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Dernières notices ajoutées par région : Chypre
À Ormideia, des travaux d’élargissement de la route ont mis au jour une tombe féminine intacte, datée de la fin de l’époque archaïque (vers 500 av. J.-C.). Il s’agit d’une tombe à chambre creusée, dans laquelle six vases ont été découverts. Cette tombe se trouve dans une région riche en antiquités, mais qui avait été largement pillée au XIXe s. par Luigi Cesnola, alors consul des États-Unis à Chypre. Les objets issus de ses fouilles se trouvent aujourd’hui au Metropolitan Museum (New York).

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Découverte à Kourion d’un squelette logé dans le rocher, près d’un site qui a livré des traces d’un habitat du Néolithique (4500 av. J.-C.). Aucun indice de datation n’a cependant été trouvé.

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Dans la région d'Akrotiri, de nouvelles recherches ont été entreprises en 2010 par A. H. Simmons sur plusieurs sites liés à celui d'Akrotiri-Aetokremnos. Lorsque les fouilles d’Akrotiri-Aetokremnos ont commencé il y a vingt ans, B. Pile avait identifié trois autres sites (nommés Site 2, Site 3 et Site 23), peut-être contemporains. En effet, ils avaient livré du matériel lithique similaire. Sur le Site 2, le plus proche d’Aetokremnos, on a prospecté intensivement 400 m2 et fait un sondage exploratoire. Le matériel était relativement abondant, mais surtout en surface. Sur le Site 3, aucun niveau en place n’était conservé et le matériel de surface était relativement rare. Deux sondages ont été implantés sur le Site 23. Dans l’un d’entre eux, on a dégagé un foyer dont la date n’a pas pu être établie (on attend le résultat C14). On a également prospecté et fait des sondages sur le Site 9 identifié par B. Pile. Peu de matériel a été retrouvé, mais on a identifié plusieurs foyers probables. Une petite prospection aux alentours de ce dernier site a permis d’en relocaliser un autre, identifié par B. Pile, ainsi qu’une hache néolithique en pierre qu’il avait enregistrée. En somme, ces différents sites sont sans doute liés, en raison de leur faciès matériel, à l’occupation d’Aetokremnos, mais ils sont tous très abîmés et il est peu probable que leur exploration offre davantage d’informations.

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À Khirokitia, le Département des Antiquités de Chypre (sous la direction d'E. Procopiou) a implanté des sondages exploratoires autour de l’église byzantine de la Panaghia tou Kambou à l’occasion de travaux de drainage dans le cadre du programme de conservation préventive des peintures. Les premiers sondages ont confirmé l’existence de phases plus anciennes, d’où une exploration étendue des abords du monument (sur 7 m au Nord et au Sud, 14-16 m à l’Ouest et 5 m à l’Est ; fig. 1). Au moins quatre phases ont été distinguées. - La première correspond à une basilique protobyzantine à trois nefs, avec des absides latérales inscrites (fin du VIe – début du VIIe s. ap. J.-C.). Le type architectural est inhabituel, mais il n’est pas encore complètement défini. Des pièces adjacentes étaient situées au Nord et au Sud ; celles du Sud avaient peut-être une destination funéraire. - Au cours des raids arabes (fin du VIIe s. ap. J.-C.), l’église a été réduite à sa nef centrale, avec l’abside centrale légèrement transformée par rapport à son premier état. Les façades étaient revêtues de grandes plaques de calcaire qui donnaient à l’édifice un aspect massif. Cette petite église, qui possédait sans doute un dôme, a été détruite par un tremblement de terre au VIIIe s. Elle est restée en ruines quelque temps. - Après la fin des raids arabes (fin du Xe s.), l’église est restaurée, sur un plan en croix inscrite resserré, avec des blocs de remploi des phases précédentes. C’est la phase principale de l’église qui soit conservée aujourd’hui. - Pendant la fin de la période franque ou au cours de la période vénitienne (fin du XVe – début du XVIe s.), l’église est étendue vers l’Ouest. Les zones Sud et Nord sont utilisées pour des inhumations, qui ont perturbé les niveaux byzantins. À l’Ouest, un atrium, avec des portiques sur ses flancs Est et Nord, est construit. On a également dégagé, dans le coin Nord-Ouest, les fondations d’un pressoir à huile.

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Sur le site antique d'Idalion, dans le district de Nicosie, la fouille programmée s'est poursuivie sous la direction de P. Gaber en 2010 sur plusieurs secteurs (Lycoming College Expedition to Idalion). La fouille a porté sur la terrasse de l’acropole Est (Moutti tou Arvili) et sur le téménos d’Adonis (qui avait déjà été exploré antérieurement). Là, on a dégagé des vases entiers sur ce qui doit être le dernier niveau d’usage du sanctuaire. Cette découverte, sur un sol couvert de débris de terre crue, indique que le lieu de culte a sans doute été abandonné brutalement au Ier s. av. J.-C. On a également trouvé les limites de l’autel : comme on s’y attendait, l'angle Ouest de la face Sud de l’autel se trouvait à environ 8 m à l’Ouest de l'angle Est. Ces dimensions impressionnantes témoignent de l’importance du culte qu’on continuait de rendre à Idalion au parèdre de la Grande Déesse à l’époque hellénistique. De nouvelles figurines de terre cuite votives ont été recueillies dans la zone de l’autel. Dans la zone identifiée comme le « Sanctuaire des Deux Divinités », on a poursuivi le dégagement de la partie Est, dont la dernière période d’occupation date de la période romaine. On y a découvert de nombreuses sculptures de calcaire (fig. 1). Les travaux de cette année ont révélé de nouvelles installations romaines, dont une grande citerne ou bassin recouvert d’enduit hydraulique. À côté de ce bassin, se trouvait une série linéaire de grandes pierres de pavement, soigneusement taillées, sans doute une voie cérémonielle. Il fait peu de doute que le temple, fondé dès le Chypro-Géométrique, était consacré à la Grande Déesse de Chypre, la Wanassa ou « Maîtresse des Animaux », parfois représentée sous les traits d’Artémis, et à son parèdre, attesté plus tard sous le nom d’Adonis. Il était également connu comme « Maître des Animaux », ainsi que le montrent les représentations d’Héraclès et de Pan. On a également exploré cette année une zone industrielle, de l’époque hellénistique, située à l’Est de la route de Lymbia. Cette zone est située directement au pied du téménos d’Adonis, ce qui explique sans doute la présence de nombreux fragments de sculpture dans les niveaux supérieurs, vraisemblablement entraînés par l’érosion. La mission américaine précédente, active dans les années 1970, y avait identifié des vestiges architecturaux et un grand bassin revêtu de mortier. Les fouilleurs avaient alors suggéré qu’il s’agissait d’un complexe de bains, peut-être lié à une villa ou un autre bâtiment romain. Il semble plus probable cependant qu’il s’agisse d’une installation industrielle, peut-être textile. De fait, à chaque extrémité du bassin (6 x 2,7 m), se trouvent deux dépressions, sans doute destinées à recevoir des éléments en bois grâce auxquels on enroulait et déroulait le tissu ou la laine pour les tremper dans le bassin et les teindre.

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À Idalion, le Département des Antiquités a poursuivi les fouilles au pied de la colline d'Ampileri, l'acropole de la ville antique, qui ont commencé en 1991 et ont mis au jour, sur une surface totale de 2.000 m2, un palais ou centre administratif (fig. 1), dont le caractère défensif est souligné par la présence de tours intérieures qui surveillent les rues et les grandes places rectangulaires. Plus de 300 inscriptions phéniciennes qui enregistrent des collectes d’impôts en nature ont été découvertes. Les fouilles se sont étendues en 2010 vers le haut de la colline où deux ensembles architecturaux nouveaux ont été mis au jour. Ils sont accolés aux côtés Est et Ouest d’une grande tour interne. L’ensemble situé à l’Est de la tour constitue l’aile Sud de la grande cour des pièces d’entrepôt. Les murs des pièces sont conservés sur près de 3 m de haut. On a découvert, à l’intérieur, des pithoi, d’autres grands vases, des inscriptions ainsi que les fragments d’un bouclier en bronze et d’autres armes en métal qui ont chu du deuxième étage. Le deuxième bâtiment, à l’Ouest de la tour, comprenait également six pièces reliées entre elles et ouvertes sur les deux rues situées au Nord et à l’Ouest. Il est possible que ce bâtiment ait été utilisé par les soldats qui gardaient la tour.

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Près de Kataliondas, J. Beck (Université de Genève) a effectué en 2010 des recherches sur un site du Néolithique acéramique au lieu-dit Kourvellos, sur les contreforts orientaux du Troodos, à environ 20 km de Nicosie (fig. 1). Le site a fait l’objet de prospections en 1972, mais on pensait alors que l’érosion avait fait disparaître tous les niveaux en place. Afin de vérifier cette hypothèse, des sondages ont été implantés sur les pentes de la colline que domine un affleurement rocheux. On a retrouvé du matériel néolithique dans tous, mais à chaque fois mêlé avec des trouvailles d’époque classique, notamment des éléments d’armes en bronze et en fer. On a également recueilli, mais en moindre quantité, de la céramique glaçurée médiévale. Le site a donc été occupé au cours de différentes périodes. Le rocher friable, au pied de l’affleurement sommital, a même été retaillé dans l’Antiquité pour créer des murs verticaux de plus d’1 m de haut et un sol horizontal. Plus haut sur la colline, on a repéré un mur en pierres, construit directement sur le rocher, qu’il faudra dégager. Contrairement à ce que pensaient les anciens fouilleurs, des niveaux en place sont donc conservés sur le site, mais les niveaux liés aux occupations récentes ont peut-être oblitéré les couches préhistoriques.  

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Sur la péninsule d'Akrotiri, le Département des Antiquités a poursuivi les fouilles du narthex-martyrion (fig. 1) au lieu-dit Katalymata ton Plakoton, en cours de fouilles depuis 2007. Une autre aile à trois nefs à l’Est de l’édifice a été découverte en 2010, révélant un édifice en T. Cette aile (Long. 29 m ; larg. 36 m) ouvrait sur le narthex central par un passage triple (le tribelon). Le plan exact du narthex central n’est pas encore défini. Le long du côté Sud de cette aile se trouvaient des pièces adjacentes, tandis que son côté Nord était bordé par une longue salle (cathechoumenon) et un portique constitué d’une série de piliers sans division interne. La construction du bâtiment date de la fin de la première décennie du règne de l’empereur Héraclius (616-619 apr. J.-C.) ; son abandon et sa destruction se situent juste avant le milieu du VIIe s. On n’a pas retrouvé dans l’aile centrale la couche de destruction correspondant à la voûte du toit, ce qui indique que cette partie était couverte d’un toit à double pente en bois. Cette superstructure de bois aurait été enlevée au moment de l’abandon du bâtiment et avant qu’il ne soit endommagé par les graves tremblements de terre du milieu du VIIe s., ce qui explique l’absence de restes de bois. Un dôme en bois devait couvrir le carré (de 6,15 m de côté) situé au croisement des ailes centrales, où se trouvait le martyrion, ainsi que le montre la découverte de supports en T et en Γ. Les sols de la nouvelle aile étaient décorés, comme les autres, de mosaïques bien conservées, en neuf nouveaux schémas décoratifs portant différents motifs. Au centre de l’aile centrale et Nord se trouvaient deux motifs à médaillon inscrit. Le mieux conservé, dans l’aile Nord, porte le premier vers du 142e psaume de David « Seigneur, entends ma prière » (fig. 2). Les trouvailles comprennent, comme les années précédentes, de nombreux fragments d’architecture et de revêtement en marbre de Proconnèse, de petits fragments de marbre provenant de décorations murales, des éléments de mosaïques murales, le plus souvent en verre doré, verre et nacre. Mentionnons également de nombreuses monnaies de bronze (importantes pour la datation), et des éléments de fixation en bronze pour les revêtements, des clous en fer, des tables à offrande en marbre fragmentaires, des tessons de verre provenant des fenêtres et des lampes à huile en verre. La date de construction du monument (entre 616 et 619 apr. J.-C.), la brièveté de son existence, sa ressemblance typologique avec le martyrion d’époque justinienne d’Abu Mina à Mayrut d’Alexandrie, son organisation liturgique élaborée comme son caractère funéraire constituent autant d’indices pour l’identifier avec l’un des lieux qui ont servi de refuge aux Églises/Patriarcats des Provinces orientales de l’Empire (Syrie, Palestine, Égypte) qui, à cette époque, sont passées sous l’autorité des Perses. Selon les sources, le Patriarche d’Alexandrie, originaire d’Amathonte, St Jean l’Aumônier et l’évêque d’Amathonte, Théodore, ont joué un grand rôle pour obtenir la libération de prisonniers et de reliques, à la fois à Alexandrie (avant 617 apr. J.-C.), puis à Chypre.

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La fouille de l'habitat du Bronze Ancien et Moyen au lieu-dit Skalia, près de la commune moderne de Kissonerga, dans la région de Paphos, s'est poursuivie en 2010 sous la direction de Lindy Crewe (Université de Manchester). La fouille s’est concentrée sur le Nord de la zone exposée lors des campagnes précédentes. Elle a mis au jour un vaste espace à ciel ouvert qui, dans la phase la plus ancienne dégagée jusqu’à présent, était utilisé pour la cuisine. Plusieurs petites fosses, certaines revêtues à leur base de tessons céramiques, ont été creusées, au cours de phases successives, dans un monticule cendreux. Les dimensions suggèrent qu’il s’agissait d’une installation communautaire. Au cours de la phase la plus récente, une espèce de four, peut-être similaire aux fours de campagne modernes, a été construite en terre crue (fig. 1). Dans l’un des dépôts cendreux du fond, on a dégagé une grande jarre de stockage en partie écrasée, qui avait été placée verticalement dans une fosse, avec une marmite au-dessous. Ce four est sans parallèle à Chypre au Bronze Ancien et Moyen. Au moment de la construction du four, l’espace à ciel ouvert avait été organisé en cour, avec deux murs parallèles reposant sur des fondations de grands blocs de calcaire et un sol enduit. On a trouvé sur ce sol des vases entiers écrasés en place et une fusaïole. On a continué de dégager le mur de petit appareil qui avait été découvert lors des campagnes précédentes au Nord du site : il mesure désormais plus de 22 m de long. On a pu établir que le mur avait été construit en creusant un fossé depuis le niveau du sol et en remplissant ce dernier de blocs servant de fondations. Sur la face interne du mur, on a mis en évidence un niveau de sol avec des fosses enduites, de la céramique et de l’outillage lithique. La présence de scories de cuivre montre qu’on travaillait le métal à proximité.

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Au large du village de Mazotos, la fouille sous-marine s'est poursuivie en 2010, sous la direction de St. Demesticha et de D. Michaelidis, sur l’épave du milieu du IVe s. av. J.-C., découverte par 45 m de fond. Elle s’est concentrée sur une zone située au Sud de l’épave, qui avait été signalée par les recherches géophysiques. Outre des amphores appartenant à la cargaison (fig. 1), on a découvert deux tiges en plomb et des restes de bois, qui proviennent de l’une des ancres. On a également trouvé de nombreux noyaux d’olives, qui devaient appartenir non pas à la cargaison mais à la nourriture de bord.

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À Palaepaphos, les travaux sur la topographie urbaine de Paphos se sont poursuivies sous la direction de M. Iacovou en 2010 (Université de Chypre). La fouille s’est poursuivie sur le plateau d’Hadjiabdoulla. L’exploration a également été étendue sur la partie Ouest d’Arkalon, où la prospection géophysique de 2007 avait permis de repérer la présence de vestiges. Les sondages exploratoires toutefois, certains allant jusqu’au rocher naturel, ont livré quantité de matériel céramique mais peu de restes architecturaux : il s’agit pour l’essentiel de murs de qualité médiocre, faits de remplois, et associés à des assemblages céramiques qui ne sont pas antérieurs au IVe s. av. J.-C. À Hadjiabdoulla, la fouille s’est poursuivie sur les sections Nord-Ouest et Est du rempart. Le résultat majeur des deux campagnes de fouilles sur cette terrasse, qui offre une vue imprenable sur la côte et le sanctuaire, a été de montrer que le site avait été occupé également au Bronze Récent. Parmi le matériel diagnostic, mentionnons une anse verticale qui porte l’impression d’un sceau, des tessons du style pictural (XIIIe-XIIe s. av. J.-C.), des fragments de jarres cananéennes, des baignoires en terre cuite et des vases White Slip et Base Ring. Les nouvelles données rassemblées dans le cadre du programme tendent à montrer que les différents espaces de la ville (domestiques, administratifs, industriels, etc.) n’étaient pas localisés à l’intérieur d’une zone close de remparts mais qu’ils occupaient différents plateaux (Marchello, Mantissa, Evreti, Hadjiabdoulla, Alonia) séparés les uns des autres par d’étroites vallées et des ravins (fig. 1).

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À Néa Paphos-Toumbalos, la fouille systématique au lieu-dit  Garrison's Camp, sous la direction de F. et G. Giudice, s'est poursuivie en 2010. Les fouilles ont porté sur la zone localisée au Sud-Ouest de la cour de la propriété expropriée récemment par le Département des Antiquités. Lors des campagnes précédentes, on y avait ouvert des sondages, à la fois à l’intérieur d’une chambre souterraine, et au-dessus de cette dernière (c’est là qu’on avait découvert un trésor de 150 monnaies associées à une lampe à huile). On a implanté deux grands sondages (10 x 15 m). Dans le premier, à environ 0,25 m sous la surface, est apparue une pièce, dont on a fouillé deux côtés. On a dégagé partiellement son sol en mosaïques grossières (noire et blanche). Un couloir conduisait à un puits en partie recouvert par des blocs à moulure qui bloquaient son ouverture (fig. 1). Un mur d’orientation Est-Ouest était situé à un niveau plus bas que le sol mosaïqué. Sa technique de construction ne diffère pas de celle des autres murs. Le matériel recueilli entre les deux niveaux suggère qu’un séisme a eu lieu au cours de la période protobyzantine et que la nouvelle pièce au pavement de mosaïque est plus récente. Le matériel découvert entre le mur situé à un niveau plus bas et le mur Sud du puits est daté de la période hellénistique. Il comprend notamment une tête de statuette (représentant Aphrodite ?). De même, on a recueilli dans le coin Nord-Est du sondage des fragments de vases hellénistiques et une coupe entière datée des IIIe-IIe s. av. J.-C. Ce matériel semble votif. Parmi les trouvailles hors contexte, signalons une monnaie des Lusignan et une petite tête féminine en pierre.

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Dans la région de Paphos, une campagne de fouilles s'est déroulée à Prastio-Mesorotsos en 2010, sous la direction d’Andrew McCarthy (Université d'Edimbourg). Cette nouvelle campagne de fouilles s’est attachée à mettre en évidence la séquence stratigraphique des différentes occupations du site. La plus ancienne date du Néolithique acéramique, elle se prolonge jusqu’au Néolithique Récent/Chalcolithique Ancien. Les phases architecturales du Chypriote Moyen, qui recouvrent les niveaux du Chalcolithique et du Chypriote Ancien, sont particulièrement bien conservées. Le site a apparemment été abandonné au début du Bronze Récent, au moment où Palaepaphos devient le centre régional de l’Ouest de Chypre. Il est probable qu’à ce moment-là, les habitants de Prastio ont quitté les terres rurales de l’intérieur pour rejoindre la côte. Après ce hiatus (qui couvre tout le Bronze Récent), une nouvelle occupation est attestée à l’Âge du Fer (époques géométrique et archaïque) et semble perdurer au cours des périodes hellénistique, romaine et byzantine (même si on n’a, pour le moment, découvert aucun vestige architectural contemporain). L’importance médiévale du site, que documentent des vestiges sans doute liés à la production ou à l’administration agricoles, est sans doute à mettre en relation avec le monastère voisin d’Agios Savvas tis Karonos. Le village moderne de Prastio (abandonné en 1953 à la suite d’un tremblement de terre) a sans doute été fondé à la période vénitienne, lorsque l’habitat s’est installé de l’autre côté de la rivière. Le site ancien était alors le lieu d’activités agricoles et pastorales, dont témoignent une aire de battage bien conservée (aloni) et des étables.

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Sur le site chalcolithique à Souskiou-Laona, l’Université d’Edimbourg et le Centre de Recherches Archéologiques de Lemba ont poursuivi les fouilles sous la direction d’Edgar Peltenburg en 2010. Ces dernières ont permis de recueillir, dans les ruines d’une maison, des outils et de nombreux déchets de taille liés à la fabrication de figurines cruciformes. Toutes les étapes du travail, depuis la taille des galets jusqu’à celle des figurines, sont documentées. L’atelier était localisé à l’intérieur d’une maison où s’accomplissaient également des tâches domestiques. L’étude détaillée permettra peut-être de distinguer les caractéristiques de l’artisanat de Souskiou et donc de définir l’origine de figurines aujourd’hui dépourvues de provenance précise qui se trouvent dans les musées. Dans une autre partie de l’établissement, on a exploré un dépotoir comprenant un matériel abondant (ossements animaux, céramiques, charbons, aiguilles en os, etc.). Ce dépôt, qui aurait dû normalement être emporté par l’érosion, avait été coincé entre des bâtiments construits sur cet amas de cendres et de nourriture. Il est possible qu’il s’agisse de rebuts laissés par des visiteurs occasionnels, avant que le site ne soit occupé durablement, ou bien de dépôts provenant de bâtiments sis plus haut sur la pente et érodés.

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Sur les contreforts du Troodos, les recherches au lieu-dit moderne Rhoudias se sont poursuivies en 2010 sous la direction de N. Efstratiou (Université de Thessalonique). Les travaux ont porté sur l’étude géomorphologique de la terrasse de la rivière Xeros, sur laquelle le site pré-néolithique est implanté, et sur celle des dynamiques environnementales. Plusieurs paléosols ont livré du matériel, essentiellement lithique, qui indiquent que cette terrasse pléistocène a été occupée périodiquement, pendant une durée indéterminée, par des groupes de chasseurs-cueilleurs qui se rendaient de la côte dans les montagnes, et vice versa. L’aspect épipaléolithique de l’outillage lithique rapproche Rhoudias du seul autre site analogue connu pour le moment à Chypre, et qui est bien daté, celui d’Akrotiri-Aetokremnos (on ne dispose pas encore de datation pour Rhoudias).

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