à Philippe III Arrhidée). En ce qui concerne la défunte trouvée dans le vestibule, de nouvelles observations sur les os ont révélé que la femme de 30 à 34 ans a été incinérée immédiatement après son décès. Ses os comportaient des indices d’une intense activité hippique, ainsi qu’une blessure sur le tibia gauche ayant causé un raccourcissement et une atrophie de sa jambe, suggérant que la paire de cnémides de taille inégale trouvée dans le vestibule ainsi que l’armement masculin lui appartenait. Ces nouveaux éléments permettent d’identifier la défunte soit, comme l’avait exprimée N.G.L. Hammond, à une scythe inconnue – probablement une fille du roi Atéas –, soit à Audata d’Illyrie, la femme de Philippe II.

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Sur le site de la nécropole royale d’Aigai, A. Kottaridi (XVIIe éphorie des antiquités préhistoriques et classiques) a poursuivi en 2013 les fouilles de sauvetage dans le cadre de travaux de valorisation du site et a mis au jour de nouvelles tombes, portant leur nombre à cinq (trois tombes à ciste et deux tombes monumentales). L’une des tombes à ciste comporte une grande chambre souterraine, dont les parois sont revêtues d’un stuc blanc orné de guirlandes et de tiges végétales. Elle comporte une banquette maçonnée contre les parois et un lit funéraire en bois qui préserve des traces d’un décor d’ivoire et d’ambre. Bien que ces tombes aient été pillées, elles ont livré une quantité importante de mobilier, notamment des lécythes à fond blanc qui permettent une datation vers 420/410 av. J.-C., ainsi qu’une épée en fer.

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